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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 00:43

L’Église Gallicane n’est pas reconnue par l’Église Catholique et ne compte que 500 fidèles en France environ. Elle est en quelque sorte «indépendante» si l’on puis dire. C’est une des rares églises qui pratique l’exorcisme.

Le gallicanisme, par définition, est une doctrine religieuse et politique cherchant à promouvoir l'organisation de l'Église catholique en France de façon largement autonome par rapport au pape.

D'une part, le gallicanisme réduit l'intervention du pape au seul pouvoir spirituel, et ne lui reconnaît pas de rôle dans le domaine temporel. D'autre part, s'il reconnaît au pape une primauté spirituelle et juridictionnelle, il cherche à la limiter fortement, au bénéfice des conciles généraux dans l'Église (c'est le conciliarisme), des évêques dans leurs diocèses et des souverains dans leurs États. En pratique, cela se traduit surtout par une mainmise étroite du souverain français sur les nominations et les décisions des évêques. 

Il convient de distinguer le gallicanisme ecclésiastique, qui est une position théologique et ecclésiologique, et le gallicanisme parlementaire, qui est une doctrine politique et administrative.

 

L'Église gallicane

La doctrine gallicane commence à se formuler après l'opposition entre Philippe le Bel(Fontainebleau, avril/juin 1268 - Fontainebleau,29 novembre 1314)et le pape Boniface VIII. Les légistes du roi qui sont en lutte contre ce qu'ils jugent des abus de la justice spirituelle justifient l’indépendance du pouvoir temporel par rapport au pouvoir spirituel d'abord sur le plan judiciaire.

Le pape publie la bulleUnam sanctam, le 8 novembre 1302, dans laquelle il affirme "Il est de nécessité de salut de croire que toute créature humaine est soumise au pontife romain : nous le déclarons, l’énonçons et le définissons". Le roi réagit vivement en envoyant Guillaume de Nogaretpour tenter d'enlever le pape à Anagnien 1303. C'est un échec.

Philippe VI réunit en 1329 l'assemblée de Vincennes afin d'avoir un avis sur les conflits entre la justice temporelle et la justice spirituelle. Pierre de Cuignières défend la supériorité de la justice du roi dans le domaine temporel de la Couronne.

Pendant le grand schisme d'Occident, le concile de Paris se réunit entre 1396et 1398, l'Université de Paris propose de décréter que les Conciles sont supérieurs au pape et l'indépendance temporelle du roi.

En mai 1398, le troisième concile de Paris vota la soustraction d'obédience à Benoît XIII. Le parlement de Paris vota le 11 septembre 1406 la suppression des annates, menus et communs services, procurations et autres taxes apostoliques à partir du 27 juillet 1398. L’église gallicane décida de reconnaître l’autorité du pape seulement au spirituel le 14 janvier 1407. Le concile de Paris de 1408édicta des décrets sur l'organisation de l'église gallicane.

Au concile de ConstanceJean Gerson, chancelier de l'Université de Paris, défendit la supériorité du concile sur le pape. Par son décret Frequens, le concile se déclara institution permanente de l’Église en charge du contrôle de la papauté. Le concile de Bâle confirme le décret Frequens de Constance mais le pape Eugène IV le transfère à Bologne ce qui amène le concile à ouvrir un procès contre le pape. Le pape décide finalement de déplacer le concile à Ferrare en1437. Les pères du concile de Bâle se déplacent à Lausanne. Le conflit entre les pères du concile et le pape se termina en 1449 quand le pape Nicolas V ratifie tous les décrets de Bâle et de Lausanne

Au XVe siècle le Royaume de France fait une première tentative de gallicanisme : en 1438, le roi Charles VII par la Pragmatique Sanction de Bourges, limite les prérogatives papales et affirme la supériorité des décisions des conciles deBâle et de Constance sur celles du pape.

Au xviie siècle, le plus illustre représentant de ce courant est Bossuet, évêque de Meaux, qui rédige les quatre articles gallicans de 1682 signés par l'assemblée des évêques de France. Bossuet y reprend les décisions du concile de Constance (1414-1418) qui rappelait que le concile œcuménique (assemblée de tous les évêques et abbés) était l'organe suprême en matière d'autorité et d'enseignement au sein de l'Église.

À la fin du XVIIe siècle, le gallicanisme s'implante largement dans le clergé français, d'une part grâce aux théories deBossuet, largement approuvées, d'autre part grâce aux positions gallicanes des jansénistes qui reprochent au pape son intervention à l'intérieur du clergé français. Le clergé français du XVIIIe siècle est donc largement gagné aux idées gallicanes, ce qui permet, au début de la Révolution française, l'adoption de la Constitution civile du clergé. Cette constitution religieuse, d'inspiration gallicane1, fait quasiment des membres du clergé des fonctionnaires salariés par l'État sous réserve de prêter un serment de fidélité à la constitution à partir du 4 janvier 1791. Après une longue hésitation, le pape Pie VI condamne cette Constitution civile, ce qui a pour conséquence une division du clergé français entre jureurs et réfractaires.

L'Église constitutionnelle, en place jusqu'en 1801, se considère comme une Église gallicane, c'est-à-dire catholique, romaine (les évêques reconnaissent la primauté spirituelle du pape, à qui ils adressent une lettre de communion), mais qui a ses libertés propres. Elle ne se veut en aucun cas une Église schismatique.

 

L'effacement progressif de l'idée gallicane au XIXe siècle

Soucieux de rétablir la paix civile, Napoléon Bonaparte négocie le Concordat avec le pape Pie VII. À cette occasion, en 1801, le souverain pontife, à la demande du chef de l'État, dépose l'ensemble de l'épiscopat français : évêques élus en vertu de la Constitution civile du clergé comme prélats d'Ancien Régime survivants : c'est la fin des principes de l'Église gallicane, et la reconnaissance, implicite, de la primauté de juridiction du pape. Certains évêques et prêtres réfractaires, d'esprit gallican, refusent de se soumettre et fondent la Petite Église.

Le gallicanisme tend à se réduire à une doctrine administrative pour justifier l'intrusion du pouvoir dans les affaires religieuses. Ainsi les Articles organiques imposés unilatéralement par Napoléon Bonaparte sont d'essence gallicane : enseignement de la Déclaration de 1682 dans les séminaires, interdiction de publier un texte pontifical sans l'accord du gouvernement, nomination des évêques par le gouvernement, réglementation très stricte de l'exercice du culte… Leur principal artisan, Portalis, explique ainsi que « d’après les vrais principes catholiques, le pouvoir souverain en matière spirituelle réside dans l’église et non dans le Pape, comme, d’après les principes de notre ordre politique, la souveraineté en matière temporelle réside dans la nation et non dans un magistrat particulier ». Après la Restauration, l'ultime sursaut du gallicanisme parlementaire (c'est-à-dire politique) se manifeste avec la parution en 1845 du Manuel sur le droit ecclésiastique français de Dupin.

Ainsi subordonné à l'État et à ses intérêts, le gallicanisme perd de plus en plus de terrain au sein du clergé. Le catholicisme français se romanise progressivement, avec la victoire des ultramontains, en philosophie, en théologie morale, dans la liturgie et dans les formes de la piété. Dans cette évolution, Félicité Robert de Lamennais et son livreEssai sur l'indifférence en matière de religion, écrit de 1817 à 1823, a joué un rôle pionnier. Il qualifie ainsi le gallicanisme de « dégoûtant mélange de bêtise et de morgue, de niaiserie stupide et de sotte confiance, de petites passions, de petites ambitions et d’impuissance absolue de l’esprit ». D'ailleurs, tous ses partisans sont des adversaires farouches du gallicanisme : Mgr Goussetdom Guéranger, Rohrbacher… L'Univers de Louis Veuillot devient l'organe de ce clergé ultramontain et intransigeant.

Néanmoins, certaines institutions religieuses restent fidèles à un gallicanisme modéré : la faculté de théologie de laSorbonne, le séminaire de Saint-Sulpice… Grâce au Concordat – c'est le gouvernement qui nomme les évêques –, les gallicans modérés restent présents dans l'épiscopat : Mgr Mathieu archevêque de Besançon, Mgr Dupanloup évêque d'Orléans, Mgr Affre et Mgr Darboy archevêques de Paris… Leur opposition à la centralisation romaine rejoint celle des défenseurs d'un catholicisme libéral, comme Montalembert, ou d'un néo-gallicanisme ouvert à la démocratie, dont le théoricien est Mgr Maret, professeur à la Sorbonne.

Mais en 1870 a lieu à Rome la proclamation du dogme de l'infaillibilité pontificale par le concile Vatican I. Cette décision, quoique fortement contestée par les évêques français, sonne le glas du gallicanisme. Plus globalement, la fin du gallicanisme ecclésiastique s'explique par la déconfessionalisation progressive de l'État, et la disparition de l'Ancien Régime, fondé sur l'alliance mystique du trône et de l'autel.

La loi de séparation de l'Église et de l'État en 1905 supprime les liens entre l'Église de France et l'État.

L’Église gallicane aujourd’hui

Il subsiste toutefois aujourd'hui plusieurs Églises gallicanes n’interférant pas les unes avec les autres comme :

Doctrine

Si l'église gallicane se déclare aujourd'hui proche de l'église catholique romaine, elle s'en distingue notamment par les tolérances ci-après :

  • Acceptation du mariage des prêtres et des évêques

  • Diaconat féminin

  • Rejet de la confession obligatoire

  • Bannissement des excommunications

  • Liberté en matière de jeûne et d'abstinence

  • Participation des fidèles au gouvernement de l'Église

  • Élection des évêques par le clergé et les fidèles

  • Prise en considération du monde animal dans la réflexion de l'Église. 

(source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Gallicanisme)

 

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commentaires

Père Olivier 14/09/2012 11:37


Bonjour, pourquoi attention dangers ? vous faite un copier coller de wikipedia sans savoir, prenez des sources fiables comme l'encyclopédie Catholique théo rublique religions en France, l'église
Gallicane de nos jours " l'église Gallicane fondée en 1907 par des Catholiques refusant de suivre l'Eglise de France dans son rejet des associations cutuelles instituées par la loi de séparation
de l'Eglise et de l'Etat: nombre de fidéles 40 000" ( et pas 500 comme dans votre article en belgique par exemple il y a dejà 1000 fidéles). Vous dite "L’Église Gallicane n’est pas reconnue par l’Église Catholique" pouquoi voulez vous que nous
soyons reconnue par l'église Romaine, nous sommes une église indépendante, nous ne cherchons pas à être reconnue par notre église soeur, nous avons avec elle de très bonne relation, certaines
paroisses Gallicanes participent à des rencontres et célébrations ensemble mais nous ne cherchons pas à devenir Romain. Un dernier point vous dite C’est une des rares églises qui pratique
l’exorcisme, nous sommes une église Catholique et  en effet il nous arrive de le pratiquer comme le fait l'église Romaine, mais rien de plus, moi même par exemple je n'ai jamais fait et en
cas de demande j'indique les coordonnées du prêtre exorciste du diocése. J'ai du mal à comprendre cette mise en garde sûrement un manque de connaissance de notre église de votre part. Que Dieu
vous bénisse. Père Olivier curé de la paroisse Gallicane Saint Remi.

pecesita26 14/09/2012 19:08



Merci de votre commentaire, ça m'interesse toujours. Je suis comme beaucoup de chrétiens catholiques romains (obéissants au Saint Père) je découvre récemment
ce que signifie "église gallicane" (plein de personnes de ma connaissance ne le savait pas non plus).


Et oui, je glane mes infos sur wikipedia qui est de source sûre, je recueille mes infos sur d'autres sites afin d'avoir le plus de points de vue possible
(personne n'est à l'abri d'une erreur, moi y compris). Il est possible que le chiffre de vos fidèles, que j'ai "copié-collé", soit inférieur à la réalité. Désolée, j'aurais dû mieux vérifier
cette info.


Je sais que l'exorcisme, au sein de l'Eglise catholique romaine, n'est pratiqué que par un seul prêtre par diocèse (ce qui est absurde, j'en conviens... il
faudrait beaucoup plus de prêtres exorcistes par diocèse, à mon avis).


N'y voyez aucune offense personnelle, mon père, mais ma mise en garde s'adresse à mes frères et soeurs chrétiens catholiques romains, afin qu'ils comprennent
bien que malgré tous les bons côtés de l'Eglise gallicane celle-ci n'en est pas moins schismatique, donc sectaire (pour faire court). C'est un fait indéniable et
certain. Et ceci, quel que soit mon manque de connaissance de cette Eglise ! 


Que le Seigneur vous bénisse mon père, nous sommes tous les enfants de Dieu et nous sommes tous appelés à la Vie Eternelle.






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