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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 22:35

La fille de sainte Gianna Beretta veut marcher sur les traces de sa mère

Évelyne Lauzier
Par Évelyne Lauzier
Canada - Jeudi 29 Octobre 2009

Plusieurs personnes sont prêtes à affirmer que leurs mères sont des saintes. Mais bien peu d’entre elles ont une déclaration officielle de l’Église pour appuyer leurs dires. Laura Molla, 50 ans, fille de sainte Gianna Beretta Molla, est l’une de ces personnes.

Laura Molla, fille de sainte Gianna Beretta Molla, a donné une conférence qui portait sur sa mère à l’occasion du Congrès eucharistique qui se déroulait à la basilique du Sanctuaire nationale de l’Immaculée Conception à Washington. : Photo CNS/Nancy Wiechec

Laura Molla, fille de sainte Gianna Beretta Molla, a donné une conférence qui portait sur sa mère à l’occasion du Congrès eucharistique qui se déroulait à la basilique du Sanctuaire nationale de l’Immaculée Conception à Washington.

Photo CNS/Nancy Wiechec

Sainte Gianna, souvent appelée la “sainte des pro-vie”, a été canonisée en 2004 par le pape Jean-Paul II, pour avoir choisi de donner naissance à son enfant, au détriment de sa propre vie.

En 1962, alors qu’elle était enceinte de son quatrième enfant, les médecins lui découvrent une grosse tumeur ovarienne qui requiert une chirurgie. Bien que les procédures chirurgicales du temps réclament l’ablation totale de l’utérus, Gianna Molla, 39 ans, insiste auprès des chirurgiens pour qu’on lui enlève uniquement la tumeur, afin de permettre à son bébé de vivre.

«Si vous avez à faire un choix entre moi et l’enfant, a-t-elle déclaré à sa famille et aux médecins, n’hésitez pas. Choisissez l’enfant ; j’insiste là-dessus, sauvez le bébé».

 

Lorsqu’elle est morte d’une infection, —une semaine après avoir donné naissante à sa fille Gianna Emanuela— la sainte italienne laissait derrière elle non seulement son nouveau-né, mais aussi son mari, Pietro, et trois autres enfants, incluant Laura, qui venait juste d’avoir trois ans.

 

Laura Molla, qui travaille aujourd’hui dans une entreprise de meubles en Italie, a déclaré que même si elle n’avait pas connu sa mère, elle en avait beaucoup appris sur elle au cours des dernières années.

Ce qui émerge le plus dans ce qu’elle a appris, c’est à quel point sa mère aimait la vie. Elle adorait entre autres skier, faire des randonnées, aller au théâtre, et porter les vêtements de la toute dernière mode. Elle conjuguait à merveille sa carrière de médecin, et son rôle d’épouse et de mère.

 

En lisant les lettres de sa mère et ses notes sur la spiritualité, Molla a également compris la profondeur de la foi qu’avait sa mère.

 

Sainte Gianna Beretta Molla apparaît ici avec sa fille Laura Molla, tout jeune enfant, sur cette photo d’archives. : Photo CNS

Sainte Gianna Beretta Molla apparaît ici avec sa fille Laura Molla, tout jeune enfant, sur cette photo d’archives. Photo CNS

 

 

«Dans ma famille, nous avons eu à négocier avec le choc de perdre notre mère et la joie d’apprendre qu’elle est devenue une mère pour tous», a confié Laura Molla à Carol Zimmermann de «Catholic News Service», le 11 septembre dernier. C’était la veille du jour où elle devait s’adresser aux participants du Congrès eucharistique qui se tenait à la basilique du Sanctuaire national de l’Immaculée Conception, sous le thème “Le sacrifice d’un amour persévérant”.

 

Lors de la cérémonie pour sa canonisation, le pape Jean-Paul II a décrit Gianna Beretta, —née en 1922, près de Milan en Italie— comme un modèle de vertu, de sainteté, de maternité, de professionnalisme et de dévouement à la foi. Il a déclaré qu’elle avait suivi l’exemple du Christ, en donnant sa vie «pour ceux qu’on aime dans le monde et en les aimant jusqu’au bout».

Elle était béatifiée en 1994, au cours de l’Année de la famille, et dix ans plus tard, elle était déclarée sainte, une semaine après la Fête des mères.

 

Son mari, Pietro Molla et trois des enfants du couple assistaient à la cérémonie de canonisation qui avait rassemblé 40 000 personnes sur la Place St-Pierre. Une des enfants de Molla est décédée en bas âge. Les trois autres vivent toujours en Italie; Pierluigi, l’aîné, est ingénieur, et Gianna Emanuela, la cadette, est médecin.

Laura Molla se rappelle que la cérémonie de canonisation était magnifique et remplie de «toute sortes de joies». Mais ce qui lui a davantage plu, c’est que son père, qui avait été très malade, ait pu assister à la cérémonie.

Laura a confié que son père n’avait jamais réalisé qu’il «vivait avec une sainte».

Elle ajoute que sa mère était convaincue de son appel à la vocation du mariage et «y a répondu jusqu’au bout», —un engagement qui sera un exemple pour d’autres, espère Laura.

«Elle nous a appris à vraiment discerner» ce que doit être notre vocation, dit-elle, et «de la vivre entièrement, en plénitude».

 

La fille de Gianna Beretta confie qu’elle a été elle-même confrontée, à un moment donné, à un certain nombre de questions concernant sa vocation et qu’alors elle s’est tout naturellement tournée vers sa mère pour être guidée. «J’ai demandé à ma mère de m’éclairer, dit-elle en regardant avec un large sourire Giuseppe Pannutti, son mari depuis maintenant sept ans.

Grande et mince, Laura Molla —qui exhibe dans son habillement le bon goût de sa mère pour la mode— est bien consciente qu’elle a de gros souliers à chausser.

Être la fille d’une sainte, dit-elle «est une grande joie et un énorme privilège», et elle se demande parfois si elle est «digne de ce privilège». Mais elle trouve du réconfort en vivant simplement sa foi une journée à la fois, comme sa mère le faisait.

Tel qu’elle perçoit les choses, la décision de sa mère, —de donner sa vie pour son enfant— n’était pas un choix isolé. Elle a affirmé aux participants du Congrès eucharistique, que le geste de sa mère était «le couronnement d’une vie de vertus, une vie constamment sous la lumière de l’Évangile, en tant que jeune femme, médecin, épouse et mère».

Lorsque que les gens questionnent le choix de Gianna Beretta de laisser derrière elle trois enfants pour donner la vie à un quatrième, Laura insiste sur le fait que sa mère était convaincue que son enfant à naître avait le même droit de vivre que ses autres enfants.

«Elle n’a pas choisi la mort à ce moment, insiste-t-elle, elle a choisi la vie pour son enfant».

Et comme preuve que sa mère voulait vivre, Laura raconte des épisodes que son père lui a relatés; entre autres, comment sa mère aimait regarder les magazines de mode pour trouver les vêtements qu’elle voulait porter quand elle quittait l’hôpital.

«C’était une femme très heureuse, assure-t-elle, ajoutant que sa mère a «aimé la vie jusqu’à la fin», et qu’elle était prête à accepter «tout ce que Dieu donne, même la souffrance» (source CNS)

 

Par Carole Zimmermann et Évelyne Lauzier - http://www.toujoursenligne.com/21389-la-fille-de-sainte-gianna-beretta-veut-marcher-sur-les-traces-de-sa-mere 

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