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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 00:43

 

PRIÈRE DE DÉLIVRANCE ET DE GUÉRISON

 

« Selon le nombre de personnes présentes, une ou deux personnes désignées prient en étendant les mains au-dessus de chaque personne qui le désire. Pendant ce temps, chacun reste en prière en silence, car c'est Dieu qui nous visite dans notre salle. Accueillons-Le donc dans le recueillement de l'adoration silencieuse, en priant le Rosaire (chapelet), ou en chantant des hymnes de prière. En introduction, on peut dire la prière suivante :

 

 

Béni soit Ton Nom ô Toi qui écoutes ma prière !
béni sois-Tu, mon Seigneur,
Toi qui as retiré mon âme de l'abîme ;
bénie soit Ta Bienveillance qui nous attire dans Ton Coeur,
pour nous sauver et nous libérer.

Dieu, Tu es notre Salut, nos Richesses, notre Vue et notre Vie ;
Toi qui journellement enchantes notre âme
et réjouis notre coeur de Ta Présence,

permets-nous de profiter de Ta Présence ;
nous Te demandons, Jésus Christ, en Ton Nom,
la paix, l'intégrité, l'amour et un esprit de pardon ;

nous Te demandons, Jésus Christ, en Ton Nom,
de nous guérir, cher Seigneur, de nos iniquités et de nos vices ;
guéris-nous, Seigneur, par la puissance de Ton Saint Esprit ;
guéris-nous spirituellement et déracine tout ce qui est mauvais ;
rafraîchis-nous, ô Saint Esprit, et ravive-nous en nous renouvelant.

Jésus Christ, en Ton Nom, nous Te demandons
de nous guérir de toute maladie spirituelle,
psychique ou physique et de tout ce qui trouble notre âme ;
qu'avec amour, chaque fibre de notre coeur
proclame Ta Gloire ; exauce notre prière, Seigneur Tout Bon.

Amen. »

 

 

(Vassula, Inde, janvier 1998, d'après le message du 29 mai 1995)


Jésus t'aime

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 22:22

 

l'apprentissage de l'oraison

par Saint François de Sales


Saint François de Sales, docteur de l'Église Catholique (1567 - + 28 décembre 1622)
Ce texte est écrit en vieux français.

«  Mais vous ne savez peut-être pas, Philothée, comment il faut faire l'oraison mentale, car c'est une chose que, par malheur, peu de gens savent en notre âge. C'est pourquoi je vous présente une simple et brève méthode pour cela. »

a) Se mettre en présence de Dieu

b) Invoquer Dieu

c) Entrer dans le mystère par l'imagination

d) De l'imagination à l'intelligence : la considération

e) De l'intelligence à la volonté

f) Toujours privilégier le mouvement de l'amour dans l'oraison

g) De la prière à l'action

h) L'oraison continue au-delà du temps d'oraison : aspiration et retraite spirituelle

 

a) Se mettre en présence de Dieu :

      « Le premier [moyen pour se mettre en présence de Dieu] consiste en une vive et attentive appréhension de la toute présence de Dieu, c'est-à-dire que Dieu est en tout et partout, et qu'il n'y a lieu ni chose en ce monde où Il ne soit d'une très aimable présence... Car encore que nous sachions bien qu'Il est présent en toutes choses, si est-ce que n'y pensant point, c'est tout comme si nous ne le savions point. C'est pourquoi toujours, avant l'oraison il faut provoquer notre âme à une attentive pensée et considération de cette présence de Dieu...

      Le second moyen de se mettre en cette sacrée présence c'est de penser que non seulement Dieu est au lieu où vous êtes, mais qu'Il est très particulièrement en votre coeur et au fond de votre esprit, lequel Il vivifie et anime de sa divine présence, étant là comme le coeur de votre coeur et l'esprit de votre esprit...

      Le troisième moyen, c'est de considérer notre Sauveur, lequel en son humanité regarde depuis le ciel toutes les personnes du monde, mais particulièrement les chrétiens qui sont ses enfants, et plus spécialement ceux qui sont en prière.

      La quatrième façon consiste à se servir de la simple imagination, nous représentant le Sauveur en son humanité sacrée comme s'Il était près de nous...

      Vous userez donc de l'un de ces quatre moyens, pour mettre votre âme en la présence de Dieu avant l'oraison; et il ne faut pas les vouloir employer tous ensemble, mais seulement un à la fois, et cela brièvement et simplement.. (Introduction à la Vie dévote, II, 2 (III, pp. 73-76)     

 

b) Invoquer Dieu

      L'invocation se fait en cette manière : votre âme, se sentant en la présence de Dieu, se prosterne en une extrême révérence, se connaissant très indigne de demeurer devant une si souveraine Majesté, et néanmoins sachant que cette même Bonté le veut, elle lui demande la grâce de la bien servir et adorer en cette méditation... (Introduction à la Vie dévote, II, 3 (III, p. 77)      


c) Entrer dans le mystère par l'imagination

      ...[Ensuite] proposer à son imagination le corps du mystère que l'on veut méditer, comme s'il se passait réellement et de fait en notre présence. Par exemple, si vous voulez méditer Notre-Seigneur en croix, vous vous imaginez d'être au mont du Calvaire et que vous soyez ce qui se fit et se dit au jour de la Passion ; ou, si vous voulez, car c'est tout un, vous vous imaginerez qu'au lieu même où vous êtes se fait le crucifiement de Notre-Seigneur, en la façon que les évangélistes le décrivent...

      Par le moyen de cette imagination, nous enfermons notre esprit dans le mystère que nous voulons méditer, afin qu'il n'aille pas courant ça et là, ni plus ni moins que l'on enferme un oiseau dans une cage, ou bien comme l'on attache l'épervier à ses longes, afin qu'il demeure dessus le poing. Quelques-uns vous diront néanmoins qu'il est mieux d'user de la simple pensée de la foi et d'une simple appréhension toute mentale et spirituelle, en la représentation de ces mystères, ou bien de considérer que les choses se font en votre propre esprit; mais cela est trop subtil pour le commencement, et jusques à ce que Dieu vous élève plus haut, je vous conseille, Philotée, de vous retenir en la basse vallée que je vous montre. (Introduction à la Vie dévote, II, 4 (III, pp. 78-79)



d) De l'imagination à l'intelligence : la considération

      Après l'action de l'imagination s'ensuit l'action de l'entendement que nous appelons méditation, qui n'est autre chose qu'une ou plusieurs considérations faites afin d'émouvoir nos affections en Dieu et aux choses divines : en quoi la méditation est différente de l'étude et des autres pensées et considérations, lesquelles ne se font pas pour acquérir la vertu ou l'amour de Dieu, mais pour quelques autres fins et intentions, comme pour devenir savant, pour en écrire ou disputer.

      Ayez donc enfermé votre esprit, comme j'ai dit, dans l'enclos du sujet que vous voulez méditer, ou par l'imagination, si le sujet est sensible, ou par la simple proposition s'il est insensible, vous commencerez à faire sur icelui des considérations. ... Que si votre esprit trouve assez de goût, de lumière et de fruit sur l'une des considérations, vous vous y arrêterez sans passer plus outre, faisant comme les abeilles qui ne quittent point la fleur tandis qu'elles y trouvent du miel à recueillir.

Mais si vous ne réussissez pas selon votre souhait en l'une des considérations, après avoir un peu marchandé et essayé, vous passerez à une autre ; mais allez tout bellement et simplement en cette besogne, sans vous y empresser. (Introduction à la Vie dévote, II, 5 (III, pp. 79-80)

Amour de Dieu

e) De l'intelligence à la volonté

      La méditation répand des bons mouvements en la volonté ou partie affective de notre âme, comme sont l'amour de Dieu et du prochain, le désir du paradis et de la gloire (éternelle du Ciel), le zèle du salut des âmes, l'imitation de la vie de Notre-Seigneur, la compassion, l'admiration, la réjouissance, la crainte de la disgrâce de Dieu, du jugement et de l'enfer, la haine du péché, la confiance en la bonté et miséricorde de Dieu, la confusion pour notre mauvaise vie passée; et en ces affections, notre esprit se doit épancher et étendre le plus qu'il lui sera possible...

      Il ne faut pas pourtant, Philotée, s'arrêter tant à ces affections générales que vous ne les convertissiez en des résolutions spéciales et particulières pour votre correction et amendement. Par exemple, la première parole que Notre-Seigneur dit sur la croix répandra sans doute une bonne affection d'imitation en votre âme, à savoir le désir de pardonner à vos ennemis et de les aimer.

Or, je dis maintenant que cela est peu de chose, si vous n'y ajoutez une résolution spéciale en cette sorte: « Or, sus donc, je ne me piquerai plus de telles paroles fâcheuses qu'un tel et une telle, mon voisin ou ma voisine, mon domestique ou ma domestique, disent de moi, ni de tel et tel mépris qui m'est fait par celui-ci ou celle-là; au contraire, je dirai et ferai telle et telle chose pour le gagner et adoucir, et ainsi des autres. » Par ce moyen, Philotée, vous corrigerez vos fautes en peu de temps, là où par les seules affections vous le feriez tard et malaisément.

(Introduction à la Vie dévote, II, 6 (III, pp. 80-81)



f) Toujours privilégier le mouvement de l'amour dans l'oraison

      Il vous arrivera quelquefois que tout de suite après la préparation, votre affection se trouvera toute émue en Dieu ; alors, Philotée, il lui faut lâcher la bride, sans vouloir suivre la méthode que je vous ai donnée; car bien que pour l'ordinaire la considération doit précéder les affections et résolutions, si est-ce que le Saint Esprit vous donnant les affections avant la considération, vous ne devez pas chercher la consolation, puisqu'elle ne se fait que pour émouvoir l'affection.

Bref, toujours quand les affections se présenteront à vous, il les faut recevoir et leur faire place, soit qu'elles arrivent avant ou après toutes les considérations.  

(Introduction à la Vie dévote, II, 8 (III, p. 85)



g) De la prière à l'action

      Ceux qui se sont promenés en un beau jardin n'en sortent pas volontiers sans prendre en leur main quatre ou cinq fleurs pour odorer et tenir le long de la journée : ainsi notre esprit ayant discouru sur quelque mystère par la méditation, nous devons choisir un, ou deux, ou trois points que nous aurons trouvés plus à notre goût, et plus propres à notre avancement, pour nous en ressouvenir le reste de la journée et les odorer spirituellement. Or, cela se fait sur le lieu même auquel nous avons fait la méditation, en nous y entretenant ou promenant solitairement quelque temps après.

      Rappelez le plus souvent que vous pourrez parmi la journée votre esprit en la présence de Dieu par l'une des quatre façons que je vous ai marquées ; regardez ce que Dieu fait et ce que vous faites : vous verrez ses yeux tournés de votre côté, et perpétuellement fichés sur vous par un amour incomparable. (Introduction à la Vie dévote, II, 12 (III, p. 91)



h) L'oraison continue au-delà du temps d'oraison : aspiration et retraite spirituelle

      On se retire en Dieu parce qu'on aspire à Lui, et on y aspire pour s'y retirer; si que l'aspiration en Dieu et la retraite spirituelle s'entretiennent l'une l'autre, et toutes deux proviennent et naissent des bonnes pensées.

      
Aspirez donc bien souvent en Dieu, Philotée, par des courts mais ardents élancements de votre cœur : admirez sa beauté, invoquez son aide, jetez-vous en esprit au pied de la croix, adorez sa bonté, interrogez-le souvent de votre salut, donnez-lui mille fois le jour votre âme, fichez vos yeux intérieurs, sur sa douceur, tendez-lui la main, comme un petit enfant à son père, afin qu'il vous conduise...

      Or, en cet exercice de la retraite spirituelle et des
oraisons jaculatoires (= « C’est un élancement amoureux et enflammé du cœur et de l’esprit, par lequel l’âme se surpassant et surpassant toute chose créée, va s’unir étroitement à Dieu. » (Jean de Saint Samson) - Cela vient du mot latin "jaculum" qui veut dire flèche, javelot. C'est une prière très brève, un cri du coeur qui s'élance vers Dieu. Le but des oraisons jaculatoires est l'union de l'âme avec Dieu.) réside la grande oeuvre de la dévotion : il peut suppléer au défaut de toutes les autres oraisons, mais son manquement ne peut presque point être réparé par aucun autre moyen. Sans lui, on ne peut pas bien faire la vie contemplative, et ne saurait-on que mal faire la vie active ; sans lui, le repos n'est qu'oisiveté, et le travail, qu'embarrassement; c'est pourquoi je vous conjure de l'embrasser de tout votre coeur, sans jamais vous en départir. »

(Introduction à la Vie dévote, II, 13 (III, pp. 94, 100)

(source : http://missionweb.free.fr/meditation.php?contenu=meditation/faire_oraison)

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 09:36

  Suicide et apologie de la mort

 

« Mals dans leur peau, influençables à une période charnière de leur vie, les informations néfastes diffusées sur ces sites ne sont pas sans danger pour la vie des jeunes dès ici-bas. Cela va jusqu'à diffuser de véritables guides pour se suicider ! J'ai flouté une partie des adresses afin que l'on ne puisse pas retrouver ce fameux guide, mais il vous sera aisé de constater qu'une fois de plus, l'instigateur est labellisé "Satan"...

 suicide-jeunes-L-MLDLip.jpg

 

Parents pensez donc à surveiller ce que visitent vos enfants !

 

Si les sites dont nous avons parlés dans l'espace parents ne mènent généralement pas directement ici, ils en préparent le terrain dans les mentalités... Après un cheminement plus ou moins long, certains peuvent y être amenés, avec un esprit crédule, réceptif et prêts à se faire embobiner.


De plus, depuis quelques mois la bible satanique traduite en français est diffusée - hélas! - sur le net. Si vos enfants la lisent, que de ravages ne risque-t-elle pas de faire dans leur vie !....

Ne négligez pas l'impact que peuvent avoir ces lectures sur leur psychisme. Il y a peut être des raisons si ils deviennent rebelles, changent dans leur façon d'être, de se vêtir, en viennent à avoir de mauvaises fréquentations, des comportements que vous ne leur connaissiez pas jusqu'à présent etc...

 

Le rejet viscéral de Dieu et de tout ce qui touche à la religion en général est un bien mauvais symptôme, surtout si le jeune se met à parler des langues étrangères qu'il n'a jamais apprises....

N'hésitez pas à consulter un prêtre si vous deviez vous retrouver face à de tels comportements. Plus tôt vous lui en parlerez, plus rapidement il pourra évaluer si oui ou non la situation requiers son aide.

Ne négligez pas de le faire pendant qu'il en est temps !

Ne perdez pas de vue qu'un des objectifs de Satan pour attrister Dieu (qui donne la VIE) est d'amener les adolescents (et les adultes aussi d'ailleurs...) à se suicider comme nous allons le voir à présent.

satan-web.jpgCertains sites de même obédience font l'apologie de la mort, allant même jusqu'à montrer des suicidés les veines ouvertes, en faisant l'éloge etc...

Ne vous imaginez pas que l'anglais soit un obstacle pour les adolescents car nombre d'entre eux ont acquis des bases suffisantes de cette langue à l'école. De plus, internet fournit des traducteurs, qui s'ils ne sont pas parfaits suffisent amplement pour décripter un moyen de finir ses jours prématurément!

De nombreux forums permettent à ces jeunes déboussolés de se retrouver, d'échanger leurs propos et thèmes macabres. Ils peuvent mener vers ce que vous avez vu!
 

Si vous doutiez encore des dangers liés à ces sites, j'espère que désormais vous avez pris conscience de certaines choses dont les retombées dans vossites-sataniques.jpg vies peuvent être bien concrêtes. Que vous mêmes soyez croyant ou pas... que vous pensiez que l'influence du démon en ce monde et tout cela soit de la flute ou pas, vous êtes obligés de reconnaitre que les jeunes qui fréquentent ces sites sont sous influence malsaine et courrent de réels dangers !

Une fois de plus, je le redis et tant pis si je me répète : surveillez ce que visitent vos enfants quand ils sont sur internet! vous ne les laisseriez pas conduire votre voiture sans avoir le permis, eh bien ne les laissez pas livrés à eux-même sur la toile non plus !

  

Rappelez-vous que l'unique objectif de Satan est de nous perdre, nous les hommes ; nous perdre physiquement mais aussi nous faire perdre la VIE ETERNELLE que nous pouvons obtenir gratuitement grâce au CHRIST JESUS, mort par amour pour nous sur la Croix.

JESUS nous a rachetés au prix de son sacrifice. Prions DIEU pour qu'Il nous délivre du mal et nous garde pour la VIE ETDIEU est notre bien suprême, ne laissons pas Satan nous en détourner !

Christ en Croix

ERNELLE.

 

Jésus a enduré une cruelle Passion et la mort sur la Croix pour sauver chacun d’entre nous, pour que nous puissions avoir un accès libre à DIEU.

Pour que nos péchés soient pardonnés.

Tous nos péchés, sans exception !

N’ignorons pas cette situation.

 

JESUS CHRIST EST MORT

 

POUR NOUS !

 

 

Dans cette tâche de pervertir l'humanité pour la mener à sa perte et essayer de l'entraîner avec lui dans sa rébellion contre Dieu, Satan est secondé par ses légions de démons. »

 

(source : http://sosparanormal.free.fr/index.php)

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 08:26

 

"A destination des prêtres et religieux catholiquesJe me suis rendu compte que beaucoup d'entre vous n'avaient pas conscience du nombre ni de l'importance des sites sataniques et apparentés sur internet. En effet, si vous faites une recherche sur un mot clé comme "démon" ou "Satan", vous verrez qu'il y a des dizaines de pages proposées et après celles-là d'autres et d'autres encore...

De plus, depuis quelques mois, la bible satanique est diffusée - hélas! - en français sur le net. Combien de jeunes en mal de vivre vont à votre avis être pollués par sa lecture?

Internet est donc bien devenu un nouveau champ de bataille pour l'esprit. Si vous n'en avez pas pris la mesure, l'Adversaire, lui oui. J'en veux pour preuve le nombre des sites "nuisibles" que l'on peut trouver. Il est permis de se demander qui finance tout cela? (car les graphismes sont en général très bien fait ce qui suppose des heures de travail payées à des professionnels = des sommes considérables). On peut aussi s'inquiéter du nombre de "bénévoles" qui oeuvrent à ces myriades de sites d'obédience macabre...

Si tout cela ne servait à rien, ou si peu..., pourquoi une telle débauche d'énergie? Ces sites constituent donc bien une menace pour les âmes de ceux qui s'y laissent séduire!

Et quelle est la réponse de l'Eglise à ces questions sur internet? très peu... et en tous cas pas à la mesure du problème! Si vous lancez une recherche sur Jesus, vous trouverez des sites honorables, des sectes, des détracteurs etc... si à présent vous lancez une recherche sur Satan, vous ne trouverez quasiment QUE des sites d'obédience satanique. C'est miracle si noyé dans la masse, vous trouvez un site Chrétien qui essaie d'apporter de l'aide aux personnes sur ces questions.

Aussi, si quelques-uns parmi vous prennent conscience du problème et de l'urgence de faire quelque chose, alors je n'aurai pas fait ce site en vain.
Si certains parmi vous veulent m'aider à l'étoffer, je serai heureux de voir ce que l'on peut faire ensemble.
Si pour des raisons personnelles, vous préférez faire votre propre site sur ces questions, je peux vous aider gratuitement à le réaliser (dans la mesure ou j'arriverai encore à en trouver le temps...).

Ce qui est sûr, c'est qu'il serait temps qu'un groupe de religieux se penche sur ces questions et rédige une sorte de "réponse type" qui pourrait être diffusée sur tous les sites chrétiens (paroissiaux etc...) qui accepteraient de la diffuser. Ainsi, le nombre des pages sur lesquelles une "réponse ou un lien vers un site spécialisé" apparaitrait serait mécaniquement augmenté dans les moteurs de recherche. Un homme seul ne peut rien ou presque; il en va de même pour les sites...


Puisse également l'article qui suit vous inciter à la prudence:

Italie : Vol sacrilège d'hosties sur fond satanique
Messe en réparation
ROME, Mardi 30 janvier 2007 (ZENIT.org) - Le diocèse de Rome déplore un « vol sacrilège » d'hosties consacrées en l'église Santa Maria del Soccorso.

Un communiqué du diocèse du pape exprime une « profonde déploration de ces actes sacrilèges perpétrés contre les saintes espèces eucharistiques conservées à l'intérieur du lieu de culte ».

Cet après-midi, à 17 heures, l'évêque auxiliaire du secteur Nord du diocèse, Mgr Enzo Dieci, a présidé une messe de réparation en signe de vénération de toute la paroisse pour la présence du Christ Jésus dans l'Eucharistie ».

Un communique de la communauté de Don Orione précise pour sa part que « l'église est un lieu de culte à préserver et à défendre surtout lorsqu'elle est considérée, sans aucun respect, comme un 'supermarché' où l'on peut s'emparer de tout, et en particulier des hosties consacrées ».

« L'épisode d'hier, dit encore la note, témoigne d'une augmentation inquiétante de cas de vols d'hosties consacrées, et de la nécessité de protéger et de conserver avec plus d'attention les lieux de culte comme les églises, qui sont désormais visées pour fournir des sectes et des agrégations liées au monde du satanisme ».

(ZF07093009 - http://sosparanormal.free.fr/index.php)

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 00:32

 

Père Paul-Marie : la présence de Marie dans le combat spirituel

 

Mardi 27 janvier 2009

 

« Le Père Paul-Marie a donné ce enseignement au Festival Marial le 18 août 2008. Nous prévenons le lecteur qu'il s'agit plutôt d'un témoignage que d'une conférence universitaire, transcrit de l'oral.

Frère Paul-Marie de Mauroy Frère Paul-Marie est prêtre de la Communauté Saint-Jean et responsable de l'Association internationale de délivrance (AID). Cette association travaille sur la guérison intérieure et l’exorcisme,avec une réflexion forte sur le discernement. »
www.stjean.com et www.vade-retro.fr

Ave Maris Stella

« Je suis très heureux d’être parmi vous ce matin pour vous parler du mystère de Marie dans le cadre du combat spirituel en essayant de l’actualiser c'est-à-dire comment aujourd’hui Marie nous aide dans ce combat spirituel. Nous avons entendu tout à l’heure l’interview de Mgr Rey qui disait que l’évangélisation consistait entre autre à montrer comment la parole de Dieu vient nous rejoindre aujourd’hui dans notre vie de tous les jours. C’est ce que j’aimerais faire avec vous en m’appuyant sur le livre qui nous parle principalement des luttes du chrétien, le livre de l’Apocalypse au chapitre 12 et au chapitre 13.

Nous venons de fêter l’Assomption de la Vierge Marie qui est un grand mystère et qui est comme le dévoilement d’un mystère plus caché et plus profond. Un peu comme la résurrection de Jésus. Jésus ressuscite d’entre les morts, c’est la manifestation d’un mystère qui est plus caché, c’est la manifestation du mystère de Jésus qui est la résurrection.

L’événement de la résurrection, n’est que la manifestation de quelque chose de plus profond. Et je crois que c’est analogue pour le mystère de l’Assomption de Marie. C’est la manifestation d’un mystère plus caché et plus profond. Quel est ce mystère ? C’est l’assomption de toute la personne humaine par la grâce, c'est-à-dire l’amour du Père qui vient nous chercher dans toute notre personnalité pour nous assumer. C’est cela, le mystère de l’Assomption, et vous voyez bien que ce mystère est actuel pour tous les hommes de tous les temps de toute l’Eglise mais spécialement quand la vie chrétienne se déroule dans des combats et dans les luttes contre l’ennemi, que nous connaissons par la révélation et par l’expérience, le démon, l’ennemi, le Satan.

Dans le livre de l’Apocalypse au chapitre 12 et 13, nous est montrée la femme victorieuse, entièrement victorieuse de l’ennemi : « Un signe grandiose apparut dans le ciel : une femme. La lune est sous ses pieds, douze étoiles couronnent sa tête, elle est dans les luttes et les douleurs de l’enfantement. » On la décrit d’abord comme femme puis comme reine avec ses douze étoiles puis comme mère dans les douleurs de l’enfantement. On la décrit comme femme, reine et mère. Ces  3 regards sur la Vierge Marie sont très importants, car en face d’elle il y a un autre signe grandiose, énorme plus exactement: c’est le dragon rouge feu, à 7 têtes et 10 cornes. Comment comprendre ce signe énorme ? Vous le savez bien, Jésus dit dans l’Evangile[1] que le démon est le père du mensonge et homicide dès le commencement.

L’homicide est la 2nde mort, ce n’est pas la mort physique, mais c’est de nous couper de Dieu. Et comment le fait-il ? Par le mensonge. Le mensonge du démon, c’est la confusion. Entretenir les confusions en caricaturant tout ce que fait Dieu et tout ce que fait l’Eglise en particulier. La femme grandiose dans le ciel, c’est Marie, femme, Reine, Mère. Le démon caricature un aspect, un seul aspect. Puisque cela nous est révélé, il y a là quelque chose de très grand. En effet le démon a une intelligence angélique et il ne se trompe pas de cible. Qu’est ce qu’il caricature : il a les têtes couronnées … c’est la royauté de Marie qu’il caricature. C’est en même temps la couronne de la victoire qui est caricaturée. Il ne reprend que cela parce que c’est le point central et focal qui explique que l’enfant aussitôt né est enlevé au ciel, c'est-à-dire qu’il échappe au dragon. C’est la grande victoire par la maternité de Marie, par sa royauté et par son mystère de femme.

Autrefois le dragon, l’antique serpent avait été victorieux d’Eve qui devait par son alliance avec Adam non seulement être source par la génération de l’humanité mais aussi être instrument de la communication de la grâce, cette assomption de la personne humaine par la grâce devait se faire par la génération. Et le dragon a été victorieux, il a cassé cela. Face à cette chute terrible de l’humanité, Dieu a répondu dans l’amour en suscitant une nouvelle Eve, qui serait victorieuse, contre laquelle le démon ne pourrait rien, et dont la fécondité lui échapperait. C’est ce qui est dit ici. Marie est la nouvelle Eve. Son enfant aussitôt né, est élevé au ciel. Son enfant n’est pas le Christ parce que la femme est dans les douleurs de l’enfantement[2]. Il s’agit plutôt du mystère de l’Eglise. C’est Marie à la croix qui souffre du Christ crucifié mais qui connaît la grande victoire de l’amour du Christ crucifié et sur laquelle le démon ne peut rien faire. L’enfant aussitôt né enlevé au ciel : c’est cette grâce que l’enfant de Dieu reçoit à partir du moment où il est de bonne volonté, où il cherche à aimer. Et contre cela, le dragon ne peut rien faire.

C’est la grande victoire, le don de Dieu, le don de  l’amour du Père, que nous avons reçu au plus profond de notre âme et qui fait qu’on échappe au démon. C’est déjà le ciel qui est présent en nous. Le dragon est vaincu mais comme tout orgueilleux, il ne reconnaît pas sa défaite. Il pense que ce n’est que partie remise. Alors que fait-il ?  Il suscite la bête de la mer et la bête de la terre[3]. La bête de la mer est présentée comme une bête monstrueuse avec 7 têtes et 10 cornes, donc comme le dragon. C’est une filiation, elle lui ressemble parce qu’elle est comme sa progéniture. Sur ses cornes, 10 diadèmes, encore la royauté ! mais cette fois-ci, ce ne sont plus les têtes qui sont couronnées comme chez le dragon, ce sont les cornes, c'est-à-dire le symbolisme de la puissance, de la domination. La bête de la mer domine et elle semble être victorieuse par sa domination. Et sur ses têtes, des titres blasphématoires.

« La bête que je vis, ressemblait à une panthère avec des pattes comme celles d’un ours et la gueule comme une gueule de lion ». Monstrueuse, vous imaginez : un ours, une panthère et un lion. Quelle caricature ! Mensonge du démon ! Ce sont les quatre vivants caricaturés, le visage d’homme, l’aigle, le taureau, le lion. Le Christ est les quatre vivants. C’est le Christ dans son mystère d’Incarnation, de cette alliance fabuleuse d’amour avec l’homme. Le Verbe a assumé, la nature humaine dans l’incarnation, c’est l’assomption. Le démon veut caricaturer, il veut faire des alliances avec l’homme… c’est la bête de la mer. Mais quelle alliance veut-il avec l’homme ? Il a des titres blasphématoire sur la tête.

L’alliance du dragon avec l’homme, la bête de la mer, c’est faire que l’homme blasphème Dieu et le blasphème est celui du nom de Dieu. Dans la Bible, le nom de Dieu est « JE SUIS ». Le nom premier révélé à Moïse et que Jésus reprend est : « JE SUIS ». « Quand je serai élevé de terre alors vous saurez que je suis »[4]. Le blasphème du nom de Dieu, c’est de dire « je suis n’est pas » : l’athéisme, l’idéologie athée. L’athéisme a toujours existé mais comme système philosophique, comme système de pensée qui envahit la culture à travers Nietzsche, Sartre, et bien d’autres, c’est récent. C’est l’œuvre de la bête de la mer. C’est une fausse alliance du dragon avec l’intelligence spéculative de l’homme qui aboutit à la négation de Dieu. Comment ? Une des têtes de la bête de la mer paraissait blessée à mort et elle a repris vie. Ce phénomène de tête qui est blessée à mort et qui reprend vie, étonne tous les habitants de la terre qui sont stupéfaits et ils suivent la bête. C’est un prodige, une caricature de la résurrection : la tête blessée à mort qui reprend vie. La tête, symbolisme de l’intelligence, est blessée à mort. L’intelligence blessée à mort, si on est attentif à la vie de l’intelligence, c’est la négation, primat de la négation. Quand on est toujours tenté de critiquer, de nier, c’est l’œuvre de la bête de la mer. Ceci est très séduisant parce que grâce à ce primat de la négation, la négation de la négation, etc., on aboutit non seulement à  la négation de Dieu, mais on aboutit aussi à tout expliquer. C’est un système étonnant qui donne raison de tout. Cela séduit l’intelligence de l’homme.

Et face à l’intelligence blessée à mort et qui a repris vie, l’homme est séduit, et il suit la bête de la mer. Alors face à cela, Marie nous donne l’Emmanuel, Dieu avec Nous, c’est la réponse d’amour de Dieu, Dieu avec nous, l’alliance de Jésus avec l’homme, l’alliance de Dieu avec l’homme.

 

Puis il y a la bête de la terre. Et c’est surtout  là-dessus que je vais m’arrêter parce que je crois qu’aujourd’hui, c’est cela le point de vue le plus important dont on n’est pas forcément lucide. La bête de la terre avait deux cornes comme un agneau mais parlait comme un dragon. Deux cornes comme un agneau, c’est l’apparence extérieure, c’est une caricature du mystère de l’Agneau de Dieu : la rédemption. La bête de la mer caricature les quatre vivants, l’Incarnation. La bête de la terre caricature l’Agneau mais elle parlait comme un dragon. C’est sa filiation avec la bête, le dragon, mais elle caricature le mystère de la Rédemption de Jésus, mort par amour pour nous, pour nous libérer du péché et du dragon. « Au service de la première bête, elle en établit partout le pouvoir, amenant la terre et ses habitants à adorer cette première bête dont la plaie mortelle fut guérie. Elle accomplit aux yeux de tous des prodiges étonnants, jusqu’à faire descendre le feu du ciel sur la terre »[5].

La bête de la terre se différencie de la bête de la mer parce qu’elle est une alliance avec l’intelligence pratique de l’homme jusqu’à faire descendre le feu du ciel sur la terre. Jésus dit dans l’Evangile : « Je suis venu jeter un feu sur la terre »[6]. On voit bien le mensonge du démon, la caricature, la confusion qu’il produit en imitant ce que fait Jésus « Je suis venu jeter un feu sur la terre ». Lorsque Jésus dit cela, de quoi parle-t-il ? Il le dit au moment où il annonce sa passion. Ce feu qu’il vient jeter sur la terre, c’est la lumière, symbolisme du feu. C’est la lumière mais c’est aussi l’amour, la charité. Jésus est venu sur terre pour nous donner toute la lumière de Dieu et tout l’amour de Dieu, traduit à travers l’alliance avec l’homme, avec l’humanité. Comment le démon va-t-il caricaturer cela pour créer la confusion ? : une lumière qui semble venir d’en haut mais qui n’est pas la lumière divine, c’est quoi ? c’est une caricature du charisme de prophétie, la divination.

Tous ceux qui prétendent donner une lumière d’en haut pour aider l’humanité, pour aider les personnes qui sont dans une situation terrible, impossible, qui sont dans une situation limite, alors on va les aider, on va leur donner une lumière sous prétexte de charité fraternelle, de philanthropie si vous voulez, on va aider l’humanité en donnant une lumière qu’on prétend venue dans haut. Il y a aujourd’hui beaucoup de personnes qui prétendent être en contact avec des entités et même quelquefois avec la Vierge Marie, avec Jésus, avec des saints du ciel, cela peut être vrai, mais cela peut être aussi le mensonge du démon. La bête de la terre fait descendre le feu du ciel sur la terre. Vous le savez bien, dans l’ancien testament Dieu a interdit la divination, mais elle prend des formes nouvelles.

Du côté de la charité, faire descendre le feu du ciel sur la terre, c’est l’amour divin qui vient embraser la terre comme le feu ardent du buisson que Moïse a vu. Ce feu de l’amour de Dieu qui a déjà pris possession de la nature humaine de Jésus dans l’Incarnation sans le consumer, cet amour qui brûle l’humanité sainte du Christ sans la détruire mais au contraire en l’ennoblissant. Quelle est la caricature démoniaque ? Ce feu de l’amour divin qui vient sur terre, c’est une compassion à l’égard du pauvre, du pécheur que nous sommes, du misérable. Jésus meurt sur la croix en donnant sa vie, il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime, c’est la compassion. La caricature démoniaque est une fausse compassion, l’apparence de la compassion.

L’autre jour, une personne vient me voir, elle me dit :  « Mon père, ma fille est malade, elle va vers la mort. Je l’ai montrée à tous les médecins, personne ne peut la guérir. Alors qu’est ce que j’ai fait ? Je me suis laissée initier au Reikki et je l’ai guérie ». Comment voulez-vous faire comprendre à cette femme que ce n’est pas du bon Dieu ? Elle a guéri sa fille. Tout est bien. Elle a fait du bien à sa fille. Evidemment elle avait quelques problèmes après et c’est pour cela qu’elle est venue me voir. Comment lui montrer que c’est une alliance avec le démon ? Oui, le démon se sert de la bonne volonté. Cette une femme était croyante, elle croyait en Dieu et elle ne recherchait que le bien. Donc elle était de bonne volonté et sincère en plus de cela. La bête de la terre est capable de faire des alliances avec des âmes de bonne volonté qui sont sincères.

Aujourd’hui ; la bête de la terre propose des thérapies nouvelles, plus efficaces que la médecine et parfois gratuites. Pourquoi s’en priver ? C’est terrible. Des thérapies nouvelles, qui ne sont pas toutes mauvaises rassurez vous, il y en a qui sont excellentes et naturelles mais le démon s’infiltre dedans pour caricaturer, imiter et tout dévier, tout fausser. Il y a beaucoup de thérapies aujourd’hui et si l’on n’est pas éclairé, notre bonne volonté ne suffit pas à être dans la lumière. Il ne s’agit pas de dire seulement : « Mais moi je veux faire le bien, moi je veux faire du  bien à l’humanité, et en face de Dieu, je crois que ce moyen est bon, donc je le prends ». En face de Dieu, cela ne suffit pas. Il faut être éclairé aujourd’hui.

Voyez quelle est l’œuvre de la bête de la terre aujourd’hui. C’est redoutable ! C’est pernicieux, subtile. Ceci est la première action de la bête de la terre : le feu qui descend du ciel est un faux feu : du coté de la lumière, tout ce qui est de l’ordre de la divination, du côté de l’amour, tout ce qui est de l’ordre d’une fausse compassion.

Aujourd’hui, la médecine traditionnelle fait ce qu’elle peut pour éliminer le mal et elle a raison, elle fait bien. On ne doit pas aimer le mal, même sous prétexte de la croix, le mal est le mal et on doit le fuir et lutter contre lui. Mais la science et la technique sont tellement développées qu’aujourd’hui on est capable d’éradiquer la plupart des maux, bien qu’il y en ait quelques-uns qui nous échappent encore, mais à quel point, jusqu’à quel prix ? Lorsque l’efficacité contre le mal atteint même ce qui est bon en nous, la personne humaine, est-ce que c’est encore juste, quelle est la limite, jusqu’ou la thérapie peut-elle aller ? il faut respecter la personne humaine.

L’efficacité est telle qu’elle peut atteindre la personne et sa dignité et du coup ce n’est plus du bon Dieu parce que la personne n’est plus respectée. L’œuvre de la bête de la terre est d’occulter le mystère de la croix. Elle propose  d’éradiquer le mal si fortement que le mystère de la croix est évacué, complètement, on n'en parle plus sous prétexte de bien. Il y a quelque chose de juste. Encore une fois, il faut lutter contre le mal. Jésus dit : «  si on vous persécute dans une ville, fuyez dans une autre ». Cela n’est pas de la lâcheté. Je ne dois pas m’exposer au mal. Il n’y a que lorsque je suis obligé de vivre le mal après avoir lutté contre lui que je choisis la croix. Et vous voyez, là il y a un petit dérapage qui est assez subtil. La lutte contre le mal est si puissant qu’il peut complètement occulter le mystère de la Croix. Et cela est l’œuvre de la bête de la terre.

Marie au pied de la croix n’a pas évité la souffrance, elle est debout dit Saint Luc. Elle n’a pas fui la croix, elle était là comme la mère du crucifié. Elle a vécu pleinement ce mystère douloureux mais glorieux, ô combien glorieux parce que c’est l’amour qui domine. Et si elle a pu tenir comme Jésus sur la croix, c’est la révélation que cet amour est plus fort que la mort, c’est un amour divin car l’amour humain n’est pas victorieux de la mort. C’est la Résurrection qui nous le montre, l’amour divin est victorieux de la mort. Et Marie au pied de la croix est debout, elle montre déjà cette victoire. Elle n’occulte pas cette souffrance. Mais elle la vit dans un regard de lumière, à sa juste place.

Puis la deuxième action, encore plus redoutable que la première, de la bête de la terre, c’est qu’elle fait une image de la bête de la mer, et elle lui donne de l’animer, de la faire parler. Alors vous voyez bien ici, l’image est confondue, parce qu’elle parle, avec une présence. C'est la confusion du virtuel avec le réel. Avec le progrès de la technique, de l’électronique, de l’informatique, la deuxième action de la bête de la terre peut se développer. Tout ce progrès de la technique est une chose bonne encore une fois. J’ai personnelement un ordinateur qui me fait gagner du temps. Il permet de stocker beaucoup de choses et facilite le travail. Mais il y a un moment donné où on risque de ne plus être tout à fait dans la lumière.

L’ordinateur est un outil au service de l’homme. Il est finalisé par le labeur de l’homme. Et lorsqu’il prend trop de place alors il y a un déséquilibre qui se fait, et petit à petit. Ce déséquilibre, au-delà de l’aspect moral est plus profondément vital. Le virtuel remplace le réel. Parmi les jeunes d’aujourd’hui, beaucoup sont très tentés par cela. On passe des heures devant l’ordinateur, sous prétexte, bien sûr, de beaucoup de bonnes choses. Petit à petit, il se crèe une déformation de la nature humaine : on devient hypersensible. Et là il y a un paradoxe dont je voudrais vous faire part car cela a touché très concrètement mon expérience d’exorciste.

Rapidement je me suis trouvé en face de personnes qui étaient visiblement malmenées par le démon et qui pourtant menaient une vie chrétienne authentique, une vie sacramentelle, la prière personnelle, la communion, la confession, la lecture de la Parole de Dieu. Comment se fait-il qu’elles pouvaient être agressées par le démon de cette manière-là, jusqu’à présenter des symptômes qui étaient pratiquement ceux de l’infestation ou de la possession démoniaque ? Paradoxe ! Comment est-ce possible ? Et pourtant ce phénomène est bien réel et plus répandu qu’on ne le pense. Eh bien cela est l’œuvre de la bête de la terre. Et vous pouvez faire tous les exorcismes que vous voulez, toutes les prières de libération, vous ne libérerez pas ces personnes-là.

Donc je me suis heurté à ce problème- là et je me suis dit : comment est ce possible ? Donc je suis allé voir mon évêque, je suis allé voir d’autres exorcistes qui avaient une grosse expérience de 20 ans, 30 ans et ils me disaient tous : « Mais c’est vrai, nous nous retrouvons devant certaines situations et nous sommes en échec ». Il y a des personnes qu’on ne peut pas libérer.

Je me suis dit que ce n’était pas normal, que la grâce est victorieuse de tout. Alors, j’ai beaucoup échangé avec ces personnes. J’ai découvert qu’elles avaient toutes quelque chose en commun, c’est qu’elles étaient hypersensibles. Une sensibilité développée anormalement qui introduisait dans la nature humaine un désordre.

Dieu a créé l’âme humaine qui est le sujet de la grâce, pour que l’ensemble de la personne soit gouvernée à partir de l’esprit : intelligence et volonté. Mais si la sensibilité prend trop de place, la personne n’est plus gouvernée par l’intelligence et la volonté. Ceci au plan naturel, je ne parle même pas au plan chrétien, au plan naturel. Si la sensibilité prend trop de place, la personne ne peut plus se gouverner à partir de l’intelligence et de la volonté. C’est un désordre vital, non pas moral. Et le démon, puisque ce désordre est contraire à l’intention de Dieu sur la personne, attaque. Ce désordre l’attire et il attaque. Et vous pouvez mener une vie chrétienne fervente, vous êtes quand même sujet et victime des agressions du démon. Il y a un petit désordre vital qui ne se voit pas, qui n’est pas moral. Vous menez une vie droite, théologale, et vous avez quand même des agressions du démon parce qu’il y a ce désordre vital.

Alors vous voyez, l’avènement du virtuel, le développement étonnant de l’informatique, de toute l’électronique, représente un danger réel aujourd’hui de favoriser ce qui en nous capte le virtuel, c'est-à-dire l’imagination. On développe un imaginaire très fort qui prend le pas sur l’intelligence. C’est cela le désordre vital.

Et figurez-vous que ce désordre vital est héréditaire. Il se transmet de génération en génération. Donc, si la personne est victime de cette déformation, sans s’en rendre compte, elle va communiquer cette déformation et ses descendants, même s’ils mènent une bonne vie chrétienne, seront victimes des agressions du démon. Mais rassurez-vous, on peut y faire quelque chose.

 

Marie nous montre comment elle est Mère, Mère du Verbe Incarné, Mère à la croix. Jésus lui dit « Femme voici ton fils »[7]. A travers ce fils, Marie est Mère de toute l’Eglise. Après le mystère de l’Assomption, qui a été officiellement déclaré dogme de la foi en 1950, le concile Vatican 2 a déclaré Marie Mère de l’Eglise. L’assomption de la grâce sur toute la personne de Marie, Marie étant Immaculée et pleine de grâce, devient le modèle de toute autre assomption : pour nous, Marie est le modèle de notre chemin de sainteté et exerce sa maternité sur nous pour cela. L’Eglise a donc déclaré Marie Mère de l’Eglise après l’avoir déclarée assomptée au ciel.

Elle nous montre comment elle lutte contre le dragon qui vomit un fleuve d’eau pour l’engloutir : la terre vient au secours de la femme et elle engloutit le fleuve[8]. La terre, c’est le réalisme. Et le réalisme, c’est l’œuvre de l’intelligence, à l’opposé de l’imaginaire, qui lorsqu’il n’est pas canalisé par l’intelligence, nous fait partir en dehors de la réalité. On rêve, on est ailleurs. L’intelligence nous met dans le réel, et la terre qui vient au secours de la femme, c’est le réalisme de la Vierge Marie au pied de la croix. Elle est Mère, Mère de l’Eglise, c'est-à-dire elle n’est pas seulement le modèle, elle nous éduque, parce qu’on est enfant de Dieu et un enfant, ça s’éduque tout le temps. Marie est mère et elle nous éduque dans ce réalisme. Comment nous éduque-t-elle dans ce réalisme ? Elle nous le montre à la croix puisque c’est Jésus qui nous la désigne à la croix pour que nous la recevions comme Mère. Et si elle est Reine, c’est pour que sa maternité aille jusqu’au bout. C’est sa royauté d’amour.

Alors comment nous éduque-t-elle dans la lutte ? Pour être victorieux il faut que l’amour domine, et pour cela, on a besoin de Marie parce qu’Elle saisit notre cœur et l’alliance avec Marie nous maintient dans l’amour, au cœur de la lutte. C’est comme cela qu’Elle est notre Mère, notre Reine et qu’Elle nous rend victorieux.

Le réalisme dans la lutte est toujours très difficile parce qu’on est pris par la lutte et on perd la signification de la lutte. Pour rester dans le réalisme au cœur de la lutte, l’amour, apaise l’imaginaire. Quand l’amour prend possession de notre cœur, notre agitation intérieure dûe à notre imagination, se calme. Jésus a voulu que nous ayons une femme comme Mère pour que l’amour soit victorieux de cette propension à l’imaginaire de tout prendre. Et quand on est dans la lutte, c’est vraiment le lieu où l’on risque bien de tomber dans une espère ce paranoïa, de croire que tout le monde nous en veut, de croire qu’on nous fait du mal tout le temps, etc. L’amour est victorieux de cela. Jésus nous donne Marie pour cela.

Le développement de l’hypersensibilité fait se repère à des symptômes qui sont nuisibles pour la vie de l’homme : fatigue permanente, légère, mais permanente. Pourquoi cette fatigue ? Parce que l’imaginaire cogite tout le temps, tout le temps, tout le temps. Ce n’est pas l’intelligence, c’est l’imaginaire. Et cela fatigue beaucoup parce que ce n’est pas le mode humain de vivre. Du coup, le sommeil n’est plus réparateur. Et on se réveille le matin fatigué, on ne sait pas pourquoi. C’est parce que l’imaginaire n’est pas en repos et cela fatigue. Et on se réveille le matin épuisé. Puis on craint les foules, on ne supporte plus la foule parce que forcément quand on est hypersensible, on ressent le milieu et les personnes. Et on ne fait pas que ressentir, on capte. On prend tout et toutes les forces positives mais du coup aussi les négatives. On les absorbe, on est comme une éponge, on ramasse tout. Alors évidemment cela conduit à des états de dépression qui mènent au suicide, sans que l’on sache pourquoi.

Et vous pouvez consulter les psychiatres, les psychothérapeutes, toutes les personnes compétentes que vous voulez, vous aurez des médicaments qui vous abrutissent mais qui ne guérissent pas. Parce que l’origine de cette dépression n’est pas biologique, elle est dûe à ce désordre vital. Et cela peut conduire à des états de dépression.

L’autre jour, il y a un mois, je recevais une jeune fille, 26 ans, haïtienne, tellement hypersensible qu’elle avait une oppression respiratoire permanente. Elle n’arrivait pas à être libre dans sa respiration. Et elle avait des crises d’angoisse tellement fortes qu’elle était suicidaire. On a même été obligé une fois de la retenir pour qu’elle ne saute par la fenêtre. Aucune prière d’exorcisme ou de délivrance ne l’a libérée. Et quand j‘ai découvert qu’elle avait cette hypersensibilité, je lui ai dit ce qu’il fallait faire pour la perdre. En 15 jours elle a perdu son hyper-sensibilité. Toutes les oppressions ont disparu, les états suicidaires ont disparu, les angoisses ont disparu. Tout est redevenu normal.

Il y a beaucoup de personnes, beaucoup plus qu’on ne le pense, qui ont ces désordres vitaux à cause de ces phénomènes de virtualité qui aujourd’hui prennent le pas sur tout. Ceci à cause du progrès de la science qui encore une fois est bon, mais qui réclame un discernement dans l’usage de ses fruits. L’Eglise a toujours dit que face à la science, il faut un surcroît d’humanité.

Face au progrès de la science qui est tellement séduisant, parce que par la science sont règlés beaucoup de problèmes, il faut un surcroît d’humanité, il faut que l’homme grandisse pour gérer son produit qui est la science. Il doit s’en servir à bon escient, selon la vérité de la personne humaine. Donc, tous ces phénomènes engendrés par une excroissance de la sensibilité, conduisent à des états suicidaires et morbides où aucune prière de délivrance ou d’exorcisme ne peut aider car ils engendrent une déformation naturelle.

 

 L’hyper-sensibilité donne aussi, figurez vous, des pouvoirs, des pouvoirs étranges qui sont les caricatures  démoniaques des charismes. Quand vous êtes hypersensible, vous pouvez avoir des visions et vous croyez que c’est un charisme de connaissance. Vous pouvez imposer les mains et guérir, ce que fait le magnétiseur qui imite et caricature le charisme de guérison. Vous pouvez avoir beaucoup d’autres pouvoirs qui sont des caricatures démoniaques des charismes, et qui ne sont pas des charismes mais qui sont dûs à un développement de l’hyper sensibilité. L’exercice de ces pouvoirs entretient ce désordre qui permet au démon de nuire, de mettre des obstacles dans la vie, d’entraver, d’empêcher des relations amicales.

Ces personnes n’arrivent pas à trouver l’âme sœur, n’arrivent pas à trouver de travail, ils ont plein d’obstacles dans leur vie parce qu’il y a la bête de la terre qui œuvre à travers son mensonge. Son but est de conduire au désespoir.  Quand vous êtes chrétien fervent et que vous êtes entravé, vous vous dites : « mais qu’est ce que fait Dieu, pourtant je prie ? Pourquoi ne m’aide-t-Il pas ? »  Et la révolte est tout de suite là, proche. Mais le problème n’est pas surnaturel car le démon ne peut rien faire contre la grâce. Il se sert donc de la nature humaine désordonnée pour agresser. Le problème est naturel, pas surnaturel. Les pouvoirs que donne l’hyper-sensibilité sont paranormaux. Ils ne sont pas du tout un don de Dieu, pas du tout. N’importe qui peut acquérir ces pouvoirs car ils s’acquierent par l’exercice de l’hypersensibilité. Je ne dirai pas la recette parce que je ne veux pas vous tenter. Mais n’importe qui, qui s’exerce à certaines activités de sensibilité, devient hypersensible et acquiert ces pouvoirs.

Quelles sont les causes qui développent l’hyper-sensibilité ? Toutes les méthodes de méditation transcendentale développent cette hypersensibilité. Le Yoga qui paraît inoffensif, du moins certains yogas comme le tantrisme. Même les yogas qui ne sont que de la gymnastique, ont l’air tellement inoffensifs et pourtant ils sont sous-tendus par une philosophie qui n’est pas en accord avec une vraie anthropologie humaine. La sophrologie prétend être au service du bien des personnes, pour les aider à gérer leurs souffrances. Alors je ne dis pas que c’est démoniaque, bien sûr que non. Mais ce sont des dispositions, qui petit à petit peuvent conduire à quelque chose de beaucoup plus grave. Partout où l’on demande de renoncer à l’exercice de l’intelligence, c'est-à-dire de la présence au réel de la personne, ce n’est plus humain. Je ne dis pas que c’est démoniaque mais il faut faire attention, cela peut engendrer des dispositions mauvaises. Toutes les thérapies à base d’énergies, kinésiologie, biokinésie, etc... sont tout autant dangereuses.

Et aujourd’hui il s’en invente de nouvelles tous les jours. Ces manipulations énergétiques sont simplement liées à un développement de l’hypersensibilité parce que l’énergie est liée à la matière et que la sensibilité est liée à la matière. La sensibilité est celle du corps.

Développer une hyper-sensibilité, rend capable de mobiliser ses énergies et de les communiquer ou de les capter, d’être un canal, c’est la médiumnité. Et quand on s’y adonne, l’hyper-sensibilité est développée et c’est un serpent qui se mord la queue au sens propre. L’état de la personne se dégrade progressivement. Et on a beau prier, être fervent, faire des retraites, l’état se dégrade quand même, car la personne s’engage dans ces activités qui déforment sa nature humaine et qui permettent après au démon de l’agresser. C’est tellement sournois !  Que peut-on faire lorsque l’on n’est pas informé ? Heureusement, la prédestination de l’hyper-sensible n’est pas remise en cause. La prédestination vient de la présence de la grâce dans l’âme et le démon ne peut pas l’enlever car l’enfant est aussitôt enlevé au ciel. Même avec ces thérapies, même avec ces exercices de sensibilité, rien n’est changé au chemin de sainteté mais celui-ci peut être entravé.

Revenons à l’image de la bête de la mer qui est animée, à la confusion du virtuel et du réel. Il n’y a pas si longtemps que cela, il y a quelques années, est sorti ce film ‘Matrix’ que beaucoup d’entre vous ont vu, surtout les jeunes. Moi je me suis obligé à le regarder pour voir. Dans le film, à un moment donné, vous ne savez plus du tout si vous êtes dans le virtuel ou dans le réel. La confusion est complète. Le film est entièrement basé sur cette confusion. La drogue, même la petite drogue, le shit, ça engendre ce désordre vital. Car vous faites un voyage dans l’imaginaire et vous déformez votre imaginaire plastiquement si bien qu’après l’intelligence n’a plus le dominium. C’est l’imaginaire qui prend tout. Même si le drogué se convertit, il garde cette déformation vitale tant qu’il ne fait pas ce qu’il faut pour la perdre. Et heureusement on peut la perdre.

La dernière action de la bête de la terre consiste à marquer les adorateurs de la bête de son chiffre, 666, dont on nous dit qu’il faut un esprit doué de finesse pour savoir ce qu’il veut dire[9]. Elle les marque au front ou à la main de telle sorte qu’ils ne pourront plus ni acheter ni vendre, c'est-à-dire qu’ils seront exclus de la société humaine et ils pourront mourir. Ni acheter ni vendre, c’est dire que vous ne pouvez plus vous nourrir et vous pouvez mourir. Autrement dit, en ayant cette marque de la bête de la terre, vous entrez dans la société des hommes pour pouvoir survivre, pour acheter et vendre. Et si vous n’avez pas cette marque vous êtes exclus.

Caricature démoniaque de quoi ? Caricature démoniaque de l’initiation chrétienne dans laquelle vous pouvez participer à la vie surnaturelle grâce à la liturgie. C’est par le baptême, la confirmation, l’eucharistie, qu’on entre dans cette vie de l’Eglise et qu’on vit de cette vie surnaturelle. Le démon caricature en faisant ses initiations à lui. Une initiation qui vous fait entrer dans le secret. Une initiation qui vous fait entrer dans une connaissance qui sauve. C’est l’ésotérisme, et pratiquement l’occultisme. Aujourd’hui les sociétés secrètes initiatiques surabondent. Il existe des initiations occultes qui ne vous font pas entrer dans une société secrète mais qui vous marque en vue d’un pouvoir occulte. Le Reikki implique souvent une initiation. Donc vous voyez aujourd’hui la bête de la terre est redoutable, elle entretient des confusions en vue de faire perdre la vie de la grâce. Comme la bête de la terre ne peut rien faire pour enlever directement la grâce, elle atteint l’homme autrement, indirectement, sournoisement, en créant les confusions.

 

Si nous recevons Marie comme Mère, Elle vient au secours de l’homme par son réalisme de l’amour, sa maternité divine, et Elle nous évite toutes ces embûches, même si on n’est pas éclairé comme je viens de le faire pour vous, sur toutes ces activités de la bête de la mer et de la bête de la terre. En prenant Marie comme Mère, la maternité de Marie s’exerce sur nous, sa royauté et Elle nous maintient dans le primat de l’amour. C’est toujours cela la Sagesse de Dieu, c’est le primat de l’amour. Eve a succombé à la tentation du serpent. Dieu avait donné ce commandement négatif : « Vous ne mangerez pas du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal »[10]. Ce n’était pas pour tenter l’homme, c’était pour le prémunir et le fortifier contre une attaque du démon. Car l’ange de lumière a chuté à cause de cela : il voulait le primat de l’intelligence sur l’amour. Dieu savait qu’il viendrait tenter l’homme. Alors pour fortifier l’homme dans la lutte contre le serpent, il a demandé à Adam et Eve de faire passer l’amour devant l’intelligence en réclamant d’eux la confiance : « Vous ne mangerez pas du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal ». La confiance passe devant le désir de  connaitre le bien et le mal. C’était fortifier Adam et Eve dans la lutte contre le serpent. Pour eux, ce commandement négatif n’était pas une épreuve parce que faire confiance à quelqu’un qu’on aime de tout son cœur et de toute son âme, ce n’est pas une difficulté.

Et le serpent est intervenu d’une manière si subtile. ‘Alors Dieu vous prédestine au bonheur éternel qui est de voir Dieu face à face, tout connaître puisque Dieu est la réalité absolue. Il vous prédestine à cela mais Il vous donne un commandement qui restreint votre connaissance. C’est contradictoire. Si c’est contradictoire, c’est parce qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Dieu a peur que vous deveniez comme lui’. Le serpent a réussi à corrompre en suspicion, en doute, la confiance que Dieu réclamait d’Adam et d’Eve. C’était cela, l’astuce du Serpent : le mensonge.

Et face à la nouvelle Eve, le dragon veut s’imposer. Il veut s’imposer face à la Femme qui est dans un état de vulnérabilité puisqu’elle est dans les douleurs de l’enfantement. Alors il se montre dans sa puissance pour impressionner la femme, pour avoir du pouvoir sur elle par la peur. La peur est directement contraire à la foi. Pourquoi est-ce que le démon multiplie les phénomènes paranormaux ? Des bruits dans les maisons, (ce n’est pas toujours le démon du reste mais quelquefois) dont on ne connaît pas l’origine, des voix qu’on entend dans sa tête, des objets qui bougent tout seuls. Pourquoi est ce qu’il fait tout cela ? Un objet qui bouge tout seul est-ce source de mal ? Non. Est-ce source de bien ? Non. Mais pourquoi fait-il cela ? Pour susciter la peur. Car il sait que si on a peur, on sort de la confiance en Dieu. La foi est une confiance. Quand on a confiance en Dieu on n’a pas peur car on sait que Dieu est providence, qu’il est amour et qu’on est dans ses mains. Le démon fait tout pour susciter la crainte et la peur parce qu’il sait qu’elle nous fait sortir de la foi et donc qu’il pourra acquérir un pouvoir sur celui qui a peur. Il veut rendre l’homme vulnérable. Voyez comme la foi aujourd’hui peut être attaquée de multiples manières : par le point de vue de la peur, de la crainte, de l’angoisse.

 

Par le point de vue d’un excès de virtuel développant l’hypersensibilité, l’imaginaire devient trop fort et prend le pas sur l’intelligence. Or la foi est reçue dans l’intelligence qui est la faculté du réel, si bien que la Foi ne peut plus être exercée. C’est cela, la subtilité des attaques du démon,. Comme il sait qu’il ne peut pas enlever la foi, l’espérance et la charité, il fait tout pour que nous ne puissions plus les exercer, les rendre vains. Déjà, face aux réalités qu’on expérimente grâce à nos sens liés à l’intelligence, ce n’est pas toujours facile d’être présent au  réel.

Face à une réalité qu’on n’expérimente pas à partir de nos sens comme Dieu, Jésus, Marie, si on n’a pas une intelligence qui est très forte du point de vue du réalisme, on est mis à mal dans l’exercice de la foi. Contre l’espérance, vous savez bien que l’espérance se porte sur la vision béatifique, sur le bonheur éternel et sur les moyens que Dieu nous donne pour atteindre ce but. Face à cela, le progrès de la science, gigantesque aujourd’hui, et s’accélèrant, séduit le cœur de l’homme au point que petit à petit il s’appuie sur la science comme le vrai secours de l’homme et il oublie tout l’aspect surnaturel du secours divin. Et l’homme finit par se persuader qu’il arrivera toujours à trouver des solutions.

Contre la charité, la bête de la terre veut développer en l’homme une fausse compassion qui n’est que sensible. Tout à l’heure je rencontrais, pas ici mais ailleurs, une dame qui me disait : «  grâce à mon hypersensibilité j’ai une compassion extraordinaire pour les gens. Je vis au rythme de la souffrance de l’autre. Je compatis de façon extraordinaire à la souffrance de l’autre. ». Elle était dans le ministère des accompagnants des mourants. Elle affirmait : « je peux les accompagner de façon extraordinaire parce que je vis ce qu’ils vivent. ». Seulement, à la fin de la journée elle n’était pas belle à voir, complètement laminée, réduite à l’état animal. Et elle pensait : « mais c’est ça la compassion chrétienne ?!?».

Alors attention, la compassion chrétienne implique bien sûr une compassion sensible, mais la compassion chrétienne est d’abord spirituelle. Marie au pied de la croix. Si Marie était hypersensible comme cette femme, elle se serait écroulée par terre au pied de la croix. Et Saint Luc dit « Elle est debout ». Non pas que Marie n’ait pas de compassion sensible, mais c’est la compassion spirituelle qui domine en elle. L’astuce de la bête de la terre est de faire croire qu’on est dans une charité fraternelle débordante parce qu’on vit ce que l’autre vit. Mais on le vit sensiblement. On ne le vit pas spirituellement.

Autre aspect des conséquences de l’hyper-sensibilité : quelqu’un qui a une hypersensibilité très développée, aura tendance par exemple à prendre ses décisions en fonction de ce qu’il ressent. Il a une décision à prendre et il va dire « ça je ne vais pas le faire parce que je ne le sens pas du tout. Par contre ça je le sens bien je vais faire comme ça ». Quand on vit ainsi, avec le feeling, c’est le ressenti qui commande l’orientation qui est prise. C’est la vie sensible qui commande à la décision qui relève de la volonté. Le désordre vital engendré par l’hyper-sensibilité amène à poser des actes à l’envers.

Les animaux fonctionnent à partir de leur ressenti. Une brebis qui voit le loup, que fait-elle ? Elle fuit, car elle sent qu’il y a là une réalité qui n’est pas bonne pour elle, elle fonctionne au feeling. L’hypersensible aura tendance à vivre ainsi, c'est-à-dire qu’il se rabaisse au niveau animal. Et il croit en plus qu’il a des pouvoirs extraordinaires qui lui permettent de ressentir les choses et donc de bien se diriger. Le démon laisse faire parce qu’il veut que les personnes aient confiance en leur ressenti. Pourquoi ? Parce que le ressenti l’intéresse. Il connaît le ressenti. Il n’a pas accès à l’esprit, à l’intelligence et à la volonté. Même en cas de possession démoniaque, le démon n’a jamais accès à l’intelligence et à la volonté. Il entrave leurs exercices, bien sûr, mais il n’y a jamais accès directement. Par contre le ressenti, il sait tout et il y a un accès. Alors imaginez-vous, si vous prenez une décision en fonction de ce que vous ressentez, il sait à l’avance ce que vous allez faire. Donc qu’est ce qu’il fait ? Il vous met des entraves et votre vie est bloquée. Vous avez beau entreprendre tout ce que vous voulez, vous aurez des barrages, des pépins, des ennuis anormaux et vous êtes entravés dans votre vie.

Alors comment prendre ses décisions ? avec l’intelligence. J’ai une décision à prendre ? Je réfléchis, je cherche la vérité : qu’est ce qui est bon pour moi ? Je ne me fie pas à ce que je ressens si je suis hyper-sensible, parce que non seulement le démon sait tout ce que je ressens mais il peut intervenir, changer mon ressenti, me faire sentir bon ce qui est mauvais et mauvais ce qui est bon. Donc il va attendre la décision de ma vie, l’orientation de vie et il va tromper le ressenti à ce moment là pour que je prenne une décision qui me mette dans une impasse. Autrement, le démon me laisse ressentir bon ce qui est bon et mauvais ce qui est mauvais parce qu’il veut que j’ai confiance dans mon ressenti, il veut que ce soit cela qui me guide. De toute façon cela ne le gêne pas parce qu’il mettra des obstacles.

Comment faire pour perdre cette hypersensibilité ? Car malheureusement étant un habitus, plus elle est exercée, plus elle se développe comme l’art. Et si je ne sais pas que je suis hypersensible, en l’exerçant, je la développe et mon état se dégrade, même si je prie. Alors pour la perdre, il faut créer un habitus contraire, c'est-à-dire développer la vie de l’esprit au plan naturel.

Voyez, souvent on entend parler de l’accompagnement psycho-spirituel. Cela fait beaucoup de bien, mais quelquefois ce n’est pas suffisant parce qu’on occulte, entre le spirituel entendu au sens de surnaturel et le psychologique, ce qui est intermédiaire, c'est-à-dire la vie de l’esprit au plan naturel : chercher la vérité, développer la volonté. Et si on occulte la vie de l’esprit au plan naturel, il y aura un ordre qui ne pourra pas se faire dans la personne humaine. Evidemment Dieu peut tout faire même si on ignore tout de ces choses là. Dieu fait ce qu’Il veut et si on prie et qu’on est une âme de bonne volonté, Dieu nous aidera. Mais si on peut coopérer, c’est mieux. Il ne faut donc pas occulter cette dimension capitale de notre personne humaine qui est la vie de l’esprit au plan naturel : recherche de vérité, rechercher à aimer au plan spirituel, naturel. Et si je développe cette dimension de ma personne humaine, je remets l’ordre voulu par le Créateur et cela ferme la porte au démon. C’est la victoire, la victoire de Marie, la terre qui vient au secours de la femme. Cette petite terre si humble, si petite, vient au secours de ce qu’il y a de plus élevé dans la vie de l’homme, la vie de l’esprit. Occulter la dimension spirituelle naturelle de l’homme ouvre la porte aux influences mauvaises.

 

Une petite anecdote et je terminerai par là. Je suis allé en Afrique plusieurs fois et j’organisais un colloque par mon association, l’I.A.D., c’était au Cameroun. Lors de ce colloque, des possédés sont venus me demander de l’aide puisque l’archevêque de Yaoundé m’avait donné les pouvoirs d’exorciste. Effectivement, dès que je faisais une prière d’exorcisme, les gens tombaient par terre avec des symptômes révélant une crise de possession, alors que c’étaient des gens qui étaient chrétiens, qui menaient une vraie vie chrétienne. Donc j’ai arrêté la prière parce que je savais que c’était anormal. J’ai attendu qu’ils reviennent à eux et je les ai interrogés, leur demandant s’il n’y avait pas cette hypersensibilité et effectivement elle était présente.

Donc j’ai dit à l’un d’eux : « je recommence la même prière, je te parie que tu ne tombes plus, que tu n’as plus de crise, mais pendant la prière tu ne fermes pas les yeux. Tu restes éveillé dans ton intelligence, bien présent au réel. » Je recommençai la prière et il ne tombait plus. Pourquoi ? Faire une prière de grand exorcisme, cela excite le démon, le met en colère et il veut se venger. Et si la personne a une porte ouverte, il la terrasse et lui donne une crise de possession alors qu’elle n’est pas possédée.

Le Christ habite dans la personne chrétienne fervente et pour cette raison, elle ne peut pas être possédée ni infestée. Pourquoi la seconde fois que je recommençais la prière, la personne ne tombait plus, ? J’excitais toujours le démon par cette prière, mais cette fois-ci, le démon ne pouvait plus se venger parce que la personne n’était plus dans son hypersensibilité, elle était dans son intelligence et comme le démon n’y a pas accès, il ne pouvait plus se venger et la terrasser.

Donc rendons-nous compte : la personne croyait qu’elle était possédée parce qu’à chaque fois qu’on priait sur elle, elle manifestait une crise de possession. Et elle pensait que la prière de l’Eglise ne pouvait rien faire pour elle parce qu’on arrivait pas à la libérer. En deux minutes, elle a vu qu’il n’y avait rien du tout. Il suffisait d’être présent au réel, à son intelligence. Cela ne veut pas dire que le problème a été réglé. Il fallait qu’elle s’exerce à bien être présente au réel dans l’intelligence et petit à petit la porte se fermait aux attaques de l’ennemi.

Mais c’était la démonstration que ce n’est pas parce que des manifestations démoniaques sont présentes que la personne est infestée ou possédée, pas du tout. Il peut y avoir une faille, dont le démon se sert pour faire croire à une possession ou une infestation. Le but est de désespérer les personnes. Croyez-moi les personnes étaient dans un état pitoyable en croyant qu’elles étaient possédées et que la prière de l’Eglise ne pouvait rien faire pour elles, qu’elles n’avaient pas d’issue.

Après, je me suis dit : ‘tous les gens qui me disent : mais est ce qu’on ne m’a pas fait du mal, est ce qu’on ne m’a pas jeté un sort, est ce qu’on ne m’a pas fait de la sorcellerie ?’ Au début je pensais que c’était la peur de la sorcellerie qui faisait dire cela. Mais j’ai compris que ce n’était pas cela. L’hypersensibilité rend perméable aux influences si bien que partout où va celui qui est hyper-sensible, il ressent les influences mauvaises comme des agressions quasi physiques pouvant prendre l’apparence de symptômes de l’infestation.

Donc, il suffit de comprendre qu’il y a cette déformation de la nature humaine, qui peut rendre victime des agressions du démon, sans qu’il habite dans la personne hyper-sensible surtout si elle est chrétienne puisque c’est le Christ qui habite en elle.

On peut remédier facilement à l’hyper-sensibilité en rétablissant l’ordre vital de la personne humaine. Du coup, cela ferme les portes au démon, sans aucune prière de délivrance ou d’exorcisme. Alors c’est cela l’assomption, le mystère de l’assomption, c’est l’assomption de la nature humaine qui se remet droite, qui se remet dans l’ordre voulu par Dieu. Notre vocation est une vocation à l’amour, humainement et spirituellement parlant, surnaturellement parlant. Et s’engager dans cette vocation à l’amour exige de chercher la vérité pour discerner le vrai bien. Marie nous a été donnée pour ça : pour que l’amour soit premier.

 

Encore un aspect dont je voudrais vous faire part  parce que vous faites partie de ces communautés du renouveau. Lorsqu’il y a l’effusion de l’Esprit Saint, les gens tombent à la renverse, c’est une expérience réelle de l’Esprit Saint mais il peut advenir que dans le repos de l’Esprit, il se passe des manifestations bizarres : des gens qui se mettent à hurler, à se tordre, etc… Qu’est ce que cela veut dire ? Cela signifie que l’Esprit Saint permet ces manifestations pour que l’on comprenne qu’il y a quelque chose à faire pour ces personnes. Il faut les prendre en charge, et souvent ce sont des blessures d’enfance qui sont manifestées ainsi.

 J’ai eu le cas de plusieurs personnes qui sont venues me voir à cause de cela. Ayant vécu le repos dans l’Esprit, il s’était passé quelque chose de bizarre. Souvent il a été discerné que ce sont des blessures d’enfance qui se manifestent dans le repos de l’Esprit. Ces blessures d’enfance entravent la vie parce que ces blessures d’enfance peuvent engendrer des états dépressifs, voire morbides, suicidaires ou des comportements qu’on ne maîtrise pas, qu’on ne veut pas mais qu’on ne maîtrise pas : propension à la colère, qu’on ne veut pas, dont on souffre, mais qu’on arrive pas à juguler. Les blessures d’enfance peuvent engendrer des phénomènes étranges. Les blessures d’enfance font partie de ce qu’on appelle des portes ouvertes, c'est-à-dire des failles qui permettent au démon malgré une vie chrétienne fervente d’agresser et de nuire.

Il existe d’autres portes ouvertes. Une fois je recevais une personne qui m’avait été envoyée par un évêque. Elle était fervente, mariée, et faisait des retraites au carmel, pais elle souffrait. Dès qu’elle subissait une prière de délivrance, elle tombait par terre et elle se déplaçait comme un serpent à toute allure. Comment cela peut-il arriver malgré une vraie vie chrétienne ? C’était l’hérédité, une hérédité mauvaise. Dans l’ascendance de cette personne, il y avait des ancêtres qui avaient touché à des pratiques occultes. Celles-ci créent des dispositions mauvaises dans le corps qui se transmettent par génération.

Quand dans l’ascendance, vous avez des personnes qui ont fait du spiritisme, du magnétisme, des choses mauvaises, elles créent dans leurs corps des dispositions mauvaises qui se transmettent par génération. Ces dispositions sont de véritables portes ouvertes qui permettent au démon d’agresser les descendants.

 Heureusement on peut y remédier. Il n’y a rien de systématique dans l’hérédité. La loi de l’hérédité est étrange : quelquefois une génération est épargnée, et quelquefois dans la même génération il y en a un qui reçoit toute l’hérédité mauvaise et l’autre rien. Mais ce sont autant de portes ouvertes qui permettent à l’ennemi d’attaquer.

Marie, Immaculée Conception, n’a aucune hérédité mauvaise. Et comme Elle est notre Mère, Elle nous fait la grâce de nous enfanter, c'est-à-dire de nous communiquer quelque chose de sa vie surnaturelle. On ne sera jamais Immaculée Conception, mais on peut vivre de cette naissance d’en haut. L’ Immaculée Conception, c’est bien cela : Marie est née d’en haut. A l’origine, Elle est sans faute sans tâche et dans sa vie contemplative, Elle naît d’en haut. Et c’est cela qu’Elle nous apprend : à vivre de cette grâce, de cet amour du Père qui nous fait naître d’en haut. »

 Marie et bb Jésus

[1] Jn 8, 44

[2] En raison de son Immaculée Conception, Marie ne pouvait pas souffrir les douleurs de l’enfantement du Christ car les douleurs de l’enfantement sont la conséquence du péché originel.

[3] Ap 13

[4] Jn 8,28

[5] Ap 13,12-13

[6] Lc 12,49

[7] Jn 19,26

[8] Ap 12,16

[9] Ap 13,18

[10] Gen 2,17

(source : http://www.relaisdelatouques.org/article-27240833.html)

 

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 22:29

20/07/2009 12:14:04: Frère Paul-Marie Mauroy est prêtre de la Communauté Saint-Jean et responsable de l'Association Internationale de Délivrance(AID).

Cette association travaille sur la guérison intérieure et l'exorcisme, avec une réflexion forte sur le discerniment.

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 21:58

Exorcisme et discernement

"Au cours d 'une conférence, dom Gabriel Amorth, l’exorciste bien connu du Vatican, nous a entretenus d'une question très impor­tante pour la vie des chrétiens, surtout en ce temps où lumière et ténèbres s'affrontent de manière évidente. Le thème abordé, Exorcisme et discerne­ment, peut être synthétisé en trois points :


1. L'existence du démon

            Avant tout il faut cadrer le problème de l'existence du démon, mise en discussion par un bon nombre de théologiens rationalistes qui voudraient interpréter satan seulement comme un mythe ou un symbole du mal en général. A ces savants, nous rappelons l'enseignement du Catéchisme de l’Église Catholique : quand, à la fin du « Notre Père » nous disons « mais délivre-nous du mal », par « mal » s'entend la personne du Malin, non le mal en général (CCC n°2851).

            Le Pape Paul VI dit, relativement au dia­ble : Satan est un agent pervers et de perver­sion... ce n'est pas seulement un démon, mais une terrible pluralité. Donc, satan est une per­sonne, et même une pluralité de personnes ; il comprend tous les anges qui, ayant refusé d'obéir à Dieu, sont devenus des démons, c’est-à-dire rebelles et maudits. A l'appui de cette doctrine de l’Église, il est opportun de rechercher dans la Bible quelques passages d'où émerge que l'existence de satan est claire­ment révélée dans 1'Ecriture ; en outre, on peut comprendre que parler du démon signifie par­ler indirectement du Christ, puisque la Bible affirme que Jésus est le Sauveur, venu nous libérer du pouvoir du Malin. « Satan est libre, intelligent et doté d 'esprit d'initiative ».

 

2. L'action du diable

            Son activité princi­pale, que nous pouvons définir comme ordi­naire, consiste à tenter l'homme au mal en cher­chant à le faire s'éloigner de Dieu. C'est pourquoi il ne suffit pas seulement de « croire en Dieu » - ce qui est le propre de 90% de nos contemporains - mais il est nécessaire de faire la volonté de Dieu. « Au cours de mes 45.000 exorcismes - raconte ironiquement dom Amorth - je n'ai jamais rencontré un diable qui ne croie pas en Dieu. Croire ne sert à rien ; il faut plutôt faire ce que Jésus nous a dit de faire » (cf. Jc 2.14-20; Mt 7.21).

            A cette action tentatrice du démon nous sommes tous soumis, et pour toute notre vie, comme cela s'est produit aussi pour Jésus et Marie ; c'est pourquoi il est nécessaire de veiller, de fuir les occasions de péché et surtout de prier, car seuls nous perdons la lutte contre satan, tandis que nous en serons vainqueurs si nous nous unissons au Christ dans l'oraison.

            Il existe aussi une activité extraordinaire du démon, qui consiste en son pouvoir d'occa­sionner des troubles particuliers, exception­nels ; cela se produit quelquefois par notre propre faute, mais aussi parfois par celle d'autrui. Nous pouvons classifier ces maux selon 4 catégories, bien qu'il n'existe pas un langage commun parmi les exorcistes pour décrire les phénomènes démoniaques :

             possession : le diable entre dans le corps humain et se manifeste par des gestes et des paroles. Dans un tel cas, qu'il soit bien clair que satan ne peut jamais se rendre maître de l'âme.

            vexation : le démon frappe une personne avec des souffrances et des maléfices, agis­sant sur le plan de la santé, des affections ou du travail. C'est un cas très difficile à discerner car souvent ces maux proviennent de satan mais d'une manière indirecte, non évidente, jusqu'à sembler provoqués par des phénomènes naturels. Pourtant, les personnes frappées, souvent incomprises des prêtres et Évêques peu instruits de ces faits, tournent alors leur recherche d'aide vers des mages ; les problèmes se compliquent alors ultérieurement car toute magie tire son efficacité du royaume des ténèbres.

            C'est une illusion stupide de penser que la magie dite « blanche », celle qui semble pour­suivre une finalité de bien, puisse utiliser le pouvoir du Malin pour devenir bénéfique et éliminer le mal. La magie est toujours noire, toujours maléfique. même quand elle est présentée comme « bonne ».

            obsession : il s'agit de troubles donnés à l'homme, qui frappent sa sérénité intérieure, son équilibre psycho-émotif. Satan agresse en causant des perturbations, angoisses et tourments intimes.

            infestations : on entend ces maléfices qui frappent également les choses et les animaux. Le Catéchisme de l’Église Catholique affirme qu'on peut faire des exorcismes aussi aux choses (CCC n°1673), et, de fait, il arrive parfois de devoir exorciser des maisons ou des lieux. Tous ces maux particuliers - qui toutefois n'ont jamais de pouvoir sur l'âme - se reçoivent pour 4 motifs :

 

            a) par libre initiative du démon. Dieu, en vertu de la liberté accordée à chaque créature, tolère que satan opère le mal, même si le mal n'est pas la volonté du Seigneur. Sa non-intervention immédiate ne représente pas pour autant une permission de Dieu au mal. Les motifs de cette volonté divine nous échappent en partie ; pourtant, nous savons que le Tout-Puissant a le pouvoir de transformer le mal en bien.

            De nombreux saints ont été frappés de possessions, vexations, obsessions et se sont sanctifiés à travers ces épreuves: Padre Pio, le Curé d'Ars, Ste Gemma... N'oublions pas la valeur de la croix. Les maux sataniques, of­ferts en sacrifice à Dieu, ont un énorme pou­voir de rédemption.

            b) par la fréquentation de lieux dange­reux : mages, cartomanciennes, groupes sataniques, séances de spiritisme.

            c) par la persistance dans le péché grave. Avec le temps, on « s'endurcit » dans le péché et le mal creuse plus profondément ses racines en nous.

            d) par les maléfices : c'est la cause la plus commune, qui regarde 90% des cas et ne dépend pas de celui qui subit les maux. « Ma­léfice » signifie un mal fait avec l'aide du démon. Qui peut le faire ? Non pas tous mais seulement les mages réellement en contact avec le diable. On connaît diverses formes de maléfices : envoûtement, enchaînement, mau­vais œil... Sont coupables de tels maux celui qui ordonne les maléfices et celui qui les fait.

 

            3. L'autorité que le Christ a conféré à l’Église afin qu'elle chasse satan.

            Jésus a donné ce pouvoir, d'abord aux Douze, puis à 72 disciples ; enfin, Il l’a étendu à tous les croyants :  « Voici les signes qui accompagne­ront ceux qui croient : en mon nom, ils chasse­ront les démons » (Mc 16.17).

            Pourtant, aujourd'hui l'exorcisme peut être fait seulement par un prêtre autorisé par son propre Évêque, et avec la permission de l’Évêque du lieu. Toutefois, chaque fidèle peut réciter des prières de libération, pour soi-même et pour les autres, sans qu'il soit besoin de l'autorisation de l’Évêque, lequel peut au maximum prohiber la forme publique ou le lieu où ces implorations sont faites.

            La finalité de ces prières est la même que celle de l'exorcisme, c’est-à-dire chasser satan ; mais tandis que l'exorcisme est la prière offi­cielle et publique faite au nom de l’Église - et c'est pourquoi elle est intrinsèquement plus efficace - la prière de libération reste toujours une prière privée qui, dans quelques cas, peut quand même donner de grands résultats.

            En fait, au temps de Ste Catherine, il est arrivé qu'on lui amène les cas de possession les plus difficiles : Catherine, qui n'était pas prêtre mais qui était sainte, réussissait à les libérer. Ainsi en fut-il de St François, St Léopold Mandic et de tant d'autres saints qui, bien que n'étant pas exorcistes, ont libéré de nombreux possédés. En règle générale, le pouvoir de chasser les démons dépend de la foi et de la prière.   

Maximilien Curletti

  Voici ce que répond dom Amorth à un journaliste :

            – Que fait l’Église face au déferlement de ce phénomène (satanique)?

            – Elle est complètement absente ! Depuis 300 ans, on a cessé de faire des exorcismes dans l’Église latine (il n'en est pas de même dans l’Église orthodoxe et dans certaines con­fessions protestantes). C'est pourquoi les prêtres et Évêques, n'ayant jamais vu d’exorcisme, n'en parlent jamais; ayant évacué de la foi catholique telle qu'elle est enseignée dans les séminaires la présence personnelle du dia­ble, ils n'y croient plus. J 'estime que 99% des Évêques ne croient plus à l'action extraor­dinaire du démon.

            Il suffit de voir le nouveau rituel exorciste préparé par le Saint Siège : il a été fait par des personnes complètement incompétentes et qui ont peur des exorcismes. « S'il n'y a pas la certitude de la présence de satan, on ne fait pas d'exorcisme », dit le nouveau rituel. Mais c'est absurde : satan se cache, il se camoufle de toutes les manières. L'ancien rituel romain enseignait la prudence, pour ne pas confondre des maux psychiques avec des infestations diaboliques, mais il enseignait aussi les trucs que le démon utilise pour camoufler sa présence.

            Je dirai plus : Le nouveau rituel interdit de faire des exorcismes en cas de maléfices ; mais les cas de maléfices représentent 90% de tous les cas d'infestation diabolique. Selon le nouveau rituel, donc, il ne faudrait jamais pratiquer d'exorcismes !

            Incroyables sont ces réformes liturgiques qui partent de la présupposition que l’Église s'est fourvoyée durant des siècles. Oui, satan est partout. Et il peut œuvrer à sa guise car ceux qui le gênent le moins, ce sont les prêtres !"                           

Écho de Marie Reine de la Paix, numéro 154, p. 6-7

Novembre-Décembre 2000  


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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 21:51

"INTRODUCTION

            "Le 26 janvier 1999, le Cardinal Medina Estevez, préfet de la Congrégation pour le culte divin, a présenté à la presse le nouveau Rituel des exorcises. Ce texte a été publié seulement en latin et les épiscopats nationaux devront se charger de sa traduction. Des journaux et des revues ont fait écho à ce Rituel et en ont indiqué les points les plus importants, sur lesquels il importe de faire quelques commentaires théologiques. Il y a notamment un communiqué de l’Agence France-Presse, auquel nous ferons surtout référence.


JUSTIFICATION  DE LA PRÉSENTE INTERVENTION

           La présente intervention est basée sur l’esprit d’ouverture accordée au théologien par l’Instruction publiée par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, les 24 mai 1990, sur la vocation du théologien. En effet, au sujet de « l’enseignement du Magistère en matière de foi non réformable », l’Instruction admet qu’ « il peut arriver que le théologien se pose des questions portant, selon les cas, sur l’opportunité, sur la forme et même sur le CONTENU de l’intervention du Magistère ». (N.24) Et un peu plus loin, l’Instruction parle d’une application particulière dans LE CAS DU THÉOLOGIEN QUI AURAIT DE SÉRIEUSES DIFFICULTÉS À ACCUEILLIR, POUR DES RAISONS QUI PARAISSENT FONDÉES, UN ENSEIGNEMENT MAGISTÉRIEL NON IRRÉFORMABLE ». (N.28)

 

LE PROBLÈME DE L’EXORCISME

            Les Églises orthodoxes et certaines confessions protestantes ont conservé bien vivante la pratique des exorcismes.  Mais dans l’Église catholique, la mentalité qui prévaut est résumée dans le Droit canonique en ces termes  : « Personne ne peut légitimement prononcer des exorcismes sur les possédés, à moins d’avoir obtenu de l’Ordinaire du lieu une permission particulière et expresse ». (Can. 1172, §1)  C’était reprendre, en substance, ce que l’ancien code avait lui-même stipulé. (Can. 1151)

 

           Dans l’interprétation du canon 1172, la confusion est presque généralisée.  Cependant, le Catéchisme de l’Église catholique semble y avoir apporté une timide clarification, lorsqu’il indique que « l’exorcisme SOLENNEL, appelé « grand exorcisme », ne peut être pratiqué que par un prêtre et avec la permission de l’évêque ».  (N. 1673)  Avant de parler de l’exorcisme solennel, il parle d’un format « simple » de l’exorcisme, qui « est pratiqué lors de la célébration du baptême ».

 

           En considérant que le Catéchisme parlait d’exorcisme « solennel », on aurait pu penser qu’il voulait se référer à la terminologie utilisée par les théologiens, qui distinguent entre exorcisme solennel et exorcisme privé.  Mais le texte du Catéchisme demeure très ambigu et il est nécessaire d’y apporter quelques commentaires.  Pour ce faire, il faut bien distinguer les différentes espèces d’exorcismes.

 

DÉFINITION ET ESPÈCES DE L’EXORCISME

            L’exorcisme est l’invocation faite au nom de Dieu, afin d’éloigner le démon d’une personne, d’un animal, d’un lieu ou d’une chose.  L’exorcisme peut être privé ou public, et ce dernier peut être simple ou solennel.

            1) L’exorcisme est PRIVÉ, lorsqu’il est pratiqué par un prêtre ou par un simple fidèle, selon le pouvoir et le droit d’exercer ce pouvoir, sans aucune autorisation, conformément à la collation de ce pouvoir par le Christ lui-même  : « Voici les miracles qui accompagneront CEUX QUI AURONT CRU  : PAR MON NOM, ILS CHASSERONT LES DÉMONS ». (Marc 16.17)

            2) L’exorcisme est PUBLIC, lorsqu’il est pratiqué AU NOM DE L’ÉGLISE, par une personne habilitée, conformément aux rites déterminés.  a) L’exorcisme public est SIMPLE, lorsqu’il dépend d’autres rites, comme le catéchuménat et le baptême.  b) L’exorcisme public est SOLENNEL, lorsqu’il est pratiqué AU NOM DE L’ÉGLISE, et pour cette raison, il est pratiqué par un prêtre et avec autorisation de l’évêque.  En conséquence, le canon 1172, §1, avec ses restrictions, doit s’appliquer seulement à l’exorcisme solennel  ;  c’est ce qui sera prouvé, sans équivoque, dans les arguments qui vont suivre  !...

 

            Ce dernier canon est l’objet de très graves confusions dans l’Église, même en hauts lieux ( !), si bien qu’on interdit tous les exorcismes qui ne sont pas solennels !... Ainsi, on interdit à presque tous les fidèles de lutter contre le démon, par le moyen spécifique que le Christ a octroyé non seulement aux apôtres, mais aussi à TOUS LES CROYANTS, et ce moyen spécifique, c'est l’EXORCISME  ! ...

 

           Cette interprétation du canon 1172, §1 se retrouve notamment dans la lettre que la Congrégation pour la Doctrine de la Foi adressait à tous les évêques du monde entier, le 29 sep­tembre 1985, ainsi que dans la présentation du nouveau rite de l’exorcisme, que faisait le Préfet de la Congrégation pour le Culte divin, le 26 janvier dernier.

 

POUVOIR D’EXORCISME CONFÉRÉ AUX APÔTRES ET À TOUS LES CROYANTS

            Le pouvoir de chasser les démons a été conféré par le Christ d’abord aux APÔTRES, comme nous l’indique l’Évangile : « Ayant appelé ses douze disciples, il leur donna autorité sur les « esprits impurs, avec pouvoir de les expulser ». (Matthieu 10.1 )

 

           Mais ce que l’on  ignore presque toujours et que, souvent, on s’obstine à vouloir ignorer, c'est que ce même pouvoir a été octroyé A TOUS LES CROYANTS par Jésus lui-même  : « Et voici les miracles qui accompagneront CEUX QUI AURONT CRU : PAR MON NOM, ILS CHASSERONT LES DÉMONS » (Matthieu 16.17). Le problème fondamental des exorcismes réside certainement dans le fait que, dans l’Église à tous les paliers, on admet rarement que le Christ ait réellement octroyé à tous les croyants le pouvoir de chasser les démons, comme nous l’indiquent très clairement les paroles du Christ qui viennent d’être citées !...

 

           Le ministère de l’exorcisme confié par Jésus à tous les croyants est moins un charisme qu’un signe de la foi. Il ne dépend pas de titres ecclésiastiques ou d’aptitudes particulières, ni de quelque chose qui soit extérieur à nous, mais de ce que nous sommes par la grâce de Dieu. C'est pourquoi des personnes d’humble condition peuvent voir ce signe résulter de leur foi, alors que d’autres plus douées pourraient s’interroger devant l’insuccès de leurs tentatives de chasser le démon.

 

           Par sa Passion, le Christ a terrassé tous ses ennemis, et il a donné à l’Église de parti­ciper à ce pouvoir dominateur. L’Église a conscience de la puissance et de la haine de l’ad­versaire infernal. Elle connaît aussi sa propre puissance sur le démon : « Les portes de l’enfer ne tiendront pas contre elle », disait Notre-Seigneur. (Mt 16.18) Ne disait-il pas encore aux 72 disciples : « Aussi bien vous ai-je donné le pouvoir de fouler aux pieds serpents, scorpions, et toute puissance de l’Ennemi, et rien ne pourra vous nuire ». (Luc 10.19)

 

           Mais chaque chrétien est membre de Christ et il participe à son pouvoir  ; en tant que bap­tisé et confirmé, il a part au Sacerdoce royal du Christ. A ce titre et selon la mesure de son union au Christ par la foi et la charité, il n’échappe pas seulement aux emprises du Mau­vais, au moins partiellement, mais il est aussi habilité à le combattre, à faire reculer son empire ; il est médiateur de sa défaite.

 

LES EXORCISMES ET L’ÉGLISE PRIMITIVE

            Quand on lit les Pères de l’Église, on constate, avec l’évidence la plus absolue, que ces Pères n’ont pas falsifié, encore moins contredit directement, le pouvoir RÉEL de chasser les démons, que le Christ a conféré à TOUS LES CROYANTS  !... En effet, dans l’Église primitive, l’exorcisme chrétien acquit rapidement un important prestige, car il délivrait même les païens qui en faisaient la demande. Tout chrétien était vraiment habilité à exercer cette fonction. Ce rite était vraiment transparent au temps du Christ et librement exercé. Ce fut alors un ministère spécifique, un des signes les plus marquants du Royaume !...

            Le pouvoir de chasser les démons était courant et public dans les premiers siècles, alors que TOUS LES CHRÉTIENS, CLERCS ET LAÏCS, réussissaient à chasser les démons. Nombreux sont les témoignages contemporains à ce sujet, et ils nous indiquent que ce fait servait même aux apologistes comme argument de la divinité de Jésus et du christianisme.

            Ainsi, Tertullien attire souvent l’attention des païens sur ce fait, et il leur lance même ce défi : « Qu’on amène ici, en présence de vos tribunaux, quelqu’un qui soit certainement tourmenté par le démon. Sur l’ordre qui lui en sera donné par un CHRÉTIEN QUELCONQUE, cet esprit se proclamera démon en toute vérité, comme ailleurs il se déclare faussement Dieu ». (P.L. 1, 410)

            Dans le même sens, saint Justin écrivait ce qui suit : « Vous pouvez comprendre ce que je vous dis, par les faits mêmes qui se produisent devant vos yeux En effet, un grand nombre d’hommes, saisis par le démon, dans le monde entier et ici dans votre ville même, que d’autres adjurateurs et enchanteurs n’ont pu guérir, BEAUCOUP DES NÔTRES, JE VEUX DIRE DES CHRÉTIENS, les ont adjurés par le nom de Jésus-Christ, crucifié sous Ponce Pilate, et les ont guéris, et les guérissent encore maintenant, désarmant et chassant les démons qui les possèdent ». (P.G. 6, 453B) On pourrait ajouter les témoignages de Lactance (P.L. 4, 334), de saint Hilaire (P.L. 10, 40lB) de Firmicus Maternus (P.L. 12, 1013-1014), de saint Théophile d’Antioche (P.G. 6, 1061B).

 

           Les Pères de l’Église ont une grande confiance dans l’argument qu’ils tirent du pouvoir qu’ont les FIDÈLES de délivrer les possédés par le seul nom de Jésus-Christ. D’autre part, de nombreux païens se sont convertis à la vue de ces prodiges. Sur ce point, on peut se re­porter à saint Cyprien (P.L. 6, 555), à saint Athanase (P.G. 25, 181), à Munucius Félix (P.L. 3, 323-327), à saint Jérôme (P.L. 23, 348C), à saint Ambroise (P.L. 16, 1024A).

            Terminons en rappelant ce texte très probant d’Origène, qui parle de « ces démons que LA PLUPART DES CHRÉTIENS expulsent des énergumènes, et cela sans le secours de vaines prati­ques magiques ou d’incantations, par des prières seulement et par de simples adjurations, DONT L’HOMME LE MOINS CULTIVÉ EST CAPABLE. De fait, ce sont des IGNORANTS, le plus souvent, qui font cela ». (P.G. 11, 1425-1426)

 

L’ENSEIGNEMENT COMMUN DES THÉOLOGIENS

      Les remèdes contre les influences diaboliques sont la prière, la pénitence, les sacrements, les sacramentaux et les exorcismes. L’Église a même institué l’ordre des exorcistes, qui était régulièrement conféré aux aspirants à la prêtrise. Ici, il faut distinguer l’exorcisme SO­LENNEL et l’exorcisme PRIVÉ ! ...

 

     L’exorcisme SOLENNEL doit se faire, généralement du moins, dans une église ou une cha­pelle ; les prêtres seuls peuvent l’entreprendre avec une permission particulière de l’évêque du lieu. Par ailleurs, lorsqu’il s’agit de l’exorcisme PRIVÉ, il est toujours permis, même aux laïcs. Ces derniers peuvent utiliser alors les prières du Rituel romain or, des formules abrégées, mais ils doivent parler en leur nom propre, non pas au nom de l’Église.

     Cette distinction est commune chez les théologiens, mais elle est relativement peu connue. Ainsi, en se basant sur les moralistes Ballerini et Lehmkuhl, le père Aug. Main, S.J. a écrit ce qui suit : « Les exorcismes peuvent être solennels ou privés. Les premiers sont ceux qu’on fait publiquement, dans l’église, en habit de chœur. Les prêtres seuls peuvent l’en­treprendre ; il leur faut généralement la permission de l’évêque. L’exorcisme PRIVÉ EST TOU­JOURS PERMIS, MÊME AUX LAÏCS, mis ceux-ci doivent parler en leur propre nom et pas au nom de l’Église. La forme n’est pas fixée ». (Des grâces d’oraison, Paris, Beauchesne, 1931, p.450)

      Dans son manuel de théologie morale, Dominique Prummer a écrit : « Non seulement les clercs, qui ont le pouvoir des ordres, mais aussi les LAÏCS peuvent pratiquer l’exorcisme d’une façon privée et secrète ». (Manuale theologiae moralis, Barcelona, Herder, 1945, p.384)

    Un autre moraliste réputé, H. Noldin, a écrit : « L’exorcisme PRIVÉ [...] peut être exécuté PAR TOUS LES FIDÈLES. [... ] L’efficacité de cet exorcisme ne dérive pas de l’autorité ou des prières de l’Église, ni n’est réalisé au nom de l’Église, mais par la puissance du nom de Dieu et de Jésus-Christ. » (Summa theologiae moralis, Innsbruck, t.3, q.53, p.42)

          Sur le même sujet, on peut se reporter aux auteurs suivants : Saint Alphonse de Liguori, Praxis confessarii, parag. 113. A. Tanquerey, Précis de théologie ascétique et mystique, Paris, Desclée & Cie, 1928, p.965. R. Garrigou-Lagrange, O.P., Les trois âges de la vie intérieures, Paris, Ed. du Cerf, 1938, t.2, p.811. B. H. Merkelbach, 0.P., Summa theologiae moralis, Desclée de Brouwer, 1939, p.706. H. Noldin recommande aux prêtres de recourir fréquem­ment à l’exorcisme privé, op. cit., p.43.

 

     D’après les paroles mêmes de Jésus conférant à tous les croyants le pouvoir de chasser les démons (Marc 16.17), selon les enseignements communs des Pères de l’Église et des théologiens, il ressort très clairement que les LAÏCS peuvent faire des exorcismes PRIVÉS, sans doute avec la prudence et la discrétion qui s’imposent  !... Ce pouvoir octroyé à tous les CROYANTS conserve toute sa valeur de légitimité et toutes les interdictions ne peuvent être qu’abusives et invalides  !... C'est un pouvoir fondé sur la foi et la prière. Il convient de remarquer que, parmi les pouvoirs concédés à tous les croyants, l’exorcisme est mentionné en premier lieu. Cette fonction établie par le Christ est imprescriptible et elle jouit de la pérennité  !...

 

C'EST UNE HÉRÉSIE DE NIER LE POUVOIR D’EXORCISME POUR LES SIMPLES FIDÈLES

      Les directives officielles des autorités ecclésiales ne tiennent aucun compte des enseignements des Pères de l’Église et des théologiens, et encore moins du pouvoir donné explicitement A TOUS LES CROYANTS par le Christ lui-même !... Malheureusement, au nom de la théolo­gie la plus authentique, il faut qualifier une telle attitude comme étant hérétique !...

      En effet, c'est une hérésie de contredire des paroles formelles du Christ !... Malheureusement, la grande majorité des membres du clergé, à tons les paliers, ignorent qu’il y a deux espèces de dogmes : les vérités DE FOI CATHOLIQUE, qui ont été définies par le Magistère, et les vérités DE FOI DIVINE, qui sont clairement et explicitement exprimées dans l’Écriture Sainte. Or, les paroles de l’Évangile, par lesquelles le Christ octroie A TOUS LES CROYANTS le pouvoir de chasser les démons, constituent une vérité DE FOI DIVINE et, en conséquence, c'est une hérésie de contredire ces paroles du Christ  ! ...

 

     Comme il s’agit d’un pouvoir que le Christ lui-même a accordé à tous les croyants, absolu­ment personne ne peut le contredire, même pas le Magistère actuel de l’Église ! ... En effet, la Constitution de Vatican II sur la Révélation divine rappelle que « la charge d’interpréter authentiquement la parole de Dieu écrite ou transmise a été confiée au seul Magistère vivant de l’Église, dont l’autorité s’exerce au nom de Jésus-Christ ». Cependant la même Constitu­tion ajoute ce qui suit : « CE MAGISTÈRE N’EST PAS AU-DESSUS DE LA PAROLE DE DIEU ; il la sert, n’enseignant que ce qui a été transmis, puisque, en vertu de l’ordre divin et de l’assistance du Saint-Esprit, il l’écoute pieusement, la garde religieusement, l’explique fidèlement, et puise dans cet unique dépôt de la foi  tout ce qu’il nous propose à croire comme étant divinement révélé. » (n. 10)

 

THÉOLOGIE ET DROIT CANONIQUE

      Il convient de remarquer que, dans trois volumes importants publiés dans les dernières années, par des auteurs très connus, sur le démon et les exorcismes, absolument aucune mention n’est faite de l’enseignement des théologiens !..- On voit aussi que les dicastères romains n’en tiennent aucun compte dans leurs directives, établies le plus souvent par des canonistes qui sont, - faut-il l’admettre -, de piètres théologiens !... En effet, les canonistes tombent parfois dans l’erreur, à cause de l’ignorance de certains principes théologiques, ignorance due à une attention trop exclusive à leur spécialité !...

            Il est nécessaire aussi de rappeler que la théologie est une science subalternante par rapport au Droit canonique qui lui est dépendant, en ce sens qu’il est constitué par l’exposé LÉGAL de certains principes théologiques ; il doit donc s’élaborer d’après les principes mêmes de la théologie  !... Dans le Droit canonique, tout ce qui pourrait être contraire aux princi­pes de la théologie comme telle doit être considéré comme étant erroné !...

            C’est le cas de l’interprétation fausse que l’on fait du can. 1172, §1, qui s’applique SEULEMENT à l’exorcisme SOLENNEL, précisément parce que ce genre d’exorcisme est pratiqué au nom de l’Église  ! ... Il faut affirmer que toute extrapolation d’interdiction de ce canon à l’exorcisme PRIVÉ est abusive et invalide et, - faut-il le dire -, de caractère hérétique  !...

            Sans doute, tous ceux qui, jusqu’ici, sont tombés dans cette erreur ne deviennent pas immédiatement et automatiquement hérétiques, à la condition qu’ils acceptent d’examiner sérieusement et honnêtement le problème en vue de quitter leur erreur. En effet, l’hérésie suppose l’obstination à nier une vérité dogmatique, qu’il s’agisse évidemment d’une vérité DE FOI DIVINE, comme l’est la collation à tous les croyants du pouvoir de chasser les démons ou d’une vérité DE FOI CATHOLIQUE, comme l’est tout dogme défini par le Magistère de l’Église, et le Droit canonique stipule que l’hérétique encourt une excommunication « latae sententiae » (Can. 1364, §1)

            L’abolition presque totale des exorcismes dans l’Église est tout à fait contraire à l’Évangile ; une telle interdiction sert directement la cause des démons !... Comme preuve de ce désastre moral, on peut citer la lettre que le Cardinal Ratzinger envoyait à tous les évêques du monde entier, le 29 septembre 1985, par laquelle il interdisait tous les exorcismes, sauf ceux qui sont pratiqués par des prêtres autorisés par les évêques, alors que ce genre d’exorcismes est presque inexistant dans l’Église entière... Il interdisait - et malheureusement il ne fut pas le seul à agir ainsi  - l’usage de la prière d’exorcisme rédigée par le pape Léon XIII : une telle interdiction ne fut certainement pas inspirée par l’Esprit-Saint !... N’est-il pas loisible de penser que les autorités religieuses sont un peu comme les mauvais anges : lorsqu’elles se trompent, leur erreur devient irréversible :... « Flens dico »  !... (Phil. 3.18) Malheureusement, pour les autorités religieuses prévaut sou­vent l’adage suivant : « Les supérieurs ont toujours raison d’avoir tort, tandis que les inférieurs ont toujours tort d’avoir raison » !... Dans l’Église de Dieu, il devrait suffire de se protéger contre les loups, mais parfois ne faut-il pas se protéger aussi contre les bergers ?...

            Pour vaincra le démon, l’exorcisme est l’arme spécifique et souvent victorieuse. Les exorcismes ne sont pas réservés à des spécialistes seulement ; sans doute, une certaine préparation est requise, mais la tradition biblique n’a jamais mis en évidence une technique des exorcismes. En effet, lorsque Jésus a transmis aux Apôtres et à tous les « croyants » le pou­voir de chasser les démons, il n’a pas ajouté de conseils invitant à la prudence, à l’analyse des situations diverses, à l’usage des techniques, au recours aux psychologues  ! ... Son man­dat fut direct et concret : « Voici les miracles qui accompagneront CEUX QUI AURONT CRU  : EN MON NOM, ILS CHASSERONT LES DÉMONS »  !... (Marc 16.17)

 

JÉSUS FAVORISAIT LES EXORCISMES

            Les autorités de l’Église interdisent presque totalement la pratique des exorcismes. Il ne faudrait pas oublier ici l’avertissement que Jésus adressait à ses disciples, qui n’acceptaient pas le ministère d’un homme chassant les démons au nom du Christ, sans faire partie de l’équipe des douze. En effet, Jésus leur dit : « Ne l’empêchez pas ; qui n’est pas contre vous est pour vous. » (Luc 9.50)

            Celui qui chassait les démons au nom de Jésus le faisait avec succès, ce qui prouve la puissance du nom de Jésus sur les démons. Les disciples voulaient interdire à cet homme d’u­ser du nom de leur Maître. La raison de cette intervention était que l’exorciste ne faisait pas partie de leur groupe : cela paraissait être un emploi abusif du nom de Jésus et capable de diminuer l’autorité des véritables disciples aux yeux de la foule.

            Jésus fut moins intransigeant que ses disciples. Il ne voulut pas qu’on empêchât cet homme de continuer ses exorcismes. Il eût été dommage que cette leçon ne fût pas parvenue jusqu’à nous  ! ... En effet, dans l’Église actuelle, on fait des défenses absolument abusives et injustes !... Si actuellement Jésus revenait en personne dans l’Église, il dirait certaine­ment au Magistère : « N’empêchez pas vos fidèles de chasser les démons : c'est Moi qui leur en ai donné le pouvoir ; ne contredisez mon enseignement » !... Il importe grandement que l’Église retrouve le plein emploi des moyens que le Christ lui a donnés pour mener le combat spirituel contre le démon  !...

 

IL Y A  FAUTE MORTELLE A S’OPPOSER AUX EXORCISMES

            Sans doute, il ne faut pas voir le démon partout ni pratiquer les exorcismes ou les prières de libération à la légère ! ... Néanmoins, la théologie, qui a un rôle éminent à jouer dans l’Église, considère comme une faute, pour ceux qui ont charge d’âmes, de ne pas secourir une personne soumise à l’action du démon.

 

           A ce sujet, Mgr Auguste Saudreau, qui est un auteur de grande valeur en spiritualité, a écrit : « Les théologiens, qui ont traité ces questions ‘ex professo’, déclarent qu’IL Y A FAUTE MORTELLE pour celui qui a charge d’âmes à ne pas exorciser ceux qui sont possédés. Il est évident qu’IL Y AURAIT FAUTE MORTELLE À S’OPPOSER AUX EXORCISMES ET À EMPÊCHER QU’ON PORTE SECOURS à de pauvres ÊTRES qui ont à subir une épreuve spirituelle et corporelle aussi terri­ble ». (L’état mystique et les faits extraordinaires de la vie spirituelle, ch. 22, Éditions Brunet Arras) Les autorités religieuses ont le devoir grave de tenir compte de cette affir­mation théologique, qui n’est pas une simple opinion plus ou moins probable (!), mis qui exprime l’ENSEIGNEMENT COMMUN des théologiens qui ont étudié cette question !...

 

LES INFLUENCES DIABOLIQUES

 

           Dans l’action du démon, il faut distinguer une façon ORDINAIRE et une autre EXTRAORDI­NAIRE. La première façon consiste pour le démon à pousser les hommes au péché par les tentations ; quant à la seconde façon, elle peut se traduire par les formes suivantes : 1) L’OB­SESSION, qui est une suite de tentations plus violentes et plus prolongées que les tentations ordinaires. 2) La POSSESSION, où le démon agit réellement dans le corps du patient, au lieu de faire sentir son action seulement du dehors comme dans l’obsession. 3} La VEXATION, par laquelle le démon peut causer des troubles dans la santé, les biens matériels, les affections hu­maines, le travail, etc. 4) Les INFESTATIONS, qui peuvent atteindre différents objets, des maisons, des animaux. 5) Les SOUFFRANCES externes, coups et sévices, que l’on retrouve dans la vie des saints ou personnes ferventes. 6) L’état de DÉPENDANCE du démon, dont la cause est un pacte avec lui.

 

           Avant que la possession ne soit discernée, le démon provoque souvent des troubles physi­ques et psychiques, pour lesquels les traitements et les médicaments s’avèrent le plus souvent inefficaces. Parmi les maux physiques, on constate que ce sont surtout la tête et l’estomac qui en sont le plus affectés.

 

           Parmi les influences diaboliques SECONDAIRES, on peut mentionner plusieurs anomalies psychiques, comme l’imperméabilité à l’égard des valeurs divines, l’aversion du sacré, le doute religieux, l’incapacité d’éprouver une vraie contrition du péché, l’impossibilité de se con­centrer pour la prière et pour la lecture de l’Écriture Sainte, l’angoisse, l’irritabilité, l’agressivité, le blasphème, l’alcoolisme, l’immoralité, la kleptomanie, le tabagisme, la toxicomanie, etc. Devant cette diversité des influences diaboliques, que peut bien faire le psychologue ?...

 

           Dans notre monde permissif, plusieurs deviennent sous l’influence du démon, sans trop s’en apercevoir, en faisant des expériences du côté de la magie, de la sorcellerie, de l’oc­cultisme, du spiritisme, des religions orientales, en ignorant les dangers qu’ils encourent. Par ailleurs, certains peuvent nuire à autrui par l’intervention du démon au moyen de la magie noire, des malédictions, du mauvais œil et des sorts.

 

LA CERTITUDE DE LA POSSESSION

 

           Le communiqué de l’Agence France-Presse, dont il a été fait mention précédemment, indique que, selon le nouveau Rituel « l’exorciste ne doit jamais procéder à un exorcisme sans avoir la « certitude morale de se trouver réellement face au démon » !... Voilà une exigence qui est théologiquement plus que discutable !...

 

           Il faut rappeler d’abord que les signes caractéristiques d’une possession diabolique ne se manifestent pas constamment ; au contraire, ils apparaissent presque toujours pendant ou vers la fin d’un exorcisme. Sauf dans les cas les plus graves, le sujet possédé peut continuer à vaquer à son travail, à poursuivre des études, d’une manière apparemment normale, étant en réa­lité le seul à connaître les efforts que cela lui demande. Lorsqu’il ne se trouve pas en présence d’une influence religieuse, le possédé n’attire habituellement pas l’attention ; au con­traire, il peut être aimable et discret  !...

 

           Le discernement est souvent difficile et conjectural et c'est l’exorcisme lui-même qui permet de diagnostiquer la possession. Les trois principaux symptômes de la possession, c'est-à-dire une force surhumaine, le parler en langues inconnues et la connaissance de choses cachées, ne se manifestent jamais avant l’exorcisme et toujours pendant celui-ci. C'est au cours de l’exorcisme que l’exorciste discerne graduellement la gravité du mal, qu’il constate s’il s’agit d’une possession, d’une obsession, d’une vexation, et si le mal est profondément enraciné.

 

           Il convient de remarquer que le nouveau Code de droit canonique n’exige plus la certitude de la présence du démon pour prononcer un exorcisme (can. 1172), comme le faisait l’ancien Code (can. 1151).

 

           D’ailleurs, pourquoi prendre tant de « précautions » pour éviter de nuire au démon, alors qu’il est la cause, plus ou moins lointaine, de tout le mal qu’il y a chez les homes et sur la terre ?... De plus, selon le témoignage de nombreux exorcistes, jamais un exorcisme, qui n’était pas nécessaire, n’a causé le moindre dommage ; par contre, ils ont parfois eu à regretter de l’avoir omis !...

 

           A ce sujet, on peut admirer la « sagesse » du père Francescau Palau, béatifié par le pape Jean-Paul II, le 25 avril 1988 !... Il accueillait les malades mentaux et il les exorcisait TOUS : alors, ceux qui étaient malades restaient malades, tandis que les possédés étaient libérés !...

 

LE RECOURS AUX PSYCHOLOGUES

 

           La mentalité qui prévaut généralement dans l’Église et notamment chez les membres de la hiérarchie, c'est de consulter les psychologues pour détecter une éventuelle possession dia­bolique. Cependant il faut affirmer que les psychologues, de quelque discipline qu’ils soient, n’ont habituellement pas la capacité et les aptitudes requises pour faire un tel discernement, d’autant plus qu’il existe une variété de possessions diaboliques, qui comportent des différences appréciables, quant à leur gravité et à leurs symptômes.

 

           On ignore presque toujours qu’il y a des NÉVROSES-MALADIES et des NÉVROSES-DÉMONIAQUES.  On attribuera parfois à un dédoublement de la personnalité ce qui ne sera, en fait, que l’in­tervention d’un esprit déchu. Il faut savoir aussi qu’une vraie possession diabolique est accompagnée presque toujours de troubles mentaux et nerveux, qui sont produits et amplifiés par le démon et dont les manifestations et symptômes sont pratiquement et médicalement iden­tiques à ceux que produisent les névroses. Les psychologues sont habituellement incapables d’établir un discernement entre une NÉVROSE-MALADIE et une NÉVROSE-DÉMONIAQUE ! ...

 

           Léon Bloy n’était peut-être pas très loin de la vérité, lorsqu’il écrivait : « Si des prêtres ont perdu la foi au point de ne plus croire à leur privilège d’exorcistes et de n’en plus faire usage, c'est un malheur horrible et une prévarication atroce, par laquelle sont irrémédiablement livrées aux pires ennemis les prétendues hystériques dont regorgent nos hôpi­taux » !... Mais pour être plus conforme à la vérité, ne faudrait-il pas blâmer beaucoup moins les prêtres que les autorités romaines, qui interdisent presque tous les exorcismes ?...

 

NOMBREUX SONT LES DÉMONOPATHES

 

           Les exorcismes sont nécessaires pour les cas de possession véritable ; cependant, en pra­tique, les exorcistes sont sollicités et ils peuvent intervenir pour tous les cas d’influence diabolique. La différence entre la possession et les autres influences diaboliques n’est pas toujours très nette ; néanmoins, chez les « clients » des exorcistes, il y a un point commun : ce sont des gens qui subissent des épreuves ou des souffrances inexpliquées, qu’elles soient physiques, psychiques, spirituelles ou matérielles. Comme le fait toute personne en diffi­culté, on cherche un peu partout des solutions à ses problèmes !...

 

           Plusieurs membres du clergé croient que les influences diaboliques sont plutôt rares et surtout les réelles possessions. Certains exorcistes officiels se croient même sans emploi ! Néanmoins, de nombreux cas d’influence diabolique, qui se rencontrent à des degrés divers de gravité, échappent souvent à l’attention de ceux-là mêmes qui devraient exercer un ministère de libération ou d’exorcisme. Les démonopathes sont très nombreux, mais très souvent ils ne peuvent trouver un exorciste, qui puisse leur venir en aide !...

 

           Il ne faut pas oublier que la tactique habituelle du démon est de se cacher. Quelques cas spectaculaires de possession ont peu d’intérêt pour ses fins ; il lui faut des milliers de cas d’obsession !... Et c'est là qu’un exorcisme privé peut libérer, parfois d’une façon instantanée, une âme assiégée. Or, la prière d’exorcisme publiée par ordre du pape Léon XIII peut être utilisée « dans les cas où l’on peut supposer une action du démon, se manifestant soit par la méchanceté des hommes, soit par des tentations, des maladies, des intempéries, des calamités de toutes sortes », selon les indications fournies au bas de cette prière. L’interdiction de cette prière est certainement abusive et invalide, et tous ont le droit et parfois même le devoir d’en faire usage !...

 

CONCLUSION

 

           Il faut espérer que les erreurs indiquées dans la présente intervention seront corrigées par les autorités compétentes !... Ainsi, tous les fidèles reprendront un droit absolument strict de lutter contre le démon par le moyen spécifique que le Christ a conféré à tous les CROYANTS, c'est-à-dire l’exorcisme ! ... Voilà d’ailleurs ce qui ressort clairement, pour tout esprit capable d’objectivité, de l’Évangile (Marc 16.17), de la pratique de l’Église primitive décrite par les Pères de l’Église, de l’enseignement UNANIME des théologiens qui ont étudié ce problème !..."

 

Le 20 avril 1999. Publication et photocopies autorisées. Un théologien"

source : http://maranatha.mmic.net/Exorcisme.html

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 21:22

Fête des saints Anges gardiens

"Il nous est doux, chaque année, de voir arriver la fête des saints Anges gardiens, car elle nous donne une occasion toute particulière de dire un mot sur la dignité, les fonctions, le crédit de nos bons Anges, sur les services qu'ils nous rendent et sur nos devoirs envers eux.
C'est en nous pénétrant bien de tout cela, au moins une fois dans l'année, que nous comprendrons mieux ce que nous valons aux yeux de Dieu et combien le ciel est beau, puisque, pour nous y conduire à travers les orages de la vie, Dieu donne à chacun de nous, en la personne de notre Ange gardien, un pilote habile, un défenseur invincible, un ami tendre et fidèle.
Fra Angellico Le Paradis
Hélas ! que de chrétiens oublient que Dieu les aime au point qu'il leur a donné un Ange, au moment de leur naissance, pour les garder, les préserver de tout mal, les diriger dans les difficultés et les tourments de la vie, les guérir, les sauver !
Oui, Dieu a voulu qu'un Ange soit continuellement à notre service, un Ange de son beau paradis, un Ange pour nous servir de trait d'union entre sa majesté et notre petitesse, pour nous couvrir de ses grandeurs et de sa gloire en ce monde où tout est misérable et vil. Quel honneur divin en notre faveur ! Comme saint Jérôme a raison de s'écrier : « Quelle est donc la dignité des âmes, puisque chacune d'elles reçoit à son entrée dans la vie un Ange chargé par Dieu lui-même de veiller à sa garde ? »
« Nos Anges gardiens, dit saint Bernard, nous aident et nous protègent dans toutes les positions, toutes les circonstances de notre vie. Ils travaillent à notre salut avec une sollicitude active, infatigable, que rien ne peut décourager. Ils le font en nous montrant la voie à suivre, en écartant les obstacles, en combattant avec nous, en nous fortifiant dans les dangers. »
« Ils portent au pied du trône de Dieu, ajoute Bossuet, nos prières, nos bonnes œuvres, nos désirs, nosAnge Gardien pensées, et surtout nos larmes, notre repentir, nos souffrances endurées pour l'amour de Dieu avec humilité et patience. »
Enfin, quand la mort arrive, dans ces derniers combats où va se décider notre sort éternel, enseignent les théologiens, ils redoublent de vigilance pour réprimer la fureur des démons, pour ramener dans notre cœur abattu l'esprit de componction, de pénitence et de ferveur.
La mission des Anges gardiens se continue même au delà du tombeau. Ils nous visitent en purgatoire, ils nous consolent, ils nous rendent plus douce l'espérance de jouir bientôt des délices du ciel, ils obtiennent des suffrages en notre faveur, ils négocient auprès de Dieu la grande affaire de notre délivrance.

Quelle récompense est digne de tant de bienfaits, et comment ne pas aimer les bons Anges ? Nous les aimerons et nous reconnaîtrons dignement leurs services si nous contribuons, selon notre pouvoir, à l'accroissement du culte de ces célestes protecteurs, si nous nous efforçons surtout à leur rendre amour pour amour.
Oh ! respectons toujours leurs chastes regards ; ne les forçons point à rougir de notre conduite ou à fuir loin de notre âme, couverte de la lèpre du péché.
Comme la mauvaise odeur chasse les colombes, et la fumée les abeilles, ainsi le péché fait fuir les bons Anges.
Ayons une confiance sans bornes en leur protection, car ils sont puissants, prudents et fidèles. Invoquons-les souvent et suivons leurs saintes inspirations. Ne passons jamais un jour sans réciter pieusement cette petite prière à notre bon Ange : « Ange de Dieu qui êtes mon gardien et à qui j'ai été confié par la Bonté divine, éclairez-moi, défendez-moi, conduisez-moi et dirigez-moi. »

Le souverain Pontife Pie VI (bref du 2 octobre 1795) a accordé à tous les fidèles : I° une indulgence de 100 jours, chaque fois que, de cœur au moins contrit et avec dévotion, ils réciteront cette prière ; 2° une indulgence plénière, en la fête des saints Anges gardiens, à ceux qui l'auront récitée, matin et soir, toute l'année, pourvu que, confessés et communiés, ils visitent en ce jour une église ou un oratoire public et y prient pour le Souverain Pontife ; 3° enfin, une indulgence plénière à l'article de la mort (bref du 11 juin 1796).

Ayons donc à cœur de propager le culte des saints Anges gardiens, et honorons-les par nAmour de Dieuotre piété. Anges de la terre, rivalisons avec les Anges du ciel de zèle et d'amour pour la gloire de Dieu. Alors, quand la mort, déployant sur nous ses ailes funèbres, après une lutte cruelle, aura imprimé le cachet de sa victoire sur notre corps, notre bon Ange gardien lui-même prendra notre âme et la portera dans les cieux, où nous jouirons à jamais, avec lui, avec tous les Anges et les saints, de l'éternelle félicité."

 

"Octobre est le mois des saints Anges gardiens, esprits bienheureux que Dieu a créés pour sa gloire et son service d'abord, mais aussi pour nous protéger contre les démons, tantôt en éloignant leurs attaques en vertu de la puissance qu'ils ont sur eux, tantôt en répandant dans notre esprit une vive lumière et dans notre cœur l'énergie nécessaire pour découvrir et repousser les ruses infernales des ennemis de notre salut.
Nous devons donc honorer et tendrement aimer les bons Anges, surtout celui que Dieu a commis à notre garde particulière. Ne serait-ce pas nous montrer biens ingrats que de ne pas aimer notre Ange gardien, qui nous témoigne tant d'affection et nous porte un si vif intérêt, qui veille continuellement sur nous et nous préserve de tant de dangers ?

 


Commentant ce verset du psaume : « Dieu a commandé à ses Anges de prendre soin de vous, pour qu'ils vous gardent dans toutes vos voies... Et ils vous porteront dans leurs mains" saint Bernard adressait à ses religieux ce discours simple mais touchant et bien instructif :
« Dieu a commandé à ses Anges de prendre soin de vous : O condescendance admirable ! ô le grand honneur que nous fait son amour ! Quel est, en effet, Celui qui commande ? à qui, en faveur de qui, et que commande-t-il ? Considérons avec soin et confions religieusement à notre mémoire ce mandat sacré. Qui donc l'a donné, à qui appartiennent les Anges ? des ordres de qui dépendent-ils ? à quelle volonté sont-Assomption-de-Marieils obéissants et fidèles ? C'est à ses Anges que Dieu a ordonné de vous garder, et de vous garder dans toutes vos voies ; et ils n'hésitent pas à vous prendre dans leurs mains, afin que votre pied ne trébuche pas dans la route.

 

C'est donc la majesté souveraine qui a commandé aux Anges, et à ses Anges, eux qui sont si élevés, si souverains, si près de Lui, qui sont les habitants de sa maison et comme les vrais membres de sa famille. Et il les a chargés de vous. Mais qu'êtes-vous donc ? O Seigneur, qu'est-ce que l'homme pour que vous vous souveniez de lui ? et le fils de l'homme pour que vous le comptiez pour quelque chose ? comme si l'homme n'était pas corruption, et le fils de l'homme un ver de terre.
Le psalmiste ajoute : Pour qu'ils vous gardent dans toutes vos voies. Combien cette parole doit produire en vous de respect, vous inspirer de dévotion, vous donner de confiance ! de respect à cause de leur présence, de dévotion à cause de leur bienveillance, de confiance à cause de leur fidélité. Marchez avec précaution comme un homme à qui les Anges sont présents dans toutes ses voies.

En quelque lieu écarté ou secret que vous vous trouviez, ayez toujours pour votre Ange un religieux respect. Oseriez-vous bien faire en sa présence ce que vous n'oseriez pas devant moi ? ou douteriez-vous qu'il soit présent parce que vous ne le voyez point ? Mais ils sont là ; ils sont présents ; ils le sont pour vous ; pour vous protéger et pour vous servir.
Et ils vous porteront dans leurs mains. Ils vous garderont dans vos voies ; petit enfant, ils vous conduiront là où le petit enfant peut marcher. Au reste, ils ne permettront pas St Michel Archangeque vous soyez tenté au-dessus de vos forces ; mais ils vous prendront dans leurs mains pour vous faire franchir les obstacles qui se rencontrent devant vous. Oh ! que celui-là franchit facilement les obstacles, qui est porté dans de telles mains !

Lors donc qu'une grave tentation approche, qu'une affliction vous menace, invoquez votre gardien, votre conducteur, votre aide dans vos besoins et dans l'épreuve. Invoquez-le et dites : « Seigneur, sauvez-nous, nous périssons ! » Ni, il ne dort, ni, il ne sommeille, quoique en certains moments il ne paraisse pas écouter. Il est toujours vigilant, toujours secourable. Et il n'y a de péril pour vous de tomber de ses mains et de vous précipiter, que si vous ignorez, ou si vous oubliez qu'i1 vous soutient. »

Pourrions-nous ne pas rendre amour pour amour à notre bon Ange, et ne pas lui exprimer souvent notre reconnaissance pour les tendres soins qu'il daigne nous prodiguer ?
Nous aimerons et nous honorerons notre saint Ange gardien, si nous respectons sa présence, si noue implorons son assistance et si nous suivons ses inspirations.

Respecter la présence de notre Ange gardien. La majesté des rois de la terre imprime tant de respect qu'en leur seule présence on se tient dans le devoir Or, notre Ange gardien est bien plus noble que le plus grand roi du monde, puisque c'est l'ambassadeur céleste du Roi des rois, du Seigneur des seigneurs. Avec quel respect ne devons-nous donc pas veiller sur notre conduite, pour éviter tout ce qui pourrait blesser ses regards !

Implorer l'assistance de notre Ange gardien. Nous devons nous recommander souvent à notre bon Ange et implorer son assistance, surtout dans les tentations et dans les occasions dangereuses. Il sera notre soutien et notre appui ; il combattra avec nous et pour nous : il nous fera remporter la victoire sur le démon et nos passions.

Suivre les inspirations de notre Ange gardien. Ecoutons toujours ses avis, entretenons-nous dans les sentiments qu'il aura fait naître dans notre cœur : laissons-nous conduire et diriger par lui, en tout et partout. Nous n'aurons ainsi jamais le malheur de nous laisser égarer par des esprits de ténèbres et d'erreur qui cherchent sans cesse à nous faire abandonner les sentiers de la piété et de la sagesse chrétienne."



(source : P. Angély - Extrait de la revue "L'Ange Gardien" n°6 - Octobre 1899)

 

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 21:03

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