Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 21:26

Méditation de Benoît XVI lors des vêpres mariales :

"Quand les chrétiens en tous les temps et en tous les lieux se tournent vers Marie, ils se laissent guider par la certitude spontanée que Jésus ne peut refuser les demandes que sa Mère lui présente ; et ils s'appuient sur la confiance inébranlable que Marie est, en même temps aussi notre Mère – une Mère qui a fait l'expérience de la souffrance la plus grande de toutes, qui perçoit avec nous toutes nos difficultés et pense de façon maternelle à leur dépassement. Combien de personnes au cours des siècles sont allées en pèlerinage vers Marie pour trouver devant l'image de Notre-Dame des Douleurs – comme ici à Etzelsbach – consolation et réconfort ! "

"Regardons son image ! Une femme d'âge moyen avec les paupières alourdies de beaucoup de pleurs et en même temps le regard dirigé vers le lointain, comme si Elle était en train de méditer dans son cœur sur tout ce qui était arrivé. Sur ses genoux repose le corps inanimé de son Fils ; Elle l'étreint délicatement et avec amour, comme un don précieux. Sur le corps dénudé de son Fils, nous voyons les signes de la crucifixion. Le bras gauche du Crucifié tombe verticalement vers le bas. Peut-être cette sculpture de la Pietà – comme était souvent l'usage – était placée à l'origine au-dessus d'un autel. Ainsi le Crucifié renvoie avec son bras allongé à ce qui se passe sur l'autel où le Saint Sacrifice accompli par lui est rendu présent dans l'Eucharistie.

La position du Crucifié est une particularité de l'image miraculeuse d'Etzelsbach. Dans la plupart des représentations de la Pietà, Jésus mort gît avec la tête vers la gauche. Ainsi, l'observateur peut voir la blessure du côté du Crucifié. Ici, à Etzelsbach, au contraire, la blessure du côté est cachée, puisque le corps, précisément, est orienté vers l'autre côté. Il me semble que dans cette représentation se cache une signification profonde, qui se révèle seulement dans une contemplation attentive : dans l'image miraculeuse d'Etzelsbach, les cœurs de Jésus et de sa Mère sont tournés l'un vers l'autre. Ils s'approchent l'un de l'autre. Ils échangent mutuellement leur amour. Nous savons que le cœur est aussi l'organe de la sensibilité plus délicate pour l'autre comme il est également l'organe de la compassion profonde. Dans le cœur de Marie se trouve l'espace pour l'amour que son divin Fils veut donner au monde.

couronnement de Marie 02La dévotion mariale se concentre dans la contemplation de la relation entre la Mère et son divin fils. Les fidèles ont toujours trouvé de nouveaux aspects et titres qui peuvent mieux entrouvrir pour nous ce mystère, par exemple l'image du Cœur immaculé de Marie comme symbole de l'unité profonde et sans réserve avec le Christ dans l'amour. Ce n'est pas l'autoréalisation qui accomplit le vrai développement de la personne, chose qui aujourd'hui est proposée comme modèle de la vie moderne, mais qui peut facilement se changer en une forme d'égoïsme raffiné. C'est plutôt l'attitude de don de soi, qui s'oriente vers le cœur de Marie et par là aussi vers le cœur du Rédempteur.

« Nous savons qu'avec ceux qui l'aiment, Dieu collabore en tout pour leur bien, avec ceux qu'il a  appelés selon son dessein » (Rm 8,28) : c'est ce que nous venons d'entendre dans la lecture. En Marie, Dieu a fait tout concourir au bien et ne cesse de faire en sorte qu'à travers Marie, le bien se diffuse par la suite dans le monde. De la Croix, du trône de la grâce et de la Rédemption, Jésus a donné aux hommes comme Mère sa propre Mère Marie. Au moment de son sacrifice pour l'humanité, Il rend Marie, d'une certaine façon, médiatrice du flux de grâce qui vient de la Croix. Sous la Croix, Marie devient compagne et protectrice des hommes sur leur chemin de vie. « Son amour maternel la rend attentive aux frères de son Fils dont le pèlerinage n'est pas achevé, ou qui se trouvent engagés dans les périls et les épreuves, jusqu'à ce qu'ils parviennent à la patrie bienheureuse » (Lumen gentium, 62). Oui, dans la vie nous passons par des hauts et des bas, mais Marie intercède pour nous auprès de son Fils et nous communique la force de l'amour divin.

Notre confiance dans l'intercession efficace de la Mère de Dieu et notre gratitude pour l'aide dont nous faisons toujours de nouveau l'expérience portent en elles d'une certaine façon, l'impulsion à pousser laJésus t'aime réflexion au-delà des nécessités du moment. Que veut nous dire vraiment Marie, quand Elle nous sauve du danger ? Elle veut nous aider à comprendre l'étendue et la profondeur de notre vocation chrétienne. Avec une délicatesse maternelle, Elle veut nous faire comprendre que toute notre vie doit être une réponse à l'amour riche en miséricorde de notre Dieu. Comme si Elle nous disait : 3comprends que Dieu, qui est la source de tout bien et ne veut rien d'autre que ton vrai bonheur, a le droit d'exiger de toi une vie qui s'abandonne sans réserve et avec joie à sa volonté et qui mette tout en œuvre pour que les autres fassent de même." « Là où il y a Dieu, là il y a un avenir ». En effet : là où nous laissons l'Amour de Dieu agir totalement dans notre vie, là le Ciel est ouvert. Là il est possible de modeler le présent de façon à ce qu'il corresponde toujours plus à la Bonne Nouvelle de Notre Seigneur Jésus Christ. Là, les petites choses de la vie quotidienne ont leur sens, et là, les grands problèmes trouvent leur solution. Amen."

 

(source : 24 septembre 2011 à 00h07 par Michel Janva | Catégorie(s): L'Eglise : Benoît XVI )

Repost 0
26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 21:08

Publicités dans le métro pour l'adultère

"Depuis quelques jours de larges affiches s’étalent dans les couloirs du métro parisien vantant les mérites du site internet « Gleeden » qui se présente avec morgue et cynisme comme le « 1er site de rencontres extraconjugales ». Cette campagne n’est en effet rien d’autre qu’un encouragement et une incitation à l’adultère. Outre l’aspect amoral et sordide de ces affiches et de leurs slogans racoleurs, rappelons que si l’adultère n’est plus une faute pénale depuis 1975, il reste une faute civile, contrevenant à l’article 212 du Code Civil. Le Bloc Identitaire invite tous les parisiens soucieux de la protection de la famille et de l’enfance ainsi que de la simple décence à s’adresser à la régie publicitaire de la RATP, Média Transports, pour lui exprimer, avec courtoisie, leur réprobation et demander l’arrêt immédiat de cette campagne d’affichage :

 Média transports : 1, rond-point Victor Hugo - 92137 Issy-les-Moulineaux cedex - 01 46 90 52 00 -  Direction marketing : jean.jourdan@mediatransports.com"

 

Gleeden: la campagne "pro-adultère" qui choque

"Une incitation à l’adultère"

"Amoral, pour certains. "Ce qui me choque le plus, c’est l'existence d'un tel site, le fait que des personnes puissent s'investir dans de tels projets et les promouvoir de loin ou de près, ou plus exactement l'espèce de confiance qui se dégage du slogan avec le jeu de mots sur la fidélité, explique Myriam, jeune blogueuse chrétienne. C'est le reflet de toute notre société qui prône la satisfaction de tous les désirs et passions sans les passer au crible de la raison... Même engagés, on est tous tentés de se faire plaisir avec un autre ou une autre, mais justement, est-ce vraiment le plaisir spontané qui doit nous guider ? Je crois en la faculté de l'homme à tenir une promesse, même si dans l'immédiat, cela va parfois à l'encontre de ses désirs."

Michel Janva, du blog catholique pas spécialement progressiste Le Salon Beige, rejoint son point de vue et réprouve "cette campagne vantant l'adultère devant les millions d'usagers."

"Il est tout à fait indécent de faire la promotion de l'infidélité, notamment devant des mineurs, à l'heure où la société ressent le besoin de resserrer les liens fondamentaux, déclare-t-il, poursuivant : Pourquoi dénigrer l'institution familiale ? La famille est la cellule de base de la société et les enfants sont les premiers à souffrir de la séparation de leurs parents."

Il insiste sur les conséquences du divorce : "Ce désordre entraîne des préjudices graves : pour le conjoint, qui se trouve abandonné, pour les enfants, traumatisés par la séparation des parents, et pour son effet de contagion, qui en fait une véritable plaie sociale." Selon lui, "vouloir faire du profit sur cette plaie sociale [la séparation, ndlr] est tout à fait indécent."

Pour le Bloc Identitaire, c’est carrément "choquant". Le mouvement devenu parti politique, né après la dissolution d’Unité Radicale (et connu pour ses positions radicales justement), appelle les Parisiens à se plaindre à la régie publicitaire de la RATP, Média Transports. Dans un communiqué intitulé "Pas de promotion de l’adultère dans les couloirs du métro !", publié mardi sur son site, on peut lire :

"Cette campagne n’est en effet rien d’autre qu’un encouragement et une incitation à l’adultère s’imposant aux regards de tous les usagers du métro, et notamment des plus jeunes !"

"Simon Charles, du Bloc Paris, à l’origine de la contre-offensive, détaille : "Ce qui nous gêne vraiment, c’est que ce soit affiché dans le métro, c’est-à-dire l’espace public. Il y a des personnes qui nous ont dit que leurs enfants avaient vu les publicités et leur avaient demandé ce qu’était une relation extraconjugale !"

Selon lui, "Ce qui est incroyable, c’est la réaction de la jeunesse face à cette perte de valeurs. Car beaucoup de jeunes sont d’accord avec nous. Or il y a ce fantasme des publicitaires, qui pensent que la jeunesse se doit d’être décadente… Mais c’est plutôt la génération des soixante-huitards qui prône cette attitude libertaire. Aujourd’hui, les jeunes sont plutôt en quête de stabilité." Soutenu ou non par cette "majorité silencieuse des usagers du métro qui subissent l’agression publicitaire tous les jours" (qu’il pense incarner), le Bloc prévoit en tout cas d’autres actions dans les prochains jours si Média Transports ne cède pas."

Repost 0
25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 20:42

Une interview choc !

Paroisse Saint-Vincent-de-Paul « Les Réformés »

 

"Jean-Marie Guénois s’entretient avec le Père Michel-Marie dans le cadre de l’émission « L’Esprit des Lettres », sur la chaine KTO, au sujet de son livre « Homme et Prêtre » qui connaît aujourd’hui en librairie un grand succès.

Nul doute que vous réécouterez avec plaisir les moments les plus marquants de l’interview."

 

 


- Le Mystère du Prêtre cliquez ici : link

- S’adapter à chacun cliquez ici : link

 - Son programme cliquez ici : link

- La soutane cliquez ici : link

- Quand la Beauté sert la Foi cliquez ici :  link

- Le souci de ceux qui sont loin cliquez ici : link

- La préparation au Baptême cliquez ici : link

- Avec le Pape cliquez ici : link

- La Volonté de Dieu cliquez ici : link

- Mettre à mort l’esprit de ... cliquez ici : link

Repost 0
24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 21:58

24/09/2011  Prions pour ces âmes, gardons toujours espoir en la misericorde divine.



"Une horreur ! Le plus grand crime contre l'humanité ! Un génocide passé sous silence ! Et vous connaissez les méthodes employées aussi horribles les unes que les autres !
NOTRE DAME DES DOULEURS pleure ses enfants avortés.. déchiquetés, broyés ou brulés et jetés dans les poubelles des hopitaux et des cliniques.
Certains foetus alimentent un marché générant des sommes considérables entre les cliniques et l'industrie pharmaceutique et laboratoire pour recherche médicale. Je suis révolté ! Ceux qui pratiquent et encouragent l'avortement en toute connaissance de cause commettent un très grave péché mortel et ils devront répondre de leurs actes barbares et inhumains lors du Jugement particulier. Que ces enfants martyres sachent qu'ils sont aimés !"

"La haine sans fin qu'a satan contre le genre humain !"

 

40 Days for Life : Ecce nunc tempus acceptabile »

"Oui, nous y sommes : « C’est maintenant le moment favorable » ( 2 Corinthiens, 6, 2) puisque c’est aujourd’hui que commence notre Sainte Quarantaine et que débute aussi la 8ème campagne des 40 Days for Life. En vérité, elle a commencé dès hier dans de très nombreuses villes des États-Unis où les pacifiques combattants pour la vie se sont réunis devant des avortoirs pour des « kickoff events », des coups d’envoi. Quelques premières photos de ces événements ci-dessous.
Encore un grand merci à tous ceux qui se sont déjà inscrits à notre petite chaîne de prière commune pour soutenir les 40 Days for Life. Comme vous le savez, c’est très simple : la récitation d’une dizaine d’Ave chaque jour pendant toute la campagne (donc jusqu’au dimanche des Rameaux). On peut s’inscrire en cours de route (c’est ici qu’on confirme son inscription) : les ouvriers sont les bienvenus à la vigne, à tout moment, même ceux de la onzième heure…
 D’autres nouvelles, je l’espère, dès demain… Stay tuned !

À Omaha (Nebraska), Shawn Carney, le coordinateur national des 40 Days for Life s’adresse aux militants des Nebraskans United for Life." http://www.americatho.org/evangile-de-la-vie/40-days-for-life-%c2%ab-ecce-nunc-tempus-acceptabile-%c2%bb

 

 

"Gianna Jessen est une Américaine, aujourd’hui âgée de 33 ans, née à Los Angeles (Californie). C’est une chrétienne, dont j’ignore encore si elle est catholique, mais c’est une militante pro-vie, et une militante pro-vie miraculée dont sa mère a voulu se débarrasser alors qu’elle en était à six mois et demi de grossesse !

L’abominable avorteur de Planned Parenthood a eu recours à une injection dite “saline” pour tuer cette enfant à naître. Gianna a survécu à ce qui aurait du la tuer, et plaisante aujourd’hui sur cet abominable avorteur obligé de signer le certificat de naissance de celle qu’il avait voulu tuer…

La vidéo que je ne vous propose pas de voir, mais que je vous supplie de regarder, a été filmée eu Australie, à Melbourne, en 2008. Tout est sous-titré en français (avec un très léger décalage, sur mon navigateur, entre l’image et la parole). Vous allez y découvrir un témoignage bouleversant, très “américain” dans son style, c’est-à-dire mêlant humour et profonde réflexion. Vous devez voir et écouter Gianna. Et vous devez faire circuler ce témoignage."

"Les infanticides, les avortements, l'euthanasie... reviennent au même : LE MEURTRE... LA MORT D'INNOCENTS ËTRES HUMAINS.

On laisse la mort et ses ténèbres, au lieu de laisser la vie et sa lumière. On peut avoir des paroles disant que la vie humaine n'est pas respectée dans l'assassinat d'un pauvre innocent, ce sont des mensonges alors que cette même Nation a des paroles et des actes qui autorisent l'avortement et l'euthanasie.

Tant que l'on tuera des vies humaines, la haine, la colère, la violence, et les guerres ne cesseront jamais.  

Que l'amour et le respect de la vie soit une grâce accordée par Dieu à tous ses enfants afin que le monde devienne meilleur, juste, droit et prospère, et que ce ne soit plus la culture de la mort qui recouvre la terre comme maintenant, mais l'AMOUR."

Repost 0
24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 20:55
  • famillechretienne.fr - 23/09/2011 Par Benjamin Coste

Le curé de la paroisse Saint-Vincent-de-Paul à Marseille connaît bien la jeunesse. Quel regard porte-t-il sur les JMJ ? Quels effets constate-t-il chez les jeunes qu’il rencontre ? Avec le franc parler qu'on lui connaît, le Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine livre son expérience.

Zoom
© B. Coste

En tant que pasteur, comment sentez-vous la jeune génération évoluer dans son sentiment à l’égard de l’Église ?

"Je crois qu’il est difficile d’enfermer la jeunesse dans un grand tout et il ne plaît guère de la considérer comme un ensemble où les individualités perdraient leur saveur propre. Entre le jeune de banlieue qui aime Léo Ferré et Jean Ferrat (eh oui, cela existe !) et le jeune catholique de bonne famille qui tous les soirs se saoule sous un nuage de cannabis et de musique techno, il y a une distance qui frôle l’infini ! Et c’est pourquoi, si l'on voulait répondre avec justesse à votre question, il conviendrait d’interroger chaque jeune pour qu’il nous dise son sentiment sur l’Église, car celui-ci dépend évidemment de l’expérience qu’ils en ont, expérience pratique qui influe sur leur jugement bien plus que les idées reçues…

Leur amour pour l’Église est donc en grande partie dépendant de leur expérience ecclésiale et par conséquent redevable aux témoignages des prêtres qu’ils ont rencontrés, à la religieuse qui peut-être leur a fait un jour le catéchisme, autrement dit aux personnes consacrées chargées de représenter Dieu. Même si, à juste titre, on dit volontiers que tous les baptisés forment l’Église, il n’en demeure pas moins que le prêtre en est l’icône. Malheureusement, et je vous dis cela en tremblant, une simple erreur de sa part, un jugement blessant sortant de sa bouche, un accueil pas assez chaleureux, voire un désintéressement ou un mépris, un positionnement peu surnaturel, tout cela est suffisant pour écarter à jamais un être de l’Église…

Pardonnez-moi d’être aussi net dans mon jugement mais je suis convaincu que c’est le prêtre qui fait aimer l’Église ou qui la fait détester. Nous pouvons passer nos journées à dispenser aux jeunes l’enseignement le plus riche sur le mystère de l’Église et sa nécessité, cela ne sert à rien pour la faire aimer si le prêtre n'apparaît pas, au premier regard, comme un homme saisi par la foi et par le désir d'aimer… Il ne faudrait surtout pas oublier que le jeune, par nature épris d’idéal, à la recherche de lui-même, désireux de construire sa vie en la rêvant la plus belle possible, place instinctivement, très haut dans son imaginaire, le prêtre et par conséquent l’Église…

Aujourd’hui en contemplant la génération des jeunes prêtres français, je m’émerveille de ce qu’ils sont, en particulier de la densité de leur vie spirituelle et de leur soif d’annoncer Jésus dans une très grande cohérence intérieure. En vous disant cela, je n’entends pas juger la génération précédente qui, bien que férue d’intégration, désireuse d’être le levain dans la pâte, apparaît en son ensemble moins tendue vers l’annonce explicite de l’Évangile et surtout moins habitée par la volonté de faire découvrir le mystère de l’Église et la Personne de Pierre.

J’ai moi-même grandi, pourquoi le tairais-je, dans un contexte ecclésial où l’amour pour le pape n’était guère vibrant ! Il était de bon ton de dire que Rome était loin… que le pape et ses décisions pouvaient être remises en cause… que la liturgie, avant d’être universelle, devaient être le fruit de nos communautés… formatant ainsi de nombreux chrétiens dans une allergie viscérale envers ce qu’ils appelaient, du haut de leurs points de vue personnels, « l’Église-institution », et c’est ainsi, entre autres, que dans notre pays, l’amour pour l’Église s’est affadi.

Aujourd’hui les cartes sont redistribuées. Pour la majorité des jeunes prêtres de notre pays, l’intégration au monde ne va pas sans identité sacerdotale franchement manifestée. Il faut dire aussi que le bienheureux Jean-Paul II a balayé de son témoignage lumineux une grande partie de ces idées délétères sur l’Église, venues d'une base en crise. Quoi que l’on puisse en penser aujourd'hui, l’image du prêtre s’est renouvelée en s’enracinant davantage dans la grande tradition héritée du témoignage des saints tels que le curé d’Ars, saint Jean Bosco, saint Maximilien Kolbe, saint Padre Pio. Et c'est incroyable de voir à quel  point ces grandes figures travaillent à faire aimer l’Église ; les jeunes d’aujourd’hui sont d'ailleurs toujours emballés par le récit de leurs vies. En outre, l’Esprit-Saint a suscité en ces dernières années de nombreuses communautés sacerdotales à la fois ardentes et priantes qui lentement mettent en place l’articulation prêtre-laïcs qui donne à l’Église son rayonnement et par conséquent son efficacité.

Les fidèles qui comprennent de mieux en mieux leur mission (non pas de gardiens du temple mais de transmetteurs d’Évangile là où ils vivent) contribuent à leur tour à faire aimer l’Église par leur bonté, leur foi et leur esprit de liberté. Les jeunes d’aujourd’hui ont donc beaucoup de chance de bénéficier de ce beau climat spirituel et humain qui ne laisse désormais que très peu de place à la lutte idéologique. Il est donc normal que l’on observe aujourd’hui dans la jeunesse un amour plus profond pour l’Église.


Selon vous les J.M.J contribuent-elles à une vision plus aimante de l’Église ? Si oui, comment ?

Bien sûr, les Journées Mondiales de la Jeunesse qui sont une invention du Saint-Esprit travaillent à l’établissement du règne de Dieu sur la terre et par conséquent à l’amour de l’Église car c’est par elle que le Royaume se construit. Quand un million de jeunes, avec le sourire sur le visage et la joie dans la voix, se retrouvent dans une capitale du monde, certes, pour le Christ mais aussi pour voir passer la voiture du pape et apercevoir son humble visage, nous sommes devant une évidence : l’Église n’est pas morte dans le cœur de la jeunesse qui, bien que consciente qu’elle forme l’Église avec tous les baptisés, l’identifie au souverain pontife. Pour eux, le pape c’est l’Église !

J’ai été frappé au retour de Madrid d’entendre de nombreux jeunes parler de la simplicité, de la bonté, de la délicatesse de cœur et même de la tendresse de notre pape. Notamment, ils ont été profondément touchés par les mots très paternels qu’il leur a adressés le matin, juste avant la messe de clôture : « J’ai beaucoup pensé à vous en ces heures durant lesquelles nous ne nous sommes pas vus. J’espère que vous avez pu dormir un peu en dépit de la rigueur du temps… ». Mais aussi au-delà de cette humanité palpable, j’ai senti chez eux à quel point ils ont vibré lorsque le pape, lors de la veillée, leur a dit : « Soyez fiers d’avoir reçu le don de la foi, appuyez-vous sur la foi de l’Église. Le Christ seul peut répondre aux aspirations que vous portez en vous ».

Ce double mouvement, à la fois humain et spirituel, servi sur un ton convaincu est exactement ce qui convient à la jeunesse d’aujourd’hui en mal de repères et de pères. Les évêques qui, dans cette même lumière, ont accompagné leurs jeunes diocésains en Espagne – je pense notamment à Monseigneur Pontier qui a dormi avec les jeunes sans les quitter un seul instant – ont permis, même s’ils l’ont fait par pur amour, à l’Église d’être davantage aimée.
Je suis convaincu que l’amour pour l’Église est en train de croître dans le cœur de la jeune génération et que le lynchage médiatique qu’elle subit parfois, et même souvent, ne fera qu’attiser cet amour auquel Marie, du haut du Ciel, j’en suis sûr, travaille de toutes ses forces. Il faut simplement pour aider la Mère de Dieu dans cette tâche, que ceux qui « appartiennent à la boutique » : prêtres, religieux, religieuses et fidèles, se proclament et se montrent indéfectiblement unis au Saint-Père et participent ainsi à l’embellissement du visage concret de l’Église. Notre avenir passe par là.

Une mention spéciale pour Monseigneur Léonard, Archevêque de Malines-Bruxelles qui a littéralement subjugué les jeunes qui ont participé à sa dernière catéchèse et qui, sans slogans ni démagogie, enveloppant la vérité dans une immense paternité, a ravi leur cœur en montrant la nécessité de l’Église pour conduire l’humanité à épouser la sagesse du Christ et à en vivre. Comme vous le voyez, nous n’en sortirons pas, l’Église ne peut être découverte et aimée qu’à travers ses membres consacrés qui la rende visible et attirante."

Repost 0
24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 10:23

C'est comme le Crif. En jaune.

"Après le Crif, place au Craaf Par François

"Sur le modèle du Crif (Conseil représentatif des Institutions juives de France), le Craaf (Conseil représentatif des Associations asiatiques de France) va bientôt voir le jour.

(…) L’initiative de ce conseil revient à Chenva Tieu (vidéo), secrétaire national de l’UMP en charge de l’Asie, qui entend voir sa communauté “réussir politiquement après avoir réussi économiquement“.

Mais le Craaf se veut “transpartisan”. La présidence sera d’ailleurs assurée par le socialiste Buon-Huong Tan, adjoint au maire du XIIIe arrondissement de Paris."

NouvelObs.com

Objet de l’association :

"Faciliter et améliorer l’intégration des asiatiques dans la société française ; rassembler tous les asiatiques en France en termes de solidarité et d’amitié ; promouvoir et défendre l’identité ainsi que l’image de la communauté asiatique et favoriser son épanouissement économique, politique, social et culturel en France ; renforcer la relation des asiatiques installés en France avec leur pays d’origine ; lutter contre toute formes d’intolérance et de discrimination envers les asiatiques en France ; elle est le porte-parole de la communauté asiatique de France auprès des pouvoirs publics ainsi que des médias et bénéficie d’une représentativité politique ; pour autant, elle n’est inféodée à aucune organisation quelle qu’elle soit 5religieuse, politique, philosophique, etc)."

Repost 0
23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 17:44

 

Chapelet des Larmes de Sang de Marie

 

           A sainte Catherine Labouré (1830), aux pastoureaux de La Salette (1846), ainsi qu'à Syracuse (Assomption-de-Marie.jpg1953), la Vierge manifeste sa souffrance en versant des larmes. Le 8 novembre 1929, sœur Amalia se rendit à la chapelle et pria. jésus lui répondit : "si vous voulez obtenir cette grâce, demandez la au nom des larmes de ma mère".

           Le Sauveur ajouta : "Ma fille, tout ce que les hommes demandent au nom des larmes de ma mère, je me sens obligé de le leur accorder de bon cœur. plus tard, ma mère donnera ce trésor à notre cher institut comme un attrait de sa Miséricorde."

           La Sainte Vierge dit aussi : « C'est le chapelet de Mes Larmes qui est confié par Mon Fils à son cher institut comme la part de son testament. Les invocations ont déjà été données par mon Fils. Par ces invocations Mon Fils veut M'honorer tout particulièrement et accorder volontiers toutes les grâces qu'on demandera en vue de Mes larmes. Ce chapelet servira puissamment à la conversion de beaucoup de pécheurs, spécialement des spirites. A l'institut du Sauveur Crucifié est réservé l'honneur particulier de convertir beaucoup de membres de cette secte si pernicieuse à l'arbre florissant de l'église militante."

 

 

 "Par ce chapelet le diable sera vaincu et la puissance de l'enfer sera détruite. Récitez le chapelet des Larmes de sang ! Répandez-le ! Le démon fuit là où il est récité. Par ce chapelet, vous obtiendrez la conversion des pécheurs, principalement de ceux possédés du démon. Préparez-vous pour ce grand combat. Mon Fils accordera volontiers toutes les grâces sollicitées au nom des mes larmes... »

 Larmes de Marie

Prière d'entrée :

Jésus crucifié ! Prosternés à Vos pieds, nous Vous offrons les Larmes de Sang de Celle qui Vous a accompagné pendant Votre si douloureux Chemin de Croix avec un tendre et compatissant Amour. Faites, Ô Bon Maître, que nous prenions à cœur les enseignements tirés des Larmes de Sang de Votre Très Sainte Mère, afin qu'accomplissant Votre Sainte Volonté sur Terre, nous puissions Vous louer et Vous glorifier au Ciel pendant toute l'éternité.  Amen !

 

À la place du Notre Père (ainsi que sur les 3 derniers grains) on dit : Ô Jésus, regardez les larmes de Celle qui Vous a le plus aimé sur Terre et qui Vous aime le plus tendrement au Ciel.

 

À la place des Je vous salue Marie, on dit, sept fois : Ô Jésus, exaucez nos prières à cause des Larmes de Sang de Votre Très Sainte Mère.

 Marie-et-bb-Jesus.jpg

 

À la fin, on répète trois fois la prière qui remplace le Notre Père, puis par cette prière :

Prières de conclusion

Ô Marie, Mère de l'Amour, des Douleurs et de la Miséricorde, nous vous demandons d'unir vos prières aux nôtres, afin que Jésus, votre Divin Fils, auquel nous nous adressons au nom de Vos maternelles Larmes de Sang, veuille exaucer nos supplications et nous accorder, avec les grâces demandées, la Couronne de la Vie Éternelle. Amen !

Vos Larmes de Sang, Ô Mère Douloureuse, anéantissent le pouvoir de l'enfer. Que votre Divine Douceur, Ô Jésus enchaîné, préserve le Monde de la confusion qui le menace !  Amen !

 

En priant les sept séries de perles, l'on doit méditer les événements suivants :

1.  Les larmes versées par notre Très Sainte Mère pendant la prophétie de Siméon.

2.  Les larmes versées par notre Très Sainte Mère lors de son exil en Égypte.

3.  Les larmes versées par notre Très Sainte Mère lors de sa quête de Jésus

4.  Les larmes versées par notre Très Sainte Mère lors du douloureux chemin de Croix de Jésus.

5.  Les larmes versées par notre Très Sainte Mère lors de l'agonie de Jésus sur la Croix

6.  Les larmes versées par notre Très Sainte Mère lorsque le Sacré Corps de Jésus fut descendu de la Croix et placé dans ses bras.

7.  Les larmes versées par notre Très Sainte Mère lorsque Jésus fut placé dans le Saint-Sépulcre.

 couronnement-de-Marie-02.jpg

Repost 0
23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 17:22

 LA ROYAUTÉ DE MARIE - 1ère partie

 

Chapîtres

 

Marie Reine de Miséricorde

Marie Reine dans nos litanies

De la plénitude de grâce de Marie
Marie Reine toute Sainte

 

 couronnement-de-Marie.jpg

 

           « L'auguste Vierge Marie ayant été élevée à la dignité de Mère du Roi des rois, la sainte Église a raison de l'honorer et de vouloir que tous l'honorent du glorieux titre de Reine. Si le Fils est Roi, dit saint Anathase, la Mère a le droit d'être tenue pour Reine et d'en porter le nom. Oui, ajoute saint Bernardin de Sienne, quand Marie consentit à être la Mère du Verbe éternel, à l'instant même et par ce consentement, elle mérita et obtint la principauté de la terre, le domaine du monde, le sceptre et
la qualité de Reine de toutes les créatures.

            Et, comme l'observe Arnauld de Chartres, si par la chair Marie est unie si intimement à Jésus, comment cette divine Mère serait-elle séparée de son Fils quant à la puissance souveraine ? Il faut donc le reconnaître, la dignité royale n'est pas seulement commune au Fils et à la Mère, mais ils n'ont qu'une seule et même royauté.

             Or, si Jésus est Roi de l'univers, c'est de l'univers aussi que Marie est Reine : " Reine du ciel, dit l'abbé Rupert, elle commande à bon droit à tout le royaume de son Fils ". De là cette conséquence exprimée par saint Bernardin de Sienne : Autant de créatures servent Dieu, autant doivent servir Marie. Les anges, les hommes et tout ce qui existe au ciel et sur la terre, étant soumis à l'empire de Dieu, le sont pareillement à la domination de cette glorieuse Vierge. De là aussi cette exclamation de l'abbé Guéric, s'addressant à la divine Mère : Continuez donc, ô Marie, continuez de régner en toute sécurité ; disposez à votre gré des biens de votre Fils ; puisque vous êtes la Mère et l'Épouse du Roi de l'univers, vous êtes Reine, et avez droit à l'empire et à la domination sur toutes les créatures. »



 Ave Maris Stella

Salve Regina



 

Salve, Regina, Mater Misericordiae.
Vita, dulcedo et spes nostra, salve.
Ad te clamamus, exsules filii Evae.
Ad te suspiramus, gementes et flentes
in hac lacrimarum valle.
Eia ergo, advocata nostra,
illos tuos misericordes oculos
ad nos converte.
Et Jesum, benedictum fructum
ventris tui,
nobis post hoc exilium ostende.
O clemens, o pia,
O dulcis Virgo Maria ! Amen.
Salut, ô Reine, Mère de Miséricorde,
notre vie, notre douceur,
et notre espérance, salut.
Vers vous nous élevons nos cris,
pauvres exilés, malheureux enfants d'Eve.
Vers vous nous soupirons, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes.
De grâce donc, notre Avocate, tournez
vers nous vos regards miséricordieux.
Et, après cet exil, montrez-nous Jésus,
le fruit béni de vos entrailles.
Ô clémente, ô miséricordieuse,
ô douce Vierge Marie.
Amen

 

Lors de la cérémonie du couronnement de la Vierge « Salus populi Romani », qui fut le complément de l’institution de la fête de la royauté de Marie, (1 novembre 1954). Pie XII déclara dans un discours prononcé dans la basilique Saint-Pierre :

Marie Médiatrice

« L’origine des gloires de Marie, le moment solennel qui illumine toute sa personne et sa mission, est celui où, pleine de grâce, elle répondit à l’archange Gabriel le « Fiat » qui exprimait son acquiescement aux dispositions divines. C’est ainsi qu’elle devenait Mère de Dieu et Reine, et recevait la charge royale de veiller sur l’unité et la paix du genre humain. Par elle, Nous avons la ferme confiance que l’humanité s’engagera peu à peu sur cette voie du salut ; elle guidera les chefs des nations et les cœurs des peuples vers la concorde et la charité...

Si la royauté de Marie peut suggérer à ceux qui régissent les nations des attitudes et des desseins qui répondent aux exigences de l’heure — où, en tant de régions, la juste liberté est opprimée, la vérité offusquée par l’action d’une propagande mensongère et les forces du mal semblent comme déchaînées sur terre, — la Vierge ne cesse aussi de déverser sur tous les peuples de la terre et sur toutes les classes sociales l’abondance de ses grâces.

 

Après l’atroce spectacle de la Passion au pied de la croix où elle avait offert le plus dur des sacrifices qui puissent être demandés à une mère, elle continua à répandre sur les premiers chrétiens, sur ses fils d’adoption, les témoignages de sa sollicitude maternelle. Reine plus que toute autre par l’élévation de son âme et par l’excellence des dons divins, elle ne cesse de prodiguer tous les trésors de son affection et de ses douces attentions à la pauvre humanité »

 

Marie Reine dans nos litanies :



« Reine élevée au Ciel, priez pour nous

Reine immaculée de l'Univers, priez pour nous
Reine des Anges, priez pour nous
Reine des Patriarches, priez pour nous
Reine des prophètes, priez pour nous
Reine des apôtres, priez pour nous
Reine des martyrs, priez pour nous

Reine des pasteurs, priez pour nous
Reine des docteurs, priez pour nous
Reine des vierges, priez pour nous
Reine des fidèles, priez pour nous
Reine de tous les saints, priez pour nous

Reine conçue sans le péché originel, priez pour nous

Reine du Saint Rosaire, priez pour nous

Reine de la Paix et de l'Unité, priez pour nous
Reine du monde à venir, priez pour nous »



 

De la plénitude de grâce de Marie


Un dessein éternel déployé dans le temps (source : http://j.leveque-ocd.pagesperso-orange.fr/tetatheologiques/mcdg.htm)

           « Rien ne laissait présager que Dieu prendrait pour le salut des hommes une initiative aussi folle : donner son Fils unique, et le faire naître d'une femme de chez nous. Depuis Ève, la Mère des Vivants, et la promesse d'une victoire sur le serpent (Gn 3,15) jusqu'à la Vierge, Mère de l'Emmanuel (Is 7,14; Mi 5,2-3; Mt 1,22-23), la Mère du Rédempteur apparaît progressivement comme choisie par Dieu. Humble et pauvre, la-Servante-du-Seigneur saura répondre à l'appel de Dieu avec toute sa confiance.

Sur la base de l'Évangile et de la présence de Marie au Cénacle (Act 1,14), l'Apocalypse pourra présenter la Mère du Messie dans sa gloire et dans sa victoire (12,1-6), fille de Sion par excellenclourdes vitrail apparition marie bernadettee, désormais inséparable de l'Église. Toute la théologie de Marie, Mère de Dieu, part d'un étonnement, qui va grandissant : que Dieu ait voulu à ce point lier la Vierge Marie à son dessein éternel de salut. Le dessein de Dieu, toujours stable, se montre irrévocable et infaillible ; nul homme ne saurait y faire obstacle, et Dieu ne se contente pas de réaliser des délais humainement prévisibles.

La racine ml' (remplir, être rempli) apparaît parfois en hébreu dans le sens de l'achèvement d'un délai, et nulle part la LXX ne nous parle d'autres délais que les jours, les mois, les années, mesurés à la manière humaine. La formule qu'emploie Paul : to plèrôma tou chronou (la plénitude du temps) innove à bon escient, car la décision de Dieu échappe à tout calcul. L'heure est venue, selon son dessein, de faire connaître aux croyants le "mystère de sa volonté" (Ep 1,9), le plan d'amour longtemps voilé et maintenant dévoilé dans le Christ. Paul, en Ga 4,6, nous parle du chronos, du temps comme durée qui s'écoule au long des siècles et qui est marqué de loin en loin par de grandes dates. Dieu, créateur du temps, est le seul maître de ce temps. Seul Il peut en souligner et en fixer les heures irréversibles. Seul Il peut décider que telle date sera le point de départ d'un renouveau dans l'histoire des hommes. Et c'est cela que Paul veut faire comprendre.

            Il nous faut prendre conscience que cette décision de Dieu, marquant par la Maternité de Marie le point d'arrivée d'une longue préparation et le point de départ d'un monde tout nouveau illuminé par l'Incarnation, cache un mystère, dans lequel Marie est enveloppée. C'est dire la liberté de Dieu ; c'est dire aussi la grandeur de Marie. Avec elle, une pliure apparaît sur la page du temps des hommes, et toute l'histoire tourne sur ce gond. L'un des aspects les plus remarquables dans la vie de Marie, par quoi elle est consonante au mystère du Verbe fait chair, c'est que les perspectives immenses de son amour pour Dieu coïncident dans sa personne avec l'humilité d'une servante. Jamais la place centrale réservée par Dieu à cette femme dans l'œuvre du salut des hommes ne l'a empêchée de vivre jour après jour le pèlerinage de la foi. »





Marie Reine toute Sainte

 

           « Ainsi donc le temps est arrivé, la somme des jours est complète, et la folie de Dieu va manifester Son insondable sagesse. Le Fils préexistant est envoyé "pour une mission dont le premier acte est de devenir fils de la femme". Bien qu'il s'agisse clairement de la naissance dans la nature humaine (ek gunaikos, cf. Mt 11,1), Paul, ici et ailleurs (Rm 1,3; Ph 2,7) se garde d"employer le terme Marie Jésus et Angesde "naissance", qui pourrait être mal compris et paraître contester son engendrement éternel.

             Si l'heure voulue par Dieu peut s'exprimer avec le langage de la plénitude (plèrôma), la faveur faite à Marie se dit dans le registre de la grâce et de l'amour. Kecharitôménè : cette salutation de l'Ange est un participe parfait passif, qui souligne le résultat présent d'une action passée. La tradition  l'a rendu par "pleine de grâce" ou "comblée de grâce", ce qui est théologiquement exact. Littéralement l'expression signifie "en grâce" . Marie est prise pleinement et définitivement dans la charis (grâce) du Très-Haut parce qu'elle a "trouvé grâce" auprès de Lui (heures gar charin para tô théô, Lc 1,30). Plus que toute autre, Marie a été et est encore l'objet de cette charis, de ce hesed, de cette bonté miséricordieuse dont Dieu entoure tous ceux qui le cherchent et le prient.

             Comblée de grâce, Marie, fille de notre race, peut être dite la première "bénie", la première "choisie dans le Christ" avant le commencement du monde (Ep 1, 3-4), et c'est à bon droit que le pape Jean-Paul II, dans les premières pages de son Encyclique, a proposé une lecture mariale de cette bénédiction qui ouvre l'Épître aux Éphésiens. La sainteté de Marie s'appuie ainsi à la fois sur Ga 4 et Ep 1, à la fois sur l'appel de Dieu à la plénitude du temps, qui allait faire d'elle la Mère du Messie, et sur la bénédiction d'avant le temps, qui la plaçait, elle, la toute sainte, à la tête des sauvés. »





Repost 0
23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 16:50

 

LA ROYAUTÉ DE MARIE - 2ème partie

 

Chapîtres

 

Marie, Reine et Mère

Marie Reine et le mystère de compassion
Marie Reine dans la justice de Dieu
Marie Reine et les luttes de l'Apocalypse

Ap 12 « Vision de la Femme et du Dragon » :

MOUVEMENT SACERDOTAL MARIAL

               DERNIER MESSAGE DE LUCIE

 

C’est une grâce qu’il nous faut demander, de pouvoir vivre la Passion et la Résurrection de Jésus.

Combien, aujourd’hui encore, de frères condamnés injustement, torturés, bafoués, flagellés, mis a mort. Quelquefois même, ce sont des peuples entiers qui subissent ainsi la violence. Jésus a tout récapitulé dans sa Passion. Pour dévoiler l’amour divin qui est plus grand que la haine des hommes, Dieu en Jésus s’est abaissé. Nous voulons aussi accepter d’être abaissé soit aussi le chemin de notre vie, non pour souffrir par masochisme, mais afin de devenir riche en Dieu, source de tout amour.

Or il faut que dans le Corps du Christ, dans l’Église, nous puissions venir au secours de ces frères qui n’en peuvent plus. Nous savons que Jésus va puiser toute sa force, toute son ardeur pour sauver l’humanité dans le cœur de son Père.

Demandons aussi à Marie de nous apprendre à accompagner et à souffrir avec Jésus. Que nous puissions dire « oui » au mystère de Jésus qui s’offre pour sauver l’humanité.

 

 

 

Marie, Reine et Mère

Lettre Encyclique du Vénérable Pie XII « Ad Cœli Reginam » de S. S. Pie XII, le 11 octobre 1954

 Rappelons en outre que Notre prédécesseur d'immortelle mémoire Sixte IV, mentionnant avec faveur la doctrine de l'Immaculée Conception de la Sainte Vierge dans sa Lettre Apostolique "Cum praeexcelsa", commence par appeler Marie "Reine du Ciel et de la terre" et affirme que le Roi suprême lui a en quelque sorte transmis son pouvoir. C'est pourquoi S. Alphonse de Liguori rassemblant tous les témoignages des siècles précédents écrit avec grande piété : "Puisque la Vierge Marie a été élevée à la dignité si haute de Mère de Dieu, c'est à bon droit que l'Eglise lui a décerné le titre de Reine".

 

 

Marie Reine et le mystère de compassion
Mystères lumineux de Jean-Paul II, mystères de compassion :

  1. Baptême du Christ : nous demandons à Marie de nous donner la grâce d'être fidèle aux promesses de notre baptême.

  2. Noces de Cana : nous demandons à Marie de nous donner la grâce de la confiance en Dieu et en Elle.
  3. Proclamation du Royaume : nous demandons à Marie de nous donner la grâce de la conversion du cœur.« Les temps sont accomplis: le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle »
  4. Transfiguration : nous demandons à Marie de nous donner la grâce du recueillement et de la prière.
  5. L'institution de la sainte Eucharistie : nous demandons à Marie de nous donner la grâce de la dévotion au Saint-Sacrement.

Avec Marie Corédemptrice, entrons dans le mystère de la Compassion. Nous ne pouvons pas, par nous-mêmes, entrer dans un si grand mystère.

« Dès les premiers âges de l'Eglise Catholique, le peuple chrétien fit monter vers la Reine du Ciel ses prières et ses chants de louange filiale, dans la sérénité des heures de joie et plus encore dans l'angoisse des périls menaçants. Jamais ne fut déçue l'espérance mise en la Mère du divin Roi Jésus-Christ ; jamais ne s'affaiblit la foi qui nous enseigne que la Vierge Marie Mère de Dieu règne sur l'univers entier avec un cœur maternel, tout comme elle est ceinte d'une royale couronne de gloire dans la béatitude céleste.

Or, après les calamités qui juste sous Nos yeux ont couvert de ruines des villes florissantes et de nombreux villages, Nous voyons avec douleur déborder dangereusement les flots de profondes misères morales, vaciller parfois les bases même de la justice, triompher un peu partout l'attrait des plaisirs corrupteurs et, dans cette conjoncture inquiétante, Nous sommes saisis d'une vive angoisse. Aussi est-ce avec confiance que Nous recourons à Marie notre Reine, lui manifestant non seulement Notre amour mais aussi celui de quiconque se glorifie du nom de chrétien. Marie et Enfant Jésus icône

Le 1er novembre de l'Année 1950, il Nous plaît de le rappeler, en présence d'une multitude de Cardinaux, d'Evêques, de prêtres et de fidèles accourus du monde entier, Nous avons Nous-même défini le dogme de l'Assomption de la Très Sainte Vierge dans le ciel, où, en corps et en âme elle règne avec son Fils unique parmi les chœurs des Anges et des Saints.

En outre, à l'occasion du centenaire de la définition du dogme de l'Immaculée Conception par Pie IX, Notre prédécesseur d'immortelle mémoire, Nous avons promulgué la présente Année Mariale ; et ce Nous est aujourd'hui une grande consolation de voir à Rome, — à Sainte Marie-Majeure en particulier où les foules viennent manifester leur confiance et leur grand amour envers leur Mère du Ciel, mais également dans le monde entier, la piété envers la Vierge Mère de Dieu refleurir toujours davantage et les principaux sanctuaires marials recevoir sans cesse de nombreux et pieux pèlerinages.

Et l'on sait que, chaque fois que Nous en eûmes l'occasion, dans Nos allocutions d'audience ou Nos radio messages, Nous avons exhorté tous les fidèles à aimer de tout leur cœur, comme des fils, leur Mère très bonne et très puissante. A ce sujet, Nous rappelons volontiers le message radiophonique adressé au peuple portugais lors du couronnement de la statue miraculeuse de Fatima, et que Nous avons appelé Nous-même le message de la "Royauté" de Marie. Pour mettre donc en quelque sorte le comble à ces marques de Notre piété envers la Mère de Dieu, que le peuple chrétien a accueillies avec tant de ferveur, pour conclure heureusement l'Année Mariale qui touche désormais à son terme, pour accéder enfin aux demandes instantes qui Nous parviennent à ce sujet de toutes parts, Nous avons décidé d'instituer la fête liturgique de "La Sainte Vierge Marie Reine ". Nous n'entendons pas proposer par là au peuple chrétien une nouvelle vérité à croire, car le titre même et les arguments qui justifient la dignité royale de Marie ont déjà de tout temps été abondamment formulés et se trouvent dans les documents anciens de l'Eglise et dans les livres liturgiques. Nous désirons seulement les rappeler par cette Encyclique, afin de renouveler les louanges de Notre Mère du ciel, de ranimer dans tous les cœurs une piété plus ardente envers elle, et de contribuer ainsi au bien des âmes. »

 Sainte Vierge Marie Icône

 Message de Marie à Medjugorje le 25 juillet 2004 :  

"Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s'embrassent" (Ps 84,11) dit le psalmiste qui implore la miséricorde et le salut de Dieu. Marie continue inlassablement à nous inviter par la prière et par le jeûne à "revenir" à Dieu. Le simple "contact" avec Jésus provoque en nous des larmes de repentir et de bonheur ! La vérité, qui est une personne, Jésus, ouvre nos coeurs à l'amour. Cet amour bannit toute crainte et nous fait entrer dans la justice de Dieu, Sa Miséricorde. Voilà les conditions pour libérer nos coeurs de toutes ses lourdeurs et laideurs. Aujourd'hui nous entendons, "quand vous aurez l'amour dans le coeur, la paix règnera en vous". La première parole du Ressuscité à ces apôtres est : « La Paix soit avec vous ! » (Jn 20,19). La paix : voilà le premier fruit de l’accueil de Jésus dans nos coeurs ! Nous qui cherchons la paix, la paix de nos coeurs, la paix dans nos familles, la paix dans notre monde, courrons à la source de l'amour, à Jésus qui nous enseigne de quel amour nous sommes aimés, et aimons-nous les uns les autres !
Père Andréas de la Cté des Béatitudes

« Lorsque les anciens justes tendaient des mains suppliantes vers Dieu, quelqu’irrité qu’il fût contre le peuple, il s’apaisait ; et dès qu’un prophète se mettait au-devant comme une haie, les coupables étaient épargnés : les coups de la justice du Seigneur pourraient-ils nous atteindre, vous ayant pour rempart, ô vous qui êtes sa Mère !»

(source : http://www.spiritualite-chretienne.com/prieres/neuvaines/Assomption.html)

 

« Le peuple chrétien, même dans les siècles passés, croyait avec raison que celle dont est né le Fils du Très-Haut, qui "régnera à jamais dans la maison de Jacob", "Prince de la paix", "Roi des rois et Seigneur des Seigneurs", avait reçu plus que toute autre créature des grâces et privilèges uniques ; et considérant aussi les relations étroites qui unissaient la mère au fils, il a reconnu sans peine la dignité royale suprême de la Mère de Dieu. C'est pourquoi il n'est pas étonnant que les anciens écrivains ecclésiastiques, forts de la parole de l'Archange Gabriel prédisant que le Fils de Marie régnerait éternellement, et de celles d'Elisabeth, qui en la saluant avec respect l'appelait "la Mère de mon Seigneur", aient déjà appelé Marie "la Mère du Roi", "la Mère du Seigneur", montrant clairement qu'en vertu de la dignité royale de son Fils elle possédait une grandeur et une excellence à part.

Aussi, S. Ephrem, dans l'ardeur de son inspiration poétique, la fait-il parler de la sorte : "Que le ciel me soutienne de son étreinte, car j'ai été honorée plus que lui. En effet, le ciel ne fut pas la mère, mais tu en as fait ton trône !'' Et ailleurs il la prie en ces termes : "... noble jeune fille et patronne, Reine, Maîtresse, garde-moi, protège-moi, de peur que Satan auteur de tout mal ne se réjouisse à mon sujet et que le criminel adversaire ne triomphe de moi".

Saint Grégoire de Nazianze appelle Marie "Mère du Roi de tout l'univers", "Mère Vierge, (qui) a enfanté le Roi du monde entier". Prudence déclare que cette mère s'étonne d'avoir engendré Dieu comme homme et même comme Roi suprême". Cette dignité royale de la Bienheureuse Vierge Marie est clairement et nettement signifiée par ceux qui l'appellent "Souveraine", "Dominatrice", "Reine". Déjà dans une homélie attribuée à Origène, Marie est appelée par Elisabeth non seulement "Mère de mon Seigneur", mais "Ma Souveraine". La même idée ressort du passage suivant de saint Jérôme dans lequel, parmi les différentes interprétations du nom de Marie, il met en dernier lieu celle-ci : "Il faut savoir qu'en syriaque Marie signifie Souveraine". Après lui saint Chrysologue formule la même pensée d'une manière encore plus affirmative : "Le mot hébreu Marie se traduit en latin Souveraine : l'Ange l'appelle Souveraine pour qu'elle cesse de trembler comme une servante, elle à qui l'autorité même de son Fils a obtenu de naître et d'être appelée Souveraine". Epiphane, évoque de Constantinople, écrivant au Souverain Pontife Hormisdas, dit qu'il faut prier pour que l'unité de l'Eglise soit conservée "par la grâce de la sainte et consubstantielle Trinité et par l'intercession de notre Sainte Souveraine, la glorieuse Vierge Marie, Mère de Dieu''.

Un auteur de la même époque salue en ces termes solennels la Sainte Vierge assise à la droite de Dieu pour lui demander de prier pour nous : "Souveraine des mortels, très sainte Mère de Dieu''. Saint André de Crète attribue plusieurs fois à la Vierge-Marie la dignité de Reine ; il écrit par exemple : " (Jésus) transporte aujourd'hui hors de sa demeure terrestre la Reine du genre humain, sa Mère toujours Vierge dans le sein de laquelle, sans cesser d'être Dieu, il a pris la forme humaine". Et ailleurs : "Reine de tout le genre humain, fidèle en réalité au sens de ton nom et qui, Dieu seul excepté, dépasse toute chose''.

  

Saint Germain salue en ces termes l'humble Vierge : "Assieds-toi, ô Souveraine, il convient en effet que tu sièges en haut lieu puisque tu es Reine et plus glorieuse que tous les rois". Il l'appelle aussi : "Souveraine de tous les habitants de la terre".

Saint Jean Damascène lui donne le nom de "Reine, Patronne, Souveraine", et même de : " Souveraine de toute créature''; un ancien écrivain de l'Eglise Occidentale l'appelle : "heureuse Reine", "Reine éternelle près du Roi son Fils", elle dont "la tête blanche comme la neige est ornée d'un diadème d'or".

Enfin saint Ildefonse de Tolède unit presque tous ses titres d'honneur en cette salutation : "O ma Souveraine, Maîtresse suprême ; Mère de mon Souverain, tu règnes sur moi... Souveraine parmi les servantes, Reine parmi tes sœurs ".

A partir de ces témoignages et d'autres analogues, presque innombrables, qui remontent à l'antiquité, les théologiens de l'Eglise ont élaboré la doctrine selon laquelle ils appellent la Très Sainte Vierge Reine de toutes les créatures, Reine du monde, Souveraine de l'Univers. Les Pasteurs suprêmes de l'Eglise ont estimé de leur devoir d'approuver et d'encourager par leurs exhortations et leurs éloges la piété du peuple chrétien envers sa Mère du ciel et sa Reine.

  

Aussi, pour ne pas parler des documents des Papes récents, rappelons simplement ceux-ci : dès le septième siècle Notre prédécesseur S. Martin Ier appelle Marie "Notre glorieuse Souveraine toujours Vierge"; Saint Apathon dans son épître synodale aux Pères du sixième Concile œcuménique dit d'elle "notre Souveraine, vraiment Mère de Dieu au sens propre"; au huitième siècle, Grégoire II dans sa lettre au Patriarche S. Germain, qui fut lue aux acclamations de tous les Pères du septième Concile œcuménique, lui donne le titre de "Souveraine universelle et vraie Mère de Dieu", et de "Souveraine de tous les chrétiens".

 

 

Marie Reine dans la justice de Dieu

 

 

 

«

"Chers enfants, je vous appelle à nouveau : soyez ouverts à mes messages. Je désire, petits enfants, vous rapprocher tous de mon Fils Jésus ; pAve Maris Stellaour cela, priez et jeûnez.
Je vous invite particulièrement à prier à mes intentions, de sorte que je puisse vous présenter à mon Fils Jésus et Lui, Il transforme et ouvre vos coeurs à l’amour. Quand vous aurez l’amour dans le coeur, la paix régnera en vous. Merci d’avoir répondu à mon appel."

 

 

 

 

Marie Reine de Miséricorde

(Saint Alphonse-Marie de Liguori -1ère partie : commentaire du Salve Regina)

 

« Combien doit être grande notre confiance en Marie, parce qu'elle est Reine de miséricorde.

Marie est notre Reine ; mais sachons-le pour notre commune consolation, elle est une Reine pleine de douceur et de clémence, toute disposée à répandre ses bienfaits sur notre misère. C'est pourquoi, la sainte Église veut qu'en la saluant dans la belle prière que nous méditons, nous lui donnions le titre de Mère de miséricorde.

Selon la remarque du Bienheureux Albert le Grand, le nom même de Reine éveille l'idée de compassion, de sollicitude en faveur des pauvres, à la différence du nom d'Impératrice, qui signifie sévérité et rigueur. Et, d'après Sénèque, la vraie grandeur des rois et des reines consiste à soulager les malheureux. A la différence donc des tyrans qui gouvernent dans des vues exclusivement personnelles, les rois doivent se proposer pour unique fin le bien de leurs peuples. Et voilà pourquoi, dans la cérémonie de leur sacre, on leur oint la tête d'huile, emblême de miséricorde ; ils sont avertis par là que, sur le trône, ils devront surtout nourrir, envers leurs sujets, des sentiments de commisération et de bonté.

  

Il est donc du devoir des rois de s'appliquer principalement aux oeuvres de miséricorde, mais non au point d'oublier l'exercice de la justice à l'égard des coupables, quand cela est nécessaire. Cependant, il n'en est pas ainsi de Marie : elle est Reine, mais elle n'est pas Reine de justice, obligée d'office à punir les malfaiteurs ; elle est Reine de miséricorde, et son unique attribution est d'avoir pitié des pécheurs et de leur ménager le pardon. Telle est la raison du nom de Reine de miséricorde, sous lequel l'Église nous apprend à l'invoquer. « J'ai appris ces deux choses, chantait David, que la puissance appartient à Dieu, et que vous êtes, Seigneur, rempli de miséricorde. »

  

Voici sur ces paroles le commentaire du célèbre Gerson, chancelier de Paris : La royauté de Dieu comprend l'exercice de la justice et celui de la miséricorde ; or le seigneur l'a partagée : il s'est réservé à lui-même le règne de la justice, et il a cédé à Marie le règne de la miséricorde, voulant que toutes les grâces accordées aux hommes passent par les mains de cette douce Reine, pour être départies à son gré. Cette explication est confirmée par saint Thomas, dans sa préface aux Épîtres canoniques ; quand la Bienheureuse Vierge, dit-il, conçut et enfanta le Verbe divin, elle obtint la moitié du règne de Dieu, et devint Reine de miséricorde, Jésus-Christ restant Roi de justice.

  

Le Père Éternel a établi Jésus-Christ Roi de justice, et, en cette qualité, Juge universel du monde ; c'est ce que le Prophète célèbre en ces termes : « O Dieu, donnez votre justice au Fils du Roi. Seigneur, ajoute ici un savant interprète, vous avez donné à votre Fils la justice, parce que vous avez donné la miséricorde à sa Mère. » Avec non moins de bonheur, saint Bonaventure paraphrase ainsi les mêmes paroles du Psalmiste : « Seigneur ! donnez votre justice au Roi, et votre miséricorde à la Reine, salourdes immaculee grotte Mère. » - Ernest, archevêque de Prague, dit pareillement que le Père Éternel a confié au Fils l'office de juger et de punir et à la Mère celui de compatir et de soulager. A Marie peut donc s'appliquer la prophétie du même David : « Dieu a fait couler sur votre front une huile d'allégresse. Oui, car Dieu a en quelque sorte sacré de ses propres mains Marie Reine de miséricorde, et nous a donné à nous tous, infortunés enfants d'Adam, un motif de vive allégresse dans la personne de cette grande Reine que nous avons au ciel, et qui est toute détrempée du baume de la miséricorde, comme dit saint Bonaventure, et toute pleine de l'huile d'une maternelle tendresse à notre égard. »

 

Le bienheureux Albert le Grand fait intervenir ici, de la manière la plus heureuse, l'histoire de la reine Esther, qui fut d'ailleurs une des figures de notre Reine Marie. On lit au livre d'Esther, que, sous le règne d'Assuérus, un édit fut publié qui condamnait à la mort tous les Juifs de ses États. Alors Mardochée, l'un des condamnés, recommanda leur salut à Esther, et la pria d'intercéder pour eux auprès du Roi, afin d'obtenir les révocations de la sentence. Au premier abord, Esther refusa de faire cette démarche, craignant d'accroître par là l'indignation d'Assuérus. Mais Mardochée lui envoya quelqu'un, chargé de lui faire des remontrances : elle ne devait pas, lui faisait-il dire, songer uniquement à sa propre sûreté, puisque le Seigneur l'avait élevée sur le trône pour procurer le salut de tous les Juif. « Ne croyez pas que vous puissiez vous sauver seule, parce que, dans la maison du roi, vous tenez un rang supérieur à tous les Juifs. » Ainsi parlait Mardochée à la reine Esther.

 

Lorsqu'Assuérus vit Esther en sa présence, il lui demanda avec amour ce qu'elle désirait. « Ô mon Roi, répondit-elle, si j'ai trouvé grâce devant vos yeux, accordez-moi le salut de mon peuple pour lequel j'implore votre clémence. » - Assuérus l'exauça et ordonna aussitôt que la séquence fût révoquée. Or, si Assuérus accorda le salut des Juifs à Esther, parce qu'il l'aimait, comment Dieu, qui aime Marie d'un amour immense, pourrait-Il ne pas l'exaucer lorsqu'elle Le prie pour les pauvres pécheurs qui réclament son intercession, et qu'elle lui dit : O mon Roi et mon Dieu, si j'ai trouvé grâce devant vous, si vous m'aimez, accordez-moi le salut de ces pécheurs pour lesquels j'intercède auprès de vous. - Si vous m'aimez !... Ah ! elle n'ignore pas, cette divine Mère, qu''elle est la bénie, la bienheureuse, celle qui, seule entre tous les enfants d'Adam, a trouvé la grâce perdue par l'homme ; elle sait qu'elle est la Bien-Aimée de son Seigneur, plus aimée que tous les saints et tous les anges ensemble ; comment donc Dieu pourrait-Il ne pas l'exaucer ?

 

Qui ne connaît pas la force des prières de Marie auprès de Dieu ? Une loi de clémence sort de ses lèvres, dit le Sage, chacune de ses prières est comme une loi aussitôt sanctionnée par le Seigneur, et qui garantit un arrêt de miséricorde à tous ceux pour qui elle intercède. - Saint Bernard demande pourquoi l'Église appelle Marie Reine de miséricorde, et il répond : « C'est que l'on croit qu'elle ouvre l'abîme de la miséricorde divine à qui elle veut, quand elle veut, et comme elle veut ; en sorte que nul pécheur, si criminel soit-il, ne se perd, pourvu que Marie le protège. »

 

Mais n'est-il pas à craindre que Marie ne refuse de s'entremettre pour certains pécheurs qui lui paraîtront trop souillés ? ou bien ne devons-nous pas nous laisser intimider par la majesté et la sainteté de cette grande Reine ? -  « Oh ! non, réponds saint Grégoire VII ; autant elle est sainte et élevée, autant elle est douce et miséricordieuse envers les pécheurs qui l'invoquent avec un vrai désir de s'amender. Les airs de grandeur que prennent les rois et les reines de la terre, inspirent la terreur, et sont la cause pour leurs sujets de craindre de paraître en leur présence ; mais demande saint Bernard, quelle appréhension pourrait empêcher les malheureux d'aller à cette Reine de miséricorde ? Elle ne laisse rien paraître de terrible ou d'austère en sa présence, elle ne montre que douceur et bonté à quiconque va la trouver » ; « à tous, elle offre le lait et la laine ; non contente de les donner à qui les lui demande, elle les offre même à tous ; elle leur offre le lait de la miséricorde pour les animer à la confiance, et la laine de sa protection pour les garantir des foudres de la justice divine. »

  

Au rapport de Suétone, quelque faveur qu'on demandât à l'empereur Titus, il ne savait la refuser ; parfois même, il promettait plus qu'il ne pouvait tenir ; et à ceux qui l'avertissaient : « un prince, répondait-il, ne doit renvoyer mécontent aucun de ceux qu'il a une fois admis en sa présence. » Ainsi parlait Titus, mais, dans le fait, il lui arrivait peut-être souvent de faire de fausses promesse ou de manquer à sa parole. Notre Reine, au contraire, est incapable de nous tromper, et elle est assez puissante pour procurer tout ce qu'elle veut à ses dévots ; elle a d'ailleurs le coeur si bon, si compatissant, assure Lansperge, qu'elle ne saurait renvoyer sans consolation un malheureux qui la prie. « Mais, ô Marie, s'écrie saint Bernard, comment pourriez-vous refuser votre appui aux misérables, quand vous êtes Reine de miséricorde ? quels sont les sujets de la miséricorde, sinon les misérables ? Vous êtes Reine de miséricorde, et moi, je suis le plus misérable de tous les pécheurs ; je tiens donc le premier rang parmi vos sujets, et vous devez prendre soin de moi plus que de tous les autres. Ayez donc pitié de nous, ô Reine de miséricorde, et pensez à nous sauver. »

  

« Et ne dîtes pas, ô Vierge sainte, semble ajouter saint Georges de Nicomédie ; ne dîtes pas que la multitude de nos péchés vous empêche de nous secourir ; car telles sont votre puissance et votre bonté, qu'il n'est pas de fautes si nombreuses qui puissent en dépasser les bornes. Rien ne résiste à votre puissance, parce que votre Créateur, qui est aussi le nôtre, regarde votre gloire comme la sienne, et se fait honneur à lui-même en honorant sa Mère ; aussi le fait-il avec une joie extrême : on dirait qu'en exauçant vos prières, il acquitte une dette. » Oui, une dette, car, veut dire le saint, bien que Marie soit infiniment obligée envers son Fils, qui l'a choisie pour Mère, on ne peut nier qu'à son tour il ne soit, lui-même fort obligé envers Marie, puisqu'elle lui a donné l'être humain. Eh bien ! pour payer en quelque sorte à sa Mère tout ce qu'il lui doit, Jésus se plaît à accroître sa gloire, qui lui est si chère, et spécialement en lui accordant toutes ses requêtes.

Quelle confiance ne devons-nous donc pas avoir en cette auguste Reine, nous qui la savons si puissante auprès de Dieu, et en même temps si riche de miséricorde, que personne au monde n'est exclu de sa tendresse et de ses faveurs !

 

C'est ce que la bienheureuse Vierge a révélé elle-même à Sainte Brigitte : " Je suis, lui dit-elle un jour, la Reine du ciel et la Mère de miséricorde ; je suis la joie des justes et la porte par laquelle les pécheurs ont accès auprès de Dieu. Il n'est pas de pécheur maudit au point d'être privé des effets de ma miséricorde tant qu'il vit sur la terre ; car il n'en est aucun qui ne doive quelque grâce à mon intercession, ne fût-ce que celle d'être moins tenté par les démons. Aucun pécheur, ajute-t-elle, à moins qu'il ne soit tout à fait maudit (c'est-à-dire frappé de la malédiction finale et irrévocable qui se prononce contre les damnés), aucun pécheur n'est tellement rejeté de Dieu, qu'il ne puisse, en m'appelant à son aide, retourner à Dieu et obtenir miséricorde. Tout le monde, dit-elle encore, m'appelle Mère de miséricorde, et vraiment, c'est la miséricorde de Dieu envers les hommes qui m'a rendue si miséricordieuse à leur égard. Enfin, Marie conclut en ces termes : Bien malheureux sera donc, dans la vie future, et malheureux à jamais, celui qui se sera damné faute de recourir à moi, comme il le pouvait, dans la vie présente, à moi, si miséricordieuse envers tous les hommes, et si désireuse de venir en aide aux pécheurs. »

 

Voulons-nous donc assurer notre salut, allons souvent, allons sans cesse nous réfugier aux pieds de cette douce Reine, et, si la vue de nos péchés nous épouvante et nous décourage, souvenons-nous que Marie a été établie Reine de miséricorde pour sauver, par sa protection, les pécheurs les plus coupables et les plus désespérés pourvu qu'ils se recommandent à elle. Ils doivent former sa couronne dans le ciel, comme lui a fait entendre l'Époux divin, en lui disant : « Viens du Liban, mon Épouse ; viens du Liban, viens, tu seras couronnée . . . des cavernes des lions et des montagnes qui servent de retraite aux léopards.. » Quelles sont, en effet, ces retraites de bêtes monstrueuses, sinon les malheureux pécheurs ? leurs âmes ne sont-elles pas réceptacles de péchés divers, monstres les plus affreux que l'on puisse concevoir ? - « Oui, ô Marie ! je le dis avec l'abbé Rupert, c'est le salut de ces pauvres pécheurs qui sera votre couronne en paradis, couronne bien digne de vous et la mieux appropriée à une Reine de miséricorde. »

  

On peut lire à ce sujet l'exemple suivant. : Il est raconté dans la vie de la soeur Catherine de Saint-Augustin, que, dans l'endroit où habitait cette servante de Dieu, se trouvait une femme appelée Marie, qui avait mené une vie scandaleuse dès sa jeunesse, et qui, parvenue à un âge avancé, persistait avec obstination dans ses désordres. Chassée enfin par les habitants, et réduite à se retirer dans une grotte solitaire, elle y mourut consumée par une horrible maladie, sans secours humains et sans sacrements. Après une telle vie et une telle mort, son cadavre fut enfoui comme celui d'un animal immonde. Soeur Catherine avait coutume de recommander instamment à Dieu les âmes de tous ceux qui passaient à l'autre vie ; néanmoins, ayant appris la triste fin de cette malheureuse, elle ne songea nullement à prier pour elle, la croyant, comme tout le monde, à jamais perdue.

Quatre ans s'étaient écoulés, lorsqu'un jour se présenta devant elle une âme du purgatoire, qui lui dit : " Soeur Catherine, quel malheur est le mien ! vous recommandez à Dieu les âmes de tous ceux qui meurent ; je suis la seule dont vous n'ayez pas eu compassion ! - Et qui êtes-vous ? demanda la servante de Dieu. - Je suis, répondit-elle, cette pauvre Marie qui mourut dans la grotte. - Quoi ! êtes-vous donc sauvée ? - Oui, je suis sauvée, grâce à la miséricorde de la sainte Vierge. - Et comment ? - Quand je me vis près de mourir, me trouvant ainsi abandonnée de tout le monde et chargée de tant de péchés, je me tournai vers la Mère de Dieu et lui dis : " Reine du ciel, vous êtes le refuge des pauvres délaissés, et me voici abandonnée de tout le monde ; vous êtes mon unique espérance, vous seule pouvez me secourir, ayez pitié de moi ". La douce Marie m'obtint la grâce de faire un acte de contrition, je mourus et je fus sauvée. Cette bonne mère m'a procuré en outre la faveur de voir
ma peine abrégée, en rachetant par l'intensité de mes souffrances une bonne partie des années qu'elles
devaient durer. Il ne faut que quelques messes pour me délivrer du purgatoire ; je vous prie de me les
faire dire, et je vous promets de ne jamais cesser, après cela, de prier Dieu et la bienheureuse Vierge pour vous ".

Soeur Catherine fit aussitôt célébrer des messes pour elle, et, au bout de quelques jours, cette âme lui apparut de nouveau, plus brillante que le soleil, et lui dit : " Je vous remercie, ma chère Catherine ; je vais maintenant en paradis chanter les miséricordes de mon Dieu et prier pour vous ". Marie et l'Enfant Jésus

 

PRIÈRE

« O Marie, Mère de mon Dieu et ma souveraine Maîtresse, tel que se présenterait à une grande reine un misérable tout couvert de plaies et de souillures, je me présente ainsi à vous qui êtes la Reine du ciel et de la terre ; du haut de ce trône glorieux où vous êtes assise, ne dédaignez pas, je vous en supplie, d'abaisser vos regards sur moi, pauvre pécheur. Dieu vous a rendue riche comme vous l'êtes, pour que vous secouriez les pauvres et les malheureux, et Il vous a établie Reine de miséricorde pour être à même de soulager les misérables.

Regardez-moi donc, et prenez compassion de moi ; regardez-moi et ne m'abandonnez pas que vous ne m'ayez changé de pécheur en saint. Je reconnais que je ne mérite rien, ou plutôt, en punition de mon ingratitude, je mériterais de me voir dépouillé de toutes les grâces qui me sont venues du Seigneur par votre entreprise ; heureusement, la Reine de miséricorde, ne va pas cherchant des mérites, mais des misères ; tout son désir est de scourir les nécessiteux ; et qui est plus pauvre et plus nécessiteux que moi ?

O glorieuse Vierge, je sais que vous êtes la Reine du monde, et par conséquent ma Reine ; je veux me consacrer à votre service d'une manière plus spéciale, et vous laisser disposer de moi comme il vous plaît. Je vous dis donc avec saint Bonaventure : Gouvernez-moi, ô ma Reine, et ne me laissez pas à moi-même ; commandez-moi, employez-moi selon votre gré, et même châtiez-moi quand je ne vous obéis point ; oh ! combien me seront salutaires les châtiments de votre main ! J'estime plus l'honneur de vous servir que celui de commander à toute la terre. JE SUIS A VOUS, SAUVEZ-MOI. Recevez-moi au nombre des vôtres, ô Marie, et, comme tel, sauvez-moi.

Non, je ne veux plus m'appartenir à moi-même, je me donne entièrement à vous ! Et si dans le passé, je vous ai mal servie, ayant laissé échapper tant d'occasions de vous honorer, je veux désormais m'unir à vos serviteurs les plus affectionnés et les plus fidèles. Qu'à partir de ce jour, personne ne vous honore et vous aime plus que moi, ô mon aimable Reine. Je vous le promets et j'espère tenir cette promesse avec votre secours. Amen. »


Marie Reine et les luttes de l'Apocalypse

Ap 12 « Vision de la Femme et du Dragon » :

« 1 Un signe grandiose apparut au ciel : une Femme ! Le soleil l'enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête ; 2 elle est enceinte et crie dans les douleurs et le travail de l'enfantement. 3 Puis un second signe apparut au ciel : un énorme Dragon rouge feu, à sept têtes et dix cornes, chaque tête surmontée d'un diadème. 4 Sa queue balaie le tiers des étoiles du ciel et les précipite sur la terre. En arrêt devant la Femme en travail, le Dragon s'apprête à dévorer son enfant aussitôt né. 5 Or la Femme mit au monde un enfant mâle, celui qui doit mener toutes les nations avec un sceptre de fer ; et son enfant fut enlevé jusqu'auprès de Dieu et de son trône, 6 tandis que la Femme s'enfuyait au désert, où Dieu lui a ménagé un refuge pour qu'elle y soit nourrie mille deux cent soixante jours. 7 Alors, il y eut une bataille dans le ciel : Michel et ses Anges combattirent le Dragon. Et le Dragon riposta, avec ses Anges, 8 mais ils eurent le dessous et furent chassés du ciel. [...] 13 Se voyant rejeté sur la terre, le Dragon se lança à la poursuite de la Femme, la mère de l'Enfant mâle. 14 Mais elle reçut les deux ailes du grand aigle pour voler au désert jusqu'au refuge où, loin du Serpent, elle doit être nourrie un temps et des temps et la moitié d'un temps. 15 Le Serpent vomit alors de sa gueule comme un fleuve d'eau derrière la Femme pour l'entraîner dans ses flots. 16 Mais la terre vint au secours de la Femme : ouvrant la bouche, elle engloutit le fleuve vomi par la gueule du Dragon. 17 Alors, furieux contre la Femme, le Dragon s'en alla guerroyer contre le reste de ses enfants, ceux qui gardent les commandements de Dieu et possèdent le témoignage de Jésus. 18 Et je me tins sur la grève de la mer. »

 Chapitre 12 de l'Apocalypse, Bible de Jérusalem, Les Éditions du Cerf, 1997

Révélation de Jésus Christ à Saint Jean par des visions sur les événements de la fin des temps.

 

 

MOUVEMENT SACERDOTAL MARIAL - 1973 :

Jean-Paul II conscient des nombreuses attaques dont le M.S.M. est l’objet, même hélas de prêtres et de membres de la hiérarchie catholique, a voulu lui donner un Cardinal protecteur. Pour ce faire il a élevé à la dignité cardinalice Mgr Bernardino Echeverria-Ruiz, Archevêque émérite de Guayaquil et Administrateur apostolique d’Ibarra, en Equateur.

C’est ainsi que le livre des messages de la Ste Vierge du MSM a reçu l’Imprimatur le 29 juin 1995. En 1992, les adhérents au mouvement étaient au nombre d’environ 300 Evêques et de plus de 60 000 prêtres.

La Sainte Vierge confirme dans ces messages Akita, Garabandal, Lourdes, Fatima, Notre-Dame de Guadalupe, Rue du Bac, La Salette, Medjugorje, Dozulé, Vassula…). De plus, lors de mon premier pèlerinage à Medjugorje, en 1997, notre groupe avait rencontré Mirjana, qui nous a confirmé le bien fondé du Mouvement Sacerdotal Marial.

Message du 17 octobre 1978

 Tu as prié aujourd’hui pour le nouveau Pape que mon Cœur Immaculé a obtenu de Jésus pour le bien de son Église.  C’est un fils qui jouit de ma particulière prédilection parce qu’il s’est consacré à mon Cœur dès le début de son sacerdoce.  ( ... )  Vous devez le défendre dans les moments où mon adversaire se déchaînera contre lui, et parviendra à tromper ceux de mes pauvres fils qui s’opposeront à lui. »

Message de Marie à Don Gobbi le 1er janvier 1979

J'ai obtenu de Dieu pour l'Eglise le Pape que j'ai préparé et formé... Dans la personne et l'oeuvre du Saint-Père Jean Paul II, c'est Moi qui reflète Ma Grande Lumière de plus en plus forte au fur et à mesure que les ténèbres envelopperont toutes choses...

Dans la personne et dans l’œuvre du Saint-Père Jean-Paul II je reflète ma grande lumière.  (...)  Serrez-vous autour du Pape, et vous serez alors revêtus de ma propre force et de ma merveilleuse lumière! Aimez-le, priez pour lui, écoutez-le! Obéissez-lui en toutes choses, même dans le port de l’habit ecclésiastique.  ( ... )  Pour l’Église aussi, qui a dans le Pape son guide sûr, sera abrégé le temps de la purification selon mon dessein d’amour.

Voici ce que dit la sainte Vierge à Don Gobbi à propos de Jean-Paul II et du secret de Fatima : « Je vous confirme aujourd'hui qu'il est le Pape de mon secret ; le Pape dont j'ai parlé aux enfants durant les apparitions. » « Ce Pape est le plus grand don que mon Coeur Immaculé vous a accordé pour le temps de la purification et de la grande tribulation. Une partie importante de mon message et de mon secret, que j'ai révélés à Fatima aux trois enfants auxquels je suis apparue, concerne précisément la personne et la mission du Pape Jean-Paul II. »

Le Pape Jean-Paul II est le don le plus grand que mon Coeur Immaculé ait obtenu du Coeur de Jésus pour votre temps de la douloureuse purification. Il est une partie importante de mon dessein.
(Marie au MSM)

Message de Marie à Don Gobbi le13 août 1987 :

C’est mon Pape; il a été formé par moi.  Il est conduit par moi, à tout instant, sur le chemin de sa consécration personnelle à votre céleste Maman.  Il parcourt ce chemin avec docilité, dans un abandon filial et une grande confiance.  Il est une partie importante de mon dessein.  Il est le Pape de ma lumière, qu’il a réussi, en ces années, à répandre dans l’Église et dans toutes les parties de cette humanité si menacée.  Je le conduis moi-même sur toutes les routes du monde.  Il me suit avec la docilité d’un petit enfant, avec le courage d’un apôtre, avec la générosité d’un martyr, avec l’abandon d’un fils.  Ce Pape est le chef-d’œuvre de ma prédilection, et une grande tâche lui incombe, celle de donner à tout le monde le charisme de ma tendresse maternelle.  ( ... )   Que de dangers l’entourent! Combien fortes sont les embûches que lui tend mon adversaire! Ceux qui attentent à sa vie sont sur le point de réaliser leur ténébreux dessein.  L’heure de son calvaire et de sa personnelle immolation est désormais proche.

Message de Marie à Don Gobbi le29 juin 1988 :

Fils, conduisez les hommes au Christ avec la foi de Pierre.  Ce n’est que sur Pierre que le Christ a fondé son Église.  Ce n’est que sur Pierre que Jésus a prié pour que sa foi reste toujours intègre.  Ce n’est qu’à Pierre que le Seigneur a confié la tâche de confirmer ses frères dans la foi.  (…) Le cœur du Pape saigne aujourd’hui à cause d’un évêque de la sainte Église de Dieu qui, par une ordination épiscopale arbitraire, décidée contre sa volonté, ouvre dans l’Église catholique un schisme douloureux. (Mgr Lefevre)  Mais ce n’est que le commencement.  De fait, beaucoup d’évêques ne sont plus unis au Pape à présent, et parcourent un chemin opposé à celui qu’il indique.  C’est là une division encore plus grande et plus dangereuse, même si elle n’est pas encore visible, qui fait souffrir et saigner mon Cœur de Maman, et qui fait presque chanceler mon Pape sous le poids d’une croix trop pesante.  Je vous ai préparés afin que vous puissiez l’aider à porter sa grande croix.  C’est pourquoi a sonné l’heure où doit apparaître dans toute sa force et dans toute sa splendeur la grande armée qu’en ces années, dans le silence et le secret, je me suis formée dans toutes le parties du monde par mon Mouvement Sacerdotal Marial pour la défense et le puissant soutient du Pape.  Aussi, commence à apparaître de plus en plus clair le dessein du petit troupeau qui restera fidèle au Christ et à son Église, gardée dans le jardin de mon Cœur Immaculé.

 2 février 1989 – « Je vous conduis à Jésus »

 13 juin 1989 – « La bête semblable à un agneau » (la franc-maçonnerie)

 17 juin 1989 – « Le numéro de la bête : 666 »

 8 septembre 1989 – « Le sceau sur le front et sur la main »

 15 septembre 1989 – « Grande est ma douleur »

 Grande est ma douleur à voir mon Pape qui succombe sous le poids d’une croix très pesante(...)

 1er janvier 1990 – « Mère du second Avent »

 24 décembre 1990 – « Accueillez les annonces prophétiques »

 1er janvier 1991 – « L’annonce de l’ère nouvelle »

 4 mai 1991 – « Les temps de votre témoignage »

 26 juin 1991 – En vous je me manifeste :  Parce que sont arrivés les temps où je veux me manifester à travers vous à l’Eglise et à toute l’humanité. En vous je me manifeste comme chef de ma cohorte, formée par moi dans toutes les régions du monde, pour combattre contre la grande armée des ennemis de Dieu, aux ordres de celui qui s’oppose au Christ, c’est-à-dire de l’Antéchrist.

1er janvier 1992 – « Votre libération est proche »

 27 février 1992 – « Mère de la seconde évangélisation »

 27 mars 1992 – « Allez et évangélisez »

 13 mai 1992 – « Le signe de ma présence »

 15 septembre 1992 – « L’heure de la grande douleur »

 Le 7 octobre 1992 – L’Ange avec la clef et la chaîne :

« La chaîne, au moyen de laquelle le grand dragon doit être lié, est constituée par la prière faite avec moi et par moi. Cette prière est celle du saint Rosaire. »

 22 novembre 1992 – « Oracle du Seigneur »:

« Pour parvenir à ces cieux nouveaux et à cette terre nouvelle, il faut passer à travers la douloureuse et sanglante épreuve de la purification, de la grande tribulation et du châtiment. Mes fils de prédilection et mes enfants consacrés à mon Cœur Immaculé, écoutez les paroles de votre céleste Maman, qui doucement vous prépare et vous conduit à vivre ces événements, parce qu’à présent sont arrivés les temps qui vous ont été prédits par le prophète Zacharie. » « Oracle du Seigneur. Je frapperai le berger et le troupeau sera tout dispersé ; alors je tournerai la main vers les faibles. (le berger c’est Jean-Paul II, signifié dans tant de messages !!!) Oracle du Seigneur.

 31 décembre 1992 :  « Le quatrième signe est l’horrible sacrilège, commis par celui qui s’oppose au Christ, c’est-à-dire par l’Antéchrist. Il entrera dans le temple saint de Dieu et siégera sur son trône, se faisant adorer lui-même comme dieu. Un jour, vous verrez dans le lieu saint celui qui commet l’horrible sacrilège. Le prophète Daniel en a parlé. Que celui qui lit, cherche à comprendre (Mt 24,15). »

 1er janvier 1993 – « Le temps de la grande épreuve »  «  La grande épreuve est arrivée pour l’Eglise, parce qu’elle sera secouée par le manque de foi ; obscurcie par l’apostasie, blessée par les trahisons, abandonnée par ses enfants, divisée par les schismes, possédée et dominée par la franc-maçonnerie, devenue une terre fertile d’où jaillira l’arbre mauvais de l’homme méchant, de l’antéchrist, qui établira son règne au sein de l’Eglise.

A la fin, après le temps de la grande épreuve, vous attend le temps de la grande paix, de la grande joie, de la grande sainteté, du plus grand triomphe de Dieu au milieu de vous. J’étends aujourd’hui sur vous mon manteau pour vous protéger, comme fait la poule avec ses poussins. »

 15 mars 1993 – « Je t’ai voulu ici » : « Ne vous laissez pas prendre par le découragement. Je suis toujours avec vous. »

 11 avril 1993 – « Pâque des temps nouveaux » 

 13 mai 1993 – « Les années sanglantes de la bataille » 

 15 septembre 1993 – « La cause de ma grande douleur » 

 Le 8 décembre 1993 – « Les années de mon triomphe » « Vous vivez les années où Satan domine en vainqueur assuré ; voilà pourquoi elles sont aussi les années de mon triomphe. Ma lumière resplendira de plus en plus forte au fur et à mesure que vous entrerez davantage dans les moments décisifs de la bataille. »

 31 décembre 1993 – « Grande est ma préoccupation »:

1er janvier 1994 – « Ouvrez vos cœurs à l’espérance »

 13 février 1994 – « Je comble de biens les pauvres »

 1er mai 1994 – « L’heure du calvaire »

 13 mai 1994 – « Un message apocalyptique » «  Lorsque l’homme inique sera entré dans son sein et qu’il portera à son achèvement l’abomination de la désolation, qui atteindra son apogée dans l’horrible sacrilège, tandis que la grande apostasie se sera répandue partout, alors mon Cœur Immaculé recueillera le petit reste fidèle qui, dans la souffrance, la prière et l’espérance, attendra le retour de mon fils Jésus dans la gloire. »

 30 juin 1994 – « Mon Cœur Immaculé triomphera »

 15 septembre 1994 – « L’âme transpercée » « Mon Pape est de plus en plus isolé, tourné en dérision, critiqué et abandonné ; beaucoup d’Evêques et de Prêtres parcourent le chemin de l’infidélité et languissent comme des lumières éteintes ; tant de loups rapaces, travestis en agneaux, entrent dans le bercail de mon Fils Jésus pour y perpétrer un carnage.

 29 septembre 1994 – « Les Anges de votre temps » «  A l’archange Michel est confiée la tâche de conduire à la bataille les cohortes des Anges et de mes enfants fidèles contre les armées aguerries de Satan, du mal, des forces sataniques et maçonniques, à présent organisées au niveau mondial en une seul grande puissance pour se dresser contre Dieu et contre son Christ. »

 13 octobre 1994 – « Mes temps sont arrivés »

 31 décembre 1994 – « Mère douloureuse et préoccupée »

 1er janvier 1995 – « Mère de la Miséricorde »

 2 février 1995 – « L’heure de votre immolation »

 11 février 1995 – « Lavez-vous à la fontaine »

 11 mars 1995 – « Mon secret »

 14 avril 1995 – « Larmes et sang »

 28 juin 1995 – « Pour le salut du monde » «  Soyez un puissant soutien pour le Pape, qui vit l’heure de son immolation. »

 5 août 1995 – « Flocons de neige blancs »

 29 septembre 1995 – « Les temps seront abrégés »

 15 novembre 1995 – « Répandez ma Lumière » 

 1er janvier 1996 – « Dans mon sûr refuge »

 19 janvier 1996 – « Œuvre d’amour et de miséricorde »

 24 janvier 1996 – « Allez en mon nom »

 2 février 1996 – « Dans le temple spirituel »

 22 février 1996 – « Les puissances de l’enfer ne prévaudront pas »

 Le 4 avril 1996 – « Le calice de réconfort »

 Le 27 juin 1996 – « Mon dessein maternel »

 Le 2 septembre 1996 – « Le mal de votre siècle »

 Le 20 septembre 1996 – « Ne crains pas, petit troupeau »

 Le 8 décembre 1996 – « Avec joie et dans une immense espérance »

 Le 8 mai 1997 – « le message de Fatima s’accomplit »

 31 décembre 1997 – « Tout vous a été révélé »

 

 

DERNIER MESSAGE DE LUCIE - « Extrait du Messager del Cuore di Maria n° 8 du 9 août 1961 Transmis au Père Agostino Fuentès, postulateur de la cause de béatification de François et de Jacinthe, les deux autres enfants voyants de Fatima »
Père A. Fuentès : « Je vous apporte un message d'extrême urgence : Le Saint Père m'a permis de rendre visite à Lucie maintenant à Coimbra, devenue Carmélite déchaussée. Elle me reçut, remplie de tristesse, elle est amaigrie et très affligée. Elle dit en me voyant : « Père, la Madone est très mécontente, car on n'a pas tenu compte de son message de 1917.
Ni les bons, ni les méchants, n'en ont fait de cas, les bons poursuivent leur chemin sans se préoccuper, n'écoutant pas les directives célestes, et les méchants marchent dans la voie large de la perdition, ne tenant aucun compte des châtiments qui les menacent. Croyez-moi, mon Père,
le Seigneur châtiera le monde très vite. Le châtiment est imminent.
Le châtiment matériel arrivera très vite. Pensez, mon Père, à toutes les âmes qui tombent en enfer, et cela arrivera parce qu'on ne prie pas et qu'on ne fait pas pénitence.
Tout ceci est la raison de la tristesse de la Sainte Vierge. Père, dites à tous que la Madone me l'a annoncé très souvent :
beaucoup de nations disparaîtront de la surface de la terre.
La Russie sera le fléau choisi par Dieu pour châtier l'humanité si nous, par la prière et les Sacrements, nous n'obtenons pas la grâce de sa conversion. Dites-le, Père. dites que le démon entreprend la bataille décisive contre la Madone.
Ce qui afflige le Cœur Immaculé de Marie et celui de Jésus, c'est la chute des âmes religieuses et sacerdotales. Le démon sait que les religieux et les prêtres, en manquant à leur belle vocation, entraînent de nombreuses âmes en enfer.
Il est tout juste temps d'arrêter le châtiment du Ciel, nous avons à notre disposition deux moyens très efficaces : la prière et le sacrifice.
Le démon fait tout ce qu'il peut pour nous distraire et nous enlever le goût de la prière. Nous nous sauverons ou nous nous damnerons ensemble.
Toutefois mon Père, il faut dire aux gens qu'ils ne doivent pas rester à espérer un appel à la pénitence et à la prière, ni du Souverain Pontife, ni des évêques, ni des curés, ni des supérieurs généraux.
Il est grand temps que, de sa propre initiative, chacun accomplisse de bonnes et saintes oeuvres et réforme sa vie selon les désirs de la Madone (seconde partie du Message).
Le
démon veut s'emparer des âmes des consacrés, il essaie de les corrompre pour endurcir les autres dans l'impénitence finale. Il emploie toutes les ruses allant même jusqu'à suggérer de retarder l'entrée dans la vie religieuse ; il en résulte la stérilité de la vie intérieure et la froideur chez les laïques au sujet du renoncement aux plaisirs et de la totale immolation à Dieu.
Dites, Père, que deux choses furent à la base de la sanctification de Jacinthe et de François : l'affliction de la Madone et la vision de l'enfer...
La Madone se trouve placée comme entre deux épées ; d'un côté elle voit l'humanité obstinée et indifférente devant les châtiments annoncés ; de l'autre
elle nous voit qui profanons les Sacrements et méprisons le châtiment qui s'approche en restant incrédules, sensuels et matérialistes. La Madone a dit expressément : " Nous abordons les derniers temps... " Elle m'a dit ceci en trois fois :

a) Premièrement elle affirme que le démon a engagé la lutte décisive, c'est-à-dire finale d'où l'un des deux sortira vainqueur ou vaincu. Ou nous sommes avec Dieu, ou nous sommes avec le démon.
b) La seconde fois elle m'a répété que les ultimes remèdes donnés au monde sont le Saint Rosaire et la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. Ultimes signifie qu'il n'y en aura pas d'autres.
c) La troisième fois elle m'a dit que les autres moyens dédaignés par les hommes étant épuisés, elle nous donne - en tremblant - la dernière ancre du salut qui est la Sainte Vierge, en personne (peut-être ses nombreuses apparitions, les signes des larmes, les messages des divers voyants répandus dans toutes les parties du monde).
La Madone m'a dit encore que si nous ne l'écoutions pas et l'offensions encore, nous ne serions plus pardonnés. »


(Extrait du Messager del Cuore di Maria n° 8 du 9 août 1961 publié à Rome avec autorisations officielles.)



Repost 0
23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 16:39

 

LA ROYAUTÉ DE MARIE - 3ème partie

 

Chapîtres

Fécondités de Marie Reine
      La fécondité de Marie, en tant que Co-rédemptrice du genre humain 

      La fécondité de Marie en tant que Reine du saint Rosaire :

      Exemple de la fécondité de Marie en tant que Notre-Dame du Perpétuel Secours

Marie Reine, éducatrice et médiatrice

Marie Reine des Anges

      Angelus

      Regina Coeli

      Prière à la Reine des Anges

      Ave, Regina caelorum

     Salut ! Ô Marie Reine du Ciel

 

 

Fécondités de Marie Reine
« Divinisée par l'Esprit Saint au moment de l'Annonciation, Marie montre à chacun de nous la nature humaine complètement transfigurée, juste comme elle devrait l'être selon la volonté de Dieu.

Marie est aussi l'image de chaque âme fécondée par l'Esprit qui génère le Seigneur. Cet événement absolument unique dans l'histoire devient un paradigme (modèle, exemple) de la vie mystique de chaque âme, un modèle de la Foi trinitaire qui a besoin de la Mère, Marie.

Voilà les principales caractéristiques de la vénération de la Mère de Dieu dans l'Église orthodoxe. Cependant, lorsqu'on commence à réfléchir à l'expérience « mariale » en Orient, on est toujours frappé par la similarité ou la parenté avec la même expérience en Occident, malgré une différence dans les formes et les dogmes. Cette affinité intime, vitale, existentielle, qui porte les germes de l'inévitable unité, est un autre secret de Marie qui reste encore à découvrir. »

(Père Vladimir Zelinsky-revue La Vraie Vie en Dieu magazine n°11, sept 2011)

 

« Le Saint-Esprit a la fécondité parce qu’il est Dieu (…) et possède la fécondité en tant que Dieu et ne la possède pas en tant que troisième personne de la Très Sainte Trinité. Puis, à cause de ce second point de vue, il nous montre le Saint-Esprit « devenu fécond par Marie qu’il a épousée » (…) c’est principalement à cause de ses rapports avec le Saint-Esprit que la Très Sainte Vierge a été appelée le complément de la Très Sainte Trinité. »

(source : http://laportelatine.org/district/oeuvres/confrer/marierei/reine/reine20.pdf)

 

La fécondité de Marie, en tant que Co-rédemptrice du genre humain : par la source intarrissable des grâces découlant de toutes les douleurs et souffrances de Son Cœur Immaculé, le vendredi saint. Marie était en union d'amour et en communion parfaite avec Son Fils Jésus-Christ, subissant les cruelles souffrances de la Passion rédemptrice. « Marie, la puissance de Votre intercession auprès de Votre Fils, au Ciel, est en rapport avec Votre participation à Son Sacrifice sur le Calvaire. Votre prière est donc toujours éxaucée (Père R. Th. Calmel o.p. « Le rosaire de Notre-Dame »)

 

La fécondité de Marie en tant que Reine du saint Rosaire :

« Réciter le rosaire, c'est avant tout passer du temps avec la Vierge, Très Sainte Mère de Dieu, en nous souvenant de son union aux mystéres du Christ, Lui présentant notre requête Elle-même. En nous remettant pour toutes choses à l'efficacité de sa prière qui ne peut être que parfaitement agréable au cœur de Son Fils Jésus-Christ. Réciter le rosaire, c'est perdre du temps dans une sorte de conversation avec la Vierge Marie ; une belle conversation pénétrée de Foi, de confiance et d'amour avec Marie notre douce et tendre Mère du Ciel, Médiatrice de toutes les grâces, la Reine des Anges et des Saints. » (Père R. Th. Calmel o.p. « Le rosaire de Notre-Dame »)

Exemple de la fécondité de Marie en tant que Notre-Dame du Perpétuel Secours, pour nous porter secours : La Source Vivifiante de Constantinople :

« Les interventions de Marie à Constantinople (aujourd’hui Istanbul) ont été très fréquentes, notamment au sanctuaire de la Source Vivifiante, toujours très célèbre, à l’ouest de la ville, un peu à l’extérieur des remparts, près de la porte de Silivri. C’est le lieu d’une multitude de miracles qui se sont réalisés et continuent de l’être depuis plus de 15 siècles par l’intercession de la Vierge, « Source de Vie ».
L’historien byzantin Nicéphore Calliste Xanthopoulos (13e-14e siècle) rapporte que c’est l’Empereur Léon 1er le Thrace (5e siècle), qui retrouva l’emplacement de la Source. Alors qu’il était encore simple soldat, une voix céleste le conduisit en lui parlant comme au souverain : « Empereur Léon, entre au plus profond de ce bois, prends avec tes mains de l'eau bourbeuse et guéris la soif de l'aveugle ; enduis les yeux de cet aveugle, et tu sauras immédiatement qui je suis, moi qui depuis longtemps suis l'habitante de ce lieu. » L’aveugle recouvra la vue et Léon, devenu Empereur, bâtit une église à ce même emplacement vers 474. Longtemps après, alors que le grand temple menaçait de s'écrouler, la Mère de Dieu apparut et le souleva jusqu'à ce que fût sortie la foule qui le remplissait. Après la prise de Constantinople par les Turcs (1453), l’église et le monastère ne sont plus que ruines, mais les malades continuent à accourir à la Source où se multiplient miracles et guérisons : «Quelle langue pourra décrire tout ce que cette eau a produit et tout ce qu'elle opère jusqu'à ce jour, car ils surpassent en nombre les gouttes de pluie, les astres du ciel ou les plantes de la terre, les miracles que nous observons tous les jours ! » (Triode de Carême, Diaconie Apostolique 1993).
Au 19e siècle, l’église est reconstruite telle qu’elle existe encore aujourd’hui, ainsi qu’une autre plus petite abritant la Source. Cet endroit est appelée actuellement "Balikli" ou "Baloukli", du turc "balik" qui signifierait "poisson" ; l’eau y est en effet très poissonneuse.

Depuis 1824, tous les patriarches de Constantinople sont enterrés au monastère. Cette eau de salut coule toujours... pour la guérison des maladies du corps et de l’âme : « O Vierge, tu es en vérité la Source de l’eau vive ; toi seule effaces à ton contact les cruelles maladies des âmes et des corps, en nous versant le Christ comme l’eau du salut » (matines orientales de la fête de ce jour). »

Coeur Immaculé de Marie

 

 

Marie Reine, éducatrice et médiatrice

« O ma Souveraine, si vous priez pour moi je serai sauvé ;
car vous obtenez par vos prières tout ce que vous voulez ;
priez donc pour moi, auguste Mère de Dieu,
puisque votre divin Fils vous écoute et vous accorde tout ce que vous lui demandez.
Il est vrai que je suis indigne de votre protection ;
mais vous n'avez jamais abandonné aucun de ceux qui ont eu recours à vous.
O Marie ! je vous confie mon âme, c'est à vous de la sauver.
Obtenez-moi la persévérance dans la grâce de Dieu
et l'amour envers votre Fils et envers vous.
Je vous aime, ô ma Reine ! et j'espère vous aimer toujours ;
aimez-moi aussi, recevez-moi près de vous et ayez pitié de moi ;
faites-le pour l'amour que vous portez à Jésus.
Considérez la confiance que j'ai en votre miséricorde
et ne cessez pas de m'aider dans toutes mes peines.
Je sais que vous ne manquerez pas de me secourir,
quand je me recommanderai à vous ;
mais vous devez m'obtenir encore cette grâce,
de recourir toujours à vous dans les tentations et au moment
où je pourrais perdre la grâce de Dieu.
Assistez-moi à l'heure de ma mort ;
faites que je rende le dernier soupir, ayant sur les lèvres votre nom
et celui de votre Fils, et redisant : Jésus, Marie, je vous recommande mon âme ! »
Saint Alphonse-Marie de Liguori (1696-1787)

« Je vous salue, Marie, Fille de Dieu le Père,
Je vous salue, Marie, Mère de Dieu le Fils,
Je vous salue, Marie, Epouse du Saint-Esprit.
Je vous salue, Marie, Temple de toute la Divinité.
Je vous salue, Marie, Lys blanc de la resplendissante et toujours immuable Trinité.
Je vous salue, Marie, Rose éclatante d'un charme céleste.
Je vous salue, Marie, Vierge des Vierges,
Vierge fidèle dont le Roi des cieux a voulu naître,
et dont il a daigné être nourri.
Je vous salue, Marie, Reine des martyrs,
dont l'âme a été transpercée d'un glaive de douleur.
Je vous salue, Marie, Souveraine de l'univers,
à qui toute puissance a été donnée au ciel et sur la terre.
Je vous salue, Marie, Reine de mon cœur, ma Mère, ma vie,
ma joie et mon espérance très chère.
Je vous salue, Marie, Mère aimable.
Je vous salue, Marie, Mère admirable.
Je vous salue, Marie, Mère de miséricorde.
Vous êtes pleine de grâce, le Seigneur est avec vous,
Vous êtes bénie entre toutes les femmes,
Et béni soit le fruit de vos entrailles, Jésus.
Et béni soit votre époux, Saint Joseph.
Et béni soit votre père, Saint Joachim.
Et béni soit votre mère, Sainte Anne.
Et béni soit votre fils, Saint Jean.
Et béni soit votre ange, Saint Gabriel.
Et béni soit le Père éternel, qui vous a choisie.
Et béni soit le Fils, qui vous a aimée.
Et béni soit le Saint Esprit, qui vous a épousée.
Et bénis soient à jamais tous ceux qui vous bénissent et qui vous aiment.
Que la Vierge Marie nous bénisse avec son tendre Fils.
Amen. »

St Jean Eudes (1601-1680)

 

 

Marie Reine des Anges

La royauté de Marie sur les anges par le Fr. Bernard-Marie, o.f.s.
« Marie, Reine des anges ? Qui d'entre nous, récitant les célèbres litanies de la Vierge rédigées dès la fin du XII° siècle, ne s'est jamais interrogé sur le sens profond de cette invocation venant tout de suite après celle de Marie, Reine élevée au ciel ? Si l'on saisit assez bien ce que peut recouvrir l'assomption de la Vierge, en est-il de même du titre qui célèbre sa royauté sur les anges ? Là, rien n'est moins sûr, et le simple fait de s'y arrêter un moment pourra passer aux yeux de certains pour un retour vers une théologie et une dévotion révolues, voire inopportunes dans le contexte oecuménique actuel.
Méditer sur la royauté de Marie, on peut encore l'admettre, mais sur les anges, est-ce bien raisonnable ? Pourquoi s'interroger sur les esprits célestes, puisqu'ils nous dépassent à tel point qu'on ne peut ni les voir, ni les toucher, ni même vraiment les comprendre ? Sans ambages, les théologiens répondent qu'une telle réflexion s'impose, puisque l'Ecriture en parle souvent et la tradition ecclésiale également.

 

Regina cæli, lætare, allelúia.
Quia quem meruisti portáre, allelúia.
Resurréxit sicut dixit, allelúia.
Ora pro nobis Deum, allelúia.

V/. Gaude et lætáre, Virgo Maria, allelúia.

R/. Quia surréxit Dominus vere, allelúia.



Oraison : Deus, qui per Resurrectiónem Fílii tui Dómini nostri Jesu Christi mundum lætificáre dignátus es, præsta, quæsumus; ut per ejus Genitricem Virginem Mariam perpétuæ capiámus gáudia vitæ. Per eúmdem Christum.

Reine du Ciel, réjouissez-vous, alleluia:
Parce que Celui que vous avez mérité de porter, alleluia,
Est ressuscité, comme il l'avait prédit, alleluia :
Priez Dieu pour nous, alleluia.

V/. Vierge Marie, réjouissez-vous, et exultez, alleluia.
R/. Car le Seigneur est vraiment ressuscité, alleluia.

Oraison : O Dieu, qui avez daigné réjouir le monde par la Résurrection de Jésus-Christ votre Fils, Notre Seigneur, faites, nous vous en supplions, que par sa sainte Mère, la Vierge Marie, nous goûtions les joies de la vie éternelle. Par le même Jésus-Christ Notre Seigneur.

 

À LA REINE DES ANGES

Auguste Reine des cieux et Maîtresse des Anges,

Vous qui avez reçu de Dieu le pouvoir et la mission d'écraser la tête de satan,

nous Vous le demandons humblement, envoyez les légions célestes pour que,

sous vos ordres, elles poursuivent les démons, les combattent partout,

répriment leur audace et les refoulent dans l'abîme.

« Qui est comme Dieu ? »
Ô Bonne et Tendre Mère, Vous serez toujours notre Amour et notre Espérance.
Ô divine Mère, envoyez les saints Anges pour me défendre

et repousser loin de moi le cruel ennemi.

Saints Anges et Archanges, défendez-nous, gardez-nous.

Amen !

 

 

 Saint Dominique de Guzman 08

Ave, Regina caelorum

Ave, Regina caelorum,
Ave, Domina angelorum,
Salve, radix, salve, porta,
Ex qua mundo lux est orta.

Gaude, Virgo gloriosa,
Super omnes speciosa ;
Vale, o valde decora,
Et pro nobis Christum exora.

Salut, Reine des cieux
Salut, Souveraine des anges
Salut, tige de Jessé, porte du ciel
Par laquelle la lumière s’est levée sur le monde.

Réjouis-toi, Vierge glorieuse
Belle entre toutes les femmes
Salut ô Vierge toute belle,
Implore le Christ pour nous.

 

V. Dignare me laudare te, Virgo sacrata.
R. Da mihi virtutem contra hostes tuos.

Oremus
Concede, misericors Deus, fragilitati nostrae praesidium; ut, qui sanctae Dei Genetricis memoriam agimus; intercessionis eius auxilio, a nostris iniquitatibus resurgamus. Per eundem Christum Dominum nostrum. Amen.

 

 

 

« Salut ! Ô Marie Reine du Ciel et de la Terre, Majesté du Céleste Royaume, Salut !
Beauté de tous les coeurs, Lys de la Très Sainte Trinité, Salut !
Ô Splendeur du matin qui, dans votre Sainte Bonté,

me donnez vos yeux pour voir et me faites entendre la voix des Anges, Salut !
Ô Marie Médiatrice, le lien d'amour pour nous avec le Divin Coeur de votre Fils,

l'Agneau du Très Puissant Dieu l'Eternel, Salut !
Ô Mère du Fils, l'Agneau du Tabernacle, Salut !
Ô Refuge de nos Âmes, Salut !
Ô Rose Céleste qui avez été choisie par le Très Haut

entre toutes les roses d'ici-bas, Salut !
Je vous salue, ô Marie notre Mère !
Éclatante Rose du Matin, Salut ! »

 

« Prière de Marie » : imprimatur du 25 mai 1953, de Mgr Patrice Flynn (évêque de Nevers de 1932 à 1963, d'origine Irlandaise ; il a introduit en France la Légion de Marie).

 

 

Les anges font partie de la Révélation biblique et, à leur place, ils sont eux aussi une révélation qui nous est faite en vue de notre bien naturel et surnaturel, les deux marchant ensemble en vie chrétienne. Ils sont l'objet d'un acte de foi, mais peuvent aussi se faire connaître et reconnaître de divMarie Jésus et Angeserses manières, selon les vocations de chacun. Pour ce qui est de nous dans ces pages, nous traiterons surtout ici des relations qu'entretiennent entre eux la Reine du ciel et le monde angélique. Nous n'en oublierons pas pour autant le monde des hommes pécheurs qui se trouve immédiatement concerné par ces relations célestes dont on parle si peu et qui font pourtant partie intégrante du mystère de notre salut. » (source : http://spiritualite-chretienne.com/anges/ange-gardien/ref-14.html)

 

« Si les anges couronnent Marie, c'est qu'elle est Reine, Reine de tout l'univers créé, donc aussi reine de ces anges qui la glorifient à leur manière, comme un diadème. Le fondement historique et théologique de cette royauté mariale est connu : Marie est la mère du Fils du Très Haut (Le 1, 32), la mère du Seigneur lui-même (Le 1, 43), et elle est associée par Lui gracieusement à sa mission royale qui s'étend à tout l'univers visible et invisible (Jn 2,11 ; 19, 27).

Ici, il est important de voir que la Mère du Seigneur n'est pas seulement reine d'une manière en quelque sorte honorifique, mais que son titre correspond aussi à son action concrète, à sa libre et souvent douloureuse participation à l'oeuvre de la Rédemption opérée par son Fils. En plus de sa maternité divine, sa parfaite collaboration lui a mérité une communion toute particulière à l'exercice de la royauté universelle de son Fils glorifié, notamment sur ces zélés serviteurs de toutes les volontés divines que sont les anges. »

 

Angelus

L'Ange du Seigneur apporta le message à Marie.
R/. Et elle conçut du Saint-Esprit.

Je vous salue, Marie, pleine de grâce, Le Seigneur est avec vous, Vous êtes bénie entre toutes les femmes, Et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni.
R/. Sainte Marie, Mère de Dieu, Priez pour nous, pauvres pécheurs, Maintenant et à l'heure de notre mort. Ainsi soit-il.

 

Voici la servante du Seigneur
R/. Qu'il me soit fait selon votre parole.
Je vous salue, Marie... etc.

 

Et le Verbe se fit chair.
R/. Et il habita parmi nous.
Je vous salue, Marie... etc.

 

Oraison : Daignez, Seigneur, répandre votre grâce dans nos âmes, afin qu'ayant connu par le message de l'Ange l'Incarnation du Christ, votre Fils, nous arrivions, par sa Passion et par sa Croix, à la gloire de la Résurrection. Par le même Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

Pendant le Temps pascal, du Samedi saint jusqu'à la Trinité exclusivement, on récite le Regina Cæli :

Repost 0

Présentation

  • : Le blog de pecesita26
  • Le blog de pecesita26
  • : La vie est une chance, saisis-laLa vie est beauté, admire-laLa vie est béatitude, savoure-laLa vie est un rêve, fais-en une réalitéLa vie est un défi, fais-lui faceLa vie est un devoir, accomplis-leLa vie est précieuse, prends-en soinLa vie est amour, jouis-enLa vie est promesse, remplis-laLa vie est tristesse, surmonte-laLa vie est hymne, chante-leLa vie est combat, accepte-leLa vie est une aventure, ose-laLa vie est bonheur, mérite-le (Mère Teresa)
  • Contact

Profil

  • pecesita26
  • Dieu aura éprouvé bien des fois l'âme qui veut L'imiter en tout, notamment dans la patience, par des humiliations de plus en plus fortes. 
Au début l'âme ne comprendra pas que Dieu l'appelle à la patience. Mais si l'âme s'applique à de
  • Dieu aura éprouvé bien des fois l'âme qui veut L'imiter en tout, notamment dans la patience, par des humiliations de plus en plus fortes. Au début l'âme ne comprendra pas que Dieu l'appelle à la patience. Mais si l'âme s'applique à de

Recherche

Archives

Liens