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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 19:11

(Deuxième partie - Suite et fin)

5 avril 1978 (Verdi-Garandieu, un prêtre, démon humain)

Exorciste: Père Ernest Fischer, ancien missionnaire, Gossau (Saint-Gall - Suisse).

Démon : Verdi-Garandieu, démon humain.

 

"Autrefois, il y avait encore beaucoup de prêtres qui veillaient à leur propre sanctification, mais, aujourd'hui, ils ont adopté la voie large et en même temps, la voie de la perdition. Si l'on ne prie pas pour eux, si des âmes pénitentes ne surgissent pas pour les défendre et leur obtenir des grâces, ils sont perdus. Cela paraît incroyable, c'est tragique, mais je suis obligé de le dire, tel que c'est.

C'est d'autant plus tragique que notre Dieu n'est pas un Dieu qui ressemble à un bonhomme de sucre. Il a créé des lois, ces lois sont éternelles. Il faut leur obéir, et les fidèles ne doivent pas écouter ceux qui, dans le clergé, préconisent le changement, parce que ce n'est pas le clergé qui fixe les lois, mais le Seigneur, et ses lois demeurent éternellement. Ce n'est pas pour rien que le Seigneur a fait remarquer dans l'Évangile qu'il vaut mieux entrer borgne dans le royaume des cieux qu'avec les deux yeux en enfer[75].

C'est en effet par le regard que, de nos jours, le prêtre se perd de plus en plus. De nos jours, les prêtres ne mortifient pas suffisamment leur regard. Ils acceptent dans leur cœur beaucoup trop d'images qui sont une gêne pour leur vie intérieure. Ça commence à la télévision et ça se poursuit dans les œuvres paroissiales, où les femmes sont maintenant en nombre. Autrefois, les femmes dans l'Église, avaient la tête couverte. De nos jours, ça ne se fait plus. Alors, pourquoi tourner l'autel devant le peuple ? Moi, Verdi-Garandieu, je disais la messe, le dos tourné au peuple, et quand même j'ai été séduit par les femmes ; les prêtres actuels, avec la messe tournée vers le peuple, ont plus de tentations que jamais.

Ce n'est pas pour rien que le Seigneur, dans l'Évangile, a dit qu'il vaut mieux entrer borgne (dans le Royaume), ou avec une seule main et un seul pied, que de pénétrer dans le terrible tourment de l'enfer avec les deux yeux, les deux mains et les deux pieds. Les prêtres croiraient-ils que l'Évangile a perdu de sa valeur aujourd'hui et qu'ils peuvent le cuisiner à leur goût ? Croiraient-ils que le Seigneur Jésus n'a parlé que pour les hommes devant lesquels il a donné son message ? A son époque, on portait les habits longs.

Il ne vient pas à l'idée des prêtres que, peut-être, Il aurait parlé plutôt pour les gens de notre époque, où la perdition se répand de plus en plus par les moyens techniques, et où personne n'est capable d'arrêter quoi que ce soit. C'est une fournaise ardente de perdition, qui ne peut pas être éteinte par la pluie d'efforts auxquels s'astreignent un certain nombre de bons prêtres qui luttent ici et là.

Le Seigneur s'adresse toujours à la liberté de chacun. Par ailleurs, la Bible est là, l'Évangile en particulier ; et aussi tous les messages qui rappellent sans arrêt les directives que le Seigneur a fixées. Si l'on se refuse à les écouter, le Ciel n'y peut rien, surtout si l'on s'amuse à accommoder l'Évangile à son propre goût.

Si l'on jette toutes ces miséricordes au vent, que peut le Ciel ? Comment la grâce pourra-t-elle agir, si l'on ne lit plus de livres saints ou de livres de saints, par exemple la vie de Catherine Emmerich, ou bien celle du Curé d'Ars, ou même celle du Padre Pio, qui a donné un grand exemple à notre époque. Chacun de ces saints ressent le même amour pour le même sacrifice, dans le même renoncement, par amour des autres. La pénitence de ces saints a été acceptée du Très-Haut.

Celui-ci serait tout à fait prêt à accepter encore d'autres  réparations, d'autres sacrifices, en vue de la conversion. Souvent, le Bon Dieu aimerait qu'on soit capable de lui dire : «J'accepte les souffrances que vous m'enverrez. Donnez-moi la grâce de les supporter, pour la conversion de celui-ci ou celui-là». Mais on constate plutôt que, lorsque le Seigneur envoie des souffrances, très souvent les chrétiens les repoussent avec horreur et de toutes leurs forces. L'homme fait trop souvent son possible pour éviter de souffrir. Ce serait aux prêtres à vivre ces façons de voir et à les prêcher aux fidèles.

Ils ne vivent pas en conformité avec le premier commandement de Dieu, tous ceux qui refusent la souffrance et ne cherchent qu'à l'éliminer. C'est se mettre en meilleure conformité avec la volonté de Dieu que de dire : «Que soit faite Sa volonté et non pas la mienne!»[76]. Cette façon de s'unir à l'agonie du Christ serait la meilleure manière d'honorer l'amour de Dieu. Si la souffrance était unie à l'acceptation de la volonté de Dieu, elle prendrait une très grande valeur[77].

Aussi lancinantes que soient certaines souffrances, à les unir à celles du Christ, elles permettent encore la sanctification et la réparation pour les péchés des autres. Je pense à toutes les souffrances qui sont quelquefois inhérentes à l'état de mariage et que l'on refuse, dans l'espérance qu'un jour, peut-être, on pourra se séparer de son partenaire; et pourtant, si elle était supportée, cette souffrance effectuerait de grandes réparations. Des milliers et des milliers de gens pourraient souffrir en pensant aux autres, et ces souffrances offertes ne seraient pas perdues.

Tout cela est complètement oublié dans votre Église catholique d'aujourd'hui. C'est très rare que l'on parle de tout cela en chaire, et c'est un fait universel. L'imitation de Jésus-Christ et le souci du salut du prochain, c'est ça qui est l'important. Le reste est secondaire, et c'est ce qui est contenu dans l'aphorisme : «Aime ton prochain comme toi-même»[78].

Si le Christ revenait parmi nous, il y aurait des milliers et des milliers de gens qui, encore, le considéreraient comme un révolté et comme un fou. Tous ceux qui s'engagent à la suite de Jésus-Christ, on les considère, de nos jours, comme des fous. Au lieu de s'élever vers le haut, on descend vers le bas ; et tant de prêtres ne prêchent plus ces vérités parce qu'elles sont, pour eux-mêmes, un reproche vivant, du fait qu'ils ne les vivent plus. S'ils pratiquaient eux-mêmes la vertu, ils pourraient demander beaucoup plus aux gens. Ce que je ne veux pas moi-même, comment puis-je penser que les autres le veuillent ?

C'est un véritable état tragique que vous vivez actuellement dans l'Église catholique. Cela va depuis les prêtres jusqu'aux Cardinaux de Rome. Si les prêtres vivaient comme le Christ et les Apôtres, ils conduiraient les âmes sur un chemin beaucoup plus éclairé et beaucoup plus sûr. Comme Saint Jean-Baptiste et Jésus l'ont prêché en leur temps, il faut se convertir et faire pénitence.

Tant de prêtres, actuellement, luttent contre l'effort et le bien, parce qu'eux-mêmes sont tournés du côté du mal. Ils sont déjà sur la route large qui conduit à l'abîme. C'est ce qu'il faudrait dire aux prêtres, en face, mais d'une manière qui respecte les voies de la psychologie et qui démontre qu'on ne cherche que leur bien. Il ne s'agit pas de leur dire qu'ils sont mauvais, mais de se servir de la psychologie[79], pour les amener, d'eux-mêmes, à faire marche arrière.

Il faut s'enquérir auprès d'eux, du moins par la bande, pour savoir s'ils ont cessé de prier ou non, et les amener à comprendre que les choses de Dieu ne s'éclairent que par la prière, de même que le souci du salut des âmes. Quant à ceux qui sont davantage capables de supporter des rebuffades, on pourrait user de celles-ci à leur égard, et, peut-être, grâce à Dieu, les ramener. Les natures sont différentes. Il faut s'adapter à ce qui nous est présenté, ainsi que le faisait le Padre Pio.

Quelques-uns parmi les prêtres sont peut-être victimes de l'ignorance, mais la plupart savent très bien dans quel état de déficience ils sont tombés; leur rappeler leur vocation serait peut-être une occasion de les ramener sur la voie droite et au Seigneur. Tous, en tout cas, dirigeraient beaucoup mieux les âmes dont ils ont à s'occuper, s'ils entraient dans la voie du renoncement[80]. C'est une grande vérité que je préfèrerais taire mais que Ceux d'En-Haut (il montre en haut) m'ordonnent de révéler et de rappeler, bien que je sois en enfer, dans lequel je ne pensais jamais tomber.

enfer

Que de souffrances à genoux je subirais, pour la défense de mon troupeau, si je pouvais revenir sur terre! J'accepterais même le martyre pour sauver mon troupeau, et plusieurs fois même. Je l'accepterais volontairement et avec la plus grande dévotion, si c'était la volonté de Ceux d'En-Haut (il montre en haut). Mon premier but serait de réaliser d'abord le premier commandement, et de chercher comment l'honorer et me rendre digne de ce commandement. Je demanderais au Bon Dieu de m'éclairer sur sa volonté sur moi.

Il y a un principe qui dit que, dans le doute, il faut choisir la voie qui coûte le plus[81]. Est-ce que les prêtres et fidèles songent à ce principe ? Ce n'est qu'un proverbe. Dieu ne l'a pas prononcé, mais il est tout à fait adapté à la situation. Des milliers de prêtres sont sur le chemin de la perdition parce qu'ils ont choisi le chemin le plus facile. Oui, ils choisissent la route de la moindre résistance. Cette façon de faire n'est pas celle qui plaît aux yeux de Dieu.

Il faut savoir, suivant l'apôtre Saint Paul, discerner entre des solutions possibles, et choisir la meilleure. Il faudra prier l'Esprit-Saint, comme l'ont déjà dit Béelzéboul, Judas et tous les autres démons, avant moi-même. Chacun doit s'efforcer de reconnaître sa propre vocation, parce que le Seigneur a un plan précis pour chacun. Déjà en grande considération devant le Seigneur, de par sa condition de prêtre, le prêtre devrait aussi se présenter devant les hommes avec une grande autorité. Il doit s'approcher des hommes et se faire estimer d'eux parce qu'il suit vraiment la voie dont il parle lui-même, qui correspond à sa vocation.

Les fidèles ont besoin de voir devant eux quelqu'un qui leur donne l'exemple, et non pas quelqu'un qui les conduise à la perdition, ou du moins qui, en dépit du fait qu'il est prêtre, vit le chemin de la perdition. Il devrait y avoir une grande distance entre un prêtre et un laïque. Le Très-Haut a toujours voulu cela, parce que le prêtre est un trésor de bénédictions. Le prêtre doit faire penser à ce grand-prêtre qu'est Jésus-Christ et, de ce fait, s'attirer la vénération des fidèles. Il doit sans se lasser, rappeler, par sa vie, quelle grande majesté représente la Divinité, et croire que nous avons le devoir de L'adorer et de L'aimer, comme Elle le demande.

C'est une chose qu'il faudrait enseigner dès la tendre enfance. Les enfants, même très jeunes, doivent être conduits dans les Églises, de telle manière que, en passant devant le Tabernacle, on les habitue à s'agenouiller avec la plus grande dévotion; qu'on les aide à adorer le Très Saint-Sacrement en prononçant des prières, comme celle-ci : «Loué, adoré soit le Très Saint-Sacrement de l'autel». Les enfants seraient alors invités, à invoquer les Saints Anges, pour qu'ils les aident à louer la Majesté divine et la grandeur de la Très Sainte Trinité, dans le plus haut des Cieux.

Que représente une Église qui n'est plus capable d'élever les cœurs vers la Très Sainte Trinité ? Que représente une Église qui ne présente plus Dieu tout à fait au-dessus des hommes, qui ne montre plus la sublimité de la Très Sainte Trinité, qui ne rappelle plus qu'il est absolument nécessaire de plaire au Tout-Puissant dans les cieux ? Si les prêtres ne le font plus, au moins les parents devraient-ils le faire à l'égard de leurs enfants. On ne doit jamais cesser de faire savoir qu'il faut adorer Dieu, même si, autour de soi, l'état des âmes est bien mauvais et bien pénible.

Dans la souffrance acceptée, il faudrait savoir remercier Dieu du triomphe qu'il saura tirer de cette difficulté pour nous. C'est à genoux qu'on devrait remercier le Seigneur des souffrances qu'il nous envoie pour nous améliorer et nous conduire sur le chemin de la vertu.Ceux qui fuient les difficultés et les souffrances sont condamnés à perdre la vertu. Il y a toujours eu dans les siècles passés, des prêtres qui ont été à la hauteur de leur vocation. Mais, de nos jours aussi, il y en a qui vivent ces mêmes conditions, des conditions très humbles ; parce qu'ils portent la paix du Seigneur dans leur cœur, ils surpassent tout sur la terre.

«Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il vient à perdre son âme?[82]» Je dois dire, moi, Verdi-Garandieu, qu'à ce sujet, notre époque est très mal éclairée. C'est à une époque où il n'y a aucun amour pour le prochain, que l'Église s'est mise à prêcher l'amour pour le prochain, exclusivement. Le vrai amour du prochain commence par le souci de son âme, et non par le souci de son corps. N'est-il pas mieux que les hommes périssent par la peste et la guerre et toutes sortes de souffrances, et qu'en sauvant leurs âmes, ils acquièrent la gloire de Dieu ?

En outre, les hommes qui vivent dans le luxe et les plaisirs terrestres sont en grand danger de perdre leurs âmes. La charité à la mode maçonnique sent le pourri. C'est la perdition de tant d'âmes, parce que ce n'est pas l'amour du prochain en vérité, mais de l'hypocrisie. S'ils savaient (les prêtres), dans quelle perdition ils font sombrer leurs fidèles, ils s'éloigneraient de ce langage et parleraient tout à fait différemment.

C'est évident qu'il faut aider les autres matériellement, surtout s'ils souffrent beaucoup de misère, mais ce n'est pas l'affaire principale. Le principal, c'est que l'on reste fidèle à la doctrine qu'on doit défendre et qu'on ne vende pas son âme. Pratiquer l'amour du prochain, c'est amener le prochain sur la voie droite. Hélas ! des milliers de prêtres, dirigés par leurs Évêques et Cardinaux, ont imposé à l'Église cette façon de vivre la charité[83] ; ce faisant, ils ont aplati cette vertu d'une manière qui n'est pas du tout celle dont Dieu a décidé qu'elle serait.

C'est parce que le vrai amour du prochain ne se présente jamais sans le souci de l'âme du prochain, que le faire souffrir, en lui disant, en lui montrant la vérité, c'est aussi pratiquer l'amour du prochain. Plus tard, il reconnaîtra[84] que c'était, en effet, la vraie médecine.

Le prêtre, du haut de la chaire, devrait user, dans son langage, du bâton et de mots très résolus, parce que la justice existe dans l'éternité; et parce que l'enfer existe, dont ils ne parlent jamais plus, puisqu'ils n'y croient plus. Ils ne croient plus même au Ciel, dans sa suprême réalité. S'ils y croyaient, ils ne conduiraient pas dans l'erreur des milliers de gens, qu'ils devraient conduire vers le Ciel.

A quel genre de prêtres avons-nous affaire aujourd'hui ? Moi-même, je n'ai pas parlé jadis aussi platement qu'ils parlent aujourd'hui. Ils courent à la perdition et leur place dans l'enfer est déjà préparée (le démon crie cette dernière réflexion).

Mais ce que je dis là, je le dis dans la même mesure pour les Cardinaux, les Évêques, les prêtres, les laïques. S'ils connaissaient, tous ces gens-là, la situation chaotique dans laquelle ils sont engagés, ils diraient mille fois mea culpa, mille et mille fois. Ils se prendraient par le collet eux-mêmes et s’arracheraient ces vers qui sont en train de ronger leurs âmes. Ils ne cesseraient pas de les arracher, ces vers, pour les empêcher de se répandre partout. C'est avec des pinces de feu qu'ils détruiraient tous ces parasites qui opèrent tant de destructions dans les âmes. Ils pratiqueraient d'abord la première partie du commandement d'amour, et ensuite, l'amour dû au prochain.

Le vrai amour ne se manifeste pas seulement par des dons, parce que, même avec ces dons, on peut maintenir le prochain sur la route de l'enfer. Voilà ce que j'ai été obligé de dire et ce qui explique que je refusais, pendant si longtemps, de dire mon nom. Mais Ceux d'En-Haut (il montre en haut) m'ont obligé à parler parce que j'ai vécu ce destin moi-même ; parce que, moi-même, je n'ai pas exercé mon sacerdoce comme il le fallait.

Les accrocs au sixième commandement[85], je dois le dire, ainsi que le luxe[86], sont devenus les moyens de perdition de beaucoup de prêtres. S'ils reconnaissaient cette tragédie immense, ils se sacrifieraient jusqu'à la dernière goutte de leur sang. Ils auraient une immense douleur de tout ce qui s'est produit et recommenceraient tout à zéro. Ils appelleraient à leurs secours tous les Saints et les Anges, afin qu'ils les aident à retrouver le vrai chemin, parce que, dans l'éternité de l'enfer, le feu est continu, et le ver vous ronge l'âme pour toujours. Cette douleur immense, cette tragédie horrible de l'enfer, dure pour l'éternité et, moi, Garandieu, je suis obligé de dire cela."


 

[75] «Si ton œil te scandalise, arrache-le ; mieux vaut que tu entres avec un seul œil dans le royaume de Dieu que d'être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne, où leur ver ne meurt pas et le feu ne s'éteint pas» (Marc 9,4748).

[76] «Les souffrances sont les plus grands bienfaits et les plus grandes grâces de Dieu... C'est la seule chose que les Anges nous envieraient, s'ils pouvaient nous envier quelque chose» (Son Ange gardien à Mechtilde Thaller, in les Anges, ouv. cité).

[77] «Je reconnus alors mon manque de courage et combien il était injuste pour moi de tant désirer la fin de mes souffrances» - «Je reconnus avec quelle ardeur indicible, Jésus avait désiré la souffrance, et combien une âme demeure dans l'amour de Dieu et dans sa grâce, quand elle souffre avec patience, selon la volonté de Dieu» (M. Th!l11er, id.).

[78] «Tu aimeras ton prochain comme toi-même». Commandement édicté par Dieu lui-même, déjà dans l'Ancien Testament, à travers Moïse (Uv. 19, 18) ; et encore dans le Nouveau Testament par Notre Seigneur... et cité, transmis, repris ensuite, par les évangélistes, les Apôtres, etc.

[79] Tout ce qui est naturel est au service du surnaturel. Il s'agit ici, clairement, de psychologie, et non de psychanalyse, parodie sacrilège et démoniaque du sacrement de Pénitence, véritable viol de l'âme.

[80] «Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie (renonce à) lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il Me suive» (Marc 8, 34).

[81] La voie du renoncement et du sacrifice, et non celle de la facilité.

[82] «Quel profit y a-t-il pour un homme qui a gagné le monde entier, mais s'est perdu lui-même ou s'est porté préjudice ?» (Luc 9,25).

[83] La mauvaise façon, décrite plus haut par le démon Garandieu.

[84] S'il accepte la lumière.

[85] Sixième commandement de Dieu : «Tu ne feras pas d'impureté».

[86] L'esprit de luxe, c'est-à-dire de mollesse, de facilité, de laisser-aller...

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 15:34

Message aux prêtres - Exhortations à revenir à la vie de l'Évangile 

(PS: Si vous le pouvez, donnez ce témoignages aux prêtres que vous connaissez, c'est important, un grand merci (il y a 6 pages environ) 

http://lepeupledelapaix.forumactif.com/t17310-message-aux-pretres-exhortations-a-revenir-a-la-vie-de-l-evangile

5 avril 1978 (Verdi-Garandieu, un prêtre, démon huma

in)
Exorciste: Père Ernest Fischer, ancien missionnaire, Gossau (Saint-Gall - Suisse).
Démon : Verdi-Garandieu, démon humain.


"L'Abbé Verdi-Garandieu, démon humain, prêtre du diocèse de Tarbes au XVIIème siècle, adresse, par l'entremise de la possédée, ce message pathétique à ses frères dans le Sacerdoce, pour les adjurer - sur l'ordre de la Très Sainte Trinité et de la Vierge Marie - de reprendre la voie étroite de l'Évangile, et leur éviter ainsi de subir à leur tour dans l'Enfer éternel, le sort horrible qui est devenu le sien, à raison de ses infidélités à la grâce.

A la suite de l'exorcisme de Léon XIII, utilisé, dans le cas présent, par le P. Fischer, furent prononcées de nombreuses invocations, dont celle de Saint Vincent Ferrier[57], le grand missionnaire dominicain espagnol du XIVème - XVème siècle ; il parcourut l'Espagne, l'Italie, la Suisse et la France, où il mourut à Vannes en 1419. Il fut redoutable au démon, auquel il arracha beaucoup d'âmes[58], par sa vie d'amour et de pénitence, et ses prédications enflammées.

En somme: Saint Vincent Ferrier, un modèle à imiter ; l'Abbé Verdi-Garandieu, un exemple à ne pas suivre.

Le démon va parler pendant près de deux heures et demie d'affilée. Nous reproduisons ici le texte de ses adjurations, sur l'ordre du Ciel, aux prêtres[59] de notre temps.

(Verdi-Garandieu, après avoir fait remarquer que, lui aussi, est devenu «un démon parmi les démons», se met aussitôt à crier, en disant) : Quelle sottise j'ai faite de ne pas correspondre à la grâce, de mener la vie que j'ai menée !

(Puis, en poussant des cris lamentables, il s'écrie, faisant se dresser la possédée) : Pourquoi me suis-je laissé aller ainsi, mais pourquoi ? Pourquoi ai-je accepté de recevoir le sacerdoce, cette charge très lourde, puisque je n'étais pas capable, si je ne me mettais pas en peine de m'élever à la hauteur de ce grand idéal ? Pourquoi ai-je donné le mauvais exemple, comme le font aujourd'hui des milliers et des milliers de prêtres, en ne correspondant pas à mon sacerdoce. Pourquoi n'ai-je pas enseigné le catéchisme, comme j'aurais dû le faire ?

J'ai passé mon temps à regarder les robes des femmes plutôt qu'à observer les commandements de Dieu. En vérité, je n'étais ni chaud ni froid, j'étais tiède, et le Seigneur m'a vomi de sa bouche[60]. Dans ma jeunesse, j'étais encore bon, j'ai encore correspondu à la grâce.

(Pendant qu'il parlait, nous avons entendu ses cris par la possédée).

C'est plus tard que je suis devenu tiède. C'est alors que je suis entré dans la voie large et facile du plaisir et que j'ai abandonné la voie étroite de la vertu, en ne correspondant plus à la grâce ; et puis, je suis tombé de plus en plus bas.

Au commencement, je me confessais encore, je voulais me convertir mais je n'ai pas réussi parce que je ne savais plus suffisamment prier. Je n'ai pas correspondu à la grâce parce que de tiède, je descendis jusqu'à devenir froid. Entre la tiédeur et le froid, il n'y a que la distance d'une pelure d'oignon. Si j'avais été chaud et ardent, je n'aurais pas connu ce destin misérable.

Si les prêtres ne se reprennent pas de nos jours, eh bien ! Ils connaîtront le même sort que moi. Actuellement, il y a dans le monde des milliers, des dizaines de milliers de prêtres qui sont comme moi, qui donnent le mauvais exemple, qui sont tièdes et qui ne correspondent plus à la grâce de Dieu. Tous, s'ils ne se convertissent pas, n'auront pas un destin meilleur que celui que j'ai eu, moi, Verdi-Garandieu.

Ah ! quel destin pour moi que l'enfer ! Si, au moins, je n'étais pas né ![61] Si je pouvais revivre ! Ah ! que j'aimerais retourner sur terre afin de mieux vivre ! Ah! que j'aimerais passer mes nuits et mes jours, à genoux, en prière, en invoquant le Très-Haut ! J'invoquerais Anges et Saints du Ciel, afin qu'ils m'aident à quitter le chemin de la perdition, mais je ne peux plus faire marche arrière, je suis condamné (termine-t-il d'une voix lamentable).

Hélas, les prêtres ne savent pas ce que c'est qu'être condamné à l'enfer et ce qu'est l'enfer. Actuellement, presque tous, sur la terre, suivent le chemin de moindre résistance. Ils veulent goûter aux plaisirs de la vie. Ils sont convaincus que faire de l'humanisme, comme ils disent, et être de la mentalité de son époque, est une chose qui est maintenant acquise à jamais.

Évêques, Cardinaux et Abbés ne donnent pas un meilleur exemple que celui donné par leurs subordonnés. Vivent-ils selon la simplicité que le Christ pratiquait dans ses repas et dans sa table ? Comme dit l'Évangile, Jésus-Christ a, certes, participé à des banquets, invité par tel ou tel, mais, à ces repas, il ne mangeait pas beaucoup. Et s'il a un peu mangé au cours de ces banquets, il faut bien souligner que bien des fois, il a préféré souffrir de la faim.

La Sainte Famille et les Apôtres, aussi, ont beaucoup jeûné. Autrement, ils n'auraient pas reçu toutes les grâces dont ils ont bénéficié. Et pourtant, Jésus n'avait pas besoin d'acquérir la grâce, puisqu'il était lui-même l'Auteur de la grâce, mais il voulut donner un exemple: à ses Apôtres, bien sûr, mais aussi à tous les Cardinaux, Évêques et prêtres de tous les siècles. Mais à quoi bon, puisque de nos jours, Cardinaux, Évêques et prêtres sont à table dans un décor luxueux et goûtent des mets délicieux.

Ils vont jusqu'à gâter leur santé en poursuivant cette manière de vivre, mais ils s'imaginent que cela revient à leur position épiscopale, Cardinalice ou juridictionnelle. Pauvres cuisinières, qui s'imaginent que du fait qu'elles servent des Évêques ou des personnalités, elles doivent présenter à table des choses compliquées. Elles s'imaginent, les pauvres, que ce serait pour elles une honte de ne pas pouvoir porter tous ces mets sur la table. Elles oublient qu'ainsi, elles n'aident pas les Évêques à l'imitation du Christ, pas plus que les prêtres. Il vaudrait mieux que ces cuisinières puissent dire à ces personnalités que le Christ avait vécu et a vécu beaucoup plus simplement.

Ceux d'En-Haut (il montre en haut) tiennent à ce que soit respectée l'Imitation de Jésus-Christ ; et ce que l'on fait actuellement est tout à fait le contraire de l'Imitation de Jésus-Christ. On vit dans le raffinement, le luxe, l'abondance, jusqu'au débordement, jusqu'au péché même. Le péché, souvent, a déjà commencé par la table. On commence déjà à pécher, quand on devrait pratiquer un certain ascétisme et que l'on s'y refuse.

Le refus de l'esprit de sacrifice, c'est non pas le péché, mais la porte ouverte au péché, par laquelle il peut entrer. C'est le manque d'ascétisme qui conduit lentement au péché. Entre les deux, il n'y a qu'une pelure d'oignon. Si le prêtre ne suit pas les enseignements de l'Église, c'est nous qui venons le tirer par un bout de sa robe[62] pour l'amener sur nos sentiers.

Pendant un moment, ce n'est qu'un petit bout de la robe que nous prenons, mais avec l'espérance de rafler tout l'habit. Pendant longtemps, j'avais bien l'intention de devenir un bon prêtre; mais il faut remarquer que les prêtres sont attaqués par nous bien plus que les laïques. Certes, les laïques sont aussi en danger, surtout ceux qui s'efforcent d'être des justes, et ceux qui ont une charge importante. Mais, comme le prêtre a une très grande puissance de bénédiction, nous attaquons de préférence le prêtre, d'abord lui.

Pour ce qui est de moi, je me rappelais que j'étais prêtre et, au début, j'exerçais mon sacerdoce avec sérieux. Et puis, avec le temps, j'ai trouvé cela monotone et, oubliant la prière, j'ai oublié aussi le célibat. J'ai supprimé la prière, d'abord parce que je me croyais très occupé, et puis, d'autres jours, je la reprenais, et puis, finalement, je l'ai complètement abandonnée. Je pensais que ces longues prières du bréviaire étaient fastidieuses, inutiles, et, finalement, j'ai perdu le goût de la prière[63].

Quand j'ai supprimé le bréviaire, je suis tombé dans le péché d'impureté et, dès ce moment-là, je n'avais plus de goût à dire la messe. Ce fut un enchaînement de réactions. Quand je suis tombé dans l'impureté, ce fut l'enchaînement des réactions. Je ne disais plus la messe avec piétée, du fait que je n'étais plus dans l'état de grâce. Dans cet état, la lecture de la Bible et de l'Évangile, en particulier, et aussi la vue des commandements de Dieu, m'étaient devenues un reproche.

C'était là un avertissement pour moi et, parce que je ne tenais pas compte de l'avertissement, je prenais la résolution de ne pas enseigner les enfants comme j'aurais dû les enseigner. Comment aurais-je pu leur apprendre le bien, si moi-même je ne le pratiquais pas ? Mais ceux qui, aujourd'hui, s'appellent humanistes et modernistes, savent bien cela, comme moi-même.

Comment imposeraient-ils aux laïques et aux enfants, des choses qu'ils ne croient pas et qu'ils ne pratiquent pas eux-mêmes ? Comment pourraient-ils supporter de les enseigner comme ils devraient, sachant que leur enseignement ne correspond pas à leur intérieur, et qu'ils diraient alors d'énormes mensonges ? Chez beaucoup, avec le temps, le cœur est devenu comme un abîme de mort. Il y en a beaucoup plus qu'on ne pense qui se trouvent dans cet état. Ce sont des pommes pourries; comment une pomme pourrie pourrait-elle donner une bonne odeur ? Il n'y a qu'un prêtre qui s'efforce à la vertu qui puisse toucher les âmes et leur donner ce dont elles ont besoin.

Si les prêtres donnaient un exemple de vertu, en particulier aux jeunes, nous aurions un monde tout à fait différent de celui que nous connaissons. Vous auriez un monde mille fois mieux, et davantage, que celui que vous avez actuellement. Comment voulez-vous répandre le bien, si vous ne l'avez pas en vous ? Comment parler de l'Esprit-Saint, si je suis heureux moi-même de ne pas L'écouter? Comment présenter le chemin à suivre, quand soi-même on l'a quitté? C'est d'un tragique beaucoup plus profond que vous ne pouvez l'imaginer.

Le tragique, c'est que c'est au moment où le prêtre quitte le chemin de la vertu, qu'il est tenté d'entraîner beaucoup d'âmes à sa suite.

Cela commence par le Saint Sacrifice de la Messe, que, du commencement à la fin, on dit sans goût. Par conséquent, on n'en bénéficie pas soi-même. En tout cas, pour moi il en a été ainsi, et je conçus une aversion pour la messe et ses textes sacrés qui sont, pour quelqu'un qui se tient mal, un reproche permanent.

Pour ce qui est de moi, comme pour des milliers d'autres prêtres, il y avait au moins la transsubstantiation, ce qui permettait aux fidèles d'assister vraiment à la messe, parce que ces gens ne peuvent pas connaître le fond du cœur d'un prêtre ; mais malheur aux prêtres qui ne disent plus ce qu'ils doivent dire pour assurer la messe, et qui n'en vivent plus.

Malheur à qui conduit les fidèles sur le chemin de l'erreur. Ils feraient mieux, ces prêtres, de crier du haut de la chaire, en public : «J'ai péché, je ne suis plus capable de pratiquer la vertu. Priez pour moi, que je puisse me convertir et, de nouveau, enseigner les voies de la vertu». Ce serait beaucoup mieux de parler ainsi, et nous n'aurions plus, nous les démons, cette puissance pour dominer ces prêtres, parce qu'ils auraient fait un acte d'humilité.

Même si quelques-uns devaient concevoir du mépris pour un prêtre qui parlerait ainsi, la plupart de ceux qui l'entendraient seraient édifiés de son humilité et pourraient l'aider à se reprendre. La plupart des fidèles auraient de l'estime pour un prêtre qui s'exprimerait de cette manière; ce serait beaucoup mieux que de continuer dans la voie du mensonge et de l'hypocrisie.

A quoi cela sert-il de célébrer la messe face au peuple, et de dire aux gens : «Approchez ! Dieu vous pardonne tous vos péchés, Il vous comprend. Approchez du Père des lumières; et si vous êtes dans les ténèbres, il vous remettra de nouveau dans la grâce». Tous ceux-là oublient qu'il faut faire quelque chose auparavant, afin que le Père vous reprenne dans ses bras et vous remette dans sa grâce.

C'est vrai que le Père reprend ses enfants dans ses bras, mais auparavant, il faut le repentir et la promesse de changer de direction de vie. Il faut éviter les chemins qui mènent à la perdition.

Le prêtre doit penser: «Je dois commencer par moi-même. Ce serait le seul moyen d'être le modèle pour chacun, et de pouvoir prêcher l'enseignement de l'Esprit-Saint et de Jésus-Christ à toute la communauté. Telle serait aussi la mission que le Très-Haut estime que je dois prêcher et remplir auprès du peuple».

On parle beaucoup trop de l'amour du prochain, en oubliant que cet amour résulte de l'amour qu'on a pour Dieu. Comment peut-on parler d'aimer le prochain, de se rapprocher les uns des autres, si l'on oublie le premier commandement, le commandement principal : «Tu dois aimer Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toutes tes forces» ?[64] La prescription d'aimer le prochain ne vient qu'en second lieu.

Si le prêtre faisait d'abord la paix avec Ceux d'En-Haut (il montre en haut), l'amour du prochain découlerait tout de suite. C'est de la mascarade franc-maçonnique que de dire : «Il faut nous aimer les uns les autres, nous aider les uns les autres, nous soutenir les uns les autres». Mais où tout cela finit-il ? Même si on parle de charité, ou bien de pardonner, ou de se soutenir, voyez le résultat, ne serait-ce que le chiffre des suicides actuels.

C'est vrai que c'est un commandement d'aimer le prochain comme soi-même, mais cela vient après celui d'honorer et d'adorer Dieu d'abord. Il faut commencer au commencement même de ce commandement, et d'abord aimer Dieu, ce qui inclut vraiment l'amour du prochain. C'est dans la première partie[65] que se trouve l'entier commandement. Si l'on aimait vraiment Dieu, on ne parlerait pas sans cesse d'aimer le prochain, de le soutenir, de l'aider[66].

Mais rien de pareil n'a lieu. On bavarde tout le temps, dans les salles de paroisses, les conférences des Évêques et jusqu'à Rome. On bavarde, on discute, on fixe, on efface, on veut tout recevoir d'une manière que Ceux d'En-Haut (il montre en haut) n'acceptent pas.

Ceux d'En-Haut (il montre en haut) ne sont pas seulement la miséricorde, ils sont aussi la justice, et j'en sais quelque chose, moi, Verdi-Garandieu. Si j'avais exercé la vertu, prié, fait pénitence, je ne l'aurais pas appris sur mon dos, comme je le sais maintenant. J'aurais dû demander des croix, pour aider mes brebis à se sanctifier, et me sanctifier moi-même; mais tout cela, j'ai oublié de le demander.

De nos jours, la plupart des prêtres oublient qu'il faut pratiquer le chemin de la croix, se sacrifier, prier pour les autres, s'oublier soi-même. Il faudrait crier, de nos jours, du haut des chaires, à nos fidèles, qu'ils fassent pénitence pour réparer et tirer de la boue tous ceux qui s'y vautrent actuellement. Ce serait une manière de pratiquer la charité dans la vérité.

Tout cela[67], certes, a son importance, mais tout cela sombre dans la poussière, d'autant plus que Dieu lui-même nous a promis de nous donner ce dont nous avons besoin pour vivre, surtout à notre époque où les choses matérielles sont distribuées dans une organisation remarquable. C'est pourquoi elles ne doivent pas être le but de notre charité mais le moyen qui nous permette d'accéder à l'autre, celle de Dieu.

Bien sûr, il faut aider celui qui est dans la nécessité, mais de là à exagérer au point d'écarter le devoir envers Dieu, c'est trop. On devrait plutôt se préoccuper du haut de la chaire d'amener les fidèles: à prier pour tel ou tel qui se trouve en grande difficulté spirituelle, et donc en grand danger; à demander qu'on allume un cierge bénit, ou à se servir de la croix, de la croix des morts[68] et de l'eau bénite, sans oublier le chapelet, pour apporter de loin un secours à cette personne.

Tout cela apporte des bénédictions, même quand c'est fait par des laïques ; cela se fait dans la discrétion et le silence. Et nous, dans l'affaire, nous devons céder devant cela.

On devrait rappeler aux hommes, du haut de la chaire, qu'il faut prendre la religion au sérieux, se dévouer les uns pour les autres, afin d'entretenir la persévérance dans le cœur de chacun, et maintenir ainsi les hommes dans le chemin de la vertu.

Aux laïques, on devrait aussi dire qu'il faut prier pour les membres du clergé et pour toutes ses responsabilités, afin qu'il se conserve dans le service de Dieu et qu'il ne tombe pas dans les embûches du démon. Il faut prier pour que les prêtres dirigent bien les fidèles. Je suis prêtre, moi aussi, et c'est pour cela que je souffre terriblement, du fait de mon caractère sacré, dans l'enfer.

Les prêtres, du haut de la chaire, devraient aussi beaucoup inviter les fidèles à prier pour eux-mêmes, parce qu'ils devraient faire savoir aux fidèles que les démons les attaquent bien plus fort qu'ils ne croient. Ils doivent prier pour les prêtres, afin qu'ils puissent persévérer dans leur ministère et dans la bonne direction, jusqu'à l'heure de leur mort. Il faut aussi que les laïques prient les uns pour les autres, afin qu'ils se maintiennent dans le chemin de la vertu et, en tout cas, du bien; pas seulement occasionnellement, mais régulièrement.

C'est le tragique de milliers et de milliers de prêtres et de laïques d'avoir grandi comme l'herbe tendre. Brusquement, au moment de la tentation, ils sont piétinés par le démon, comme Jésus-Christ nous le fait remarquer dans l'Évangile : parce qu'ils manquent ou de soleil ou d'eau, ou que le soleil les a brûlés. Ceci, d'autant plus que les laïques sont, de nos jours, détournés de la voie droite par les prêtres eux-mêmes, qui leur disent que ce qui se faisait précédemment est aujourd'hui mis au rencart. Parmi eux tous (prêtres et laïques), il y en avait qui pratiquaient une grande vertu, puis, brusquement, ils ont sombré, parce qu'ils n'étaient pas suffisamment enracinés dans la terre, dans la bonne terre.

C'est moi qui vous le dis, Verdi-Garandieu, il faut toujours prier pour que prêtres et laïques se maintiennent dans la persévérance. Il faut savoir dire, en particulier par les prêtres; du haut de la chaire, que la prière en vue de la persévérance est, de nos jours, de plus en plus nécessaire. Il faut rappeler que la persévérance sur le chemin de la croix, c'est la loi du bonheur, parce que celui qui sait supporter (les épreuves), se place sur le chemin du Ciel.

Particulièrement, il faut dire aux gens qui sont pauvres, qu'ils doivent être contents de supporter leur infortune, parce que c'est par la suite qu'ils seront profondément heureux dans les cieux. Même si les pauvres ont à supporter (des privations), ils sont tout de même très loin des jeûnes et des sacrifices acceptés, par exemple, par le Curé d'Ars et d'autres grands saints, jusqu'à l'extrême limite de leur vie. Il faut dire aux pauvres qu'ils doivent remercier le Seigneur du sort dans lequel Il les a placés, parce que cette pauvreté acceptée peut les aider davantage à imiter Jésus-Christ.

Remerciez le Bon Dieu[69], parce que, selon le sort de pauvreté que vous avez, vous avez beaucoup moins de temps aussi où vous pourriez succomber à la tentation, puisqu'il vous faut toujours travailler. Ceux qui sont dotés d'une famille nombreuse et qui, par conséquent, ont beaucoup à faire pour les éduquer et pour les nourrir, doivent remercier trois fois par jour le Bon Dieu, parce qu'ainsi ils ont toute possibilité d'échapper aux plaisirs de ce monde et de mieux se préparer pour le royaume des cieux, où leur place est réservée.

Quand, dans des familles, arrive le quatrième enfant, alors c'est un drame, et pour l'entourage et pour la famille elle-même. Que faire ? Ce qui est vrai du quatrième est aussi vrai quelquefois du second ou du troisième ; et, malheureusement, les prêtres entrent dans un esprit de compréhension devant ces plaintes et acceptent que ces fidèles se servent de la pilule pour éviter l'enfant. Les fidèles ne se rendent pas compte du danger dans lequel ils se mettent parce que, entre la prise de la pilule (faute déjà grave) et l'avortement (faute encore plus grave), la distance est courte.

L'avortement est un meurtre et, par conséquent, un très grave péché. De nos jours, on ne veut plus tenir pour vrai, ce qui a été cru des milliers et des milliers de siècles auparavant[70]. Alors, même si Dieu ne punit pas directement l'onanisme, comme il a puni le crime d'Onan[71], notre Dieu considère les moyens anticonceptionnels comme aussi graves que ce qui s'est fait. Vous imaginez alors ce qu'Il peut penser de l'avortement ! Parce que tous ces méfaits sont contraires au Plan du Salut pensé par Dieu.

Ainsi donc, moi, Verdi-Garandieu, je me vois dans l'obligation de dire à tous, Évêques, Cardinaux et prêtres, qu'ils doivent, du haut de la chaire, crier - quoi donc ? - «Suivez la voie du Seigneur, parce que là où se trouvent le renoncement et le sacrifice, là aussi est la possibilité de la grâce».

Là où il n'y a ni sacrifice ni renoncement, il n'y a pas de grâce possible. Et là où il n'y a ni renoncement ni sacrifice, le moindre petit trou nous offre la possibilité de devenir très facilement les maîtres, avec notre astuce. Ce petit trou nous suffit pour renverser toute la maison, ce qui est le cas dé toutes vos Églises actuellement.

Il faut donner de nouveau des missions au peuple et lui prêcher, non pas depuis l'ambon, mais depuis la chaire, comme nous l'avons déjà dit auparavant. Il y a même des Églises où il faut descendre à l'autel plutôt que de monter, et, du coup, les gens sont distraits parce que leur regard n'est plus dirigé vers le haut mais vers les distractions que procure le bas, et même le très bas, jusque chez nous. On devrait remettre en vigueur ces missions populaires, parce que, lorsque le chemin de la vertu est proposé ainsi, c'est une pluie de grâces qui est offerte au peuple.

L'influence d'un prêtre qui vit selon les lois du Seigneur est énorme, c'est celle que l'on peut noter dans la vie du Curé d'Ars. Le Curé d'Ars n'a pas sauvé les âmes en courant les voyages, en mangeant à une très bonne table, en assistant à toutes sortes de conférences, mais en restant dans sa chambre et devant le Très Saint-Sacrement, ce que j'aurais dû d'ailleurs faire moi-même, Verdi-Garandieu. Au lieu de cela, j'ai négligé mes devoirs pastoraux devant toute ma paroisse et je l'ai conduite de cette manière, dans cette voie. A notre époque, il faudrait des milliers et des milliers de curés d'Ars et, s'ils n'existent pas encore, il faudrait songer à l'imiter, cet homme.

Voilà ce que moi, Verdi-Garandieu, je suis obligé de dire : c'est que les prêtres doivent éviter le contact habituel des femmes et doivent réciter le bréviaire complet. En réalité si les prêtres ne disent pas le bréviaire, ils se trouvent en très grand danger de succomber à la tentation ; par contre, s'ils le récitent, c'est le Très-Haut qui les aide à la surmonter, parce que les prêtres sont soumis à de grosses tentations à ce sujet[72]. Il est à remarquer que, même lorsque le prêtre tombe dans le péché et, malgré cela, récite son bréviaire, le Très-Haut lui donne la possibilité de continuer son ministère et d'être un instrument profitable pour les fidèles.

Il faut dire à tous ceux qui subissent de grosses difficultés, qu'ils doivent persévérer dans l'espérance du Seigneur, parce que le Seigneur aime à éprouver ceux qui L'aiment, à une époque surtout où les moyens financiers permettent aux gens de se parer[73]contre la souffrance et contre l'épreuve. Il faut souvent répéter, du haut de la chaire, qu'ils doivent se confier d'abord dans le Seigneur, pour pouvoir lutter contre leurs épreuves et les supporter.

Actuellement, il faut beaucoup insister sur ce point, parce que ces moyens financiers sont une occasion de faiblesse, surtout dans les communautés paroissiales, et parce que la vie facile et de plaisir (ou : de laisser-aller) des prêtres, et même des Évêques, n'amène pas de cette manière à l'imitation de Jésus-Christ, mais bien plutôt à la perdition des âmes.

Comment l'Esprit-Saint pourrait-il intervenir dans les âmes, si le prêtre développe des voies de facilité, en ne donnant pas aux gens le sens du péché et en leur faisant miroiter que Dieu est miséricordieux et pardonne tout très facilement, sans que l'on soit invité au repentir et à la pratique du repentir. Il faut crier sur tous les toits que la voie de la croix est requise par le Ciel. C'est en suivant la Croix de Jésus-Christ que l'on aide le plus au salut du prochain, parce que cette pénitence, le Bon Dieu s'en sert; ou plutôt, le Bon Dieu se sert de cette pénitence pour aider au salut du prochain. Parce que si l'on réalise la première partie du commandement de Dieu, on réalise aussi la deuxième partie de ce commandement d'amour.

Est-ce pratiquer réellement l'amour à l'égard de Dieu que de célébrer la messe face au peuple, comme si elle s'adressait au peuple et non pas à Dieu ? Les prêtres doivent dire leur messe de telle manière qu'on se rende compte que c'est uniquement le service de Dieu et l'honneur de Dieu qui sont recherchés par ce Sacrifice. Tout le reste n'est que complément ou supplément ; les prêtres prêchent beaucoup trop sur les choses de la vie courante ; et sur l'amour du prochain, en général ou en particulier, oubliant que c'est l'amour de Dieu qui mène au véritable amour du prochain et à la vraie pratique de la charité. Cette manière de faire et d'agir permettrait, par la pratique du renoncement et de la pénitence, le salut de milliers et de milliers d'âmes, si on s'y mettait vraiment. Tant d'âmes tombent comme flocons de neige, en enfer, comme l'ont souvent rappelé les âmes privilégiées.

Si Évêques et prêtres s'obstinent à maintenir cette situation désastreuse, des milliers et des milliers d'Églises ne seront plus l'Église, ce qui commence déjà d'être, dès maintenant. Pour des milliers et des milliers de fidèles, les sermons actuels dans les Églises sont des occasions de demeurer flasques au service du Seigneur ; par conséquent, sont des instruments de mort, puisqu'ils ne conduisent pas directement au Ciel et n'y font pas songer.

Tout cela est arrivé parce que le prêtre lui-même s'est laissé aller et ne vit plus lui-même le premier commandement de l'amour de Dieu. Telle une pomme, il se présente avec le ver à l'intérieur et il n'est plus le guide, alors qu'il devrait l'être. Si les Évêques, les prêtres et les Abbés avaient vécu suivant les règles fixées par le Seigneur, vous n'auriez pas cette catastrophe que, maintenant, vous voyez à Rome. Si cela avait été, le Seigneur n'eût pas toléré qu'un autre que le Pape Paul VI pût prétendre régner sous son nom.

Cette réalité, qui d'ailleurs a percé en dehors du Vatican, est l'œuvre de la franc-maçonnerie. Mais si, partout dans le monde, des millions de fidèles s'étaient réunis autour d'exercices religieux pour prier et faire pénitence et demander en même temps au Seigneur qu'il nous sorte de cette situation, le Ciel aurait évité, n'aurait pas permis qu'arrivât cette catastrophe. Si on s'était mis à des croisades de prières, Rome serait encore Rome.

Je dois dire cela aussi: il faut que je dise à des milliers et des milliers de prêtres actuels que les femmes peuvent devenir leur perdition et cela n'arriverait pas s'ils se munissaient de la prière. Si les prêtres prenaient leur bréviaire et se nourrissaient de la doctrine des Docteurs de l'Église qui ont, par la prière, une si grande expérience de l'homme, les choses iraient différemment pour eux; tandis que, s'ils ne le font pas, ils appartiennent à ces milliers et ces milliers de prêtres qui, actuellement, vivent dans le péché mortel.

Des milliers de prêtres vivent hors de la grâce et ils ne disent plus le bréviaire, comme je faisais moi-même. Si, du moins, j'avais encore appelé à mon aide mon Ange gardien[74] ; mais non, j'ai refusé tous les moyens qui m'auraient permis de me reprendre et, en suivant ce mode de vie, j'ai négligé, certes, d'éduquer la jeunesse; et pourtant, j'ai été beaucoup moins mauvais que ce qui se fait actuellement avec les prêtres et les jeunes. Cet avertissement devrait être une lumière pour les prêtres qui sont sur la voie de la perdition."

 

(A SUIVRE)

 


[1] Il nous suffira ici de rappeler les paroles de l'Évangile. A - (Au moment du lavement des pieds) : «Le diable avait déjà mis au cœur de Judas Iscariote... le dessein de livrer Jésus» (Jean 13, 2). B - (Judas ayant acquiescé, la possession suit peu après) : «Alors, après la bouchée, Satan entra en lui (Judas)» (Jean 13, 27). C - Il y a ensuite l'affirmation de Jésus, à la fin de son discours sur le Pain de Vie : «L'un de vous est un démon». Saint Jean ajoute : «Il (Jésus) parlait de Judas, (fils) de Simon l'Iscariote» (Jean 6, 70.71). D - Il y a enfin la déclaration de Jésus, au cours de sa Prière sacerdotale : «Aucun d'eux (de « ceux, Père, que tu m'as donnés») ne s'est perdu, hormis le fils de perdition...» (Jean 17, 12).

[2] Jésus est mort pour tous les hommes. C'est Judas, un démon humain, qui parle ici; et non, comme précédemment (v. p. 48 et n. 3 supra), un démon angélique (Akabor, en l'occurrence).

[3] Quelle effrayante souffrance pour cette âme victime, réparatrice !

[4] Pierre renia son Maître, publiquement et par trois fois ; puis «il sortit»... «et pleura amèrement» (Matt. 26, 75). Judas trahit son Maître, et le livra ; puis «il sortit»... «et alla se pendre» (Matt. 27,5). Le plus grand péché pour l'homme, c'est de ne pas croire à la Miséricorde, à l'infinie Miséricorde.

[5] L'enfer est une conséquence inévitable de la liberté, celle-ci étant la plus noble exigence de l'Amour. L'Amour peut toujours se refuser. Refus temporel dans le temps, éternel dans l'Éternité. Tout se prépare dans le temps, et se fixe définitivement au moment de la mort, qui est celui du passage à l'Éternité. En raison de l'enjeu de ce moment décisif, crucial, l'âme bénéficie alors de la grâce supplémentaire de «la Grande Lumière Céleste» (cf. notre feuillet, paru sous ce titre, et diffusé par l'association «Tout restaurer dans le Christ»). L'existence de l'Enfer est un dogme (cf. 4e Concile du Latran, 1215 - p. 38 supra - et bien d'autres documents du Magistère)

[6] «Il faut s'en prendre aux manipulateurs des Conférences épiscopales où le loup déguisé en agneau figure en bonne place» (Parce Domine, message du 2 juillet 1972).

[7] Voir la note 1 page précédente.

[8] Voir tout le message du 11 mai 1975 (Parce Domine), notamment : «Dis-leur encore : «Il vaut mieux obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes». Ce ne sont pas les mauvais évêques qui seront leurs juges au dernier jour, mais Moi».

[9] Si on pouvait en dire davantage sur elle... Mais nous ne le pouvons pas.

[10] Nous formons depuis longtemps le vœu que «La Cité mystique», qui contient les visions de Marie d'Agréda, soit traduite à nouveau de l'original espagnol, et cette fois dans un style plus accessible à nos mentalités modernes, afin de rendre celles-ci plus accueillantes aux révélations exceptionnelles de cet ouvrage.

[11] La réédition française de 1970, dont nous venons de parler, comporte aussi des volumes bleus, mais au nombre de trois. Quant à l'édition dont nous disposons, et qui remonte à 1912, elle comporte bien huit volumes. Heureuses coïncidences.

[12] En français, R.P. Schmöger : Vie d'Anne Catherine Emmerich (Téqui, Paris). V. p. 29 n. 1, et p. 84 supra.

[13] Même titre en français, même éditeur (1934).

[14] Expression manifestement péjorative, dans la bouche du démon, pour désigner ces ouvrages. Mais elle n'a pas plus de sens en allemand (dont elle est la traduction littérale) qu'en français.

[15] Par le canal d'une âme privilégiée, le Seigneur a demandé à Michel Servant, le 12 juin 1971 : «Qu'il répande mes douleurs secrètes !»

Celles-ci ont été publiées en livret illustré, et sont diffusées par l'association «Tout Restaurer dans le Christ», depuis 1972. Le Seigneur a demandé alors, à tous cette fois : «Il faut répandre mes douleurs secrètes» (4 juin 1972).

D'innombrables et incroyables grâces, tant spirituelles que matérielles, ont été obtenues par cette dévotion aux douleurs secrètes de Jésus. Nous en portons témoignage. Quelle concordance avec les aveux arrachés au démon Béelzéboul !

[16] Jésus a toujours eu la conscience parfaite de ce qu'il était: Dieu et homme. Il s'est cependant si totalement identifié à la misère des pécheurs qu'il aimait et voulait sauver, que cette expression apparemment excessive reste dans la ligne de la théologie classique.

[17] Quel enseignement pour nous, pour tous ! Si le petit exorcisme (celui de Saint Michel, prescrit par Léon XIII) - qui peut être dit par les laïcs aussi bien que par les prêtres - contraint le démon à parler, de son propre aveu, il peut tout aussi bien le contraindre à fuir.

[18] Le gain de l'indulgence Toties-Quoties, indulgence plénière pour les défunts, est attaché à chaque visite d'une église ou d'un cimetière - en ces deux jours de la Toussaint et des Morts - visite accompagnée de certaines prières pour les défunts.

[19] Parmi ces trésors, il y a l'application au profit des âmes du purgatoire, des grâces des Six Saintes Messes, toutes relatives à la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ, Rédempteur et Sauveur. Nous en avons reçu des témoignages de reconnaissance, par le canal d'âmes privilégiées (Feuillet diffusé par l'association «Tout restaurer dans le Christ»).

[20] Le fait est qu'on ne parle plus jamais des indulgences dans l'Église (par suite, la pratique de la récitation des prières indulgenciées est tombée en désuétude).

[21] Il s'agit de jours et' d'années de la terre, des pénitences terrestres de jadis, dont nous ne savons pas la correspondance exacte «en temps» du Purgatoire.

[22] C'est exactement ce que nous avons écrit dans la brochure et le feuillet sur la Messe falsifiée, paru en février 1975 : le Saint-Père Paul VI n'ayant nulle part manifesté expressément son intention de supprimer le rite de Saint Pie V, celui-ci est toujours demeuré en vigueur, pouvant être librement utilisé par tout prêtre qui le désire. Le lui interdire au nom de l'obéissance, est un abus de confiance et un viol de conscience. Voilà un cas probant où le refus de l'obéissance à une autorité épiscopale dénaturée, dont parle par ailleurs le Démon, est un devoir sacré. Il est vrai qu’il y faut du courage...

[23] «Je suis la Voie, la Vérité et la Vie» (Jean 14, 6). Les trois V de la Victoire définitive : celle du Christ.

[24] En plus de ceux qui agissent déjà.

[25] En réalité, ici, pour l'âme, c'est le mot : calme qui convient, et non le mot : paix. Un calme factice, inspiré par le démon, un calme trompeur. Mais ce n'est pas la paix de l'âme. Dans notre livret sur l'exorcisme (joint à cet ouvrage), nous avons expliqué cette différence de sentiments, manifestée par la différence de mots, à propos de l'enveloppement diabolique.

[26] Et cela se pratique. Nous avons connu le cas - qui n'est pas rare - de jeunes gens et de jeunes filles ayant passé ensemble des nuits impures, et même en groupe, et qui allaient communier à la Messe le lendemain dimanche, « avec bonne conscience », déclarant avoir agi « par amour » dans le premier et dans le second cas.

[27] Les sept péchés capitaux: l'orgueil, la luxure, l'avarice, l'envie, la gourmandise, la colère et la paresse.

[28] Les parents peuvent préparer eux-mêmes l'enfant, dans le cas de défaillance du prêtre responsable, dit ici le démon. Mais plus haut: ils doivent agir ainsi, en présence d'une telle situation. En fait donc: les parents DOIVENT se conduire de cette manière dans une telle situation.

[29] Les ecclésiastiques et laïcs «dans le vent» ayant fait le reste.

[30] On va à la rencontre des hommes. Et l'on finit par délaisser Dieu.

[31] Les conditions du jeûne eucharistique étaient auparavant: jeûne intégral, depuis l'heure de minuit qui précède la communion. Ces dernières années, le Saint Siège a ramené le délai à une heure avant la communion, avec quelques allègements pour la boisson.

[32] Ce texte fut une révélation pour nous, sans que nous en ayons été étonné pour autant, car ce n'est, clairement, qu'une application du Complot infernal, ourdi à l'aurore du christianisme, pour détruire l'Église.

[33] On peut rapprocher de ce propos, le passage suivant du Concile de Trente (session XIII, chap.8 - Denz. 881) : «Dans la réception sacramentelle (de l'Eucharistie), la coutume a toujours été, dans l'Église de Dieu (donc, dans l'Église universelle, et pas seulement dans l'Église latine), que les laïcs reçoivent la communion (de la main) des prêtres (a sacerdotibus), et que les prêtres célébrants se communient eux-mêmes».

La coutume a donc toujours été, affirme le Concile de Trente, que la Sainte Eucharistie est reçue : par les laïcs, du prêtre; par le prêtre célébrant, de lui-même. C'est donc que les laïcs la reçoivent dans la bouche ; s'ils la recevaient dans la main, même venant du prêtre, ce serait comme s'ils se communiaient eux-mêmes. La distinction établie par le Concile n'aurait plus alors sa raison d'être; elle serait vide de sens.

Le Concile achève d'ailleurs ainsi, pour nous éclairer définitivement : «Cette coutume doit être tenue, à bon droit, et à juste titre, comme provenant de la Tradition Apostolique».

Ce dernier membre de la phrase conciliaire nous paraît très important, car il semble bien signifier que la coutume qui s'était établie dans les premiers siècles du christianisme, de distribuer la communion dans la main (celle-ci étant recouverte d'un linge blanc immaculé, et l'Eucharistie portée directement ainsi à la bouche), était une exception non justifiée, parce que contraire à la Pensée et au Vouloir du Christ, ainsi qu'au mode de faire des Apôtres. Et même, peut-on préciser maintenant, au mode de faire du Christ lui-même avec ses Apôtres, à la Sainte Cène.

[34] L'attitude ordinaire de la prière chez les Anciens était «debout» (Cf. Luc 18, 11-13). Ils n'ignoraient cependant pas l'agenouillement, et même la prosternation, à des fins de supplication et d'adoration. C'est peut-être Marie, la très humble, qui a donné à cette attitude de l'agenouillement, par son exemple, la place privilégiée qu'elle devait avoir ensuite dans l'Eglise.

[35] Cette affirmation du démon, qui paraît fallacieuse au premier abord, prend tout son sens, à la lumière de notre explication dans la note 1 de la page qui précède. Le saint Concile de Trente a-t-il soupçonné cela ?

[36] Voir la note 2 de la page 79 supra.

[37] Le dialogue (avec sa sœur, la dialectique), est l'arme maîtresse de la stratégie diabolique et destructrice du Pouvoir occulte haut maçonnique..., ainsi que le changement.

[38] Une chose nous a frappé ici. Le démon dit que le chrétien qui, par ignorance, communie dans la main, «ne commet pas de péché grave». C'est donc que, malgré tout, il peut y avoir un péché, quoique non grave.

Cela s'explique, quand on relit le début de l'avertissement du démon, les chrétiens agissant souvent ainsi pour «ne pas se distinguer des autres», «ne pas se singulariser», c'est-à-dire en clair : par lâcheté, quand ce n'est pas par orgueil, pour certains. Cela nous remet en mémoire la parole du Saint Curé d'Ars, disant qu'après la luxure et le vol, c'était l'ignorance qui était le péché le plus répandu. Oui ! parce que l'ignorance est souvent coupable.

[39] C'est-à-dire les prières de la messe.

[39] A quelqu'un qui s'étonnait devant S.S. Paul VI, de la disparition des exorcismes dans le nouveau rituel du baptême, le Pape répondit : «Que voulez-vous ! Cela s'est fait en dehors de moi» (Confidence privée).

[40] Même d'enfants en bas âge !

[41] Il y a neuf ans que Michel Servant a écrit cela et sept ans qu'il l'a publié dans son ouvrage : «Veillez et priez, car l'Heure est proche», particulièrement dans le tome I, chap. II : «Révolte et Conjuration. La Subversion satanique», laquelle s'est installée à demeure dans l'Eglise. Cf. aussi n. 1 de la page 200.

[42] C'est la quatrième fois au cours du même exorcisme que le démon Béelzéboul parle de la collaboration diabolico-maçonnique en vue de la destruction de l'Eglise.

[43] Béelzéboul à l'exorciste (7 nov. 1977) : «Pas tant d'eau bénite; vous croyez qu'il pleut. Nous allons être obligés d'ouvrir nos parapluies contre cette saleté. Ne faites pas cela !» Le démon avait dit dans un exorcisme précédent que l'eau bénite les faisait fuir.

[44] La formule exacte est : «que tu as commis par le goût et par la parole».

[45] Dans le rituel de l'administration des sacrements (tout autant que dans le rite de la messe) chaque mot, chaque geste, chaque parole... tels que l'Eglise les a fixés, au nom du Christ, a sa force propre, sa valeur irremplaçable, qu'il tient du Christ. Modifier le moindre iota, c'est diminuer les grâces reçues.

[46] Nous signalons notre livret : Frères des hommes, les Anges, dans lequel ce sujet des Anges gardiens est particulièrement traité. L'association «Tout Restaurer dans le Christ» diffuse également depuis deux ans le texte d'une «Promesse à l'Ange Gardien», à laquelle sont attachées de très grandes grâces, dans la mesure même où elle est vécue.

[47] Tout ceci recoupe parfaitement les révélations transmises par Mechtilde Thaller, et publiées dans l'ouvrage : Les Anges (éd. Christiana, en Suisse; dépôt chez Résiac à Montsûrs).

[48] C'est-à-dire d'un ange supérieur en dignité, et donc en pouvoir.

[49] Il faut en effet distinguer entre le «caractère» sacramentel et les grâces qui en découlent. Celles-ci peuvent beaucoup varier, tandis que celui-là est toujours le même (si c'est valide).

[50] Il s'agit bien entendu de la «gauche du Christ», c'est-à-dire des réprouvés désignés par «les boucs» du Jugement dernier (Matt. 25,33 et 41).

[51] Matt. 10,32.

[52] Le prêtre exorciste sent ou devine (d'après l'attitude de la possédée) que le démon a encore des révélations à faire, ce qui explique cette répétition dans le cas présent.

[53] «Flôte» - flûte - dit le démon en allemand.

[54] «Tannhaüser, opéra de Richard Wagner (1845). Pour s'être damné dans les bras de Vénus, Tannhaüser doit aller implorer à Rome son salut. Poursuivi par la malédiction du pape, qui refuse de l'absoudre, il en appelle de nouveau à Vénus ; mais un chant pur s'élève : c'est Elisabeth, qui rendit l'âme en demandant le pardon du pécheur ; alors Tannhaüser s'agenouille près du corps de sa fiancée, et la rejoint dans la mort, tandis que la miséricorde divine se manifeste par un miracle» (analyse du Larousse).

[55] «Il est midi moins cinq». Ainsi, Michel Servant a-t-il sous-titré son ouvrage... en 1972. «Il est midi cinq», fait crier la Sainte Vierge en 1977 : c'est-à-dire que la coupe déborde, que les châtiments sont là ; et que, seul, un ultime sursis de l'Infinie Miséricorde retient, comme par miracle, la colère de Dieu...

[56] Exhortations qui sont en même temps des Avertissements.

[57] Dans la fête liturgique est précisément le 5 avril.

[58] «C'est au vieux (Lucifer), que ces âmes ont été ravies, et non pas à moi» (déclaration du démon Garandieu, au cours de l'exorcisme).

[59] En fait, au Sacerdoce tout entier puisque, comme le précise le démon Garandieu, il s'adresse aussi aux «évêques, cardinaux et abbés» (supérieurs ecclésiastiques).

[60]  «Puisque tu es tiède, et ni chaud ni froid, je vais te vomir de ma bouche» (Apoc. 3, 16).

[61] «Mieux eût valu pour cet homme qu'il ne fût pas né» (Matt. 26, 24 - Notre Seigneur, en parlant de Judas, que nous savons maintenant être en enfer). Rappelons notre ouvrage sur «Les Anges: amis fidèles, conseillers modèles, soutiens célestes dans le combat de la Vie» (Association T.R.C.).

[62] De sa soutane... Ou, peut-être de «sa robe de chair» (Cf. Saint Augustin, Confessions).

[63] Invoquons les Saints Anges du cinquième Chœur : les Principautés, pour nous donner le goût et l'amour de la prière, et la persévérance dans la prière. Car telle est leur vocation.

[64] Par exemple, Marc 12,30-31.

[65] Aimer Dieu.

[66] On le ferait !

[67] Toutes les manières d'aider le prochain.

[68] Une croix indulgenciée à l'effet d'aider les moulants.

[69] «Rendez grâce (remerciez Dieu) en TOUT, car telle est, à votre égard, la volonté de Dieu dans le Christ Jésus» (1 Thess. 5, 18).

[70] C'est-à-dire depuis toujours

[71] «Onan savait que la descendance ne serait pas à lui; aussi, lorsqu'il allait vers la femme de son frère (selon la loi mosaïque : «son frère épousera la veuve», Deut. 25, 5), il se souillait à terre, pour ne pas donner de descendance à son frère. Ce qu'il faisait déplut au Seigneur, qui le fit mourir» (Gen. 38, 9-10)

[72] Celles qui résultent du « contact habituel des femmes », vient de dire le démon.

[73] Se parer : «Prendre ses précautions contre un danger quelconque» (Larousse).

[74] Cette aide angélique, mise par Dieu en permanence à notre disposition, est d'autant plus nécessaire que - au-delà de la lutte quotidienne contre les tendances de notre pauvre nature humaine, viciée par le Péché originel, et sans cesse entraînée dans le désordre par nos passions - ce n'est pas «contre des êtres de sang et de chair» que nous avons à combattre, mais «contre les Principautés, contre les Puissances, contre les Souverains de ce monde de ténèbres, contre les Esprits de malice répandus dans les airs» (Eph. 6, 12).

[75] «Si ton œil te scandalise, arrache-le ; mieux vaut que tu entres avec un seul œil dans le royaume de Dieu que d'être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne, où leur ver ne meurt pas et le feu ne s'éteint pas» (Marc 9,4748).

[76] «Les souffrances sont les plus grands bienfaits et les plus grandes grâces de Dieu... C'est la seule chose que les Anges nous envieraient, s'ils pouvaient nous envier quelque chose» (Son Ange gardien à Mechtilde Thaller, in les Anges, ouv. cité).

[77] «Je reconnus alors mon manque de courage et combien il était injuste pour moi de tant désirer la fin de mes souffrances» - «Je reconnus avec quelle ardeur indicible, Jésus avait désiré la souffrance, et combien une âme demeure dans l'amour de Dieu et dans sa grâce, quand elle souffre avec patience, selon la volonté de Dieu» (M. Th!l11er, id.).

[78] «Tu aimeras ton prochain comme toi-même». Commandement édicté par Dieu lui-même, déjà dans l'Ancien Testament, à travers Moïse (Uv. 19, 18) ; et encore dans le Nouveau Testament par Notre Seigneur... et cité, transmis, repris ensuite, par les évangélistes, les Apôtres, etc.

[79] Tout ce qui est naturel est au service du surnaturel. Il s'agit ici, clairement, de psychologie, et non de psychanalyse, parodie sacrilège et démoniaque du sacrement de Pénitence, véritable viol de l'âme.

[80] «Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie (renonce à) lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il Me suive» (Marc 8, 34).

[81] La voie du renoncement et du sacrifice, et non celle de la facilité.

[82] «Quel profit y a-t-il pour un homme qui a gagné le monde entier, mais s'est perdu lui-même ou s'est porté préjudice ?» (Luc 9,25).

[83] La mauvaise façon, décrite plus haut par le démon Garandieu.

[84] S'il accepte la lumière.

[85] Sixième commandement de Dieu : «Tu ne feras pas d'impureté».

[86] L'esprit de luxe, c'est-à-dire de mollesse, de facilité, de laisser-aller...

 

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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 21:27

Satanisme et dérive sectaire
Quels sont les risques, comment les prévenir?

 

Mission Interministérielle de Vigilance et de lutte

contre les dérives sectaires 08/09/2004

Le romantisme noir dont les adeptes du diable représentent la frange extrême et la plus subversive, devient aujourd'hui plus qu'une simple « tendance », un emblème de génération. Dans son versant le moins inquiétant, il s'affiche sous ce label « gothique » qui déconcerte bien des parents. Mais que recouvre-t-il exactement? Où commence le danger pour tous ces jeunes tentés d'en adopter un temps les références et expressions culturelles? Comment leur éviter de sombrer dans la dérive du satanisme?

Ce qu'il faut savoir sur la culture gothique

  • La confusion entre le mouvement gothique (ou gothik) et la mouvance sataniste est souvent source d'incompréhension. Or le gothisme ne conduit pas systématiquement à la déviance ou à la marginalité, même si l'on ne peut aujourd'hui contester qu'il reste l'une des portes d'entrée sur le satanisme.
  • Le gothisme possède ses codes, ses emblèmes et ses « adeptes », tous membres d'une culture adoptée par les adolescents comme signe de reconnaissance de leur singularité face au monde des adultes.

Ses canons esthétiques

Les gothiques s'habillent en noir, s'affublent d'accessoires rouge sang ou métal et adoptent volontiers le « look » vampire ou néo-romantique.

Ses références culturelles

  • Les gothiques raffolent des films d'épouvante, des lieux et atmosphères étranges et aiment la littérature la plus sombre.
  • La diffusion de feuilletons télé particulièrement populaires auprès des adolescents, la production de films et jeux vidéos ont contribué à renforcer la mode du gothisme auprès des jeunes. Mais c'est par la musique que celle-ci s'est le plus largement affirmée auprès des adolescents.

Le gothisme, phénomène de mode ou premier pas vers la radicalité?

  • Dans le sillage d'une « tendance » qui fait école jusque dans les cours de collège, évoluent quelques adeptes d'une frange radicale: les satanistes. Ceux-là profitent de l'engouement que suscitent des idoles gothiques comme le chanteur et musicien Marylin Manson, pour gagner une certaine forme de respectabilité et étendre leur influence auprès des jeunes à la faveur de concertes ou soirées à thème.
    Souvent engagés dans des groupes musicaux à l'activité souterraine, ils vivent leur engagement comme un vrai militantisme.

Le black metal, la voix des satanistes?

* Leur univers musical s'inspire d'un type de rock très agressif.
Il se joue en une trentaine de nuances variées tantôt qualifiées de Death Metal, Heavy Metal, Opéra-Gothico-Metal, Trash-Industriel, Speed, Black-Death ou encore Black Metal.

  • Ces groupes sont facilement repérables par leurs patronymes inspirés du vocabulaire de la démonologie, de la mythologie scandinave et germanique évoquant leur filiation directe au satanisme.
  • Édités par des labels indépendants qui font circuler leurs titres, les dates et lieux de leurs concerts via de petites feuilles d'actualité, fanzines ou webzines aux tirages limités, ils se produisent sur les scènes confidentielles de l'underground musical.

En quoi sont-ils dangereux?

  • Leur production abonde en textes mortifères, parfois attentatoires à la dignité humaine et se présentent parfois comme de véritables incitations à la haine. Elle se mâtine très souvent de références païennes et nationalistes aux relents antisémites.
  • La fréquentation assidue de concerts de Metal n'est pas sans risque. (Atmosphères quasi-hypnotiques favorisant les états de transe, messages subliminaux, appelant le passage à l'acte et stimulant les pulsions suicidaires, etc.)
  • Enfin, dans la nébuleuse des spectateurs fans des idoles du Black Metal, évoluent le plus souvent de fervents satanistes parfois prosélytes.

Satanistes et Lucifériens


En Europe et en France, les dévots du diable se réunissent en petits groupes informels, fluctuants et difficiles à appréhender dans leurs positions doctrinales très variées.

Des rituels macabres et sanglants

Les rituels satanistes, d'une obédience à l'autre varient peu, malgré les différences doctrinales qui opposent par exemple satanistes et lucifériens. Ils sont ordonnés selon un calendrier inspiré des traditions druidiques. Ils peuvent aller, quoiqu'on en dise, jusqu'aux actes criminels (messes noires, viols, tortures et sacrifices d'animaux, voire d'humains).

Où et comment recrutent les réseaux satanistes?

Les satanistes favorisent les contacts individuels et utilisent avec profit les facilités que leur offre l'anonymat des contacts sur le web:

Sur internet

  • via les sigles « officiels » satanistes
  • via les forums de discussions et listes de diffusion ouverts sur les portails créés par les fournisseurs d'accès
  • via de pseudo sites personnels, sous le jour d'adolescents passionnés par le vampirisme, les films d'épouvante, la science-fiction, la magie, l'occultisme, la voyance ou l'ufologie... voire la philosophie.
  • en infiltrant certains webzines d'information jeunesse aux thèmes éclectiques via les rubriques « paranormal, jeux vidéos ou jeux de rôles » qu'ils développent en leurs sommaires.

Du contact virtuel à la rencontre formelle

  • Par le biais d'une invitation à percer les secrets de leur site, en multipliant dans leur arborescence des entrées comme « laboratoire de l'horreur », « galeries de portraits » ou « sortilèges et rites d'envoûtement », les satanistes vont inviter les adolescents à s'inscrire pour converser directement avec eux sur leur messagerie électronique.
  • Le contact virtuel peut alors à l'insu des parents évoluer vers des rencontres bien réelles.

Une escalade dans la violence

Une consultation poussée des sites satanistes et lucifériens ouverts en libre consultation sur le web, fait apparaître, à l'examen de leurs pages de liens, des rapprochements entre ces groupes et quatre types d'organisations présentant des dangers plus ou moins importants pour les mineurs:

  • les entreprises de voyance et le marché de la magie source potentielle d'escroquerie commerciale.
  • Des groupes ésotériques et sociétés secrètes déjà suspectées de dérives sectaires
  • L'industrie pornographique et le marché des snuff-movies (accès à des sites parfois pédophiles via des sites satanistes)
  • Les organisations extrémistes les plus radicales (mouvance néonazie)

Quelques conseils aux parents

Une réaction s'impose si l'on observe chez un adolescent la conjonction des signes suivants:

Les signes qui doivent alerter

  • un changement radical dans son apparence vestimentaire (adoption du noir comme seule couleur de référence)
  • une mise à distance préoccupante du cercle des intimes (rupture avec ses proches, ses anciens amis).
  • des absences répétées injustifiées au collège ou au Lycée.
  • une altération brutale de son caractère avec notamment des accès de violence de plus en plus marqués.
  • Un manque de sommeil manifeste, assorti de sorties nocturnes de plus en plus tardives.
  • Des goûts musicaux de plus en plus orientés vers les formes les plus dures du rock metal.
  • Une tendance affirmée au secret et au repli sur soi.
  • Un rejet total des religions traditionnelles allié à une fascination croissante pour des emblèmes païens, les tenues et reliques militaires, les croix celtiques, éventuellement les armes.
  • La consommation à outrance de films d'épouvante, de sites internet, de jeux de rôles ou jeux vidéos conçus dans la veine, « trend vampire », un courant incluant une série de biens de consommation culturelle en principe interdits aux moins de 16 ans.
  • L'abonnement à des fanzines, l'achat de tee-shirts et/ou posters frappés de sigles satanistes.
  • L'achat et le port de symboles ésotériques.
  • La fréquentation assidue de soirées, cafés et boutiques liées au mouvement gothique.
  • La présence répétée de signes d'atteinte corporelle (scarifications, multiplications de tatouages et piercings).
  • Une tendance excessive à la mélancolie, aux idées sombres.
  • Le refuge dans l'écriture de poèmes et de textes traitant tous de près ou de loin, le thème de la mort vécue comme une libération.

Comment réagir?

Adopter le look gothique du jour au lendemain, de pied en cap, s'il ne constitue pas un critère décisif à lui seul, doit inciter les parents à questionner le mineur sur la raison profonde de ses choix, sur le sens qu'il accorde à cette démonstration ostensible de sa différence.

  • Opter pour le dialogue
  • Recourir à un tiers lorsqu'on se sent déjà dépassé par la situation (École des parents, thérapeute et/ou associations de terrain luttant contre les dérives sectaires)
  • Savoir poser des interdits
  • Limiter sa libre navigation sur internet en adoptant si besoin est les systèmes de contrôle parental proposés par les fournisseurs d'accès (filtres par mots clefs)
  • Ne pas, sous prétexte de tolérance, autoriser dans sa propre maison la diffusion d'idées antisémites ou constituant de véritables appels à la haine, à la discrimination raciale ou à la transgression de toutes les limites.
  • Imposer un frein à la consommation de produits culturels non adaptés au mineur, (en particulier tous ceux frappés de sigles satanistes, pentagrammes, titres et numérologie empruntés au vocabulaire de la démonologie),
  • Envisager si besoin est un éloignement temporaire de l'adolescent concerné pour le soustraire à l'influence néfaste de son groupe.

    Mission Interministérielle de Vigilance et de lutte contre les dérives sectaires 08/09/2004

(source : http://sosparanormal.free.fr/gothiques.php)

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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 21:18

"Père Benoît DomergueSpécialiste de ces questions, Le Père Benoit Domergue a publié le résultat de ses études à travers plusieurs ouvrages auxquels pourront se référer ceux qui souhaitent approfondir le sujet. Vous en trouverez les coordonnées sur la page biographie.
Mais passons de suite à son interview dont les 13 questions et leurs réponses ne manqueront pas de vous surprendre...         le webmaster"

 


1 - "Aujourd'hui, on parle beaucoup de la musique, surtout chez les jeunes, une certaine musique qui paraît très « hard » comme on dit, alors je voudrai savoir, d'où vient cette musique, est-ce qu'elle est apparue comme cela, comme la « génération spontanée », ou est-ce que cela a été préparé? Est-ce que vous pouvez nous dire quelque chose à ce sujet-là?

      En musique, et dans l'art en général, il semblerait que les « générations spontanées » n'existent pas. De fait, les compositeurs récents ou classiques s'inspirent très souvent d'oeuvres antérieures. Aujourd'hui, ce phénomène s'amplifie: les musiques dites « modernes » s'empruntent mutuellement de nombreux éléments rythmiques, sonores etc. Pour ne parler que du Rock, il est évident qu'une partie non négligeable de ce style peut être auditionnée par un très large public mais il est vrai que l'on assiste à un véritable durcissement de nos jours de ce même Rock. Il devient alors Hard, Metal, Black Metal, Death Metal, bref, des dizaines de variantes. Ce durcissement se manifeste non seulement dans les sonorités, mais aussi dans les paroles, les attitudes, les spectacles qui, au demeurant, propagent assez souvent des messages à teneur antichrétienne. Autrefois, on parlait de messages subliminaux, mais aujourd'hui, ces dits messages sont clairement explicites et font ouvertement l'apologie du satanisme, de la magie noire... de ce point de vue-là, il n'y a plus de censure. Dans les années quatre-vingt, le Père canadien Jean-Paul Régimbal (de l'ordre des Trinitaires) avait repéré une quinzaine de ces groupes, mais aujourd'hui, on dépasse le millier de groupes dans le monde.


2 - Alors, il y a une sorte de fécondité on dirait, puisqu'on dépasse le millier de groupes aujourd'hui. Vous disiez qu'il y a quelques années. Il y en avait une quinzaine de répertoriées. Il y en avait peut-être même plus. Est-ce que vous pouvez nous dire quelque chose sur l'origine d'une part selon le lieu, où est-ce que cela a démarré, est-ce qu'il y avait une intention? Qu'est-ce qui a motivé cette musique rock?

      Immédiatement, nous pensons à des ensembles comme Black Sabbat, Dio ou encore Venom et Alice Cooper, des groupes que l'on situe entre les années soixante-dix et quatre-vingt. Ce sont aussi des « tubes » comme The symphony for the Devil des Rolling Stones; c'est encore The Number of The Beast 666 d'Iron Maiden (la Vierge d'acier). Dans ces différentes oeuvres, il est vrai que la provocation pure et simple était assez évidente, mais pas seulement croyons-nous. En effet, on peut déjà reconnaître dans certains de ces albums une influence grandissante d'auteurs comme Anton LaVey, à l'origine de la Satanic Bible. Quand on compare le style et les paroles de centaines de ces chansons, on perçoit très aisément cette filiation. Les musiques extrêmes relevaient encore de l'anecdote il y a peu, mais aujourd'hui, le phénomène est de plus en plus structuré, j'en voudrais pour preuve les très nombreux festivals annuels organisés pour le Metal en Europe, festivals susceptibles de réunir des dizaines de milliers de jeunes et adolescents.


3 - Est-ce que vous savez s'il y avait des alliances (par exemple A. LaVey) avec ces groupes, ou simplement s'il ne faisait que les conseiller? Autrement dit, est-ce que ces groupes étaient au service de ce « monsieur » ou d'autres? Est-ce qu'il y avait des ponts, une complicité ou une alliance ou est-ce que c'était complètement indépendant?

      En fait, ces différents groupes ne sont pas forcément affiliés directement à Anton LaVey mais plutôt à ces oeuvres comme la « Bible Satanique » ou The Satanic Rituals mais il est également vrai que plusieurs groupes peuvent côtoyer des cercles de magie noire, voir des Satanic Churchs comme celle de San Francisco. C'est très probablement le film de Roman Polanski, Rose Mary's Baby, tourné à la fin des années soixante, qui est à l'origine de ce que j'appellerais le « satanisme moderne ». On se souvient de cette terrible mésaventure qui mêla de nombreux acteurs comme A. LaVey lui-même. Au cours du tournage de ce film, Charles Manson et des complices accomplirent plusieurs sacrifices rituels, dont la femme (enceinte) de R. Polanski. Ce fut un carnage sordide. À l'époque, LaVey était apprécié, ainsi que l'esprit très décadent d'Aleister Crowley; tous deux ont participé à développer ce que l'on appelle le Thélémisme: le culte de la chair, de l'outrance et du blasphème. De nombreux groupes de musique Metal en particulier, connaissent relativement bien ces épisodes.


4 - Vous avez fait mention d'A. LaVey qui avait écrit la Satanic Bible, est-ce qu'on peut considérer que ces groupes de musique sont des vecteurs du satanisme? Est-ce qu'ils en font l'apologie, mais comme une sorte de publicité? Ou est-ce que la musique peut servir de vecteur pas seulement de publicité, mais aussi d'influence satanique?

      La question est très vaste et je ne saurais répondre par oui ou par non. Je verrais trois points. Le premier est une simple constatation d'ordre statistique. De fait, depuis une trentaine d'années, on assiste à une montée en puissance de ces groupes qui peuvent indifféremment faire l'apologie du satanisme comme des sagas scandinaves ou des contes épiques du Moyen-Âge. Les textes des chansons en particulier peuvent très aisément faire de nombreuses références à ces différents courants à la suite les uns des autres. Cette tendance ne considère le satanisme que par curiosité. Le deuxième courant quant à lui verse volontiers dans des genres très sombres mais avec une connotation nettement antichrétienne. Le troisième enfin est encore plus radical, faisant la promotion des pratiques les plus extrêmes comme les messes noires et différentes profanations. Les tendances Metal, Hard Core et Gothic versent souvent dans ces expressions; ce sont Marilyn Manson, Dimmu Borgir, Cradle of Filth etc. pour ne citer que les ensembles musicaux les plus connus d'aujourd'hui; groupes qui, au passage, font régulièrement des tournées sur les cinq continents.


5 - En somme, vous nous invitez à faire un discernement parmi tous les groupes qui existent. Entre ceux qui se réclament d'un certain noir, uniquement par provocation ou par mercantilisme, parce que ça se vend bien. Il y a ceux qui sont carrément en luttes contre l'Église Catholique, le christianisme; et puis il y a ceux qui sont entre les deux. Alors comment peut-on faire ce discernement? Est-ce qu'il suffit de savoir les noms des groupes, ou est-ce qu'en entendant une musique on peut discerner dans quelle catégorie se range ce groupe? Comment faire le discernement autrement qu'en connaissant les noms de ceux qui sont dans telle catégories ou telle autre?

      Je rencontre des milliers de jeunes chaque année, à l'occasion de conférences d'information données dans de grands lycées sur les thèmes que nous évoquons à l'instant. Je suis toujours frappé par « l'innocence » de ces mêmes jeunes, adolescents pour la plupart, et qui, en général, ne perçoivent pas la portée des groupes tels que Marilyn Manson qui affiche très clairement une haine profonde du christianisme. Je suis également étonné de cette « anesthésie » très particulière qui existe chez ces mêmes jeunes qui ne connaissent pas du tout la portée symbolique d'une croix à l'envers par exemple. Quand on a l'opportunité d'analyser, avec ces jeunes, quelques clips videos ou encore certains chansons, c'est alors que « les yeux s'ouvrent » pour ainsi dire. J'en conclu, par conséquent, que la jeunesse d'aujourd'hui est profondément manipulée, conditionnée par des artistes qui, en revanche, sont nettement moins innocents. Ce conditionnement est préoccupant car il ne touche pas seulement la psychologie de la jeunesse, mais aussi les fondements de la foi. Un crucifix renversé, une tombe profanée, des rituels sataniques ne relèvent pas seulement de la provocation, c'est tout d'abord une atteinte à la liberté religieuse et c'est bien sûr une attitude qui cultive l'apostasie voir le culte du sacrilège. On ne compte plus le nombre de tabernacles profanés en France et en Europe au cours de ces dernières années. Il est donc nécessaire de rencontrer les jeunes adeptes de ces musiques extrêmes dans un premier temps, puis de diagnostiquer ensemble certaines oeuvres les plus connues pour enfin établir (toujours ensemble) un discernement le plus objectif possible.


6 - On parlera plus tard des influences que peut avoir une telle musique sur un jeune. Est-ce qu'il faut différencier les concerts - un jeune qui va à un concert, ou jeune qui met son « Walkman » et puis qui écoute la musique?

      Oui, c'est évident. Si j'écoute occasionnellement de la « musique extrême » avec mon autoradio, il est sûr que cela n'a pratiquement pas de portée sur mon comportement ou ma personnalité. Il faut bien sûr prendre en compte différentes proportions. Un Autoradio n'est pas un Walkman, et l'utilisation d'un Walkman ne peut se comparer à notre présence dans un concert. Cependant, la technique a fait des progrès considérables ces dernières années, en particulier avec les I-Pod ou les MP3, des systèmes d'enregistrements qui permettent d'écouter des milliers de chansons avec une très haute définition. De plus, les quelques décibels restitués directement dans les oreilles par le port du Walkman, à force d'écoute, peuvent occasionner de nombreuses affections sur notre capacité auditive et même sur notre équilibre psychologique. Les ORL soignent de plus en plus les adeptes de ce type de « technologie portative ». Quant aux concerts, nous sommes aujourd'hui très éloignés des balbutiements de Woodstock et de l'Ile de White. Nous disposons de nos jours d'une technique très développée en matière de sonorités, en particulier les sons graves. C'est flagrant à propos des Rave Parties. En quelques heures d'audition, des foules entières de jeunes peuvent faire l'expérience de transes collectives, transes que l'on peut comparer à celles développées par des danseurs vaudous. En concert, l'usage des flashs stroboscopiques est aujourd'hui sans commune mesure avec ce qui se faisait au cours des années quatre-vingt. La législation prévoit une dizaine de séquences par seconde [flash allumé / flash éteint] à l'occasion de concertes mais la réalité est toute autre. Nous pouvons en effet compter parfois plus de trente impulsions/secondes pour ces mêmes flashs. À la longue, « ce bombardement lumineux » incessant peut gravement frapper le comportement des jeunes.


7 - Au sujet de ces phénomènes induits dont vous parlez, est-ce qu'il ne faudrait pas discerner entre les musiques qui sont très « hard » et très violentes, puis les autres? Est-ce que de la musique Rock toute simple, même si on l'écoute très longtemps, peut être handicapante à la longue? Ou au contraire une musique extrêmement violente, le fait d'en écouter même assez peu, peut quand même entraver la psychologie, l'imaginaire?

      Là encore il est important de nuancer la réponse. Tout d'abord, je dois considérer ce qui peut directement toucher le « physique » quand je constate un excès au niveau des décibels, de la chaleur ambiante en concert, et enfin des prises de drogues comme l'Ecstasy (MDMA). Des psychiatres et des ethno-musicologues ont procédé à de nombreuses études sur ces sujets au cours de ces dernières années. En fait, nous sommes face à un problème complexe. Un rythme rapide, une danse fut-elle « furieuse », un excès de décibels ne sont dommageables que lorsqu'il y a une parfaite synergie entre ces différents stimuli. Encore une fois, la technologie, les ingénieurs du son, les ingénieurs acousticiens ont à leur disposition suffisamment de moyens électroniques pour réaliser en quelques instants ce que des chamans ou des vaudous ne peuvent exécuter qu'au terme de plusieurs heures de transes. Les concertes sont devenus de véritables orchestrations au centième de seconde. C'est ainsi que l'on peut aisément tomber en transe. Quant au niveau que j'appellerai « spirituel » correspondant au textes des chansons, à des intonations très rauques qui ressemblent souvent à des vociférations, le niveau atteint de ces dernières années ne peut se comparer aux festivals des sixties ou de la musique Pop. Pour ma part, j'ai eu l'occasion d'assister à un concert Rock en 1980, à l'espace Balard à Paris: le groupe Havy Metal Dio, et j'ai également assisté récemment à un concert délivré par Marilyn Manson; la différence est phénoménale! De nos jours, la physiologie est véritablement « sur-saturée » au cours de ces concerts pendant lesquels nous pouvons expérimenter de nombreux « états altérés de la conscience ». Jusqu'où irons-nous?


8 - Est-ce qu'on peut dire que certaines musiques ont été construites, composées, conçues, en vue de mettre dans un contexte, un climat, une ambiance, qui permet ou qui oblige celui qui l'écoute à perdre tout contact avec le réel en sursaturant la sensibilité qui fait que l'intelligence n'émerge plus et n'est plus capable d'être en contact avec le réel? Est-ce que c'est voulu? Est-ce que (je suppose qu'on revient au discernement, il y a ceux qui le veulent et ceux qui ne le veulent pas, et puis il y a ceux qui sont entre les deux) cette mise en condition a un but spécifique? Est-ce que par exemple, elle rend la personne plus manipulable?

      Le divertissement du samedi soir à l'occasion d'un bal et les orchestrations de festivals Rock régionaux ne peuvent se comparer à ce que des groupes comme Slipknot, Marilyn Manson ou d'autres ensembles ultra-violents peuvent produire dans de très grands concerts comme à Bercy, au Parc des Princes etc. Les musiciens et chanteurs des groupes de Metal les plus connus ont une connaissance approfondie des danses et chants africains, ainsi que des cérémonies rituelles propres aux Macumbas et autres Candomblés. Ces groupes ne donnent aucune place au hasard et à l'improvisation. Leurs spectacles sont parfaitement synchronisés! Quant aux paroles des chansons dépassant maintes fois les limites de la pudeur et de la décence, leur surnombre nous laisse à penser que le phénomène ne relève pas, hélas, de l'anecdote. La « mise en condition » des concerts à fréquemment pour but de nous écarter délibérément de toutes les valeurs morales et religieuses qui ont cours aujourd'hui. Ceci n'est plus à démontrer. C'est pour cela que nous devons rencontrer les jeunes pour procéder à un travail de « démythisation » face, encore une fois, aux intentions des groupes, intentions non seulement pécuniaires, mais aussi délibérément anti chrétiennes.


9 - Au point de vue des prières de libération et de délivrance et d'exorcisme, nous savons bien nous autres, que le démon ne peut avoir accès à la personne que si son intelligence en particulier n'est pas éveillée. Alors je me demande si les ambiances des concerts ne sont pas des dispositions à une éventuelle agression du démon, puisque c'est dans ces milieux-là où le jeune perd un petit peu le contact avec le réel, où il est dans un état un peu second?

      Tout à fait! Je retiens d'ailleurs au passage le terme de « disposition » que vous venez d'évoquer. Cette « disposition » doit être en adéquation, pour ainsi dire, avec le « dispositif » des concerts. La « disposition » correspond en fait à ce que les jeunes attendent de ce type de rencontres au coeur desquelles l'acoustique, l'ambiance, l'éclairage ont une importance primordiale. Tout cela encore ne laisse pratiquement aucune place à l'improvisation. Lorsque le « dispositif » et la « disposition » sont en parfaite relation, c'est alors que l'expérience de transe, voir de transe de possession peut advenir, en particulier, lorsque les musiciens et chanteurs procèdent explicitement à différentes évocations qui s'apparentent à des pratiques magiques voire sataniques. Quand on assiste à ce type de concert, à la vue des résultats, on ne peut pas imaginer que ces phénomènes relèvent de la pure coïncidence!


10 - Je me demande si l'état dans lequel on veut mettre les jeunes, pour rejoindre leur aspiration, un compositeur, un monteur de spectacle, va avoir pour but de plaire aux jeunes. Or, ce qui plaît aux jeunes, c'est d'entrer dans la musique pratiquement en fusionnant avec elle et d'être tout entier plongé dedans. Est-ce que cette fusion avec la musique n'est pas ce qui enlève toutes les barrières, toutes les limites, tout ce qui enlève les défenses naturelles de la personne, et où du coup, une autre influence peut intervenir et peut investir l'individu?

      Oui! Et je m'aperçois que je n'avais que partiellement répondu à votre question. De fait, lorsque les sens sont exacerbés, non seulement l'ouïe, mais aussi la perception visuelle, le toucher... bref, lorsque les cinq sens sont « hypersollicités », sans compter l'absorption de substances hallucinogènes ou autres, je peux littéralement être « hors de moi »! De plus, les scenarii des spectacles auxquels on peut assister peuvent fortement influer notre imaginaire. Les images virtuelles et les hologrammes qui occupent aujourd'hui une place centrale dans ces spectacles ou concerts sont susceptibles enfin de nous « séparer » du monde réel. C'est ainsi que le « virtuel » obtient de nos jours une puissance insoupçonnée non seulement sur l'inconscient (ce qui n'est pas vraiment une découverte) mais aussi sur ce que l'on peut considérer comme l'identité la plus profonde de nos personnes, à savoir notre âme, pour dire les choses de façon plus spirituelle. L'intelligence et la volonté humaines ne sont pas directement concernées par ces stimuli, mais une véritable « sursaturation » des sens et un imaginaire exacerbés sont pratiquement en mesure d'isoler celles-ci. Ce conditionnement et cette oppression (vous parliez de « fusion ») sont telles, que des cas d'infestations ou de possessions sont imaginables en pareilles circonstances.


11 - Oui, c'est tout à fait exact, ça rejoint aussi les analyses que nous faisons. C'est-à-dire que l'intelligence et l'âme spirituelle avec toutes ses facultés ne sont pas atteignables par le démon, mais leur exercice impliquant l'usage de la sensibilité, si celle-ci est détournée de son ordre à la vie de l'esprit, évidemment l'esprit ne peut plus s'exercer parce que toute la vitalité est accaparée par la sensibilité. D'ailleurs, vous avez employé une expression qui me paraît très significative: la musique ne s'écoute plus, on entre dedans. Et ça, ça me paraît être une formule tout à fait juste, qui montre bien la fusion avec la musique: et ce qui importe, ce n'est pas d'apprécier objectivement la musique, mais le vécu, comment je vis cette musique. Alors là, il me semble justement que c'est suspendre le jugement, parce qu'il n'y a plus de recul. Pourriez-vous nous dire également si la drogue va de pair avec ces concerts?

      Hélas oui! Si je ne considère que la question de l'Ecstasy, ce phénomène de drogue est très préoccupant. Aujourd'hui, la brigade française des stupéfiants saisit trois à quatre millions de ces pilules chaque année. Des pays comme l'Angleterre, l'Italie, l'Allemagne et l'Espagne sont frappés par les mêmes problèmes dans des proportions semblables. Or, ces chiffres sont très significatifs car ils ne représentent que dix pour cent des substances prises et échangées par les jeunes dans ces mêmes pays. Le résultat est donc vertigineux. Une expérience de drogue conséquente à une prise d'Ecstasy ne peut pas être considérée comme une expérience « dure » mais la réalité, là encore, est plus complexe. En effet, et nous l'avons déjà signalé, la musique, la danse, la drogue... sont susceptibles d'induire des effets notables sur le comportement et sur la physiologie parce que ces différents facteurs exogènes développent un autre pouvoir autrement plus redoutable à notre encontre lorsqu'ils agissent en concomitance. C'est ainsi que notre volonté et notre intelligence sont véritablement « mises entre parenthèses » par un ensemble de phénomènes qui, à première vue, ne relève que de la technique et de l'imaginaire. Ce pouvoir de persuasion se rapproche de ce que les Pères du désert, comme Saint Antoine ou Évragre le Pontique, décrivent maintes fois à propos des agissements du démon: celui-ci n'est pas en mesure de s'emparer de la forteresse mais en revanche il peut aisément l'assiéger par mille et un artifices, pour reprendre le langage de l'époque.


12 - Autrement dit, en dehors des paroles de ces groupes qui sont souvent anticléricaux, antichrétiens, il y a aussi ce conditionnement auquel on ne peut pas échapper quand on assiste à un concert, qui fragilise énormément et qui rend vulnérable à toute sorte d'influences. Vous parliez de l'Ecstasy, est-ce qu'il y a d'autres drogues qui peuvent circuler, et comment est-on amené à en prendre, parce qu'il faut quand même la choisir, est-ce qu'on vous la propose, est-ce qu'elle est en vente libre?

      Le conditionnement induit par la drogue et les spectacles des concerts constituent un préalable indispensable à une expérience individuelle ou collective de transe. Il est très difficile en effet de faire une expérience de transe en dehors d'un cadre clairement spécifique où de nombreux facteurs entrent en ligne de compte. Mais aujourd'hui ce préalable se découvre de plus en plus souvent, en particulier dans les sphères du Metal, du Gothic et des Raves Parties. Ces genres musicaux ont certes leurs spécificités et leurs rythmes, mais en profondeur, ils génèrent des expériences très semblables à celles que je peux décrire depuis quelques instants. Je peux même qualifier et apparenter ces expériences à des séances de spiritisme que l'on ne peut pas bien sûr comparer à ce que faisait Allan Kardec, mais le résultat est là. De trop nombreux suicides d'adolescents pourraient s'expliquer aujourd'hui, si l'on faisait une relation avec ces expériences très particulières de transe collective. Nous pouvons compter en France près de huit cents suicides d'adolescents et quarante mille tentatives chaque année. Les concerts ne sont pas à l'origine de ce phénomène mais ils participent de plus en plus à cette hécatombe. Il est à souligner que les jeunes, dans leur très grande majorité, ignorent pratiquement tout de ces mécanismes propres au spiritisme ou à la transe. Nous ne pouvons pas en dire autant des instrumentistes et des chanteurs comme Marilyn Manson. Les jeunes adolescents n'ont pour seuls désirs que de s'étourdir (ils disent « s'éclater ») ou se divertir, mais je n'ai jamais rencontré un seul adolescent capable de verser dans le satanisme par goût ou par choix intellectuel. Le conditionnement de ces mêmes adolescents prend aujourd'hui des allures vertigineuses.


13 - Mais, est-ce que réellement un concert de musique peut se transformer en séance de magie, en séance d'initiation, en séance de spiritisme? Est-ce que réellement, les jeunes qui sont là, peuvent être introduits malgré eux, dans des pratiques occultes?

      Une nouvelle fois, je dois nuancer mes propos. Lorsque des jeunes assistent ou participent à des concerts dits « sataniques », en réalité, nous constatons un enchaînement de différents événements sordides plutôt qu'une démarche réfléchie opérée par ces mêmes jeunes. Je m'explique. Nous constatons que les auteurs de rituels sataniques, pour ne parler que de cet exemple, agissent pratiquement toujours sous l'influence de stupéfiants; nous parlions plus haut de l'importance du dispositif. Et de fait, nous n'avons jamais rencontré de jeunes profanateurs ou initiés en dehors de ce cadre. Suite à des auditions quotidiennes de vociférations (musicales) de tous ordres, de blasphèmes, dans un environnement très « noir » de type Gothic ou Metal, des adolescents peuvent éprouver des troubles non seulement psychologiques mais aussi d'ordre spirituel et franchir alors les limites du supportable. Je ne prendrais qu'un seul exemple, celui des adolescents qui profanèrent plusieurs fois des tombes de jeunes enfants dans le cimetière du Creusot. Ces profanations de sépultures et certains rituels (de type messe noire) opérés par ces jeunes ne peuvent pas seulement s'expliquer par des troubles psycho-affectifs... Comment, en effet, des adolescents peuvent « sacrifier » des nouveaux-nés - décédés depuis plusieurs mois - en dehors d'une forte absorption d'hallucinogènes et de prise d'alcool? J'ai déjà eu l'occasion, pour ma part, de rencontrer de jeunes profanateurs repentis ayant reconnu les faits mais niant totalement une volonté délibérée de procéder à de tels débordements. L'inimaginable se produit toujours en groupe, de nuit, dans un « état second de conscience ». Le « réveil » est toujours très douloureux. Si la faute morale est grave, elle est toujours liée à une « folie collective ».

      Pour conclure, je dirais que la majorité des jeunes Gothic ou adeptes du Metal sont le plus souvent victimes de leurs pratiques à l'image peut-être de ces jeunes adolescents qui, dans la banlieue parisienne au cours de l'été 2005, se sont électrocutés dans un transformateur d'EDF dans le cadre d'un « Jeu de Rôle grandeur nature ». Le désoeuvrement et une certaine forme de désespérance peuvent entraîner des aventures radicalement mortifères, surtout dans le cas d'une prise immodérée de drogue. Aujourd'hui les « fleurs du mal » ne s'appellent plus absinthe, romantisme et poésie mais Gothic, satanisme et suicide, bien que ce dernier fût une solution adoptée par tel ou tel « poète maudit » de l'époque. C'est la précocité et le nombre de ces actes désespérés qui nous séparent du XIXè siècle. Quand nous avons l'occasion de rencontrer des jeunes appartenant à tel ou tel genre Gothic, Vampir ou autre Performers, nous sommes frappés par leur tristesse et leur solitude. L'évangélisation doit certainement tenir compte aujourd'hui de cet appel grandissant qui sonne comme un véritable appel au secours. Quant on accepte de « perdre » du temps avec ces jeunes, on s'aperçoit que les crucifix renversés peuvent progressivement retrouver leur verticalité... vers le ciel... et non vers l'abîme. Tous les espoirs sont permis quand on parviens à dépasser la provocation de la couleur très sombre des Gothic! Le loup n'était finalement qu'un agneau déguisé !"


(in « La prière de délivrance et d'exorcisme » 3. Le discernement. Actes du Colloque de Fatima 2005. International Association for Delivrance. © Editions Bénédictines (Editions laïques et chrétiennes qui doivent leur nom au lieu où elles sont implantées), 2006, pp.102-107. http://sosparanormal.free.fr/musique_extreme.php#haut_page)

 



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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 15:11

 

Les personnes qui "touchent"

guérisseurs, toucheurs, magnétiseurs, conjurateurs

ont-elles reçu un don de guérison ?

 

      « Nous vivons une période de grande confusion. Il est bon de discerner où agit l'Esprit Saint, l'Esprit de Jésus, pour mieux l'accueillir, et éviter également de nous fourvoyer dans les pratiques magiques. Nous savons ainsi que nous pouvons demander la guérison, mais à seulement à Jésus et à travers la prière de son Église.

 

De nombreux guérisseurs

      Des personnes font disparaître la douleur - des brûlures, de l'apparition des dents chez le nourrisson, du zona, les vers, etc.- d'une façon quasi instantanée. Mais non la cause de cette douleur, qui demande généralement à être soignée. On les appelle les "guérisseurs".

      Ce sont souvent des personnes de bonne foi, qui sont croyantes. Elles prient, et font prier les autres. Dans leur maison, on trouve généralement beaucoup de signes religieux (statues de la Vierge, crucifix, images pieuses, bougies, photo du Pape, etc.).

      Certaines font cela de temps en temps, avec le désir de rendre service, dans un cercle restreint (famille et voisins). D'autres y ajoutent l'intérêt pour le porte-monnaie, et cherchent aussi à établir une véritable domination en mettant les personnes en dépendance...

 

1. Les "prières" magiques ou le magnétisme guérisseur

  • "Elles agissent à partir de ce qu'elles appellent des "PRIÈRES". Le problème est que ces prières peuvent être, en fait, des prières "magiques": on considère qu'elles produisent un effet précis. C'est, par exemple, le recueil de « prières » de l'abbé Julio, en vente dans les librairies ésotériques.

  • "Ces personnes peuvent posséder, et c'est le cas le plus fréquent, une ou plusieurs véritables FORMULES MAGIQUES qu'elles ont reçues dans leur famille, ou de quelqu'un d'autre. Ces formules contiennent le nom d'un saint, souvent de Judas. Les guérisseurs les "marmonnent " à voix basse, pour qu'on ne comprenne pas, et que la chose puisse rester en leur possession. À ces prières, certains ajoutent des signes de croix, des impositions de mains, des prières à dire chez soi... D'autres présentent cela à la manière d'une technique (le « reiki » par exemple) ce qui ne diminue en rien le caractère occulte de l'origine de ces pratiques.

  • "Certaines personnes ne disent aucune prière, mais font des PASSES MAGNÉTIQUES avec les mains, car elles savent qu'elles possèdent un « magnétisme guérisseur ». Si l'on cherchait à faire avec elle une « anamnèse occulte », c'est-à-dire à voir quel est leur relation personnelle ou familiale (parents, grands-parents) avec toutes les formes de l'occultisme, on constaterait aisément que l'apparition du magnétisme est la conséquence (ou la résurgence à une ou deux générations de distance) de pratiques occultes antécédentes. Le magnétisme guérisseur semble émerger particulièrement chez des personnes qui sont allées voir des guérisseurs, et donc qui ont subi l'influence de la magie blanche... Les personnes qui vont voir des magnétiseurs observent souvent sur elles-mêmes des conséquences graves: dépendance du magnétiseur, angoisse, cauchemars... Je n'hésite pas à parler, pour les avoir constatés, de véritables ravages accomplis par les magnétiseurs...

 

2. S'agit-il d'un "pouvoir de guérison" qui viendrait de Dieu ?

  • "Il y a bien sûr des charlatans, qui ne s'intéressent qu'à l'argent. Cependant, après une visite chez un guérisseur qui agit avec succès dans un domaine précis : "conjurer les brûlures", ou "couper le feu" des zonas, ou arrêter les hémorragies, ou faire disparaître les verrues, les vers, ou supprimer la douleur provoquée chez les nourrissons par la sortie des dents... (on pourrait allonger la liste), il est fréquent de constater qu'IL S'EST PASSÉ QUELQUE CHOSE. Au minimum la suppression de la douleur. C'est la raison pour laquelle on retourne les voir, en cas de besoin. "

  • IL NE S'AGIT PAS D'UNE GUÉRISON, mais de la disparition de symptômes organiques. Au prix de conséquences se situant à d'autres niveaux, psychique et spirituel, comme on peut le constater ensuite ... En quelque sorte, il s'agit d'un déplacement de symptômes.

  • " IL NE S'AGIT PAS D'UNE GUÉRISON D'ORIGINE DIVINE. Jamais la guérison divine n'a cet automatisme ; elle n'est pas soumise à la volonté de l'homme, mais, au contraire, soumise à la volonté de Dieu.

  • " IL S'AGIT DE LA CONJURATION MAGIQUE DES MALADIES, OPÉRÉE PAR MAGIE BLANCHE. La magie donne toujours et immédiatement le petit bien recherché, mais provoque aussi toujours un plus grand mal ailleurs. Il y a donc une confusion, qui peut provenir de l'ignorance des uns ou des autres. L'Église en effet, n'a guère donné d'enseignements ou de formations à ce sujet. Qui plus est, on rencontre des prêtres et des religieuses qui ont ce genre de pratiques...
          Dans cette feuille, je ne veux en aucun cas juger les personnes, allumer des bûchers, ou condamner. Il s agit d'informer et de mettre en garde. En ce sens, je voudrais citer un extrait des n° 2115- 2118 du Catéchisme de l'Église Catholique :

« Toutes les pratiques de magie ou de sorcellerie, par lesquelles on prétend domestiquer les puissances occultes pour les mettre à son service et obtenir un pouvoir surnaturel sur le prochain - fût-ce pour lui procurer la santé -, sont gravement contraires à la vertu de religion. Ces pratiques sont plus condamnables encore quand elles s'accompagnent d'une intention de nuire à autrui et qu'elles recourent à l'intervention des démons. Le port des amulettes est lui aussi répréhensible. Le spiritisme implique souvent des pratiques divinatoires ou magiques. Aussi l'Église avertit-elle les fidèles de s'en garder. Le recours aux médecines dites traditionnelles ne légitime ni l'invocation des puissances mauvaises, ni l'exploitation de la crédulité d'autrui. »

 

3. La magie blanche et ses conséquences

 

      L'ATTEINTE OCCULTE ou "LIEN" OCCULTE (un secteur de notre liberté intérieure est lié, parasité) comporte bien des degrés différents, et il est difficile d'en parler en donnant un contour précis. Cela dépend de la fréquence avec laquelle la magie a été employée ; de la distinction entre le fait qu'on est demandeur ou pratiquant effectif. Cela peut se traduire par des déséquilibres psychiques, des fermetures du coeur à tout ce qui est religieux. Les cas les plus graves concernent les familles où les pratiques magiques se sont transmises sur plusieurs générations, et où l'on va de difficultés en drames et en catastrophes. Certaines personnes peuvent ainsi être l'objet de véritables attaques démoniaques. « Dans 90 % des cas au moins, la réalité des attaques démoniaques est en relation avec des contacts plus ou moins suivis avec les pratiques de l'occultisme et de la sorcellerie » (G. Morand, Faut-il exorciser aujourd hui, Fayard, 2000, p. 211).

      Chez quelqu'un qui pratique ou qui recherche les services de l'occultisme, on
PEUT trouver les symptômes suivants:

* Au plan PSYCHIQUE :
  • le caractère : insensibilité, égoïsme, isolement sur soi ;
  • les passions : humeur querelleuse et colérique, sexualité exacerbée et anormale, tendance aux actes de violence et au crime ;
  • les troubles psychologiques et psychiques : "dépendance" de plus en plus grande, fuite des responsabilités concrètes, mélancolie, cauchemars, obsessions, dépression, idées de suicide, crises d'angoisse.
* Et surtout s'ils sont associés, au plan SPIRITUEL :
  • à la disparition de la prière et de la pratique sacramentelle ;
  • à l'incrédulité vis-à-vis de la Parole de Dieu et de l'Église ;
  • à l'agnosticisme ou athéisme déclarés et endurcis ;
  • aux pensées blasphématoires...

Les symptômes psychiques NE SIGNIFIENT PAS À EUX TOUS SEULS que la personne s'adonne à ces pratiques. D'autres causes, médicales ou psychiatriques, peuvent en être à l'origine, et doivent être traitées par la médecine. Il convient d'être très prudent dans le discernement, et de se garder d'attribuer aux pratiques occultes ce qui relève d'une maladie que la médecine doit soigner.

 

4. Que faut-il faire pour être libéré(e) ?

 

      Les "liens" spirituels peuvent demeurer longtemps insoupçonnés. Lorsqu'ils sont discernés et identifiés avec une certaine probabilité...

  • il faut, bien sûr, que la personne désire être libérée de ces liens.

  • il faut ensuite demander la prière de libération des liens occultes,essentiellement à un prêtre, sinon une personne laïque qui vit ce ministère de prière de libération en lien avec un prêtre (si c'est le cas, elle est clairement identifiée dans l'Église).

  • il faut encore renoncer, dans l'avenir, à tout autre pratique occulte, et que la personne se débarrasse de tout « matériel » occulte en sa possession : livres, pendule, objets donnés, etc.

  • il faut enfin qu'elle se repente, qu'elle demande pardon à Dieu pour ces pratiques occultes ; le sacrement de réconciliation, chaque fois qu il est possible, est souhaitable.

 

***

 

Le don de prière pour les malades existe dans l'Église et n'a rien à voir avec la magie

      La confusion est grande entre l'action des guérisseurs et l'oeuvre de guérison accomplie par Jésus dans l'Église. C'est pourquoi il est important de proposer quelques balises, pour mieux éclairer les différences entre les pratiques de magie blanche et la vraie guérison divine.

1. Le don de prière pour les malades n'est pas d'abord centré sur la santé des personnes, mais il accompagne la prédication de l'Évangile

      À la fin de l'Évangile selon saint Marc, Jésus ressuscité envoie ses apôtres en mission : « Allez dans le monde entier, proclamez l'Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui ne croira pas sera condamné. Et voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront les démons, ils parleront en langues nouvelles, ils saisiront des serpents, et s'ils boivent quelque poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades et ceux-ci seront guéris » (Mc 16,15-18).

      Jésus ordonne d'abord de proclamer la Parole ; puis il invite à imposer les mains aux malades pour qu'ils soient guéris. Les "signes" accompagnent donc l'annonce de l'Évangile. Ils n'existent pas seuls, mais lorsque l'on proclame le salut en Jésus-Christ. Il ne faut pas oublier cet avertissement de Jésus : « Ce n'est pas en me disant : "Seigneur, Seigneur", qu'on entrera dans le Royaume des Cieux, mais c'est en faisant la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Beaucoup me diront en ce jour-là : "Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé ? en ton nom que nous avons chassé les démons ? en ton nom que nous avons fait bien des miracles ?". Alors je leur dirai en face : "Jamais je ne vous ai connus ; écartez-vous de moi vous qui commettez l'iniquité » (Mt 7,21-23).

 

2. Il est au service de la communauté chrétienne.

      Le don de prière pour la guérison des malades est pour le bien commun. IL NE S'AGIT PAS D'UN POUVOIR PERSONNEL. Celui qui reçoit le don n'est qu'un instrument. Il doit rester très humble, et rendre à Dieu la gloire qui lui revient. De notre côté, il est dangereux de regarder celui qui a reçu ce don de prière comme quelqu'un qui "possède" un pouvoir merveilleux, et d'oublier ainsi de regarder Jésus qui accorde le don. Lui seul guérit.

      Si ce don est mis au service de la communauté, c'est un don précieux. Il accroît la foi de la communauté, il réveille ceux qui dorment, il revitalise le ministère d'évangélisation, montrant Jésus vivant au milieu de nous.

 

3. Il n'a rien d'automatique... et nous laisse désarmés

      Certaines personnes, qui apparemment ont une grande foi, et même semblent mériter la guérison, ne sont pas guéries. Au contraire, parfois sont guéries des personnes auxquelles on n'aurait jamais pensé...

      Dieu est un Père plein de bonté. Il compatit à la douleur de ses enfants. C'est pourquoi il guérit des malades. Mais nous demeurons face au mystère de l'amour de Dieu et de son plan pour chaque personne. Il est vrai qu'il n'en guérit que quelques-uns... Mais il offre à tous la guérison définitive: la vie éternelle, où il n'y aura plus ni maladie, ni deuil, ni pleurs. Nous recevons gratuitement la guérison, mais qui sommes-nous pour demander à Dieu : pourquoi guéris-tu untel et pas untel ? On n'est pas guéri parce qu'on le mérite, c'est un pur don de Dieu.

      Jésus n'a jamais dit que tous les malades seraient guéris, mais qu'il nous donnerait des signes pour l'évangélisation. Les guérisons sont des signes qui accompagnent l'annonce de l'Évangile, mais il n'est pas nécessaire que tous soient guéris pour qu'on croie à la Parole de Dieu.

 

4. Il s'exerce souvent au cours d'une célébration communautaire de prière

      Celui ou celle qui a reçu le charisme de prière pour la guérison des malades n'est pas un guérisseur. IL PRIE POUR LES MALADES, ET JÉSUS GUÉRIT CEUX QU'IL VEUT. Le plus souvent, cette prière se déroule publiquement, au cours d'une assemblée de prière ou après la célébration de l'Eucharistie. La place de la communauté, de l'Église, est importante. C'est à l'Église, à travers l'un de ses membres, qu'est donné le charisme de guérison ; et C'EST EN ÉGLISE QU'IL S'EXERCE, ET NON PAS D'ABORD EN PRIVÉ ET DE FAÇON INDIVIDUELLE.

      Il faut ajouter que la guérison divine peut être reçue aussi à travers le sacrement de l'Onction des malades donné par le prêtre à des personnes malades chez elles, ou au cours de célébrations communautaires de ce sacrement. Désirer ce sacrement, quand on est gravement malade, c'est désirer s'abandonner à la grâce de Dieu, qui vient nous fortifier et nous guérir.

 

5. Il concerne la personne tout entière, et pas seulement sa santé physique.

      Le ministère de prière pour la guérison ne se réduit pas à la guérison physique. Il se préoccupe aussi du pardon et de la guérison intérieure. Si les gens se sentent très loin de Dieu, il faut les aider à se repentir de leurs péchés. Souvenons-nous du paralytique à qui les péchés ont d'abord été remis avant qu'il ne soit guéri (voir Mt 9,1-8). IL N'Y A DONC PAS DE PRIÈRE POUR LA GUÉRISON SANS ÉVANGÉLISATION.

      La guérison du paralytique nous rappelle que Jésus a le pouvoir de pardonner les péchés, et par là même d'en détruire les conséquences. À travers les signes comme les guérisons,
le Seigneur vient nous manifester sa victoire totale. Il se montre le Seigneur Vivant aujourd'hui, qui donne la Vie à ceux qui croient en son nom.

***

      Cette réflexion a pour but de nous aider à "faire le tri". Je ne peux que conseiller aux chrétiens qui posséderaient des pouvoirs, mais qui ne sont pas vraiment convaincus de leur origine occulte, d'avoir le courage de les remettre au Seigneur Jésus dans la prière : « si cela ne vient pas de toi, enlève-le moi ».

      Nous vivons une période de grande confusion. Il est bon de discerner où agit l'Esprit Saint, l'Esprit de Jésus, pour mieux l'accueillir, et éviter également de nous fourvoyer dans les pratiques magiques. Nous savons ainsi que nous pouvons demander la guérison, mais à seulement à Jésus et à travers la prière de son Église. »

P. Dominique Auzenet  -   Ancien Recteur de la basilique Notre-Dame du Chêne      
Délégué diocésain au Renouveau charismatique - Responsable du suivi de la "Pastorale Nouvelles croyances, dérives sectaires"
       http://charismata.free.fr/ 

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 09:36

  Suicide et apologie de la mort

 

« Mals dans leur peau, influençables à une période charnière de leur vie, les informations néfastes diffusées sur ces sites ne sont pas sans danger pour la vie des jeunes dès ici-bas. Cela va jusqu'à diffuser de véritables guides pour se suicider ! J'ai flouté une partie des adresses afin que l'on ne puisse pas retrouver ce fameux guide, mais il vous sera aisé de constater qu'une fois de plus, l'instigateur est labellisé "Satan"...

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Parents pensez donc à surveiller ce que visitent vos enfants !

 

Si les sites dont nous avons parlés dans l'espace parents ne mènent généralement pas directement ici, ils en préparent le terrain dans les mentalités... Après un cheminement plus ou moins long, certains peuvent y être amenés, avec un esprit crédule, réceptif et prêts à se faire embobiner.


De plus, depuis quelques mois la bible satanique traduite en français est diffusée - hélas! - sur le net. Si vos enfants la lisent, que de ravages ne risque-t-elle pas de faire dans leur vie !....

Ne négligez pas l'impact que peuvent avoir ces lectures sur leur psychisme. Il y a peut être des raisons si ils deviennent rebelles, changent dans leur façon d'être, de se vêtir, en viennent à avoir de mauvaises fréquentations, des comportements que vous ne leur connaissiez pas jusqu'à présent etc...

 

Le rejet viscéral de Dieu et de tout ce qui touche à la religion en général est un bien mauvais symptôme, surtout si le jeune se met à parler des langues étrangères qu'il n'a jamais apprises....

N'hésitez pas à consulter un prêtre si vous deviez vous retrouver face à de tels comportements. Plus tôt vous lui en parlerez, plus rapidement il pourra évaluer si oui ou non la situation requiers son aide.

Ne négligez pas de le faire pendant qu'il en est temps !

Ne perdez pas de vue qu'un des objectifs de Satan pour attrister Dieu (qui donne la VIE) est d'amener les adolescents (et les adultes aussi d'ailleurs...) à se suicider comme nous allons le voir à présent.

satan-web.jpgCertains sites de même obédience font l'apologie de la mort, allant même jusqu'à montrer des suicidés les veines ouvertes, en faisant l'éloge etc...

Ne vous imaginez pas que l'anglais soit un obstacle pour les adolescents car nombre d'entre eux ont acquis des bases suffisantes de cette langue à l'école. De plus, internet fournit des traducteurs, qui s'ils ne sont pas parfaits suffisent amplement pour décripter un moyen de finir ses jours prématurément!

De nombreux forums permettent à ces jeunes déboussolés de se retrouver, d'échanger leurs propos et thèmes macabres. Ils peuvent mener vers ce que vous avez vu!
 

Si vous doutiez encore des dangers liés à ces sites, j'espère que désormais vous avez pris conscience de certaines choses dont les retombées dans vossites-sataniques.jpg vies peuvent être bien concrêtes. Que vous mêmes soyez croyant ou pas... que vous pensiez que l'influence du démon en ce monde et tout cela soit de la flute ou pas, vous êtes obligés de reconnaitre que les jeunes qui fréquentent ces sites sont sous influence malsaine et courrent de réels dangers !

Une fois de plus, je le redis et tant pis si je me répète : surveillez ce que visitent vos enfants quand ils sont sur internet! vous ne les laisseriez pas conduire votre voiture sans avoir le permis, eh bien ne les laissez pas livrés à eux-même sur la toile non plus !

  

Rappelez-vous que l'unique objectif de Satan est de nous perdre, nous les hommes ; nous perdre physiquement mais aussi nous faire perdre la VIE ETERNELLE que nous pouvons obtenir gratuitement grâce au CHRIST JESUS, mort par amour pour nous sur la Croix.

JESUS nous a rachetés au prix de son sacrifice. Prions DIEU pour qu'Il nous délivre du mal et nous garde pour la VIE ETDIEU est notre bien suprême, ne laissons pas Satan nous en détourner !

Christ en Croix

ERNELLE.

 

Jésus a enduré une cruelle Passion et la mort sur la Croix pour sauver chacun d’entre nous, pour que nous puissions avoir un accès libre à DIEU.

Pour que nos péchés soient pardonnés.

Tous nos péchés, sans exception !

N’ignorons pas cette situation.

 

JESUS CHRIST EST MORT

 

POUR NOUS !

 

 

Dans cette tâche de pervertir l'humanité pour la mener à sa perte et essayer de l'entraîner avec lui dans sa rébellion contre Dieu, Satan est secondé par ses légions de démons. »

 

(source : http://sosparanormal.free.fr/index.php)

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 08:26

 

"A destination des prêtres et religieux catholiquesJe me suis rendu compte que beaucoup d'entre vous n'avaient pas conscience du nombre ni de l'importance des sites sataniques et apparentés sur internet. En effet, si vous faites une recherche sur un mot clé comme "démon" ou "Satan", vous verrez qu'il y a des dizaines de pages proposées et après celles-là d'autres et d'autres encore...

De plus, depuis quelques mois, la bible satanique est diffusée - hélas! - en français sur le net. Combien de jeunes en mal de vivre vont à votre avis être pollués par sa lecture?

Internet est donc bien devenu un nouveau champ de bataille pour l'esprit. Si vous n'en avez pas pris la mesure, l'Adversaire, lui oui. J'en veux pour preuve le nombre des sites "nuisibles" que l'on peut trouver. Il est permis de se demander qui finance tout cela? (car les graphismes sont en général très bien fait ce qui suppose des heures de travail payées à des professionnels = des sommes considérables). On peut aussi s'inquiéter du nombre de "bénévoles" qui oeuvrent à ces myriades de sites d'obédience macabre...

Si tout cela ne servait à rien, ou si peu..., pourquoi une telle débauche d'énergie? Ces sites constituent donc bien une menace pour les âmes de ceux qui s'y laissent séduire!

Et quelle est la réponse de l'Eglise à ces questions sur internet? très peu... et en tous cas pas à la mesure du problème! Si vous lancez une recherche sur Jesus, vous trouverez des sites honorables, des sectes, des détracteurs etc... si à présent vous lancez une recherche sur Satan, vous ne trouverez quasiment QUE des sites d'obédience satanique. C'est miracle si noyé dans la masse, vous trouvez un site Chrétien qui essaie d'apporter de l'aide aux personnes sur ces questions.

Aussi, si quelques-uns parmi vous prennent conscience du problème et de l'urgence de faire quelque chose, alors je n'aurai pas fait ce site en vain.
Si certains parmi vous veulent m'aider à l'étoffer, je serai heureux de voir ce que l'on peut faire ensemble.
Si pour des raisons personnelles, vous préférez faire votre propre site sur ces questions, je peux vous aider gratuitement à le réaliser (dans la mesure ou j'arriverai encore à en trouver le temps...).

Ce qui est sûr, c'est qu'il serait temps qu'un groupe de religieux se penche sur ces questions et rédige une sorte de "réponse type" qui pourrait être diffusée sur tous les sites chrétiens (paroissiaux etc...) qui accepteraient de la diffuser. Ainsi, le nombre des pages sur lesquelles une "réponse ou un lien vers un site spécialisé" apparaitrait serait mécaniquement augmenté dans les moteurs de recherche. Un homme seul ne peut rien ou presque; il en va de même pour les sites...


Puisse également l'article qui suit vous inciter à la prudence:

Italie : Vol sacrilège d'hosties sur fond satanique
Messe en réparation
ROME, Mardi 30 janvier 2007 (ZENIT.org) - Le diocèse de Rome déplore un « vol sacrilège » d'hosties consacrées en l'église Santa Maria del Soccorso.

Un communiqué du diocèse du pape exprime une « profonde déploration de ces actes sacrilèges perpétrés contre les saintes espèces eucharistiques conservées à l'intérieur du lieu de culte ».

Cet après-midi, à 17 heures, l'évêque auxiliaire du secteur Nord du diocèse, Mgr Enzo Dieci, a présidé une messe de réparation en signe de vénération de toute la paroisse pour la présence du Christ Jésus dans l'Eucharistie ».

Un communique de la communauté de Don Orione précise pour sa part que « l'église est un lieu de culte à préserver et à défendre surtout lorsqu'elle est considérée, sans aucun respect, comme un 'supermarché' où l'on peut s'emparer de tout, et en particulier des hosties consacrées ».

« L'épisode d'hier, dit encore la note, témoigne d'une augmentation inquiétante de cas de vols d'hosties consacrées, et de la nécessité de protéger et de conserver avec plus d'attention les lieux de culte comme les églises, qui sont désormais visées pour fournir des sectes et des agrégations liées au monde du satanisme ».

(ZF07093009 - http://sosparanormal.free.fr/index.php)

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 00:32

 

Père Paul-Marie : la présence de Marie dans le combat spirituel

 

Mardi 27 janvier 2009

 

« Le Père Paul-Marie a donné ce enseignement au Festival Marial le 18 août 2008. Nous prévenons le lecteur qu'il s'agit plutôt d'un témoignage que d'une conférence universitaire, transcrit de l'oral.

Frère Paul-Marie de Mauroy Frère Paul-Marie est prêtre de la Communauté Saint-Jean et responsable de l'Association internationale de délivrance (AID). Cette association travaille sur la guérison intérieure et l’exorcisme,avec une réflexion forte sur le discernement. »
www.stjean.com et www.vade-retro.fr

Ave Maris Stella

« Je suis très heureux d’être parmi vous ce matin pour vous parler du mystère de Marie dans le cadre du combat spirituel en essayant de l’actualiser c'est-à-dire comment aujourd’hui Marie nous aide dans ce combat spirituel. Nous avons entendu tout à l’heure l’interview de Mgr Rey qui disait que l’évangélisation consistait entre autre à montrer comment la parole de Dieu vient nous rejoindre aujourd’hui dans notre vie de tous les jours. C’est ce que j’aimerais faire avec vous en m’appuyant sur le livre qui nous parle principalement des luttes du chrétien, le livre de l’Apocalypse au chapitre 12 et au chapitre 13.

Nous venons de fêter l’Assomption de la Vierge Marie qui est un grand mystère et qui est comme le dévoilement d’un mystère plus caché et plus profond. Un peu comme la résurrection de Jésus. Jésus ressuscite d’entre les morts, c’est la manifestation d’un mystère qui est plus caché, c’est la manifestation du mystère de Jésus qui est la résurrection.

L’événement de la résurrection, n’est que la manifestation de quelque chose de plus profond. Et je crois que c’est analogue pour le mystère de l’Assomption de Marie. C’est la manifestation d’un mystère plus caché et plus profond. Quel est ce mystère ? C’est l’assomption de toute la personne humaine par la grâce, c'est-à-dire l’amour du Père qui vient nous chercher dans toute notre personnalité pour nous assumer. C’est cela, le mystère de l’Assomption, et vous voyez bien que ce mystère est actuel pour tous les hommes de tous les temps de toute l’Eglise mais spécialement quand la vie chrétienne se déroule dans des combats et dans les luttes contre l’ennemi, que nous connaissons par la révélation et par l’expérience, le démon, l’ennemi, le Satan.

Dans le livre de l’Apocalypse au chapitre 12 et 13, nous est montrée la femme victorieuse, entièrement victorieuse de l’ennemi : « Un signe grandiose apparut dans le ciel : une femme. La lune est sous ses pieds, douze étoiles couronnent sa tête, elle est dans les luttes et les douleurs de l’enfantement. » On la décrit d’abord comme femme puis comme reine avec ses douze étoiles puis comme mère dans les douleurs de l’enfantement. On la décrit comme femme, reine et mère. Ces  3 regards sur la Vierge Marie sont très importants, car en face d’elle il y a un autre signe grandiose, énorme plus exactement: c’est le dragon rouge feu, à 7 têtes et 10 cornes. Comment comprendre ce signe énorme ? Vous le savez bien, Jésus dit dans l’Evangile[1] que le démon est le père du mensonge et homicide dès le commencement.

L’homicide est la 2nde mort, ce n’est pas la mort physique, mais c’est de nous couper de Dieu. Et comment le fait-il ? Par le mensonge. Le mensonge du démon, c’est la confusion. Entretenir les confusions en caricaturant tout ce que fait Dieu et tout ce que fait l’Eglise en particulier. La femme grandiose dans le ciel, c’est Marie, femme, Reine, Mère. Le démon caricature un aspect, un seul aspect. Puisque cela nous est révélé, il y a là quelque chose de très grand. En effet le démon a une intelligence angélique et il ne se trompe pas de cible. Qu’est ce qu’il caricature : il a les têtes couronnées … c’est la royauté de Marie qu’il caricature. C’est en même temps la couronne de la victoire qui est caricaturée. Il ne reprend que cela parce que c’est le point central et focal qui explique que l’enfant aussitôt né est enlevé au ciel, c'est-à-dire qu’il échappe au dragon. C’est la grande victoire par la maternité de Marie, par sa royauté et par son mystère de femme.

Autrefois le dragon, l’antique serpent avait été victorieux d’Eve qui devait par son alliance avec Adam non seulement être source par la génération de l’humanité mais aussi être instrument de la communication de la grâce, cette assomption de la personne humaine par la grâce devait se faire par la génération. Et le dragon a été victorieux, il a cassé cela. Face à cette chute terrible de l’humanité, Dieu a répondu dans l’amour en suscitant une nouvelle Eve, qui serait victorieuse, contre laquelle le démon ne pourrait rien, et dont la fécondité lui échapperait. C’est ce qui est dit ici. Marie est la nouvelle Eve. Son enfant aussitôt né, est élevé au ciel. Son enfant n’est pas le Christ parce que la femme est dans les douleurs de l’enfantement[2]. Il s’agit plutôt du mystère de l’Eglise. C’est Marie à la croix qui souffre du Christ crucifié mais qui connaît la grande victoire de l’amour du Christ crucifié et sur laquelle le démon ne peut rien faire. L’enfant aussitôt né enlevé au ciel : c’est cette grâce que l’enfant de Dieu reçoit à partir du moment où il est de bonne volonté, où il cherche à aimer. Et contre cela, le dragon ne peut rien faire.

C’est la grande victoire, le don de Dieu, le don de  l’amour du Père, que nous avons reçu au plus profond de notre âme et qui fait qu’on échappe au démon. C’est déjà le ciel qui est présent en nous. Le dragon est vaincu mais comme tout orgueilleux, il ne reconnaît pas sa défaite. Il pense que ce n’est que partie remise. Alors que fait-il ?  Il suscite la bête de la mer et la bête de la terre[3]. La bête de la mer est présentée comme une bête monstrueuse avec 7 têtes et 10 cornes, donc comme le dragon. C’est une filiation, elle lui ressemble parce qu’elle est comme sa progéniture. Sur ses cornes, 10 diadèmes, encore la royauté ! mais cette fois-ci, ce ne sont plus les têtes qui sont couronnées comme chez le dragon, ce sont les cornes, c'est-à-dire le symbolisme de la puissance, de la domination. La bête de la mer domine et elle semble être victorieuse par sa domination. Et sur ses têtes, des titres blasphématoires.

« La bête que je vis, ressemblait à une panthère avec des pattes comme celles d’un ours et la gueule comme une gueule de lion ». Monstrueuse, vous imaginez : un ours, une panthère et un lion. Quelle caricature ! Mensonge du démon ! Ce sont les quatre vivants caricaturés, le visage d’homme, l’aigle, le taureau, le lion. Le Christ est les quatre vivants. C’est le Christ dans son mystère d’Incarnation, de cette alliance fabuleuse d’amour avec l’homme. Le Verbe a assumé, la nature humaine dans l’incarnation, c’est l’assomption. Le démon veut caricaturer, il veut faire des alliances avec l’homme… c’est la bête de la mer. Mais quelle alliance veut-il avec l’homme ? Il a des titres blasphématoire sur la tête.

L’alliance du dragon avec l’homme, la bête de la mer, c’est faire que l’homme blasphème Dieu et le blasphème est celui du nom de Dieu. Dans la Bible, le nom de Dieu est « JE SUIS ». Le nom premier révélé à Moïse et que Jésus reprend est : « JE SUIS ». « Quand je serai élevé de terre alors vous saurez que je suis »[4]. Le blasphème du nom de Dieu, c’est de dire « je suis n’est pas » : l’athéisme, l’idéologie athée. L’athéisme a toujours existé mais comme système philosophique, comme système de pensée qui envahit la culture à travers Nietzsche, Sartre, et bien d’autres, c’est récent. C’est l’œuvre de la bête de la mer. C’est une fausse alliance du dragon avec l’intelligence spéculative de l’homme qui aboutit à la négation de Dieu. Comment ? Une des têtes de la bête de la mer paraissait blessée à mort et elle a repris vie. Ce phénomène de tête qui est blessée à mort et qui reprend vie, étonne tous les habitants de la terre qui sont stupéfaits et ils suivent la bête. C’est un prodige, une caricature de la résurrection : la tête blessée à mort qui reprend vie. La tête, symbolisme de l’intelligence, est blessée à mort. L’intelligence blessée à mort, si on est attentif à la vie de l’intelligence, c’est la négation, primat de la négation. Quand on est toujours tenté de critiquer, de nier, c’est l’œuvre de la bête de la mer. Ceci est très séduisant parce que grâce à ce primat de la négation, la négation de la négation, etc., on aboutit non seulement à  la négation de Dieu, mais on aboutit aussi à tout expliquer. C’est un système étonnant qui donne raison de tout. Cela séduit l’intelligence de l’homme.

Et face à l’intelligence blessée à mort et qui a repris vie, l’homme est séduit, et il suit la bête de la mer. Alors face à cela, Marie nous donne l’Emmanuel, Dieu avec Nous, c’est la réponse d’amour de Dieu, Dieu avec nous, l’alliance de Jésus avec l’homme, l’alliance de Dieu avec l’homme.

 

Puis il y a la bête de la terre. Et c’est surtout  là-dessus que je vais m’arrêter parce que je crois qu’aujourd’hui, c’est cela le point de vue le plus important dont on n’est pas forcément lucide. La bête de la terre avait deux cornes comme un agneau mais parlait comme un dragon. Deux cornes comme un agneau, c’est l’apparence extérieure, c’est une caricature du mystère de l’Agneau de Dieu : la rédemption. La bête de la mer caricature les quatre vivants, l’Incarnation. La bête de la terre caricature l’Agneau mais elle parlait comme un dragon. C’est sa filiation avec la bête, le dragon, mais elle caricature le mystère de la Rédemption de Jésus, mort par amour pour nous, pour nous libérer du péché et du dragon. « Au service de la première bête, elle en établit partout le pouvoir, amenant la terre et ses habitants à adorer cette première bête dont la plaie mortelle fut guérie. Elle accomplit aux yeux de tous des prodiges étonnants, jusqu’à faire descendre le feu du ciel sur la terre »[5].

La bête de la terre se différencie de la bête de la mer parce qu’elle est une alliance avec l’intelligence pratique de l’homme jusqu’à faire descendre le feu du ciel sur la terre. Jésus dit dans l’Evangile : « Je suis venu jeter un feu sur la terre »[6]. On voit bien le mensonge du démon, la caricature, la confusion qu’il produit en imitant ce que fait Jésus « Je suis venu jeter un feu sur la terre ». Lorsque Jésus dit cela, de quoi parle-t-il ? Il le dit au moment où il annonce sa passion. Ce feu qu’il vient jeter sur la terre, c’est la lumière, symbolisme du feu. C’est la lumière mais c’est aussi l’amour, la charité. Jésus est venu sur terre pour nous donner toute la lumière de Dieu et tout l’amour de Dieu, traduit à travers l’alliance avec l’homme, avec l’humanité. Comment le démon va-t-il caricaturer cela pour créer la confusion ? : une lumière qui semble venir d’en haut mais qui n’est pas la lumière divine, c’est quoi ? c’est une caricature du charisme de prophétie, la divination.

Tous ceux qui prétendent donner une lumière d’en haut pour aider l’humanité, pour aider les personnes qui sont dans une situation terrible, impossible, qui sont dans une situation limite, alors on va les aider, on va leur donner une lumière sous prétexte de charité fraternelle, de philanthropie si vous voulez, on va aider l’humanité en donnant une lumière qu’on prétend venue dans haut. Il y a aujourd’hui beaucoup de personnes qui prétendent être en contact avec des entités et même quelquefois avec la Vierge Marie, avec Jésus, avec des saints du ciel, cela peut être vrai, mais cela peut être aussi le mensonge du démon. La bête de la terre fait descendre le feu du ciel sur la terre. Vous le savez bien, dans l’ancien testament Dieu a interdit la divination, mais elle prend des formes nouvelles.

Du côté de la charité, faire descendre le feu du ciel sur la terre, c’est l’amour divin qui vient embraser la terre comme le feu ardent du buisson que Moïse a vu. Ce feu de l’amour de Dieu qui a déjà pris possession de la nature humaine de Jésus dans l’Incarnation sans le consumer, cet amour qui brûle l’humanité sainte du Christ sans la détruire mais au contraire en l’ennoblissant. Quelle est la caricature démoniaque ? Ce feu de l’amour divin qui vient sur terre, c’est une compassion à l’égard du pauvre, du pécheur que nous sommes, du misérable. Jésus meurt sur la croix en donnant sa vie, il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime, c’est la compassion. La caricature démoniaque est une fausse compassion, l’apparence de la compassion.

L’autre jour, une personne vient me voir, elle me dit :  « Mon père, ma fille est malade, elle va vers la mort. Je l’ai montrée à tous les médecins, personne ne peut la guérir. Alors qu’est ce que j’ai fait ? Je me suis laissée initier au Reikki et je l’ai guérie ». Comment voulez-vous faire comprendre à cette femme que ce n’est pas du bon Dieu ? Elle a guéri sa fille. Tout est bien. Elle a fait du bien à sa fille. Evidemment elle avait quelques problèmes après et c’est pour cela qu’elle est venue me voir. Comment lui montrer que c’est une alliance avec le démon ? Oui, le démon se sert de la bonne volonté. Cette une femme était croyante, elle croyait en Dieu et elle ne recherchait que le bien. Donc elle était de bonne volonté et sincère en plus de cela. La bête de la terre est capable de faire des alliances avec des âmes de bonne volonté qui sont sincères.

Aujourd’hui ; la bête de la terre propose des thérapies nouvelles, plus efficaces que la médecine et parfois gratuites. Pourquoi s’en priver ? C’est terrible. Des thérapies nouvelles, qui ne sont pas toutes mauvaises rassurez vous, il y en a qui sont excellentes et naturelles mais le démon s’infiltre dedans pour caricaturer, imiter et tout dévier, tout fausser. Il y a beaucoup de thérapies aujourd’hui et si l’on n’est pas éclairé, notre bonne volonté ne suffit pas à être dans la lumière. Il ne s’agit pas de dire seulement : « Mais moi je veux faire le bien, moi je veux faire du  bien à l’humanité, et en face de Dieu, je crois que ce moyen est bon, donc je le prends ». En face de Dieu, cela ne suffit pas. Il faut être éclairé aujourd’hui.

Voyez quelle est l’œuvre de la bête de la terre aujourd’hui. C’est redoutable ! C’est pernicieux, subtile. Ceci est la première action de la bête de la terre : le feu qui descend du ciel est un faux feu : du coté de la lumière, tout ce qui est de l’ordre de la divination, du côté de l’amour, tout ce qui est de l’ordre d’une fausse compassion.

Aujourd’hui, la médecine traditionnelle fait ce qu’elle peut pour éliminer le mal et elle a raison, elle fait bien. On ne doit pas aimer le mal, même sous prétexte de la croix, le mal est le mal et on doit le fuir et lutter contre lui. Mais la science et la technique sont tellement développées qu’aujourd’hui on est capable d’éradiquer la plupart des maux, bien qu’il y en ait quelques-uns qui nous échappent encore, mais à quel point, jusqu’à quel prix ? Lorsque l’efficacité contre le mal atteint même ce qui est bon en nous, la personne humaine, est-ce que c’est encore juste, quelle est la limite, jusqu’ou la thérapie peut-elle aller ? il faut respecter la personne humaine.

L’efficacité est telle qu’elle peut atteindre la personne et sa dignité et du coup ce n’est plus du bon Dieu parce que la personne n’est plus respectée. L’œuvre de la bête de la terre est d’occulter le mystère de la croix. Elle propose  d’éradiquer le mal si fortement que le mystère de la croix est évacué, complètement, on n'en parle plus sous prétexte de bien. Il y a quelque chose de juste. Encore une fois, il faut lutter contre le mal. Jésus dit : «  si on vous persécute dans une ville, fuyez dans une autre ». Cela n’est pas de la lâcheté. Je ne dois pas m’exposer au mal. Il n’y a que lorsque je suis obligé de vivre le mal après avoir lutté contre lui que je choisis la croix. Et vous voyez, là il y a un petit dérapage qui est assez subtil. La lutte contre le mal est si puissant qu’il peut complètement occulter le mystère de la Croix. Et cela est l’œuvre de la bête de la terre.

Marie au pied de la croix n’a pas évité la souffrance, elle est debout dit Saint Luc. Elle n’a pas fui la croix, elle était là comme la mère du crucifié. Elle a vécu pleinement ce mystère douloureux mais glorieux, ô combien glorieux parce que c’est l’amour qui domine. Et si elle a pu tenir comme Jésus sur la croix, c’est la révélation que cet amour est plus fort que la mort, c’est un amour divin car l’amour humain n’est pas victorieux de la mort. C’est la Résurrection qui nous le montre, l’amour divin est victorieux de la mort. Et Marie au pied de la croix est debout, elle montre déjà cette victoire. Elle n’occulte pas cette souffrance. Mais elle la vit dans un regard de lumière, à sa juste place.

Puis la deuxième action, encore plus redoutable que la première, de la bête de la terre, c’est qu’elle fait une image de la bête de la mer, et elle lui donne de l’animer, de la faire parler. Alors vous voyez bien ici, l’image est confondue, parce qu’elle parle, avec une présence. C'est la confusion du virtuel avec le réel. Avec le progrès de la technique, de l’électronique, de l’informatique, la deuxième action de la bête de la terre peut se développer. Tout ce progrès de la technique est une chose bonne encore une fois. J’ai personnelement un ordinateur qui me fait gagner du temps. Il permet de stocker beaucoup de choses et facilite le travail. Mais il y a un moment donné où on risque de ne plus être tout à fait dans la lumière.

L’ordinateur est un outil au service de l’homme. Il est finalisé par le labeur de l’homme. Et lorsqu’il prend trop de place alors il y a un déséquilibre qui se fait, et petit à petit. Ce déséquilibre, au-delà de l’aspect moral est plus profondément vital. Le virtuel remplace le réel. Parmi les jeunes d’aujourd’hui, beaucoup sont très tentés par cela. On passe des heures devant l’ordinateur, sous prétexte, bien sûr, de beaucoup de bonnes choses. Petit à petit, il se crèe une déformation de la nature humaine : on devient hypersensible. Et là il y a un paradoxe dont je voudrais vous faire part car cela a touché très concrètement mon expérience d’exorciste.

Rapidement je me suis trouvé en face de personnes qui étaient visiblement malmenées par le démon et qui pourtant menaient une vie chrétienne authentique, une vie sacramentelle, la prière personnelle, la communion, la confession, la lecture de la Parole de Dieu. Comment se fait-il qu’elles pouvaient être agressées par le démon de cette manière-là, jusqu’à présenter des symptômes qui étaient pratiquement ceux de l’infestation ou de la possession démoniaque ? Paradoxe ! Comment est-ce possible ? Et pourtant ce phénomène est bien réel et plus répandu qu’on ne le pense. Eh bien cela est l’œuvre de la bête de la terre. Et vous pouvez faire tous les exorcismes que vous voulez, toutes les prières de libération, vous ne libérerez pas ces personnes-là.

Donc je me suis heurté à ce problème- là et je me suis dit : comment est ce possible ? Donc je suis allé voir mon évêque, je suis allé voir d’autres exorcistes qui avaient une grosse expérience de 20 ans, 30 ans et ils me disaient tous : « Mais c’est vrai, nous nous retrouvons devant certaines situations et nous sommes en échec ». Il y a des personnes qu’on ne peut pas libérer.

Je me suis dit que ce n’était pas normal, que la grâce est victorieuse de tout. Alors, j’ai beaucoup échangé avec ces personnes. J’ai découvert qu’elles avaient toutes quelque chose en commun, c’est qu’elles étaient hypersensibles. Une sensibilité développée anormalement qui introduisait dans la nature humaine un désordre.

Dieu a créé l’âme humaine qui est le sujet de la grâce, pour que l’ensemble de la personne soit gouvernée à partir de l’esprit : intelligence et volonté. Mais si la sensibilité prend trop de place, la personne n’est plus gouvernée par l’intelligence et la volonté. Ceci au plan naturel, je ne parle même pas au plan chrétien, au plan naturel. Si la sensibilité prend trop de place, la personne ne peut plus se gouverner à partir de l’intelligence et de la volonté. C’est un désordre vital, non pas moral. Et le démon, puisque ce désordre est contraire à l’intention de Dieu sur la personne, attaque. Ce désordre l’attire et il attaque. Et vous pouvez mener une vie chrétienne fervente, vous êtes quand même sujet et victime des agressions du démon. Il y a un petit désordre vital qui ne se voit pas, qui n’est pas moral. Vous menez une vie droite, théologale, et vous avez quand même des agressions du démon parce qu’il y a ce désordre vital.

Alors vous voyez, l’avènement du virtuel, le développement étonnant de l’informatique, de toute l’électronique, représente un danger réel aujourd’hui de favoriser ce qui en nous capte le virtuel, c'est-à-dire l’imagination. On développe un imaginaire très fort qui prend le pas sur l’intelligence. C’est cela le désordre vital.

Et figurez-vous que ce désordre vital est héréditaire. Il se transmet de génération en génération. Donc, si la personne est victime de cette déformation, sans s’en rendre compte, elle va communiquer cette déformation et ses descendants, même s’ils mènent une bonne vie chrétienne, seront victimes des agressions du démon. Mais rassurez-vous, on peut y faire quelque chose.

 

Marie nous montre comment elle est Mère, Mère du Verbe Incarné, Mère à la croix. Jésus lui dit « Femme voici ton fils »[7]. A travers ce fils, Marie est Mère de toute l’Eglise. Après le mystère de l’Assomption, qui a été officiellement déclaré dogme de la foi en 1950, le concile Vatican 2 a déclaré Marie Mère de l’Eglise. L’assomption de la grâce sur toute la personne de Marie, Marie étant Immaculée et pleine de grâce, devient le modèle de toute autre assomption : pour nous, Marie est le modèle de notre chemin de sainteté et exerce sa maternité sur nous pour cela. L’Eglise a donc déclaré Marie Mère de l’Eglise après l’avoir déclarée assomptée au ciel.

Elle nous montre comment elle lutte contre le dragon qui vomit un fleuve d’eau pour l’engloutir : la terre vient au secours de la femme et elle engloutit le fleuve[8]. La terre, c’est le réalisme. Et le réalisme, c’est l’œuvre de l’intelligence, à l’opposé de l’imaginaire, qui lorsqu’il n’est pas canalisé par l’intelligence, nous fait partir en dehors de la réalité. On rêve, on est ailleurs. L’intelligence nous met dans le réel, et la terre qui vient au secours de la femme, c’est le réalisme de la Vierge Marie au pied de la croix. Elle est Mère, Mère de l’Eglise, c'est-à-dire elle n’est pas seulement le modèle, elle nous éduque, parce qu’on est enfant de Dieu et un enfant, ça s’éduque tout le temps. Marie est mère et elle nous éduque dans ce réalisme. Comment nous éduque-t-elle dans ce réalisme ? Elle nous le montre à la croix puisque c’est Jésus qui nous la désigne à la croix pour que nous la recevions comme Mère. Et si elle est Reine, c’est pour que sa maternité aille jusqu’au bout. C’est sa royauté d’amour.

Alors comment nous éduque-t-elle dans la lutte ? Pour être victorieux il faut que l’amour domine, et pour cela, on a besoin de Marie parce qu’Elle saisit notre cœur et l’alliance avec Marie nous maintient dans l’amour, au cœur de la lutte. C’est comme cela qu’Elle est notre Mère, notre Reine et qu’Elle nous rend victorieux.

Le réalisme dans la lutte est toujours très difficile parce qu’on est pris par la lutte et on perd la signification de la lutte. Pour rester dans le réalisme au cœur de la lutte, l’amour, apaise l’imaginaire. Quand l’amour prend possession de notre cœur, notre agitation intérieure dûe à notre imagination, se calme. Jésus a voulu que nous ayons une femme comme Mère pour que l’amour soit victorieux de cette propension à l’imaginaire de tout prendre. Et quand on est dans la lutte, c’est vraiment le lieu où l’on risque bien de tomber dans une espère ce paranoïa, de croire que tout le monde nous en veut, de croire qu’on nous fait du mal tout le temps, etc. L’amour est victorieux de cela. Jésus nous donne Marie pour cela.

Le développement de l’hypersensibilité fait se repère à des symptômes qui sont nuisibles pour la vie de l’homme : fatigue permanente, légère, mais permanente. Pourquoi cette fatigue ? Parce que l’imaginaire cogite tout le temps, tout le temps, tout le temps. Ce n’est pas l’intelligence, c’est l’imaginaire. Et cela fatigue beaucoup parce que ce n’est pas le mode humain de vivre. Du coup, le sommeil n’est plus réparateur. Et on se réveille le matin fatigué, on ne sait pas pourquoi. C’est parce que l’imaginaire n’est pas en repos et cela fatigue. Et on se réveille le matin épuisé. Puis on craint les foules, on ne supporte plus la foule parce que forcément quand on est hypersensible, on ressent le milieu et les personnes. Et on ne fait pas que ressentir, on capte. On prend tout et toutes les forces positives mais du coup aussi les négatives. On les absorbe, on est comme une éponge, on ramasse tout. Alors évidemment cela conduit à des états de dépression qui mènent au suicide, sans que l’on sache pourquoi.

Et vous pouvez consulter les psychiatres, les psychothérapeutes, toutes les personnes compétentes que vous voulez, vous aurez des médicaments qui vous abrutissent mais qui ne guérissent pas. Parce que l’origine de cette dépression n’est pas biologique, elle est dûe à ce désordre vital. Et cela peut conduire à des états de dépression.

L’autre jour, il y a un mois, je recevais une jeune fille, 26 ans, haïtienne, tellement hypersensible qu’elle avait une oppression respiratoire permanente. Elle n’arrivait pas à être libre dans sa respiration. Et elle avait des crises d’angoisse tellement fortes qu’elle était suicidaire. On a même été obligé une fois de la retenir pour qu’elle ne saute par la fenêtre. Aucune prière d’exorcisme ou de délivrance ne l’a libérée. Et quand j‘ai découvert qu’elle avait cette hypersensibilité, je lui ai dit ce qu’il fallait faire pour la perdre. En 15 jours elle a perdu son hyper-sensibilité. Toutes les oppressions ont disparu, les états suicidaires ont disparu, les angoisses ont disparu. Tout est redevenu normal.

Il y a beaucoup de personnes, beaucoup plus qu’on ne le pense, qui ont ces désordres vitaux à cause de ces phénomènes de virtualité qui aujourd’hui prennent le pas sur tout. Ceci à cause du progrès de la science qui encore une fois est bon, mais qui réclame un discernement dans l’usage de ses fruits. L’Eglise a toujours dit que face à la science, il faut un surcroît d’humanité.

Face au progrès de la science qui est tellement séduisant, parce que par la science sont règlés beaucoup de problèmes, il faut un surcroît d’humanité, il faut que l’homme grandisse pour gérer son produit qui est la science. Il doit s’en servir à bon escient, selon la vérité de la personne humaine. Donc, tous ces phénomènes engendrés par une excroissance de la sensibilité, conduisent à des états suicidaires et morbides où aucune prière de délivrance ou d’exorcisme ne peut aider car ils engendrent une déformation naturelle.

 

 L’hyper-sensibilité donne aussi, figurez vous, des pouvoirs, des pouvoirs étranges qui sont les caricatures  démoniaques des charismes. Quand vous êtes hypersensible, vous pouvez avoir des visions et vous croyez que c’est un charisme de connaissance. Vous pouvez imposer les mains et guérir, ce que fait le magnétiseur qui imite et caricature le charisme de guérison. Vous pouvez avoir beaucoup d’autres pouvoirs qui sont des caricatures démoniaques des charismes, et qui ne sont pas des charismes mais qui sont dûs à un développement de l’hyper sensibilité. L’exercice de ces pouvoirs entretient ce désordre qui permet au démon de nuire, de mettre des obstacles dans la vie, d’entraver, d’empêcher des relations amicales.

Ces personnes n’arrivent pas à trouver l’âme sœur, n’arrivent pas à trouver de travail, ils ont plein d’obstacles dans leur vie parce qu’il y a la bête de la terre qui œuvre à travers son mensonge. Son but est de conduire au désespoir.  Quand vous êtes chrétien fervent et que vous êtes entravé, vous vous dites : « mais qu’est ce que fait Dieu, pourtant je prie ? Pourquoi ne m’aide-t-Il pas ? »  Et la révolte est tout de suite là, proche. Mais le problème n’est pas surnaturel car le démon ne peut rien faire contre la grâce. Il se sert donc de la nature humaine désordonnée pour agresser. Le problème est naturel, pas surnaturel. Les pouvoirs que donne l’hyper-sensibilité sont paranormaux. Ils ne sont pas du tout un don de Dieu, pas du tout. N’importe qui peut acquérir ces pouvoirs car ils s’acquierent par l’exercice de l’hypersensibilité. Je ne dirai pas la recette parce que je ne veux pas vous tenter. Mais n’importe qui, qui s’exerce à certaines activités de sensibilité, devient hypersensible et acquiert ces pouvoirs.

Quelles sont les causes qui développent l’hyper-sensibilité ? Toutes les méthodes de méditation transcendentale développent cette hypersensibilité. Le Yoga qui paraît inoffensif, du moins certains yogas comme le tantrisme. Même les yogas qui ne sont que de la gymnastique, ont l’air tellement inoffensifs et pourtant ils sont sous-tendus par une philosophie qui n’est pas en accord avec une vraie anthropologie humaine. La sophrologie prétend être au service du bien des personnes, pour les aider à gérer leurs souffrances. Alors je ne dis pas que c’est démoniaque, bien sûr que non. Mais ce sont des dispositions, qui petit à petit peuvent conduire à quelque chose de beaucoup plus grave. Partout où l’on demande de renoncer à l’exercice de l’intelligence, c'est-à-dire de la présence au réel de la personne, ce n’est plus humain. Je ne dis pas que c’est démoniaque mais il faut faire attention, cela peut engendrer des dispositions mauvaises. Toutes les thérapies à base d’énergies, kinésiologie, biokinésie, etc... sont tout autant dangereuses.

Et aujourd’hui il s’en invente de nouvelles tous les jours. Ces manipulations énergétiques sont simplement liées à un développement de l’hypersensibilité parce que l’énergie est liée à la matière et que la sensibilité est liée à la matière. La sensibilité est celle du corps.

Développer une hyper-sensibilité, rend capable de mobiliser ses énergies et de les communiquer ou de les capter, d’être un canal, c’est la médiumnité. Et quand on s’y adonne, l’hyper-sensibilité est développée et c’est un serpent qui se mord la queue au sens propre. L’état de la personne se dégrade progressivement. Et on a beau prier, être fervent, faire des retraites, l’état se dégrade quand même, car la personne s’engage dans ces activités qui déforment sa nature humaine et qui permettent après au démon de l’agresser. C’est tellement sournois !  Que peut-on faire lorsque l’on n’est pas informé ? Heureusement, la prédestination de l’hyper-sensible n’est pas remise en cause. La prédestination vient de la présence de la grâce dans l’âme et le démon ne peut pas l’enlever car l’enfant est aussitôt enlevé au ciel. Même avec ces thérapies, même avec ces exercices de sensibilité, rien n’est changé au chemin de sainteté mais celui-ci peut être entravé.

Revenons à l’image de la bête de la mer qui est animée, à la confusion du virtuel et du réel. Il n’y a pas si longtemps que cela, il y a quelques années, est sorti ce film ‘Matrix’ que beaucoup d’entre vous ont vu, surtout les jeunes. Moi je me suis obligé à le regarder pour voir. Dans le film, à un moment donné, vous ne savez plus du tout si vous êtes dans le virtuel ou dans le réel. La confusion est complète. Le film est entièrement basé sur cette confusion. La drogue, même la petite drogue, le shit, ça engendre ce désordre vital. Car vous faites un voyage dans l’imaginaire et vous déformez votre imaginaire plastiquement si bien qu’après l’intelligence n’a plus le dominium. C’est l’imaginaire qui prend tout. Même si le drogué se convertit, il garde cette déformation vitale tant qu’il ne fait pas ce qu’il faut pour la perdre. Et heureusement on peut la perdre.

La dernière action de la bête de la terre consiste à marquer les adorateurs de la bête de son chiffre, 666, dont on nous dit qu’il faut un esprit doué de finesse pour savoir ce qu’il veut dire[9]. Elle les marque au front ou à la main de telle sorte qu’ils ne pourront plus ni acheter ni vendre, c'est-à-dire qu’ils seront exclus de la société humaine et ils pourront mourir. Ni acheter ni vendre, c’est dire que vous ne pouvez plus vous nourrir et vous pouvez mourir. Autrement dit, en ayant cette marque de la bête de la terre, vous entrez dans la société des hommes pour pouvoir survivre, pour acheter et vendre. Et si vous n’avez pas cette marque vous êtes exclus.

Caricature démoniaque de quoi ? Caricature démoniaque de l’initiation chrétienne dans laquelle vous pouvez participer à la vie surnaturelle grâce à la liturgie. C’est par le baptême, la confirmation, l’eucharistie, qu’on entre dans cette vie de l’Eglise et qu’on vit de cette vie surnaturelle. Le démon caricature en faisant ses initiations à lui. Une initiation qui vous fait entrer dans le secret. Une initiation qui vous fait entrer dans une connaissance qui sauve. C’est l’ésotérisme, et pratiquement l’occultisme. Aujourd’hui les sociétés secrètes initiatiques surabondent. Il existe des initiations occultes qui ne vous font pas entrer dans une société secrète mais qui vous marque en vue d’un pouvoir occulte. Le Reikki implique souvent une initiation. Donc vous voyez aujourd’hui la bête de la terre est redoutable, elle entretient des confusions en vue de faire perdre la vie de la grâce. Comme la bête de la terre ne peut rien faire pour enlever directement la grâce, elle atteint l’homme autrement, indirectement, sournoisement, en créant les confusions.

 

Si nous recevons Marie comme Mère, Elle vient au secours de l’homme par son réalisme de l’amour, sa maternité divine, et Elle nous évite toutes ces embûches, même si on n’est pas éclairé comme je viens de le faire pour vous, sur toutes ces activités de la bête de la mer et de la bête de la terre. En prenant Marie comme Mère, la maternité de Marie s’exerce sur nous, sa royauté et Elle nous maintient dans le primat de l’amour. C’est toujours cela la Sagesse de Dieu, c’est le primat de l’amour. Eve a succombé à la tentation du serpent. Dieu avait donné ce commandement négatif : « Vous ne mangerez pas du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal »[10]. Ce n’était pas pour tenter l’homme, c’était pour le prémunir et le fortifier contre une attaque du démon. Car l’ange de lumière a chuté à cause de cela : il voulait le primat de l’intelligence sur l’amour. Dieu savait qu’il viendrait tenter l’homme. Alors pour fortifier l’homme dans la lutte contre le serpent, il a demandé à Adam et Eve de faire passer l’amour devant l’intelligence en réclamant d’eux la confiance : « Vous ne mangerez pas du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal ». La confiance passe devant le désir de  connaitre le bien et le mal. C’était fortifier Adam et Eve dans la lutte contre le serpent. Pour eux, ce commandement négatif n’était pas une épreuve parce que faire confiance à quelqu’un qu’on aime de tout son cœur et de toute son âme, ce n’est pas une difficulté.

Et le serpent est intervenu d’une manière si subtile. ‘Alors Dieu vous prédestine au bonheur éternel qui est de voir Dieu face à face, tout connaître puisque Dieu est la réalité absolue. Il vous prédestine à cela mais Il vous donne un commandement qui restreint votre connaissance. C’est contradictoire. Si c’est contradictoire, c’est parce qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Dieu a peur que vous deveniez comme lui’. Le serpent a réussi à corrompre en suspicion, en doute, la confiance que Dieu réclamait d’Adam et d’Eve. C’était cela, l’astuce du Serpent : le mensonge.

Et face à la nouvelle Eve, le dragon veut s’imposer. Il veut s’imposer face à la Femme qui est dans un état de vulnérabilité puisqu’elle est dans les douleurs de l’enfantement. Alors il se montre dans sa puissance pour impressionner la femme, pour avoir du pouvoir sur elle par la peur. La peur est directement contraire à la foi. Pourquoi est-ce que le démon multiplie les phénomènes paranormaux ? Des bruits dans les maisons, (ce n’est pas toujours le démon du reste mais quelquefois) dont on ne connaît pas l’origine, des voix qu’on entend dans sa tête, des objets qui bougent tout seuls. Pourquoi est ce qu’il fait tout cela ? Un objet qui bouge tout seul est-ce source de mal ? Non. Est-ce source de bien ? Non. Mais pourquoi fait-il cela ? Pour susciter la peur. Car il sait que si on a peur, on sort de la confiance en Dieu. La foi est une confiance. Quand on a confiance en Dieu on n’a pas peur car on sait que Dieu est providence, qu’il est amour et qu’on est dans ses mains. Le démon fait tout pour susciter la crainte et la peur parce qu’il sait qu’elle nous fait sortir de la foi et donc qu’il pourra acquérir un pouvoir sur celui qui a peur. Il veut rendre l’homme vulnérable. Voyez comme la foi aujourd’hui peut être attaquée de multiples manières : par le point de vue de la peur, de la crainte, de l’angoisse.

 

Par le point de vue d’un excès de virtuel développant l’hypersensibilité, l’imaginaire devient trop fort et prend le pas sur l’intelligence. Or la foi est reçue dans l’intelligence qui est la faculté du réel, si bien que la Foi ne peut plus être exercée. C’est cela, la subtilité des attaques du démon,. Comme il sait qu’il ne peut pas enlever la foi, l’espérance et la charité, il fait tout pour que nous ne puissions plus les exercer, les rendre vains. Déjà, face aux réalités qu’on expérimente grâce à nos sens liés à l’intelligence, ce n’est pas toujours facile d’être présent au  réel.

Face à une réalité qu’on n’expérimente pas à partir de nos sens comme Dieu, Jésus, Marie, si on n’a pas une intelligence qui est très forte du point de vue du réalisme, on est mis à mal dans l’exercice de la foi. Contre l’espérance, vous savez bien que l’espérance se porte sur la vision béatifique, sur le bonheur éternel et sur les moyens que Dieu nous donne pour atteindre ce but. Face à cela, le progrès de la science, gigantesque aujourd’hui, et s’accélèrant, séduit le cœur de l’homme au point que petit à petit il s’appuie sur la science comme le vrai secours de l’homme et il oublie tout l’aspect surnaturel du secours divin. Et l’homme finit par se persuader qu’il arrivera toujours à trouver des solutions.

Contre la charité, la bête de la terre veut développer en l’homme une fausse compassion qui n’est que sensible. Tout à l’heure je rencontrais, pas ici mais ailleurs, une dame qui me disait : «  grâce à mon hypersensibilité j’ai une compassion extraordinaire pour les gens. Je vis au rythme de la souffrance de l’autre. Je compatis de façon extraordinaire à la souffrance de l’autre. ». Elle était dans le ministère des accompagnants des mourants. Elle affirmait : « je peux les accompagner de façon extraordinaire parce que je vis ce qu’ils vivent. ». Seulement, à la fin de la journée elle n’était pas belle à voir, complètement laminée, réduite à l’état animal. Et elle pensait : « mais c’est ça la compassion chrétienne ?!?».

Alors attention, la compassion chrétienne implique bien sûr une compassion sensible, mais la compassion chrétienne est d’abord spirituelle. Marie au pied de la croix. Si Marie était hypersensible comme cette femme, elle se serait écroulée par terre au pied de la croix. Et Saint Luc dit « Elle est debout ». Non pas que Marie n’ait pas de compassion sensible, mais c’est la compassion spirituelle qui domine en elle. L’astuce de la bête de la terre est de faire croire qu’on est dans une charité fraternelle débordante parce qu’on vit ce que l’autre vit. Mais on le vit sensiblement. On ne le vit pas spirituellement.

Autre aspect des conséquences de l’hyper-sensibilité : quelqu’un qui a une hypersensibilité très développée, aura tendance par exemple à prendre ses décisions en fonction de ce qu’il ressent. Il a une décision à prendre et il va dire « ça je ne vais pas le faire parce que je ne le sens pas du tout. Par contre ça je le sens bien je vais faire comme ça ». Quand on vit ainsi, avec le feeling, c’est le ressenti qui commande l’orientation qui est prise. C’est la vie sensible qui commande à la décision qui relève de la volonté. Le désordre vital engendré par l’hyper-sensibilité amène à poser des actes à l’envers.

Les animaux fonctionnent à partir de leur ressenti. Une brebis qui voit le loup, que fait-elle ? Elle fuit, car elle sent qu’il y a là une réalité qui n’est pas bonne pour elle, elle fonctionne au feeling. L’hypersensible aura tendance à vivre ainsi, c'est-à-dire qu’il se rabaisse au niveau animal. Et il croit en plus qu’il a des pouvoirs extraordinaires qui lui permettent de ressentir les choses et donc de bien se diriger. Le démon laisse faire parce qu’il veut que les personnes aient confiance en leur ressenti. Pourquoi ? Parce que le ressenti l’intéresse. Il connaît le ressenti. Il n’a pas accès à l’esprit, à l’intelligence et à la volonté. Même en cas de possession démoniaque, le démon n’a jamais accès à l’intelligence et à la volonté. Il entrave leurs exercices, bien sûr, mais il n’y a jamais accès directement. Par contre le ressenti, il sait tout et il y a un accès. Alors imaginez-vous, si vous prenez une décision en fonction de ce que vous ressentez, il sait à l’avance ce que vous allez faire. Donc qu’est ce qu’il fait ? Il vous met des entraves et votre vie est bloquée. Vous avez beau entreprendre tout ce que vous voulez, vous aurez des barrages, des pépins, des ennuis anormaux et vous êtes entravés dans votre vie.

Alors comment prendre ses décisions ? avec l’intelligence. J’ai une décision à prendre ? Je réfléchis, je cherche la vérité : qu’est ce qui est bon pour moi ? Je ne me fie pas à ce que je ressens si je suis hyper-sensible, parce que non seulement le démon sait tout ce que je ressens mais il peut intervenir, changer mon ressenti, me faire sentir bon ce qui est mauvais et mauvais ce qui est bon. Donc il va attendre la décision de ma vie, l’orientation de vie et il va tromper le ressenti à ce moment là pour que je prenne une décision qui me mette dans une impasse. Autrement, le démon me laisse ressentir bon ce qui est bon et mauvais ce qui est mauvais parce qu’il veut que j’ai confiance dans mon ressenti, il veut que ce soit cela qui me guide. De toute façon cela ne le gêne pas parce qu’il mettra des obstacles.

Comment faire pour perdre cette hypersensibilité ? Car malheureusement étant un habitus, plus elle est exercée, plus elle se développe comme l’art. Et si je ne sais pas que je suis hypersensible, en l’exerçant, je la développe et mon état se dégrade, même si je prie. Alors pour la perdre, il faut créer un habitus contraire, c'est-à-dire développer la vie de l’esprit au plan naturel.

Voyez, souvent on entend parler de l’accompagnement psycho-spirituel. Cela fait beaucoup de bien, mais quelquefois ce n’est pas suffisant parce qu’on occulte, entre le spirituel entendu au sens de surnaturel et le psychologique, ce qui est intermédiaire, c'est-à-dire la vie de l’esprit au plan naturel : chercher la vérité, développer la volonté. Et si on occulte la vie de l’esprit au plan naturel, il y aura un ordre qui ne pourra pas se faire dans la personne humaine. Evidemment Dieu peut tout faire même si on ignore tout de ces choses là. Dieu fait ce qu’Il veut et si on prie et qu’on est une âme de bonne volonté, Dieu nous aidera. Mais si on peut coopérer, c’est mieux. Il ne faut donc pas occulter cette dimension capitale de notre personne humaine qui est la vie de l’esprit au plan naturel : recherche de vérité, rechercher à aimer au plan spirituel, naturel. Et si je développe cette dimension de ma personne humaine, je remets l’ordre voulu par le Créateur et cela ferme la porte au démon. C’est la victoire, la victoire de Marie, la terre qui vient au secours de la femme. Cette petite terre si humble, si petite, vient au secours de ce qu’il y a de plus élevé dans la vie de l’homme, la vie de l’esprit. Occulter la dimension spirituelle naturelle de l’homme ouvre la porte aux influences mauvaises.

 

Une petite anecdote et je terminerai par là. Je suis allé en Afrique plusieurs fois et j’organisais un colloque par mon association, l’I.A.D., c’était au Cameroun. Lors de ce colloque, des possédés sont venus me demander de l’aide puisque l’archevêque de Yaoundé m’avait donné les pouvoirs d’exorciste. Effectivement, dès que je faisais une prière d’exorcisme, les gens tombaient par terre avec des symptômes révélant une crise de possession, alors que c’étaient des gens qui étaient chrétiens, qui menaient une vraie vie chrétienne. Donc j’ai arrêté la prière parce que je savais que c’était anormal. J’ai attendu qu’ils reviennent à eux et je les ai interrogés, leur demandant s’il n’y avait pas cette hypersensibilité et effectivement elle était présente.

Donc j’ai dit à l’un d’eux : « je recommence la même prière, je te parie que tu ne tombes plus, que tu n’as plus de crise, mais pendant la prière tu ne fermes pas les yeux. Tu restes éveillé dans ton intelligence, bien présent au réel. » Je recommençai la prière et il ne tombait plus. Pourquoi ? Faire une prière de grand exorcisme, cela excite le démon, le met en colère et il veut se venger. Et si la personne a une porte ouverte, il la terrasse et lui donne une crise de possession alors qu’elle n’est pas possédée.

Le Christ habite dans la personne chrétienne fervente et pour cette raison, elle ne peut pas être possédée ni infestée. Pourquoi la seconde fois que je recommençais la prière, la personne ne tombait plus, ? J’excitais toujours le démon par cette prière, mais cette fois-ci, le démon ne pouvait plus se venger parce que la personne n’était plus dans son hypersensibilité, elle était dans son intelligence et comme le démon n’y a pas accès, il ne pouvait plus se venger et la terrasser.

Donc rendons-nous compte : la personne croyait qu’elle était possédée parce qu’à chaque fois qu’on priait sur elle, elle manifestait une crise de possession. Et elle pensait que la prière de l’Eglise ne pouvait rien faire pour elle parce qu’on arrivait pas à la libérer. En deux minutes, elle a vu qu’il n’y avait rien du tout. Il suffisait d’être présent au réel, à son intelligence. Cela ne veut pas dire que le problème a été réglé. Il fallait qu’elle s’exerce à bien être présente au réel dans l’intelligence et petit à petit la porte se fermait aux attaques de l’ennemi.

Mais c’était la démonstration que ce n’est pas parce que des manifestations démoniaques sont présentes que la personne est infestée ou possédée, pas du tout. Il peut y avoir une faille, dont le démon se sert pour faire croire à une possession ou une infestation. Le but est de désespérer les personnes. Croyez-moi les personnes étaient dans un état pitoyable en croyant qu’elles étaient possédées et que la prière de l’Eglise ne pouvait rien faire pour elles, qu’elles n’avaient pas d’issue.

Après, je me suis dit : ‘tous les gens qui me disent : mais est ce qu’on ne m’a pas fait du mal, est ce qu’on ne m’a pas jeté un sort, est ce qu’on ne m’a pas fait de la sorcellerie ?’ Au début je pensais que c’était la peur de la sorcellerie qui faisait dire cela. Mais j’ai compris que ce n’était pas cela. L’hypersensibilité rend perméable aux influences si bien que partout où va celui qui est hyper-sensible, il ressent les influences mauvaises comme des agressions quasi physiques pouvant prendre l’apparence de symptômes de l’infestation.

Donc, il suffit de comprendre qu’il y a cette déformation de la nature humaine, qui peut rendre victime des agressions du démon, sans qu’il habite dans la personne hyper-sensible surtout si elle est chrétienne puisque c’est le Christ qui habite en elle.

On peut remédier facilement à l’hyper-sensibilité en rétablissant l’ordre vital de la personne humaine. Du coup, cela ferme les portes au démon, sans aucune prière de délivrance ou d’exorcisme. Alors c’est cela l’assomption, le mystère de l’assomption, c’est l’assomption de la nature humaine qui se remet droite, qui se remet dans l’ordre voulu par Dieu. Notre vocation est une vocation à l’amour, humainement et spirituellement parlant, surnaturellement parlant. Et s’engager dans cette vocation à l’amour exige de chercher la vérité pour discerner le vrai bien. Marie nous a été donnée pour ça : pour que l’amour soit premier.

 

Encore un aspect dont je voudrais vous faire part  parce que vous faites partie de ces communautés du renouveau. Lorsqu’il y a l’effusion de l’Esprit Saint, les gens tombent à la renverse, c’est une expérience réelle de l’Esprit Saint mais il peut advenir que dans le repos de l’Esprit, il se passe des manifestations bizarres : des gens qui se mettent à hurler, à se tordre, etc… Qu’est ce que cela veut dire ? Cela signifie que l’Esprit Saint permet ces manifestations pour que l’on comprenne qu’il y a quelque chose à faire pour ces personnes. Il faut les prendre en charge, et souvent ce sont des blessures d’enfance qui sont manifestées ainsi.

 J’ai eu le cas de plusieurs personnes qui sont venues me voir à cause de cela. Ayant vécu le repos dans l’Esprit, il s’était passé quelque chose de bizarre. Souvent il a été discerné que ce sont des blessures d’enfance qui se manifestent dans le repos de l’Esprit. Ces blessures d’enfance entravent la vie parce que ces blessures d’enfance peuvent engendrer des états dépressifs, voire morbides, suicidaires ou des comportements qu’on ne maîtrise pas, qu’on ne veut pas mais qu’on ne maîtrise pas : propension à la colère, qu’on ne veut pas, dont on souffre, mais qu’on arrive pas à juguler. Les blessures d’enfance peuvent engendrer des phénomènes étranges. Les blessures d’enfance font partie de ce qu’on appelle des portes ouvertes, c'est-à-dire des failles qui permettent au démon malgré une vie chrétienne fervente d’agresser et de nuire.

Il existe d’autres portes ouvertes. Une fois je recevais une personne qui m’avait été envoyée par un évêque. Elle était fervente, mariée, et faisait des retraites au carmel, pais elle souffrait. Dès qu’elle subissait une prière de délivrance, elle tombait par terre et elle se déplaçait comme un serpent à toute allure. Comment cela peut-il arriver malgré une vraie vie chrétienne ? C’était l’hérédité, une hérédité mauvaise. Dans l’ascendance de cette personne, il y avait des ancêtres qui avaient touché à des pratiques occultes. Celles-ci créent des dispositions mauvaises dans le corps qui se transmettent par génération.

Quand dans l’ascendance, vous avez des personnes qui ont fait du spiritisme, du magnétisme, des choses mauvaises, elles créent dans leurs corps des dispositions mauvaises qui se transmettent par génération. Ces dispositions sont de véritables portes ouvertes qui permettent au démon d’agresser les descendants.

 Heureusement on peut y remédier. Il n’y a rien de systématique dans l’hérédité. La loi de l’hérédité est étrange : quelquefois une génération est épargnée, et quelquefois dans la même génération il y en a un qui reçoit toute l’hérédité mauvaise et l’autre rien. Mais ce sont autant de portes ouvertes qui permettent à l’ennemi d’attaquer.

Marie, Immaculée Conception, n’a aucune hérédité mauvaise. Et comme Elle est notre Mère, Elle nous fait la grâce de nous enfanter, c'est-à-dire de nous communiquer quelque chose de sa vie surnaturelle. On ne sera jamais Immaculée Conception, mais on peut vivre de cette naissance d’en haut. L’ Immaculée Conception, c’est bien cela : Marie est née d’en haut. A l’origine, Elle est sans faute sans tâche et dans sa vie contemplative, Elle naît d’en haut. Et c’est cela qu’Elle nous apprend : à vivre de cette grâce, de cet amour du Père qui nous fait naître d’en haut. »

 Marie et bb Jésus

[1] Jn 8, 44

[2] En raison de son Immaculée Conception, Marie ne pouvait pas souffrir les douleurs de l’enfantement du Christ car les douleurs de l’enfantement sont la conséquence du péché originel.

[3] Ap 13

[4] Jn 8,28

[5] Ap 13,12-13

[6] Lc 12,49

[7] Jn 19,26

[8] Ap 12,16

[9] Ap 13,18

[10] Gen 2,17

(source : http://www.relaisdelatouques.org/article-27240833.html)

 

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 22:29

20/07/2009 12:14:04: Frère Paul-Marie Mauroy est prêtre de la Communauté Saint-Jean et responsable de l'Association Internationale de Délivrance(AID).

Cette association travaille sur la guérison intérieure et l'exorcisme, avec une réflexion forte sur le discerniment.

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 21:58

Exorcisme et discernement

"Au cours d 'une conférence, dom Gabriel Amorth, l’exorciste bien connu du Vatican, nous a entretenus d'une question très impor­tante pour la vie des chrétiens, surtout en ce temps où lumière et ténèbres s'affrontent de manière évidente. Le thème abordé, Exorcisme et discerne­ment, peut être synthétisé en trois points :


1. L'existence du démon

            Avant tout il faut cadrer le problème de l'existence du démon, mise en discussion par un bon nombre de théologiens rationalistes qui voudraient interpréter satan seulement comme un mythe ou un symbole du mal en général. A ces savants, nous rappelons l'enseignement du Catéchisme de l’Église Catholique : quand, à la fin du « Notre Père » nous disons « mais délivre-nous du mal », par « mal » s'entend la personne du Malin, non le mal en général (CCC n°2851).

            Le Pape Paul VI dit, relativement au dia­ble : Satan est un agent pervers et de perver­sion... ce n'est pas seulement un démon, mais une terrible pluralité. Donc, satan est une per­sonne, et même une pluralité de personnes ; il comprend tous les anges qui, ayant refusé d'obéir à Dieu, sont devenus des démons, c’est-à-dire rebelles et maudits. A l'appui de cette doctrine de l’Église, il est opportun de rechercher dans la Bible quelques passages d'où émerge que l'existence de satan est claire­ment révélée dans 1'Ecriture ; en outre, on peut comprendre que parler du démon signifie par­ler indirectement du Christ, puisque la Bible affirme que Jésus est le Sauveur, venu nous libérer du pouvoir du Malin. « Satan est libre, intelligent et doté d 'esprit d'initiative ».

 

2. L'action du diable

            Son activité princi­pale, que nous pouvons définir comme ordi­naire, consiste à tenter l'homme au mal en cher­chant à le faire s'éloigner de Dieu. C'est pourquoi il ne suffit pas seulement de « croire en Dieu » - ce qui est le propre de 90% de nos contemporains - mais il est nécessaire de faire la volonté de Dieu. « Au cours de mes 45.000 exorcismes - raconte ironiquement dom Amorth - je n'ai jamais rencontré un diable qui ne croie pas en Dieu. Croire ne sert à rien ; il faut plutôt faire ce que Jésus nous a dit de faire » (cf. Jc 2.14-20; Mt 7.21).

            A cette action tentatrice du démon nous sommes tous soumis, et pour toute notre vie, comme cela s'est produit aussi pour Jésus et Marie ; c'est pourquoi il est nécessaire de veiller, de fuir les occasions de péché et surtout de prier, car seuls nous perdons la lutte contre satan, tandis que nous en serons vainqueurs si nous nous unissons au Christ dans l'oraison.

            Il existe aussi une activité extraordinaire du démon, qui consiste en son pouvoir d'occa­sionner des troubles particuliers, exception­nels ; cela se produit quelquefois par notre propre faute, mais aussi parfois par celle d'autrui. Nous pouvons classifier ces maux selon 4 catégories, bien qu'il n'existe pas un langage commun parmi les exorcistes pour décrire les phénomènes démoniaques :

             possession : le diable entre dans le corps humain et se manifeste par des gestes et des paroles. Dans un tel cas, qu'il soit bien clair que satan ne peut jamais se rendre maître de l'âme.

            vexation : le démon frappe une personne avec des souffrances et des maléfices, agis­sant sur le plan de la santé, des affections ou du travail. C'est un cas très difficile à discerner car souvent ces maux proviennent de satan mais d'une manière indirecte, non évidente, jusqu'à sembler provoqués par des phénomènes naturels. Pourtant, les personnes frappées, souvent incomprises des prêtres et Évêques peu instruits de ces faits, tournent alors leur recherche d'aide vers des mages ; les problèmes se compliquent alors ultérieurement car toute magie tire son efficacité du royaume des ténèbres.

            C'est une illusion stupide de penser que la magie dite « blanche », celle qui semble pour­suivre une finalité de bien, puisse utiliser le pouvoir du Malin pour devenir bénéfique et éliminer le mal. La magie est toujours noire, toujours maléfique. même quand elle est présentée comme « bonne ».

            obsession : il s'agit de troubles donnés à l'homme, qui frappent sa sérénité intérieure, son équilibre psycho-émotif. Satan agresse en causant des perturbations, angoisses et tourments intimes.

            infestations : on entend ces maléfices qui frappent également les choses et les animaux. Le Catéchisme de l’Église Catholique affirme qu'on peut faire des exorcismes aussi aux choses (CCC n°1673), et, de fait, il arrive parfois de devoir exorciser des maisons ou des lieux. Tous ces maux particuliers - qui toutefois n'ont jamais de pouvoir sur l'âme - se reçoivent pour 4 motifs :

 

            a) par libre initiative du démon. Dieu, en vertu de la liberté accordée à chaque créature, tolère que satan opère le mal, même si le mal n'est pas la volonté du Seigneur. Sa non-intervention immédiate ne représente pas pour autant une permission de Dieu au mal. Les motifs de cette volonté divine nous échappent en partie ; pourtant, nous savons que le Tout-Puissant a le pouvoir de transformer le mal en bien.

            De nombreux saints ont été frappés de possessions, vexations, obsessions et se sont sanctifiés à travers ces épreuves: Padre Pio, le Curé d'Ars, Ste Gemma... N'oublions pas la valeur de la croix. Les maux sataniques, of­ferts en sacrifice à Dieu, ont un énorme pou­voir de rédemption.

            b) par la fréquentation de lieux dange­reux : mages, cartomanciennes, groupes sataniques, séances de spiritisme.

            c) par la persistance dans le péché grave. Avec le temps, on « s'endurcit » dans le péché et le mal creuse plus profondément ses racines en nous.

            d) par les maléfices : c'est la cause la plus commune, qui regarde 90% des cas et ne dépend pas de celui qui subit les maux. « Ma­léfice » signifie un mal fait avec l'aide du démon. Qui peut le faire ? Non pas tous mais seulement les mages réellement en contact avec le diable. On connaît diverses formes de maléfices : envoûtement, enchaînement, mau­vais œil... Sont coupables de tels maux celui qui ordonne les maléfices et celui qui les fait.

 

            3. L'autorité que le Christ a conféré à l’Église afin qu'elle chasse satan.

            Jésus a donné ce pouvoir, d'abord aux Douze, puis à 72 disciples ; enfin, Il l’a étendu à tous les croyants :  « Voici les signes qui accompagne­ront ceux qui croient : en mon nom, ils chasse­ront les démons » (Mc 16.17).

            Pourtant, aujourd'hui l'exorcisme peut être fait seulement par un prêtre autorisé par son propre Évêque, et avec la permission de l’Évêque du lieu. Toutefois, chaque fidèle peut réciter des prières de libération, pour soi-même et pour les autres, sans qu'il soit besoin de l'autorisation de l’Évêque, lequel peut au maximum prohiber la forme publique ou le lieu où ces implorations sont faites.

            La finalité de ces prières est la même que celle de l'exorcisme, c’est-à-dire chasser satan ; mais tandis que l'exorcisme est la prière offi­cielle et publique faite au nom de l’Église - et c'est pourquoi elle est intrinsèquement plus efficace - la prière de libération reste toujours une prière privée qui, dans quelques cas, peut quand même donner de grands résultats.

            En fait, au temps de Ste Catherine, il est arrivé qu'on lui amène les cas de possession les plus difficiles : Catherine, qui n'était pas prêtre mais qui était sainte, réussissait à les libérer. Ainsi en fut-il de St François, St Léopold Mandic et de tant d'autres saints qui, bien que n'étant pas exorcistes, ont libéré de nombreux possédés. En règle générale, le pouvoir de chasser les démons dépend de la foi et de la prière.   

Maximilien Curletti

  Voici ce que répond dom Amorth à un journaliste :

            – Que fait l’Église face au déferlement de ce phénomène (satanique)?

            – Elle est complètement absente ! Depuis 300 ans, on a cessé de faire des exorcismes dans l’Église latine (il n'en est pas de même dans l’Église orthodoxe et dans certaines con­fessions protestantes). C'est pourquoi les prêtres et Évêques, n'ayant jamais vu d’exorcisme, n'en parlent jamais; ayant évacué de la foi catholique telle qu'elle est enseignée dans les séminaires la présence personnelle du dia­ble, ils n'y croient plus. J 'estime que 99% des Évêques ne croient plus à l'action extraor­dinaire du démon.

            Il suffit de voir le nouveau rituel exorciste préparé par le Saint Siège : il a été fait par des personnes complètement incompétentes et qui ont peur des exorcismes. « S'il n'y a pas la certitude de la présence de satan, on ne fait pas d'exorcisme », dit le nouveau rituel. Mais c'est absurde : satan se cache, il se camoufle de toutes les manières. L'ancien rituel romain enseignait la prudence, pour ne pas confondre des maux psychiques avec des infestations diaboliques, mais il enseignait aussi les trucs que le démon utilise pour camoufler sa présence.

            Je dirai plus : Le nouveau rituel interdit de faire des exorcismes en cas de maléfices ; mais les cas de maléfices représentent 90% de tous les cas d'infestation diabolique. Selon le nouveau rituel, donc, il ne faudrait jamais pratiquer d'exorcismes !

            Incroyables sont ces réformes liturgiques qui partent de la présupposition que l’Église s'est fourvoyée durant des siècles. Oui, satan est partout. Et il peut œuvrer à sa guise car ceux qui le gênent le moins, ce sont les prêtres !"                           

Écho de Marie Reine de la Paix, numéro 154, p. 6-7

Novembre-Décembre 2000  


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