Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 23:17

Emission « un cœur qui écoute » sur KTO, du 22/03/2010, présenté par Hubert de Torcy :

RAISON – Descartes commenté par Laurence Devillairs, philosophe et éditeur au Seuil

 

« Où élire domicile quand philosophie et foi semblent proclamer des vérités contradictoires ? Faut-il capituler devant le mystère de la foi, se cramponner à la raison philosophique ? Laurence Devillairs, philosophe et éditeur au Seuil, nous raconte le choix du rationalisme de Descartes, l'inconfort d'une crise éxistentielle et enfin ce temps de grâces quand les deux ailes de l'Esprit, foi et raison, s'unissent pour devenir lumineuse.

L'existence de Dieu est alors très évidemment démontrée ! »

René Descartes (XVI° siècle), un des fondateurs de la philosophie moderne : auteur du cogito (Cogito, ergo sum est une expression latine qui signifie « je pense, donc je suis »)

 

Citation de Laurence Devillairs : (extrait de la fin de la troisième méditation de Descartes)

«  Il me semble très à propos de m'arrêter quelque temps à la contemplation de ce Dieu tout parfait, de peser tout à loisirs ses merveilleux attributs, de considérer, d'admirer et d'adorer l'incomparable beauté de cette immense lumière au moins autant que la force de mon esprit, qui en demeure en quelque sorte ébloui, me le pourra permettre. Car, comme la foi nous apprend que la souveraine félicité de l'autre vie ne consiste que dans cette contemplation de la majesté Divine, ainsi, expérimentons-nous dès maintenant qu'une semblable méditation, quoiqu'incomparablement moins parfaite, nous fait jouir du plus grand contentement que nous soyons capable de ressentir en cette vie. »

 

« Non seulement Descartes parle beaucoup de Dieu, mais il en parle dans un style surprenant, quand on pense qui est Descartes : celui que l'on considère comme le porte-drapeau d'un rationalisme triomphant.... là on voit qu'il parle de contemplation, d'adoration, d'admiration, de lumière, de beauté. Pour un peu on se dirait que ce n'est pas René Descartes qui l'a écrit. Surprise totale.

 

Lorsqu'on lit René Descartes on ne se doute pas qu'à la fin d'une méditation il vient donner une preuve de l'éxistence de Dieu sous forme d' un exercice rationaliste : la raison qui va jusqu'à Dieu et jusqu'à prouver son existence. En fait Descartes parle de Dieu en terme de croyant et dit qu'il faut qu'on s'arrête et qu'on contemple ce Dieu, parce que cette contenplation qu'on peut faire maintenant en cette vie, c'est une anticipation du bonheur suprême qu'on aura dans le Ciel.

C'est quand même invraisemblable que ce rationaliste parmi tous les rationalistes, le René Descartes du fameux « cogito » nous dise que « ce qui est important c'est que je m'arrête et que je contemple ce Dieu merveilleux. »

 

Pour beaucoup entrer en philosophie c'ést renoncer à Dieu. C'est l'affrontement de la Foi contre la raison C'est ce que doit affronter tout philosophe. Se poser la question du renoncement à Dieu parce qu'on entre en philosophie : on en passe tous par là qu'on soit croyant ou pas, philosophe ou pas.

 

C'est inéluctable principalement pour des raisons qui ne sont pas de Foi mais de raison. Quand on est croyant on sait où est la vérité et comment elle se dit : la Foi est tout d'abord une question de vérité, avant tout. C'est aussi une question de pratique mais déjà une question de vérité : Jésus est la Vérité.

La philosophie c'est aussi une question de vérité, et elle prétend dire la vérité et montrer où la vérité se trouve.Cet affrontement entre Foi et raison est inéluctable parce qu'on se retrouve avec deux instances assez fortes qui disent où est la vérité. Bref, on se retrouve avec plusieurs vérités et s'il y en a plusieurs : il n'y en a plus car il ne peut pas y avoir plusieurs vérités. C'est une forme de quête pour le monopole de la vérité.

Le philosophe Pascal, pour sa part, ne dit pas que la philosophie a tort ou bien a raison, mais il montre que la philosophie ne peut pas tenir ses promesses. Il démontre que la philosophie est une discipline qui est forcément déceptive.

Selon Pascal, la philosophie promet de dire aux hommes qui ne cherchent que cela, où est la vérité et où est le bonheur, mais en fait la philosophie ne nous donne que misère et mensonges. Alors que la Foi remplit son contrat : elle tient ses promesses et nous dit où est la vérité et nous dit comment être heureux.

Toujours selon Pascal, la philosophie peut être utile mais elle n'a pas la certitude et l'utilité de la Foi. Avec Pascal on a deux camps bien distincts : la Foi et la raison. La raison ne tenant pas ses promesses, c'est la Foi qui a raison.

Un croyant ne doit (ne devrait) jamais choisir la solution de facilité en ce qui concerne la vérité. On ne doit jamais accepter le confort d'une vérité « facile et douillette » comme la dépeint la philosophie. Au contraire on doit rechercher nos propres certitudes. Il est possible qu'on obtienne la plus grande de nos certitudes en passant par le plus grand des inconforts....

Une vérité facilement réglée peut nous rendre heureux parce que c'est réglé une fois pour toute, en étant pascalien par exemple avec la Foi d'un côté et la raison de l'autre, et avec la Foi seule qui a raison. Ici le risque c'est qu'on ne pense plus : car le confort empêche de penser. Le confort est un peu comme une épine dans le talon du style « il faut penser encore plus et encore mieux pour arriver à encore plus de confort ».

La pensée, elle, est forcément une forme d'inquiétude qui est l'inverse du confort mais qui a le mérite d'aller jusqu'au bout dans le cheminement de nos pensées. Le confort de pensée est donc à éviter semble t-il. Les solutions de confort, les solutions intellectuelles ou même spirituelles de confort, mieux vaut s'en méfier : elles nous figent et nous font somnoler intellectuellement et spirituellement parlant.

On peut tout à fait être chrétien et faire de la philosophie. Bien sûr ! Soit on refuse la Foi parce que l'on considère que c'est une forme de pensée maladive ou pas du tout rationnelle, soit on est pascalien et on dit qu'il n'y a que la Foi qui a raison (« la raison n'a jamais raison »), soit on choisit la troisième voie (la plus difficile) qui est de montrer comment la raison offre une voie rationnelle d'accès à Dieu (voie parfaitement rationnelle), et où jamais la raison n'abandonne ses prétentions ni se tait face à la Foi, et où jamais la Foi n'est malmenée par la raison.

Là, pas de réduction de la Foi à un contenu purement rationnel et pas de soumission de la raison face à la Foi. C'est ce qui est interessant chez Descartes : maintenir jusqu'au bout les éxigences du rationalisme mais montrer aussi que ces éxigences ne laissent pas de côté la question de la Foi en Dieu.

 

L'expérience fondatrice dans sa vie c'est de se rendre compte qu'on n'a pas mérité la Foi qu'on a, et qu'on n'a rien fait pour l'avoir, ou bien que tout ce qu'on a pu faire pour l'avoir ça ne menait à rien, mais qu'à un moment donné, avec la grâce de Dieu, quand on croit avoir tout fait, tout compris, quand on croit le plus en soi là on se rend compte que ce n'est pas nous mais Dieu qui nous donne la Foi.

La Foi n'est certes pas une denrée qu'on achète dans un rayon de magasin, c'est un don de Dieu. Pour avoir la Foi il faut la demander à Dieu. Aucune pensée philosophe ni aucune prière particulère, juste la demander à Dieu tout simplement.

Ce ne sont ni les sentiments ni la poésie qui sont les meilleurs alliés de la Foi. Ni non plus une pratique de la Foi ascétique, ou extatique ou autre... C'est la raison qui est le meilleur allié de la Foi, un esprit bien nourri est un esprit qui croit mieux et qui prie mieux. Mais la Foi ne se nourrit pas que de raison, de culture et de connaissances, elle se nourrit aussi de charité, de simplicité, d'humilité et d'abandon dans la Providence misécordieuse du Tout-Puissant.

(source : http://www.ktotv.com/videos-chretiennes/emissions/nouveautes/un-coeur-qui-ecoute-raison/00048891)

Repost 0
25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 21:18

La corruption fraternelle

F

"Vendredi dernier, le procès en diffamation de Guillaume Jublot contre Christian Blanc s’est tenu à la 17ème Chambre correctionnelle. Christian Blanc était secrétaire d’Etat au développement de la Région capitale, Guillaume Jublot était à la fois son chef de cabinet et directeur de cabinet de François Stifani, Grand Maître de la Grande Loge Nationale Française (GLNF). Guillaume Jublot reproche à Christian Blanc de l’avoir accusé publiquement de s’octroyer la plus grosse part des indemnités de cabinet, d’avoir transmis au Canard Enchaîné une note reçue de Bercy juste après avoir été exclu du cabinet et d’avoir abrité dans son bureau une belle cave à cigares. Christian Blanc a fait témoigner Emmanuel Martin, qui était son officier de sécurité, et qui affirme avoir accompagné Guillaume Jublot dans la voiture du ministre jusqu’au siège national de la GLNF. Emmanuel Martin précise que Guillaume Jublot transportait 4 boites à cigares. Guillaume Jublot nie en bloc et accuse Christian Blanc de lui avoir demandé d’intervenir auprès de François Stifani pour le convaincre de se retirer d’une affaire où il était l’avocat du frère de la femme du secrétaire d’Etat. Et de préciser qu’il a obtenu gain de cause auprès du Grand Maître. A son tour, Christian Blanc a répliqué : « C’est faux, Jublot dit n’importe quoi.« La décision a été mise en délibéré au 2 décembre 2011.

 

Autre affaire en cours, impliquant des francs-maçons, l'affaire de prostitution franco-belge, où des parties fines auraient été organisées au Carlton de Lille. Selon L’Express, René Kojfer, chargé des relations publiques au Carlton, aurait fourni aux clients de l’hôtel des filles du réseau de Dodo la Saumure. Or Kojfer est membre du Grand Orient de France (GODF) à Lille. Guy Arcizet, Grand Maître du GODF, a déclaré :

« Il y a parmi nos frères trois ou quatre fonctionnaires de police impliqués dans l’affaire du Carlton, et je vais leur demander de démissionner. Il faut éviter que des membres du GODF soient compromis dans une affaire où la morale est en jeu. C’est mauvais pour l’image de l’institution. S’il s’avère qu’ils sont innocents, leur réintégration sera facile. »"

(source : Michel Janva - Posté le 25 octobre 2011 à 07h17)

Repost 0
25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 21:09

Au suivant !

S

(source : Michel Janva - Posté le 25 octobre 2011 à 07h52)

Repost 0
24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 19:47

Sur Le Forum catholique, l'abbé Pozzetto (Fraternité Saint-Pierre) félicite les jeunes qui se sont déplacés pour manifester leur désapprobation sur les pièces de théâtre scato-christianophobes :

"Non seulement ils prient; peut être descendront ils dans la rue
Mais ils perturbent chaque soir physiquement et spirituellement les spectacles; ils passent des heures en garde à vue; l'un d'entre eux a eu deux jambes écrasées par un car de police; en garde à vue ils prient et édifient les autres.
Merci à ces jeunes de savoir mettre en action le CREDO qu'ils chantent chaque dimanche et ce qu'on leur a appris sur les routes de Chartres.
Pour tous ceux qui ne peuvent pas les rejoindre merci de prier pour eux et de leur manifester votre respect."

De son côté, le père abbé de l'abbaye bénédictine du Barroux écrit à Civitas :

"C’est très volontiers que je vous assure de la prière des moines du Barroux et de la Garde pour votre action à la gloire de Dieu et donc contre ces horreurs blasphématoires. Nous avertissons les fidèles qui viennent à l’abbaye. Nous prions aussi pour que des hommes courageux et cultivés puissent apporter l’évangile dans le monde de la culture. Pour percer les ténèbres actuelles, il faudrait un génie de lumière. Nous prions pour que la Jeanne d’Arc des temps modernes, ceux de la « communication », puisse libérer l’Orléans de la culture."

(source : Michel Janva - Posté le 24 octobre 2011 à 10h50)

Repost 0
24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 19:35

Extrait de l'article de Jeanne Smits dans Présent sur la réaction de catholiques face aux spectacles scato-christianophobes :

"Depuis jeudi, différents groupes de jeunes catholiques se mobilisent contre la représentation de l’ignoble pièce Sur le concept du Visage du Fils de Dieu au Théâtre de la Ville à Paris. D’emblée, pour la première, un groupe de jeunes du Renouveau français avait acheté des places et en avait profité pour monter sur scène avec une banderole dénonçant la « christianophobie ». Le groupe s’était ensuite mis à genoux pour réciter le chapelet, sous le regard consterné des responsables du théâtre et les huées du public bien bobo, impatient d’assister aux diarrhées irrépressibles d’un vieillard sous le regard du Christ d’Antonello di Messina qui allait recevoir les lancers de grenades d’écoliers et se maculer un liquide brunâtre aux connotations fécales évidentes, avec la sur-inscription : « Tu n’es pas mon berger. » Les jeunes militants ont été délogés par la police.

Pendant ce temps, un groupe de jeunes de l’Action française a trompé la vigilance de trois cars de CRS pour venir s’enchaîner pacifiquement aux grilles du Théâtre de la Ville. La police les a violemment délogés, passés à tabac, aspergés de lacrymogènes et menottés avant de procéder à 17 interpellations. L’un des jeunes qui avait été menotté et plaqué à terre se trouvait partiellement sur la chaussée. En faisant une marche arrière, l’un des cars de police a roulé sur le pied du jeune homme. [...]

Depuis, les manifestations se succèdent. Samedi soir, un groupe de jeunes est venu prier pacifiquement aux abords du théâtre. Les brutalités policières et les interpellations ont repris de plus belle [...]."

L'un des manifestants témoigne ensuite. Extraits :

"Vous avez sans doute entendu parler des « fondamentalistes chrétiens, des intégristes et des extrémistes » qui manifestent sauvagement devant le Théâtre du Châtelet à Paris, depuis jeudi dernier. Je ne suis pas fasciste. Pas intégriste. Pas fondamentaliste. Je suis catholique, et samedi soir j’ai été traîné sur la voie publique, menotté, emmené au commissariat de police des Halles pour avoir manifesté place du Châtelet. Ceux qui ont vu des photos ou des vidéos sur la toile, avant la censure qui les frappe en général en quelques heures, peuvent se faire une idée de la « violence » qui règne sur place. Mais cette violence, quoi qu’en disent les bien-pensants, n’est pas le fruit de l’action des jeunes catholiques qui interviennent chaque soir. Les images frappent bien plus que les longs discours. Aussi, il vaut peut-être mieux vous décrire les faits… [...] Dans cette représentation, le visage du Christ est recouvert de MERDE après avoir été la cible de grenades jetées par des enfants de huit ans. Je ne souffre pas du syndrome du pauvre Persécuté que personne n’aime, comme un bobo me l’a dit. [...]

— Quand vous voyez des jeunes qui, chapelet en main, au chant de Christus Vincit, se font tabasser par les dites « forces de l’ordre », sont allongés sur le sol, un pied sur la figure et 5 flics sur le dos, sont menottés et transportés dans des camions…

— Quand vous voyez des étudiants de 16 à 25 ans, sans arme ni haine ni violence, des pères de famille traînés sur la route parce qu’ils sont venus protester…

— Quand vous voyez des jeunes filles admirables par leur calme et leur piété, récitant le chapelet pendant que leurs frères sont envoyés en garde à vue…

— Quand, depuis l’intérieur du commissariat des Halles, vous entendez des jeunes chanter le Salve Regina, et des policiers écœurés par ce qu’ils ont vu à l’intérieur comme à l’extérieur du théâtre…

— Quand vous voyez ces jeunes quitter le commissariat les mains libres, le sourire aux lèvres, dire aux policiers : « Bonne soirée, à demain, car on ne lâchera pas ! »"

(source : Michel Janva - Posté le 24 octobre 2011 à 12h08)

 

Repost 0
20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 23:30

" Trouvée sur Contrepoints :

 

"Faire-part de naissance officiel de Carla Bruni et Nicolas Sarkozy au peuple français :

Chers Concitoyens,

Nicolas et Carla Sarkozy ainsi que toute la famille de l’UMP

ont le plaisir de vous annoncer l’heureux évènement

qui emplit l’Elysée de joie grâce à…

 

Odette

 

Elle pèse déjà 1646,1 milliards d’euros et mesure 84,5% du PIB.

Vous partagerez tous ensemble l’immense bonheur de la parrainer

pendant de bien longues années de croissance"

 

(source : Michel Janva)

Repost 0
20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 23:06

Interdition de breveter un procédé entraînant la destruction d'un embryon humain

C         "Voilà un arrêt qui va déplaire à l'industrie pharmaceutique et aux pseudo-scientifiques, qui ont fait de l'embryon humain, l'alpha et l'omega de leurs recherches. Aujourd'hui, la Cour européenne de justice a interdit de breveter à des fins de recherche scientifique un procédé utilisant un embryon humain et entraînant sa destruction. Les juges européens ont exclu toute possibilité de brevetabilité dès lors que "le respect de la personne humaine pourrait en être affecté".

          La juridiction de Luxembourg avait été saisie par la Cour fédérale de justice en Allemagne sur l'interprétation de la notion d'embryon humain, après l'annulation, à la demande de Greenpeace, d'un brevet portant sur un procédé permettant d'obtenir des cellules dites précurseurs neurales, à partir de cellules souches d'embryons humains et utilisées pour traiter des maladies neurologiques. Selon les juges,

"doit être exclu de la brevetabilité un procédé qui, en utilisant le prélèvement de cellules souches obtenues à partir d'un embryon humain au stade du blastocyste, entraîne la destruction de l'embryon". 

          En revanche, "l'utilisation à des fins thérapeutiques ou de diagnostic, applicable à l'embryon humain et utile à celui-ci, peut faire l'objet d'un brevet". La Cour cite comme exemples l'utilisation à des fins thérapeutiques ou de diagnostic qui s'appliquent à l'embryon humain et lui sont utiles pour corriger une malformation et améliorer ses chances de vie.

"Tout ovule humain doit, dès le stade de sa fécondation, être considéré comme un embryon humain dès lors que cette fécondation est de nature à déclencher le processus de développement d'un être humain.  L'ovule humain non fécondé, dans lequel le noyau d'une cellule humaine mature a été implanté, et l'ovule humain non fécondé, induit à se diviser et à se développer par voie de parthénogenèse, doivent également être qualifiés d'embryon humain. Même si ces organismes n'ont pas fait l'objet, à proprement parler, d'une fécondation, ils sont par l'effet de la technique utilisée pour les obtenir, de nature à déclencher le processus de développement d'un être humain comme l'embryon créé par fécondation d'un ovule".

La Cour européenne de Justice considère que

N.D. enfant à naître

"l'utilisation d'embryons humains à des fins de recherche scientifique qui ferait l'objet d'une demande de brevet ne saurait être distinguée d'une exploitation industrielle et commerciale et, ainsi, échapper à l'exclusion de la brevetabilité".

La Cour a en conséquence conclu que "la recherche scientifique impliquant l'utilisation d'embryons humains ne peut pas accéder à la protection du droit des brevets"."

 

(source : Michel Janva - Posté le 18 octobre 2011 à 14h05)

Repost 0
12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 22:13

Les Béatitudes dans l'oeuvre `La vraie vie en Dieu´

18.2.87 Heureux ceux qui renoncent à leurs occupations et Me suivent
28.12.87 Bienheureux ceux qui encouragent Ma parole. Bienheureuses Mes brebis qui reconnaissent Ma Voix. Bienheureux ceux qui nourriront à nouveau Mes agneaux. Bienheureux les simples de coeur. Bienheureux ceux qui prieront le Rosaire le jour de la sanctification de Garabandal et dont les genoux sont fléchis pour saluer Ma Mère. Bienheureux ceux qui porteront Ma Croix de Paix et d'Amour en s'unissant. Bienheureuses Mes brebis qui retournent à Pierre. Bienheureux ceux qui s'humilient et suivent Mon exemple. Bienheureux ceux qui suivent Mon commandement en s'aimant les uns les autres comme Je vous aime. Bienheureux ceux qui portent témoignage de Moi et ne sont pas scandalisés de Moi.
10.5.88 Bienheureux ceux qui vivent dans Ma Maison et sont capables de reconnaître votre Sainte Mère comme "Mère de Dieu" et "Reine du Ciel".
3.3.89 Heureuses les âmes revêtues de sainteté car les Portes du Ciel ne leur résisteront pas
1.5.89 Bienheureux les pauvres en esprit car le Royaume des Cieux est à eux. Bienheureux ceux qui ont des oreilles pour entendre et qui sont simples de coeur, accueillant Mon Esprit de Grâce avec une foi d'enfant, car en ces petits coeurs Ma Parole prendra racine. Bienheureux ceux qui sont persécutés pour la justice car le Royaume des Cieux est à eux.
3.6.89 Heureux l'homme qui médite sur ce que Je lui offre aujourd'hui, étudie son coeur et examine son âme, car Je l'élèverai. Heureux sont Mes prêtres, évêques et cardinaux qui viennent à Moi comme le publicain (Lc 18.9-14) admettant leur culpabilité car, dans ces coeurs, Ma Parole prendra racine et prospérera. Je retirerai alors le voile de leurs yeux pour qu'ils puissent voir et comprendre avec leur coeur que tout ce dont J'ai besoin c'est d'Amour, d'Amour et d'Adoration.
7.11.89 Heureux l'homme qui reste ferme quand vient l'épreuve (Jc 1.12).
10.3.90 Heureux l'homme qui M'écoute. Heureux celui qui suit Mes Voies. Heureux l'homme qui s'humilie. Heureux les pauvres en esprit, le Royaume des Cieux est à eux.
3.4.90 Heureux toi qui maintenant as faim, car tu seras rassasié.
4.7.90 Heureux vous qui êtes pauvres et misérables, le Royaume de Dieu est à vous.
5-29.8.90 O heureux les soumis de coeur, ils atteindront la perfection. Aussi Je vous dis : ne soyez pas insoumis à la Crainte du Seigneur.
21.9.90 Heureux l'homme qui observe Mes Commandements, car il ressentira Mon Amour apaisant. Heureux les artisans de paix, lorsqu'ils oeuvrent pour la paix, ils seront appelés Mes fils.
30.10.90 Heureux l'homme qui ne perd pas la foi en Moi.
1.3.91 Heureux l'homme qui tient maison avec Moi, il gagnera la Connaissance et entrera dans la Vie éternelle.
18.3.91 Heureuses les oreilles qui entendent et comprennent ce que Je dis, car Je vous dis : tous les noms ne se trouvent pas écrits dans le Livre de Vie de l'Agneau immolé.
6.5.91 Heureux l'homme que J'invite aux Noces de Mon Saint Esprit. Il sera comblé de Ma Nourriture Céleste, et bien que ses fautes l'accablent, Mon Saint Esprit les effacera, prenant Son repos en lui.
6.6.91 Heureux ceux qui sont invités au festin des noces de l'Agneau" (Ap 19.9). Mon Règne a déjà commencé dans beaucoup de coeurs.
11.2.92 Heureux ceux qui admettent la Vérité et vivent en accord avec la Vérité : leur chambre dans le Ciel ne restera pas vide pour l'éternité mais sera remplie de leur présence.
20.7.92 Heureux êtes-vous, vous qui mourez en Moi le Seigneur ! Je vous récompenserai assurément.
1.10.92 Heureux es-tu, toi qui meurs en Moi le Seigneur ! Je te récompenserai assurément.
5.10.92 Heureux l'homme qui ouvre son coeur à Mon Saint Esprit ; il sera comme un arbre le long d'un fleuve, donnant de nouveaux fruits chaque saison, avec des feuilles qui jamais se flétrissent mais sont médicinales. Heureux l'homme qui ouvre son coeur à Mon Saint Esprit ; comme un torrent cristallin, Mon Esprit coulera comme un fleuve dans son coeur, le renouvelant, car là où coule ce fleuve, la vie jaillit, ainsi que la joie !
3.2.93 Heureux le coeur qui fait la paix avec son frère, car il sera appelé fils du Très-Haut ; heureux le coeur qui arrêtera de rôder dans la nuit et se réconciliera vraiment avec son frère; non seulement il jouira de Ma faveur mais en vérité, Je lui révélerai les Inépuisables Richesses de Mon Sacré Coeur !
28.12.93 Heureux l'homme qui chérit ce Message prophétique. Vous êtes le troupeau de Ma préférence...
10.5.94 Heureux êtes-vous, vous qui êtes instruits par Mon Esprit. Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse ! car le Royaume du Ciel n'est pas donné à n'importe qui ; le Royaume du Ciel est donné aux pauvres, aux simples et à ceux que Mon Père choisit.
4.7.94 J'ai dit jadis à Mes disciples : heureux les yeux qui ont vu ce qu'ils voient car nombreux sont ceux qui désirent voir ce qu'ils ont vu et ne l'ont pas vu... Aussi, considérez votre privilège, vous qui avez vu, et réjouissez-vous !
30.5.95 Heureux ceux qui méditent Mes paroles et Ma supplication, et raisonnent avec bon sens : ils seront sauvés.
29.9.95 Heureux sont ceux qui meurent dans le Seigneur, à eux est le Royaume du ciel.
6.10.95 Je vous le dis comme disent les Ecritures : "Heureux ceux dont les crimes sont pardonnés, dont les péchés sont effacés ; heureux l'homme que le Seigneur considère sans péché ", lorsque viendra Mon Jour.
10.12.95 Certains M'ont vu et ont cru. Heureux ceux qui n'ont pas vu et cependant croient.
13.6.96 Heureuses les nations qui apprennent à acclamer Mon Sacré Coeur ! Elles vivront dans la lumière de Ma faveur. Heureuses les nations qui se consacrent à Mon Sacré Coeur. Oh ! que ne ferai-Je pas pour elles !
28.11.96 Heureux l'oeil qui voit ce qu'il voit dans Mon Coeur et l'obtient ; il obtiendra la vie et il gagnera la faveur de Mon Père, et Nous serons à son côté, le délectant jour après jour, déversant bénédiction après bénédiction sur lui et sur toute sa maisonnée. Heureux l'homme qui découvre la constance de Mon Sacré Coeur qui dépasse le prix des perles. Rien de ce que vous pourriez convoiter ne L'égale. [...] Je suis à nouveau venu raviver la dévotion à Mon Sacré Coeur ; heureux tous ceux qui suivent cette dévotion.
9.9.97 Celui qui Me trouve, trouve la vie. Heureux l'homme qui Me découvre et parvient à Me connaître.
2.11.97 Que le coeur du lecteur qui a lu ces pages s'ouvre ! Que ses yeux et ses oreilles s'ouvrent ! Jusqu'à présent, tu n'as pas entièrement saisi Mon Trésor Céleste, pas plus que tu n'as complètement apprécié Mon don. Tu n'as toujours pas pénétré dans ce qui est hors de prix et que Je t'offrais tous les jours de ta vie : la grâce formidable de Me connaître dans une union intime et de goûter intérieurement, dans la chambre nuptiale de Mon Coeur, Ma Douceur et Mes Baisers Divins. Heureux ceux qui M'écoutent et qui obtiennent cette grâce.
9.3.99 Heureux l'homme qui médite sur la Liberté que Je peux donner. Cette Liberté t'amènera, comme un époux porte son épouse, à rendre parfaite ton union avec Nous. La transfiguration d'amour imprimée sur ton âme sera telle que désormais rien ne pourra te séparer de Nous.
30.6.99 soyez heureux ! Soyez heureux vous tous qui entendez la mélodie de Ma Voix et ayez votre content en Moi.
6.10.99 N'as-tu pas lu : " Heureux les purs de coeur, ils verront Dieu " ? Une fois que tu verras Dieu, comme le dit l'Ecriture, ton âme criera : " ma Joie ! comme il est juste de T'aimer ! "
12.2.00 Les Ecritures disent : " heureux l'homme que Tu as choisi, que Tu invites à vivre dans Tes cours " . Oui, heureux est-il car Je comble Mon choisi de bonnes choses de Ma Maison et ces bonnes choses sont les saintes instructions venant de Ma Bouche. Alors, J'orne Mon prophète de richesses et de splendeurs célestes qui sont les vertus. [...] soyez heureux, vous tous qui entendez la mélodie de Ma Voix et ayez votre content en Moi, votre Dieu.
28.9.00 N'avez-vous pas entendu : " Là où il n'y a pas de vision, le peuple est sans frein ; bienheureux sont ceux qui gardent le Précepte "
Dieu est amour

Repost 0
3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 22:22

 

l'apprentissage de l'oraison

par Saint François de Sales


Saint François de Sales, docteur de l'Église Catholique (1567 - + 28 décembre 1622)
Ce texte est écrit en vieux français.

«  Mais vous ne savez peut-être pas, Philothée, comment il faut faire l'oraison mentale, car c'est une chose que, par malheur, peu de gens savent en notre âge. C'est pourquoi je vous présente une simple et brève méthode pour cela. »

a) Se mettre en présence de Dieu

b) Invoquer Dieu

c) Entrer dans le mystère par l'imagination

d) De l'imagination à l'intelligence : la considération

e) De l'intelligence à la volonté

f) Toujours privilégier le mouvement de l'amour dans l'oraison

g) De la prière à l'action

h) L'oraison continue au-delà du temps d'oraison : aspiration et retraite spirituelle

 

a) Se mettre en présence de Dieu :

      « Le premier [moyen pour se mettre en présence de Dieu] consiste en une vive et attentive appréhension de la toute présence de Dieu, c'est-à-dire que Dieu est en tout et partout, et qu'il n'y a lieu ni chose en ce monde où Il ne soit d'une très aimable présence... Car encore que nous sachions bien qu'Il est présent en toutes choses, si est-ce que n'y pensant point, c'est tout comme si nous ne le savions point. C'est pourquoi toujours, avant l'oraison il faut provoquer notre âme à une attentive pensée et considération de cette présence de Dieu...

      Le second moyen de se mettre en cette sacrée présence c'est de penser que non seulement Dieu est au lieu où vous êtes, mais qu'Il est très particulièrement en votre coeur et au fond de votre esprit, lequel Il vivifie et anime de sa divine présence, étant là comme le coeur de votre coeur et l'esprit de votre esprit...

      Le troisième moyen, c'est de considérer notre Sauveur, lequel en son humanité regarde depuis le ciel toutes les personnes du monde, mais particulièrement les chrétiens qui sont ses enfants, et plus spécialement ceux qui sont en prière.

      La quatrième façon consiste à se servir de la simple imagination, nous représentant le Sauveur en son humanité sacrée comme s'Il était près de nous...

      Vous userez donc de l'un de ces quatre moyens, pour mettre votre âme en la présence de Dieu avant l'oraison; et il ne faut pas les vouloir employer tous ensemble, mais seulement un à la fois, et cela brièvement et simplement.. (Introduction à la Vie dévote, II, 2 (III, pp. 73-76)     

 

b) Invoquer Dieu

      L'invocation se fait en cette manière : votre âme, se sentant en la présence de Dieu, se prosterne en une extrême révérence, se connaissant très indigne de demeurer devant une si souveraine Majesté, et néanmoins sachant que cette même Bonté le veut, elle lui demande la grâce de la bien servir et adorer en cette méditation... (Introduction à la Vie dévote, II, 3 (III, p. 77)      


c) Entrer dans le mystère par l'imagination

      ...[Ensuite] proposer à son imagination le corps du mystère que l'on veut méditer, comme s'il se passait réellement et de fait en notre présence. Par exemple, si vous voulez méditer Notre-Seigneur en croix, vous vous imaginez d'être au mont du Calvaire et que vous soyez ce qui se fit et se dit au jour de la Passion ; ou, si vous voulez, car c'est tout un, vous vous imaginerez qu'au lieu même où vous êtes se fait le crucifiement de Notre-Seigneur, en la façon que les évangélistes le décrivent...

      Par le moyen de cette imagination, nous enfermons notre esprit dans le mystère que nous voulons méditer, afin qu'il n'aille pas courant ça et là, ni plus ni moins que l'on enferme un oiseau dans une cage, ou bien comme l'on attache l'épervier à ses longes, afin qu'il demeure dessus le poing. Quelques-uns vous diront néanmoins qu'il est mieux d'user de la simple pensée de la foi et d'une simple appréhension toute mentale et spirituelle, en la représentation de ces mystères, ou bien de considérer que les choses se font en votre propre esprit; mais cela est trop subtil pour le commencement, et jusques à ce que Dieu vous élève plus haut, je vous conseille, Philotée, de vous retenir en la basse vallée que je vous montre. (Introduction à la Vie dévote, II, 4 (III, pp. 78-79)



d) De l'imagination à l'intelligence : la considération

      Après l'action de l'imagination s'ensuit l'action de l'entendement que nous appelons méditation, qui n'est autre chose qu'une ou plusieurs considérations faites afin d'émouvoir nos affections en Dieu et aux choses divines : en quoi la méditation est différente de l'étude et des autres pensées et considérations, lesquelles ne se font pas pour acquérir la vertu ou l'amour de Dieu, mais pour quelques autres fins et intentions, comme pour devenir savant, pour en écrire ou disputer.

      Ayez donc enfermé votre esprit, comme j'ai dit, dans l'enclos du sujet que vous voulez méditer, ou par l'imagination, si le sujet est sensible, ou par la simple proposition s'il est insensible, vous commencerez à faire sur icelui des considérations. ... Que si votre esprit trouve assez de goût, de lumière et de fruit sur l'une des considérations, vous vous y arrêterez sans passer plus outre, faisant comme les abeilles qui ne quittent point la fleur tandis qu'elles y trouvent du miel à recueillir.

Mais si vous ne réussissez pas selon votre souhait en l'une des considérations, après avoir un peu marchandé et essayé, vous passerez à une autre ; mais allez tout bellement et simplement en cette besogne, sans vous y empresser. (Introduction à la Vie dévote, II, 5 (III, pp. 79-80)

Amour de Dieu

e) De l'intelligence à la volonté

      La méditation répand des bons mouvements en la volonté ou partie affective de notre âme, comme sont l'amour de Dieu et du prochain, le désir du paradis et de la gloire (éternelle du Ciel), le zèle du salut des âmes, l'imitation de la vie de Notre-Seigneur, la compassion, l'admiration, la réjouissance, la crainte de la disgrâce de Dieu, du jugement et de l'enfer, la haine du péché, la confiance en la bonté et miséricorde de Dieu, la confusion pour notre mauvaise vie passée; et en ces affections, notre esprit se doit épancher et étendre le plus qu'il lui sera possible...

      Il ne faut pas pourtant, Philotée, s'arrêter tant à ces affections générales que vous ne les convertissiez en des résolutions spéciales et particulières pour votre correction et amendement. Par exemple, la première parole que Notre-Seigneur dit sur la croix répandra sans doute une bonne affection d'imitation en votre âme, à savoir le désir de pardonner à vos ennemis et de les aimer.

Or, je dis maintenant que cela est peu de chose, si vous n'y ajoutez une résolution spéciale en cette sorte: « Or, sus donc, je ne me piquerai plus de telles paroles fâcheuses qu'un tel et une telle, mon voisin ou ma voisine, mon domestique ou ma domestique, disent de moi, ni de tel et tel mépris qui m'est fait par celui-ci ou celle-là; au contraire, je dirai et ferai telle et telle chose pour le gagner et adoucir, et ainsi des autres. » Par ce moyen, Philotée, vous corrigerez vos fautes en peu de temps, là où par les seules affections vous le feriez tard et malaisément.

(Introduction à la Vie dévote, II, 6 (III, pp. 80-81)



f) Toujours privilégier le mouvement de l'amour dans l'oraison

      Il vous arrivera quelquefois que tout de suite après la préparation, votre affection se trouvera toute émue en Dieu ; alors, Philotée, il lui faut lâcher la bride, sans vouloir suivre la méthode que je vous ai donnée; car bien que pour l'ordinaire la considération doit précéder les affections et résolutions, si est-ce que le Saint Esprit vous donnant les affections avant la considération, vous ne devez pas chercher la consolation, puisqu'elle ne se fait que pour émouvoir l'affection.

Bref, toujours quand les affections se présenteront à vous, il les faut recevoir et leur faire place, soit qu'elles arrivent avant ou après toutes les considérations.  

(Introduction à la Vie dévote, II, 8 (III, p. 85)



g) De la prière à l'action

      Ceux qui se sont promenés en un beau jardin n'en sortent pas volontiers sans prendre en leur main quatre ou cinq fleurs pour odorer et tenir le long de la journée : ainsi notre esprit ayant discouru sur quelque mystère par la méditation, nous devons choisir un, ou deux, ou trois points que nous aurons trouvés plus à notre goût, et plus propres à notre avancement, pour nous en ressouvenir le reste de la journée et les odorer spirituellement. Or, cela se fait sur le lieu même auquel nous avons fait la méditation, en nous y entretenant ou promenant solitairement quelque temps après.

      Rappelez le plus souvent que vous pourrez parmi la journée votre esprit en la présence de Dieu par l'une des quatre façons que je vous ai marquées ; regardez ce que Dieu fait et ce que vous faites : vous verrez ses yeux tournés de votre côté, et perpétuellement fichés sur vous par un amour incomparable. (Introduction à la Vie dévote, II, 12 (III, p. 91)



h) L'oraison continue au-delà du temps d'oraison : aspiration et retraite spirituelle

      On se retire en Dieu parce qu'on aspire à Lui, et on y aspire pour s'y retirer; si que l'aspiration en Dieu et la retraite spirituelle s'entretiennent l'une l'autre, et toutes deux proviennent et naissent des bonnes pensées.

      
Aspirez donc bien souvent en Dieu, Philotée, par des courts mais ardents élancements de votre cœur : admirez sa beauté, invoquez son aide, jetez-vous en esprit au pied de la croix, adorez sa bonté, interrogez-le souvent de votre salut, donnez-lui mille fois le jour votre âme, fichez vos yeux intérieurs, sur sa douceur, tendez-lui la main, comme un petit enfant à son père, afin qu'il vous conduise...

      Or, en cet exercice de la retraite spirituelle et des
oraisons jaculatoires (= « C’est un élancement amoureux et enflammé du cœur et de l’esprit, par lequel l’âme se surpassant et surpassant toute chose créée, va s’unir étroitement à Dieu. » (Jean de Saint Samson) - Cela vient du mot latin "jaculum" qui veut dire flèche, javelot. C'est une prière très brève, un cri du coeur qui s'élance vers Dieu. Le but des oraisons jaculatoires est l'union de l'âme avec Dieu.) réside la grande oeuvre de la dévotion : il peut suppléer au défaut de toutes les autres oraisons, mais son manquement ne peut presque point être réparé par aucun autre moyen. Sans lui, on ne peut pas bien faire la vie contemplative, et ne saurait-on que mal faire la vie active ; sans lui, le repos n'est qu'oisiveté, et le travail, qu'embarrassement; c'est pourquoi je vous conjure de l'embrasser de tout votre coeur, sans jamais vous en départir. »

(Introduction à la Vie dévote, II, 13 (III, pp. 94, 100)

(source : http://missionweb.free.fr/meditation.php?contenu=meditation/faire_oraison)

Repost 0
28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 00:10

 

Par définition, jeûner c'est s'abstenir de manger.

Jeûner pour assurer son salut

« Le jeûne est fort ancien dans le christianisme : Jésus lui-même, selon les Évangiles, ne l'a-t-Il pas pratiqué pendant 40 jours et 40 nuits au désert ? Il s'agit d'un acte de pénitence, que l'Église peut d'ailleurs imposer aux fidèles. Il est obligatoire lors des périodes de préparation aux grandes solennités religieuses, où l'on doit vivre à la fois sobrement et chastement, ces deux formes d'abstinence étant étroitement associées dans l'esprit des théologiens.

Mais jeûner totalement pendant plusieurs semaines n'est pas possible. C'est pourquoi l'on autorise un repas qui doit être unique et se prendre au coucher du soleil. Durant le Moyen Âge, l'heure de ce repas théoriquement unique se déplace progressivement vers le milieu de la journée. Dans les monastères, on prend l'habitude d'interrompre des après-midi restés bien longs par une légère collation, appelée ainsi d'après le texte pieux qu'on y lit à cette occasion » (les Collationes de Jean Cassien).

Le poisson, nourriture d'abstinence

« Le jeûne consiste surtout à se priver de certains aliments, essentiellement la viande et les graisses animales, ainsi que, selon les époques ou les lieux, les laitages ou les œufs : les jours où ces restrictions s'appliquent peuvent être donc qualifiés de "maigres".

Le poisson, dont la nature froide interdit de déclencher l'"incendie de la luxure", paraît tout indiqué comme nourriture d'abstinence. Il est possible qu'ait joué aussi sa fonction symbolique dans le christianisme primitif : en ces temps de persécution, le motif du poisson était le moyen caché de montrer le Christ, parce que le mot Ichthus ("poisson") rassemble l'initiale des termes grecs composant la formule : "Jésus-Christ Fils de Dieu Sauveur" (Iesous Christos Théou Uios Sôter).

Les articles du Code du Droit Canonique :

Can. 1251 - « L'abstinence  de  viande ou d'une autre nourriture, selon les dispositions de la conférence des Évêques, sera observée chaque vendredi de l'année, à moins qu'il ne tombe l'un des jours marqués comme solennité ; mais l'abstinence et le jeûne seront observés le Mercredi des Cendres et le Vendredi de la Passion et de la Mort de Notre Seigneur Jésus Christ. »

Can. 1252 - « Sont tenus par la loi de l'abstinence, les fidèles qui ont quatorze ans révolus ; mais sont liés par la loi du jeûne tous les fidèles majeurs jusqu'à la soixantième année commencée.  Les pasteurs d'âmes et les parents veilleront cependant à ce que les jeunes dispensés de la loi du jeûne et de l'abstinence en raison de leur âge soient formés au vrai sens de la pénitence. »

Can. 1253 - « La conférence des Évêques peut préciser davantage les modalités d'observance du jeûne et de l'abstinence, ainsi que les autres formes de pénitence, surtout les oeuvres de charité et les exercices de piété qui peuvent tenir lieu en tout ou en partie de l'abstinence et du jeûne. »



La discipline du jeûne : un « supplice » ?
« La discipline actuelle de l’Eglise Catholique en termes de jeûne n’est vraiment pas très exigeante. Les fidèles, de 18 à 60 ans, ne sont tenus de jeûner que deux fois par an : le Mercredi des Cendres et le Vendredi-Saint (2). Par « jeûne »(3), l’Eglise entend : faire un seul repas normal par jour (et éventuellement prendre une petite « collation » ou « repas allégé », par exemple le matin et le soir si l’on a déjeuné à midi).

Cependant, l’Eglise entend aussi par « jeûne » toute sorte de mortifications : privations volontaires, petits sacrifices, et surtout l'acceptation patiente de la croix que nous devons porter chaque jour (maladies, contrariétés, difficultés, devoir d’état, etc…). »

Satisfaction
« Si l’on prend conscience de ce qu’est le péché, c’est-à-dire essentiellement une offense à Dieu, alors par amour et par souci de justice, nous allons chercher à réparer notre péché. D’abord et surtout en l’avouant humblement avec un cœur contrit au sein du « sacrement de pénitence et de réconciliation » afin d’en recevoir le pardon. Ensuite par une juste « satisfaction » ou compensation pour réparer les conséquences de nos péchés. »

Par le Christ, avec Lui, en Lui.
« Cependant cette satisfaction du pécheur ne peut avoir de valeur réelle qu’unie à celle de Jésus. C’est que le Concile de Trente a souligné avec force : «
 Le Fils Unique bien-aimé de Dieu, Notre Seigneur Jésus Christ, qui, alors que nous étions ennemis, à cause de l'extrême amour dont Il nous a aimés, a mérité notre justification par sa très Sainte Passion sur le bois de la Croix et a satisfait pour nous à Dieu son Père ». Jésus a offert à son Père au nom de l’Humanité un amour plus grand que la malice de tous nos péchés.

La satisfaction que Jésus a offerte a été non seulement suffisante mais même surabondante (4). Si le salut nous est bel et bien offert par le Seigneur, il nous faut l’accueillir en étant configurés au Christ. Le Seigneur nous accorde son pardon et Il répare Lui-même l’essentiel des conséquences de nos péchés mais Il nous fait, mystérieusement et par amour, l’honneur de coopérer à notre propre rédemption en « rajoutant notre petite goûte d’eau à son offrande ».

Notre satisfaction n’est que par Jésus-Christ. C’est avec Lui et en Lui que nous « faisons de dignes fruits de pénitence » (Lc 3,8). « Ainsi donc, mes frères, nous sommes débiteurs, mais non point envers la chair pour devoir vivre selon la chair. Car si vous vivez selon la chair, vous mourrez. Mais si par l'Esprit vous faites mourir les œuvres du corps, vous vivrez. (…) Nous sommes enfants, et donc héritiers; héritiers de Dieu, et cohéritiers du Christ, puisque nous souffrons avec Lui pour être aussi glorifiés avec Lui » (Rm 8). »

Un purgatoire sur la terre
« Si nous avons quelque chose à ajouter ce n’est pas parce qu’il manque quelque chose du côté de Jésus mais parce que, bien souvent, nous n’avons pas le cœur assez ouvert aux fruits de la Rédemption acquise par le Christ.

Comme nous le dit le prêtre après l’absolution sacramentelle : « que tout ce que vous ferez de bien et supporterez de pénible contribue en vous à la rémission de vos péchés ». La « pénitence sacramentelle» ou « satisfaction » que le confesseur nous donne après l’absolution a pour but de réparer les conséquences de nos péchés. Mais, bien souvent, elle ne les compense pas toutes et c’est la raison pour laquelle le Carême nous invite à nous purifier plus parfaitement, par le jeûne notamment, mais aussi par l’aumône et une prière plus assidue. Ce que nous aurons fait sur la terre ne sera plus à faire éventuellement après notre mort.

En un sens, le Carême c’est un peu le temps privilégié du purgatoire sur la terre. Si le baptême nous a donné de renaître à la vie divine ; il ne nous a pas totalement guéris du péché originel. Le jeûne a pour but de rétablir l’équilibre intérieur de l’homme blessé par le péché.

Nos passions ont tendance à obscurcir notre raison et à soumettre notre volonté. Le jeûne vient aider notre âme à redevenir pleinement libre. Il apparaît alors comme un remède très utile et efficace qui cicatrise les plaies laissées par nos péchés et permet à notre âme de reprendre le contrôle sur nos appétits désordonnés. Comme le disent très bien les préfaces du Carême : « Seigneur, vous accueillez nos pénitences comme une offrande à votre gloire, car nos privations, tout en abaissant notre orgueil, nous invitent à imiter votre miséricorde et à partager avec ceux qui ont faim » (5). Ou encore « Vous voulez, par notre jeûne et nos privations, réprimer nos penchants mauvais, élever nos esprits, nous donner la force et enfin la récompense, par le Christ, notre Seigneur ».

Jeûner dans la joie
« En matière de satisfaction, ce n'est pas tant la valeur de ce que l'on offre que la dévotion avec laquelle on l'offre, qui compte (6). Aussi convient-il surtout d’offrir nos petites privations avec un cœur rempli de charité.

Notre Seigneur nous invite aussi à faire pénitence en secret et dans la joie : « Quand vous jeûnez, ne vous donnez pas un air sombre comme font les hypocrites : ils prennent une mine défaite, pour que les hommes voient bien qu'ils jeûnent. En vérité je vous le dis, ils tiennent déjà leur récompense. Pour toi, quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage, pour que ton jeûne soit connu, non des hommes, mais de ton Père qui est là, dans le secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra » (7). Laissons enfin la parole à celui dont notre Saint-Père a voulu porter le nom glorieux : « chacun offrira spontanément à Dieu, dans la joie de l’Esprit saint, quelque pratique surérogatoire ; et il attendra la sainte Pâque avec l’allégresse du désir spirituel » (règle de St Benoit, chapitre 49). Saint et joyeux jeûne ! »


Notes
(2) CIC canons 1250-1252. La loi de l’abstinence concerne, en outre, tous les fidèles de plus de 14 ans.

(3) Catéchisme de St Pie X.

(4) St Thomas d’Aquin, Somme de théologie, IIIa q 48 a 2.

(5) Préface 3 et 4 du Carême.

(6) St Thomas d’Aquin, Somme de théologie, IIIa q 79 a 5.

(7) Mt 6, 16-18 .



JEÛNER : AVOIR FAIM DE DIEU  

LE JEÛNE COMME COMBAT SPIRITUEL
QUATRE PAROLES DE JÉSUS SUR LE JEÛNE
ENSEIGNEMENTS DE JÉSUS SUR LE JEÛNE
DEUX FAÇONS DE JEÛNER
LA JOIE DE L'ÂME
COMMENT JEÛNE-T-ON ?
LES CONSÉQUENCES DU JEÛNE


LE JEÛNE COMME COMBAT SPIRITUEL

« Qu'est-ce que le jeûne pour nous, chrétiens ? C'est notre incorporation à cette expérience du Christ lui-même, par laquelle Il nous libère de notre entière dépendance envers la nourriture, la matière et le monde.
Jeûner ne signifie qu’une chose : avoir faim, jusqu’à la limite de la condition humaine qui dépend entièrement de la nourriture, et là, ayant faim, découvrir que cette dépendance n’est pas toute la vérité au sujet de l’homme, que la faim elle-même est avant tout un état spirituel et que, finalement, elle est en réalité la FAIM DE DIEU....
Nous avons besoin avant tout d'une préparation spirituelle à cet effort du jeûne. Elle consiste à demander aide à Dieu et à centrer notre jeûne sur Dieu. C'est par amour de Dieu que nous devrons jeûner. I1 nous faut redécouvrir notre corps comme temple de la divine présence, retrouver un respect religieux du corps, de la nourriture, du rythme même de la vie. »
Père Alexandre Schmemann

QUATRE PAROLES DE JÉSUS SUR LE JEÛNE
« Alors Jésus fut emmené au désert par l'Esprit, pour être tenté par le diable. Il jeûna durant quarante jours et quarante nuits, après quoi il eut faim. Et, s'approchant, le tentateur lui dit : "Si tu es Fils de Dieu, dis que ces pierres deviennent des pains." Mais il répondit : "Il est écrit : Ce n'est pas de pain seul que vivra l'homme, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu." (Matthieu 4, 1-4)
« Jésus, voyant qu'une foule affluait, menaça l'esprit impur en lui disant : "Esprit muet et sourd, je te l'ordonne, sors de lui et n'y rentre plus." Après avoir crié et l'avoir violemment secoué, il sortit et l'enfant devint comme mort, si bien que la plupart disaient : "Il a trépassé !" Mais Jésus, le prenant par la main, le releva et il se tint debout. Quand il fut rentré à la maison, ses disciples lui demandaient dans le privé : "Pourquoi nous autres, n'avons-nous pu l'expulser ?" Il leur dit : "Cette espèce-là ne peut sortir que par la prière et le jeûne." (Marc 9, 25-29)
"Quand vous jeûnez, ne vous donnez pas un air sombre, comme font les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour que les hommes voient bien qu'ils jeûnent. En vérité, je vous le dit : ils tiennent déjà leur récompense. Pour toi, quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage, pour que ton jeûne soit connu, non des hommes, mais de ton Père qui est là, dans le secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra."(Matthieu 6, 16-18)
« Les Pharisiens et leurs scribes dirent à Jésus : "Les disciples de Jean jeûnent fréquemment et font des prières, ceux des Pharisiens pareillement, et les tiens mangent et boivent !" Jésus leur dit : "Pouvez-vous faire jeûner les compagnons de l'époux pendant que l'époux est avec eux ? Mais viendront des jours... et quand l'époux leur aura été enlevé, alors ils jeûneront en ces jours-là." (Luc 5, 33-35)

LES ENSEIGNEMENTS DE JÉSUS SUR LE JEÛNE
« L’enseignement de Jésus concernant le jeûne est très important pour nous assurer que nos efforts de jeûne porteront fruit. Car le jeûne n’est pas sans danger ; il peut devenir lui-même occasion de chute et, plutôt que d’être un moyen de s’approcher de Dieu, le jeûne peut même nous en éloigner.
Les juifs pratiquaient le jeûne comme ascèse personnelle et collective, comme nous l’apprennent l’Ancien et le Nouveau Testament. Dans le Nouveau Testament, nous voyons que les disciples de Jean le Baptiste, ainsi que ceux des Pharisiens, jeûnaient et que Jésus lui-même, avant d’entreprendre sa vie publique a jeûné pendant quarante jours. À la suite de ce jeûne il a été tenté par Satan (Mt 4, 1-11; Lc 4, 1-13).
Voilà donc la première leçon à retenir des récits évangéliques concernant le jeûne : Jésus nous enseigne l’importance du jeûne par l’exemple de son propre jeûne avant de commencer sa vie publique. Ce n’est pas par hasard que la première tentation de Jésus concerne justement la nourriture, car le Malin cherche à éprouver Jésus là où il perçoit un point faible, là où Jésus a volontairement affaibli son corps humain ; l'Évangile nous dit qu'après avoir jeûné pendant quarante jours, Jésus « eut faim ». Et le Tentateur suggère à Jésus de combler sa faim en exerçant son pouvoir divin de changer des pierres en pain. La réplique de Jésus pour écarter la tentation est tirée du Deutéronome : Ce n’est pas de pain seul que vivra l’homme, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu (Dt 8, 3).
Ici, le « pain » ne signifie pas seulement la nourriture dont l'homme a besoin pour la vie de son corps, mais plutôt tout ce qui « nourrit » les sens, tout ce qui convient au corps. Dans son sens plus large le « pain » est également tout ce qui est créé, toute créature, tout ce qui nourrit l'affectivité et l'intellect de l'homme. Bref, tout ce qui n’est pas Dieu lui-même. Ainsi que le corps de l’homme se nourrit d’aliments physiques pour survivre, l’esprit de l’homme, créé à l'image de Dieu, se nourrit de la parole de Dieu, donc de Dieu lui-même. Pour accéder à toute la noblesse de sa nature humaine créée à l'image et faite à la ressemblance de Dieu (cf. Gn 1, 26), l'homme a besoin de la nourriture spirituelle que constitue la parole de Dieu.
La réponse de Jésus à Satan dénonce le mensonge du Malin, « que l’homme peut se nourrir des créatures, qu’il peut trouver la vie éternelle pour laquelle il a été créé ailleurs qu’en Dieu lui-même »... C’est le même mensonge que le Tentateur proféra à Adam : « Vous ne mourrez pas ! Dieu le sait : le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront et vous serez comme des dieux qui connaissent ce qui est bon ou mauvais » (Gn 3, 5). Alors qu’Adam, le premier homme, a mangé du fruit interdit à l’invitation du Malin, espérant ainsi trouver la vie éternelle sans Dieu, et qu’il a entraîné la chute de l’humanité, le Christ, le nouvel Adam, refoule le mensonge du Malin et expie la faute d’Adam, rétablissant l’humanité sur la bonne voie, celle voulue par Dieu depuis toute éternité : que l’homme trouve sa nourriture en Dieu lui-même, devenant véritablement « enfant de Dieu », partageant la vie divine.
Les circonstances du jeûne de Jésus nous aident également à comprendre le sens spirituel du jeûne. Le jeûne de Jésus eut lieu « au désert », c’est-à-dire dans un lieu aride, solitaire, éloigné des villes et des hommes, là où il n’y a que peu de végétation et d’eau. Aujourd’hui, on dirait qu’il y a peu de « distractions » - ce qui nous « distrait » de Dieu. C’est ainsi que doit être le « lieu » de notre jeûne, loin des « distractions », nous permettant d’entrer dans le « désert », à la fois le désert physique, ne serait-ce que notre chambre, et le désert spirituel, celui de notre cœur, afin de nous préparer à la rencontre avec Dieu : le désert est le lieu où je suis seul avec Dieu.
Le désert est aussi le lieu de la tentation : le moment le plus propice à la rencontre avec Dieu est aussi le moment où le Malin cherche à nous faire chuter, car il sait que c’est au désert que nous avons la possibilité de rejoindre la grâce divine. Si Jésus a été tenté suite à son jeûne, comment pensons-nous nous échapper de la tentation ? Le jeûne, la privation des plaisirs des sens, est accompagné de tentations, non seulement celle d’abandonner le jeûne, mais d’autres encore - il ne faut pas oublier que Jésus subit deux autres tentations après celle du pain.
Si donc le jeûne entraîne de tels risques, comment pouvons-nous nous préparer pour la lutte inévitable ? Jésus nous donne une réponse dans le texte de l’Évangile de Marc : « Cette espèce-là ne peut sortir que par la prière et le jeûne » (Mc 9, 25-29). Jésus nous enseigne ici à associer la prière au jeûne, si nous voulons expulser les « esprits impurs » qui cherchent à s’installer en nous.
Nous acquérons les bénéfices du jeûne seulement si le jeûne est complété par la prière, un effort de prière supplémentaire pendant la période du jeûne - se nourrir en Dieu, s’unir à lui par la prière. L’effort ascétique, la maîtrise de soi, de ses « passions » comme diraient les Pères du désert, doit être associé à la prière ; les deux sont essentiels pour le progrès spirituel.
Le deuxième texte de l’Évangile de Matthieu (Mt 6, 16-18), qui fait partie du Sermon sur la Montagne, est une mise en garde concernant une des tentations accompagnant le jeûne. Le jeûne n’est pas un but en soi, et de nos jours on pratique le jeûne pour toute sorte de raisons qui ne relèvent pas du domaine spirituel. Le jeûne peut devenir lui-même une occasion de chute. Jésus souligne en particulier le risque de vaine gloire en faisant allusion à ceux qui s'assurent que leur jeûne soit remarqué par les hommes. Notre jeûne doit être un acte devant Dieu et non devant les hommes, pas même nos confrères dans la foi. Celui qui jeûne se place devant Dieu, son jeûne est une offrande à Dieu, et non aux hommes.
Dans le texte de l’Évangile de Luc (Lc 5, 33-35), les Pharisiens essaient d’embarrasser Jésus en lui reprochant que ses disciples ne jeûnent pas, alors que ceux de Jean le Baptiste et des Pharisiens jeûnent souvent. Sans répondre directement, Jésus demande s’il est approprié que les compagnons de l’époux jeûnent pendant que l’époux est avec eux - c’est-à-dire à l’occasion du mariage proche. La réponse qui s’impose est « non », le jeûne n’est pas approprié à ce moment-là, mais, comme l’indique Jésus en disant qu’ils jeûneront lorsque l’époux ne sera plus avec eux. L’époux c’est Jésus lui-même, et pendant qu’il est avec ses disciples, ils sont nourris et rassasiés par sa présence ; ils les comble du pain de vie de sa parole. Quand l'époux leur aura été enlevé, alors ils jeûneront en ces jours-là. Le jeûne n'a de sens que pour celui qui sait ce qui est la nourriture ou y aspire de tout son être, et qui, dans la privation, souffre de l'absence de ce qui le rassasie.
L’enseignement le plus important à retenir est peut-être la nécessité d’associer la prière au jeûne, la prière afin de pouvoir accomplir l’effort nécessaire, mais encore plus important, la prière en tant que rapprochement de Dieu - le jeûne nous présente la possibilité de nous unir d’avantage à Dieu par la prière : « La prière est une conversation de l’intelligence avec Dieu » (Évagre le Pontique, Chapitres sur la prière, 3). »

DEUX FAÇONS DE JEÛNER
« Il y a deux façons de jeûner, enracinées toutes deux dans l'Écriture et la Tradition, et qui correspondent à deux besoins distincts, à deux états de l'homme. Le premier peut être appelé jeûne total, car il consiste en une totale abstinence de nourriture et de boisson.
On peut définir le second comme un jeûne ascétique, car il consiste surtout en l'abstinence de certaines nourritures et en une réduction substantielle du régime alimentaire.

Le jeûne total, de par sa nature même, est de courte durée et généralement limité à un jour ou même à une partie de la journée. Dès le début du Christianisme, il fut compris comme un état de préparation et d'attente, de concentration spirituelle sur ce qui va arriver.

La faim physique correspond ici à l'attente spirituelle de l'accomplissement, à l'ouverture de tout l'être à la joie qui approche. C'est pourquoi, dans la tradition liturgique de l'Église, nous trouvons ce jeûne total comme dernière et ultime préparation a une grande fête, à un événement spirituel décisif, par exemple aux veilles de Noël et de l'Épiphanie ; et surtout, c'est ce jeûne qui constitue le jeûne eucharistique, mode essentiel de notre préparation au banquet messianique, à la table du Christ dans son Royaume. L'Eucharistie est toujours précédée de ce jeûne total, qui peut varier dans sa durée, mais qui, pour l'Église, constitue une condition nécessaire à la sainte Communion.

Le jeûne total n'est pas seulement un jeûne des membres de l'Église, c'est l'Église elle-même qui jeûne, en attente du Christ qui vient à elle dans l'Eucharistie, dans les grandes fêtes célébrant l'oeuvre du salut, et qui viendra en gloire à la consommation des siècles.
Tout a fait différent est le sens spirituel du second type de jeûne que nous avons défini comme « ascétique ». Ici, le but du jeûne est de libérer l’homme de la tyrannie déréglée de la chair, qui s'établit lorsque l'esprit cède devant le corps et ses appétits, résultat tragique du péché et de la chute originelle de l'homme.
C'est seulement par un lent et patient effort que l'homme découvre qu'il ne vit pas seulement de pain, et restaure en lui-même la primauté de l'esprit. C'est nécessairement et par sa nature même un long effort soutenu. Le facteur « temps » est essentiel, car il faut du temps pour déraciner et guérir la maladie commune et universelle que les hommes ont fini par considérer comme leur état normal. Le succès de ce jeûne ascétique dépend précisément de l'application de certaines règles fondamentales dont la principale se trouve être l'ininterruption du jeûne, sa continuité dans le temps. »
Père Alexandre Schmemann

LA JOIE DE L'ÂME : PAROLES DES PÈRES DU DÉSERT

 

SUR LE JEÛNE

« … Les Pères l’éprouvèrent comme ils en étaient capables ; et ils trouvèrent préférable de manger chaque jour, mais en petite quantité ; et ils nous livrèrent la voie royale, qui est légère. " (Paroles 127, 27) Un samedi de fête, il arriva que les frères mangent à l’église des Kellia. Et comme on présentait le plat de bouillie, abba Helladios l’Alexandrin se mit à pleurer. Abba Jacques lui dit : " Pourquoi pleures-tu, abba ? " Il répondit : " Parce que c’en est fini de la joie de l’âme, c'est-à-dire le jeûne, et que voilà maintenant le contentement du corps. " (Abba 81)
Un jour à Scété fut donné ce commandement : Jeûnez cette semaine. Or il se trouva que des frères vinrent d’Égypte chez abba Moïse et il fit pour eux un peu de cuisine. Voyant la fumée, les voisins dirent aux clerc : " Voici que Moïse a violé le commandement en faisant cuire quelque chose chez lui. " Ceux-ci dirent : " Quand il viendra, nous-mêmes lui parlerons. " Le samedi venu, les clercs, sachant la pratique excellente de Moïse, lui dirent devant tout le monde : " Ô abba Moïse, tu as laissé tomber le commandement des hommes et gardé celui de Dieu ! " (Abba 109)
Abba Euloge disait à son disciple : Enfant, exerce-toi à rétrécir peu à peu ton ventre par le jeûne. Car de même qu’une outre étirée devient plus mince, ainsi également le ventre quand il reçoit beaucoup d’aliments. Mais s’il en reçoit peu, il se rétrécit et exige toujours peu. (Abba 74). Abba Isidore le prêtre dit : Si vous pratiquer régulièrement le jeûne, ne vous gonflez pas d’orgueil, mais si vous vous glorifiez de cela, mangez plutôt de la viande. Il vaut mieux pour l’homme de manger de la viande que se gonfler d’orgueil et se glorifier. (Paroles 81, 4) »

LES CONSÉQUENCES DU JEÛNE
Notre jeûne, si limité soit-il, s'il est un vrai jeûne, conduira à la tentation, à la faiblesse, au doute et à l'irritation. En d'autres termes, il sera un réel combat et probablement nous succomberons bien des fois.
Mais l'aspect essentiel du jeûne est justement la découverte de la vie chrétienne en tant que lutte et effort. Une foi qui n'a pas surmonté les doutes et la tentation est rarement réelle. Aucun progrès n'est, hélas, possible dans la vie chrétienne sans l'amère expérience de l'échec. C’est précisément lors de cette première chute que se situe le véritable test : si, après avoir faibli et donné libre cours a nos appétits et a nos passions, nous nous remettons courageusement à la tâche, sans abandonner, quel que soit le nombre de fois où nous faiblissons, tôt ou tard, notre jeûne produira ses fruits spirituels. Il n'y a pas de raccourci pour aller à la sainteté ; on doit payer le prix de chaque pas en avant.
Père Alexandre Schmemann

 

 

Pour sa santé : pourquoi jeûner ? PasseportSanté.net

 

Certaines affections réagissent particulièrement bien au jeûne. Les maladies du cœur, l'hypertension, les allergies, les maladies inflammatoires et l'arthrite rhumatoïde font partie du lot. Mais attention, le jeûne ne convient pas à toutes les maladies surtout lorsqu'il s'agit de maladies en phase aiguë qui provoquent une dénutrition et un affaiblissement de l'organisme, comme le sida et diverses formes de cancer.

Selon le Dr Evarts G. Loomis, un des co-fondateurs de l'Association américaine de médecine holistique (AHMA), en règle générale, les patients souffrant d'arthrite peuvent se passer de leurs médicaments après trois ou quatre jours de jeûne, sans inconfort additionnel. Après 10 jours, leurs douleurs ont généralement diminué de 80 à 90%, sauf pour les gens qui ont consommé depuis longtemps des dérivés de la cortisone. Quant aux personnes souffrant d'hypertension, elles sont capables de diminuer puis d'éliminer leurs médicaments dans la plupart des cas, leur pression revenant à la normale en deux ou trois semaines.

 

Plusieurs études disponibles sur Medline concluent que le jeûne et des changements au régime alimentaire améliorent l'état des personnes atteintes d'arthrite rhumatoïde.

Dans une étude clinique contrôlée (Br J Nutr 1994 Oct; 72(4):555-566), effectuée à l'Oslo Sanitetsforening Rheumatism Hospital, en Norvège, les chercheurs ont observé une amélioration des cas d'arthrite rhumatoïde après un jeûne de 7 à 10 jours. Cette amélioration se maintenait durant 3 mois et demi avec un régime végétalien et durant 9 mois avec un régime lactovégétarien. Selon les chercheurs, l'amélioration ne pouvait être expliquée par la diminution d'acides gras dans le sang comme l'ont laissé entendre d'autres études. En effet, il n'y avait pas de différences notables à ce niveau entre les gens qui voyaient leur condition s'améliorer et ceux qui ne voyaient aucune amélioration, quel que soit le régime suivi (végétalien ou lactovégétarien).

 

Dans une autre étude randomisée (Scand J Rheumatol 1995; 24(2):85-93) effectuée à l'Institut d'immunologie et de rhumatologie de l'Hôpital National d'Oslo, les chercheurs ont encore une fois démontré qu'un jeûne suivi d'un régime végétarien améliorait de manière significative l'état des patients atteints d'arthrite rhumatoïde. Diverses mesures de laboratoire ont démontré une diminution significative de l'activité inflammatoire. Cependant les chercheurs ont découvert que la diminution des leucocytes entraînée par le régime végétarien ne pouvait expliquer la diminution de l'activité inflammatoire puisque les leucocytes diminuaient peu importe si l'état des patients s'améliorait ou non.

 

Une troisième étude (Clin Rheumatol 1994 Sep;(13)3:475-482) démontre qu'un régime végétarien a influencé positivement pendant deux ans la douleur, la raideur, le nombre des articulations sensibles et enflées, et plusieurs autres mesures spécifiques à l'arthrite rhumatoïde.

En conclusion, on peut considérer que le jeûne et un régime végétarien permettent de diminuer les symptômes de l'arthrite rhumatoïde, sans que l'on puisse encore expliquer complètement les processus en cause. Cependant, une étude de 1989 (Nord Med 1989; 104(4):112-114) affirme que sauf quelques cas exceptionnels, il ne semble pas que le jeûne et les régimes fassent disparaître la maladie ou empêchent la dégradation subséquente des articulations.

Jeûne et obésité

En règle générale, le jeûne ne constitue pas une manière efficace de perdre du poids à long terme. Selon le magazine français L'Impatient, une personne obèse peut bénéficier du jeûne mais cette condition nécessite un suivi médical. On sait, en effet, qu'il y a déjà eu des décès (3 cas) lors de jeûnes de 3 à 8 semaines. La principale cause évoquée pour ces décès fut la dénutrition protéique entraînée par la privation de nourriture. C'est pourquoi, certains médecins préconisent une diète protéique sous surveillance médicale comme traitement de l'obésité. Par contre, certains obèses peuvent perdre plusieurs kilos en quelques semaines. L'étape cruciale est celle de la réalimentation.

Chez les obèses, écrit L'Impatient, "la réalimentation après un jeûne apparaît comme une étape délicate sur le plan cardiaque: un afflux sanguin trop brutal pourrait être fatal au cœur après une période d'abstinence. L'obésité ne constitue pas une contre-indication formelle au jeûne mais elle exige un rigoureux bilan de santé avant la cure, ainsi qu'une surveillance médicale pendant le jeûne et pendant toute la durée de la reprise alimentaire."

En tout état de cause, jeûner pour maigrir n'apparaît pas comme une pratique intéressante car l'abaissement du métabolisme pendant la période de jeûne entraîne par la suite une reprise plus rapide des kilos.

Contre-indications

  • Fatigue, anorexie et boulimie, immunité affaiblie, faiblesse et arythmie cardiaques, cancer, ulcères peptiques, maladies rénales, tuberculose, états pré et post-chirurgicaux, carences nutritionnelles, allaiter et être enceinte sont tous des états et des affections qui sont contre-indiqués pour entreprendre un jeûne, particulièrement s'il s'agit d'une jeûne radical à l'eau. Plus le jeûne est long, plus ses effets seront marqués.

  • Règle générale : les maladies laissant l'individu très affaibli ou affectant les organes très sollicités par le jeûne, comme le foie et les reins, sont des contre-indications au jeûne.

  • Il va de soi que les jeûnes prolongés (plus d'une semaine), étant donnés l'importance des changements qu'ils entraînent dans le métabolisme, devraient toujours être faits sous supervision médicale.

 

Repost 0

Présentation

  • : Le blog de pecesita26
  • Le blog de pecesita26
  • : La vie est une chance, saisis-laLa vie est beauté, admire-laLa vie est béatitude, savoure-laLa vie est un rêve, fais-en une réalitéLa vie est un défi, fais-lui faceLa vie est un devoir, accomplis-leLa vie est précieuse, prends-en soinLa vie est amour, jouis-enLa vie est promesse, remplis-laLa vie est tristesse, surmonte-laLa vie est hymne, chante-leLa vie est combat, accepte-leLa vie est une aventure, ose-laLa vie est bonheur, mérite-le (Mère Teresa)
  • Contact

Profil

  • pecesita26
  • Dieu aura éprouvé bien des fois l'âme qui veut L'imiter en tout, notamment dans la patience, par des humiliations de plus en plus fortes. 
Au début l'âme ne comprendra pas que Dieu l'appelle à la patience. Mais si l'âme s'applique à de
  • Dieu aura éprouvé bien des fois l'âme qui veut L'imiter en tout, notamment dans la patience, par des humiliations de plus en plus fortes. Au début l'âme ne comprendra pas que Dieu l'appelle à la patience. Mais si l'âme s'applique à de

Recherche

Archives

Liens