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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 00:19

Ste-Philomene.jpg

Trois révélations intéressantes

 

Les recherches humaines, même celles des plus grands savants du XIXème siècle, n'ont donné aucun renseignement sur la vie de sainte Philomène. Mais à trois personnes, fort éloignées géographiquement et ne se connaissant pas, Philomène a révélé sa vie: un jeune artisan d'une conscience pure et d'une piété solide; un prêtre zélé, honoré plus tard des dignités de l'Église, une religieuse napolitaine de trente-cinq ans, consacrée à Dieu dans une maison austère de Naples. Nous rapportons ci-dessous la révélation qui fut faite à la religieuse: sœur Marie-Louise, Supérieure générale de la Congrégation des Sœurs des Douleurs de Marie, décédée en 1875.

 

Sainte Philomène raconte sa vie

 

Ma chère sœur, je suis la fille d'un prince qui gouvernait un petit État de la Grèce. Ma mère était aussi de sang royal. Comme ils étaient sans enfant et tous deux encore idolâtres, pour en obtenir, ils offraient continuellement des prières et des sacrifices à leurs faux dieux. Un docteur romain qui professait le christianisme, nommé Publius... vivait dans un palais au service de mon père.. Voyant l'affliction de mes parents,… sous l'impulsion de l'Esprit Saint, il leur parla de notre foi et les assura que leurs prières seraient entendues s'ils embrassaient la religion chrétienne… Finalement, après mûre réflexion, ils reçurent le sacrement de baptême.

Je suis née au début de l'année suivante, un 10 janvier, et à ma naissance, ils me donnèrent le nom de 'Lumena', ou 'Lumière', car j'étais née à la lumière de la Foi à laquelle mes parents étaient maintenant ardemment dévoués. Le jour de mon baptême, ils me nommèrent 'Philomena', c'est-à-dire 'Fille de la lumière'. L'affection que mes parents me portaient était si grande qu'ils voulaient toujours m'avoir près d'eux. C'est pour cette raison qu'ils m'amenèrent à Rome avec eux à l'occasion d'un voyage que mon père devait faire en raison d'une guerre injuste dont il était menacé par l'arrogant Dioclétien. J'allais sur la fin de mes treize ans. Arrivés dans la capitale du monde, nous nous rendîmes au palais de l'empereur où on nous accorda une audience…

Tandis que mon père plaidait sa cause avec ardeur et cherchait à se justifier, l'Empereur ne me quittait pas des yeux et à la fin il déclara :

Cesse de te tourmenter; tu peux être parfaitement rassuré; il n'y a plus de raison de s'inquiéter. Au lieu de vous attaquer, je mettrai toutes les forces de l'Empire à votre disposition à la condition que tu me donnes la main de ta fille, la jolie Philomène.

Mes parents accédèrent à sa requête et, de retour chez nous, ils cherchèrent à me convaincre que j'allais être heureuse comme Impératrice de Rome. Je rejetai leur offre sans aucune hésitation en leur disant que j'étais devenue l'épouse de Jésus-Christ par un vœu de chasteté prononcé lorsque j'avais onze ans. Mon père s'efforça alors de montrer qu'une enfant de mon âge ne pouvait pas disposer d'elle-même comme elle l'entendait et il exerça toute la force de son autorité pour me faire obéir.


Lorsque l'Empereur reçut ma réponse, il la considéra comme un simple prétexte pour briser la promesse qui lui avait été faite :

Amène-moi la princesse Philomène, dit-il à mon père, je verrai si je peux la persuader.

Mon père vint vers moi mais, voyant que j'étais inébranlable, lui et ma mère se jetèrent à mes pieds en m'implorant.

Mon enfant, aie pitié de ton père, de ta mère, de ton pays! Aie pitié de notre royaume!

Non, non, ai-je répondu; Dieu et ma virginité que je lui ai consacrée passent avant tout; avant vous, avant mon pays! Mon royaume, c'est le Ciel.

Mes paroles les plongèrent dans le désespoir et il leur fallut m'emmener devant l'Empereur qui, de son côté, fit tout en son pouvoir pour me gagner. Mais ses promesses, ses séductions, ses menaces furent également vaines. Il fut alors saisi d'un violent accès de colère et, influencé par le démon de l'impureté, il me fit jeter dans les prisons de son palais où l'on me chargea de chaînes.

Croyant que la douleur et la honte affaibliraient le courage que mon divin Époux m'inspirait, il vint me voir chaque jour; puis, après avoir détaché mes chaînes pour me permettre de prendre la petite portion de pain et d'eau que je recevais comme nourriture, il renouvela ses attaques dont certaines, sans la grâce de Dieu, auraient été fatales à ma pureté. Les échecs qu'il continua de rencontrer furent pour moi le prélude à de nouvelles tortures, mais la prière me soutenait. Je ne cessais de me recommander à Jésus et à sa Mère très pure.

Ma captivité durait depuis trente-sept jours lorsque, au milieu d'une lumière céleste, je vis Marie tenant son divin Fils dans ses bras.

Ma fille, me dit-elle, encore trois jours de prison et, après quarante jours, tu sortiras de cet état de douleur.

Mon cœur battait de joie à l'annonce de cette nouvelle mais, comme la Reine des anges avait ajouté que je devrais quitter cette prison pour soutenir, dans des tourments effrayants, un combat bien plus terrible que les précédents, je passai immédiatement de la joie à l'angoisse la plus cruelle; je pensai qu'il me tuerait.

Courage, mon enfant, me dit Marie, ne sais-tu pas l'amour de prédilection que je te porte? Le nom que tu as reçu au baptême en est l'assurance, par sa ressemblance avec celui de mon Fils et avec le mien. Tu es appelée Lumena ou Lumière. Mon Fils, ton Époux, est appelé Lumière, Étoile, Soleil. Et ne suis-je pas moi-même appelée Aurore, Étoile, Lune dans la plénitude de son éclat, et Soleil? Ne crains pas, je t'aiderai. C'est maintenant l'heure de la faiblesse humaine et de l'humiliation, mais au moment de l'épreuve, tu recevras grâce et force. En plus de ton ange gardien, tu auras aussi le mien, l'archange Gabriel, dont le nom signifie "La force du Seigneur". Lorsque j'étais sur terre, il était mon protecteur. Je te recommanderai tout spécialement à ses soins, mon enfant bien-aimée.

Ces paroles de la Reine des vierges me redonnèrent courage et la vision disparut en laissant ma prison emplie d'un parfum céleste.


L’empereur, désespérant de me faire accéder à ses désirs, eut alors recours à la torture pour me terrifier et m'amener à rompre mon vœu avec le Ciel. Il ordonna qu'on m'attache à un pilier pour être fouettée sans merci tandis qu'on me lançait d'horribles blasphèmes.

Puisqu'elle est obstinée au point de préférer à un Empereur un malfaiteur condamné à mort par ses propres compatriotes, dit-il, elle mérite un châtiment approprié.

Le tyran, me voyant toujours aussi déterminée bien que je ne sois qu'une plaie béante, ordonna qu'on me ramène en prison pour y mourir dans les souffrances. Je souhaitais la mort pour m'envoler dans les bras de mon Époux lorsque deux anges brillants apparurent qui versèrent un baume céleste sur mes plaies et je fus guérie. Le lendemain matin, l'Empereur fut surpris en apprenant la nouvelle. Me voyant plus forte et plus belle que jamais, il entreprit de me convaincre que je devais cette faveur à Jupiter, qui me destinait au diadème impérial.

Sous l'inspiration du Saint-Esprit, je rejetai ce sophisme et résistai à ses caresses. Fou de rage, il ordonna qu'on m'attache au cou une ancre de fer et qu'on me précipite dans le Tibre. Mais Jésus, pour montrer Son pouvoir et confondre les faux dieux, envoya deux anges pour m'aider. Ils coupèrent la corde et l'ancre tomba dans la rivière où elle demeure enfoncée dans la boue. Ils me déposèrent ensuite sur la rive sans qu'une seule goutte d'eau ait mouillé mes vêtements.

Ce miracle convertit un grand nombre de spectateurs et Dioclétien, plus obstinément aveugle que Pharaon, déclara alors que je devais être une sorcière et ordonna qu'on me transperce de flèches. Mortellement blessée et sur le point de mourir, on me jeta à nouveau en prison. Au lieu de la mort qui aurait normalement dû survenir, le Tout-puissant me fit tomber dans un sommeil paisible dont je me réveillai plus belle qu'auparavant. Ce nouveau miracle mit l'Empereur dans une fureur telle qu'il donna l'ordre de répéter cette torture jusqu'à ce que mort s'en suive. Mais les flèches refusèrent de quitter les arcs. Dioclétien affirma que c'était le fait de la magie et, espérant que la sorcellerie serait impuissante contre le feu, il ordonna que les flèches soient rougies au feu dans un brasier. Cette précaution fut inutile. Mon divin Époux me sauva de la torture en retournant les flèches contre les archers, et six d'entre eux furent tués. Ce dernier miracle entraîna d'autres conversions et la foule commençait sérieusement à montrer des signes de mécontentement envers l'Empereur, et même de révérence pour la sainte Foi. 

Par crainte de conséquences plus sérieuses, le tyran donna l'ordre de me couper la tête. Mon âme, glorieuse et triomphante monta vers le Ciel où je reçus la couronne de virginité que j'avais méritée par tant de victoires. Il était trois heures de l'après-midi, un dix août, qui était un vendredi.

Voilà pourquoi Notre-Seigneur a voulu que mon corps soit ramené à Mugnano un dix août, et pourquoi Il accomplit tant de miracles en cette occasion.



Des merveilles peu ordinaires

 

Le sang de la Sainte

 

Le sang de Philomène contenu dans un vase de cristal est très sec et ressemble à des cendres. Tous les visiteurs peuvent le voir parfaitement. Cette poussière devrait normalement demeurer inerte. Or il n'en est rien. Sous les yeux des pèlerins, le sang se transforme et des pierres précieuses apparaissent: des rubis, des émeraudes, des particules d'or et d'argent. Parfois, il y a aussi des particules noires : on dit qu'elles présagent des désagréments, des affliction, ou révélent l'indignité de ceux qui vénèrent la relique. Ces transformations ont été vérifiées et déclarées authentiques par les plus hautes autorités ecclésiastiques.

 

On peut citer, notamment :

 

le Cardinal Ruffo Scilla qui, apposant les sceaux sur le vase contenant le sang de sainte Philomène, vit ce sang se changer en plusieurs pierres précieuses brillantes...

le Cardinal Deschamps, archevêque de Malines, qui raconta, lors d'un pèlerinage à Mugnano: "J'ai vu ce précieux sang... qui était d'abord terne et durci; et voici que Jésus-Christ, en lui communiquant un rayon de la gloire de l'âme qui l'a offert pour lui, le rend éblouissant comme un arc en ciel. C'est vraiment merveilleux. Je le savais pour l'avoir lu, mais je peux dire maintenant que je l'ai vu de mes propres yeux."

 

La "figure" de cire

 

Une "figure" de cire contenant les ossements de Philomène est conservée dans une urne vitrée qui permet de voir l'image. Cette image, somptueusement vêtue porte, sur un doigt de la main droite, une grosse bague ornée d'une topaze, offerte par le pape Pie X. À plusieurs reprises la statue se transforma. Une première fois le 29 septembre 1805: à la surprise des personnes présentes, la statue, de facture grossière et mal installée dans son coffret d'ébène trop petit, prit une position plus gracieuse, et le visage, assez laid, devint superbe. Vingt ans plus tard, en 1824, lorsqu'on eut remplacé le premier coffret par un autre plus beau et plus grand, on eut la surprise de voir les yeux s'ouvrir et les pieds et les jambes s'allonger comme pour occuper toute la place.

 

En 1841, la statue était placée de telle sorte que tout le monde ne pouvait pas la voir; soudain tout l'assemblée vit la statue se tourner de trois-quarts pour devenir visible à tous. Le 27 mai 1892, la statue changea encore de position. 

 

La grande statue

 

La grande statue offerte par le Cardinal Ruffo-Scilla en 1806, sert, entre autres, lors des processions publiques de la sainte. En 1823, lors d'une procession, les porteurs la sentirent soudain anormalement lourde. Des couleurs fleurissaient sur son visage, le rendant comme vivant. Le lendemain une sorte de transpiration perlant sur le front de la statue, remplissait l'air d'un parfum délicieux. Ce prodige dura longtemps. Il fut examiné et authentifié par les autorités civiles et ecclésiastiques.

 

Les signes

Parfois sortent de l'urne des sons cristallins comme si le verre était frappé par quelque chose de dur. Ce signe est bien connu.

D'autres signes ont été signalés; nous citerons la multiplication de livres racontant la vie de sainte Philomène, ou d'images de la Sainte. Une fois des reliques furent confiées à des personnes qui ne les traitèrent pas avec assez d'amour: elles disparurent. On les retrouva plus tard dans l'urne contenant les ossements de la sainte...

 

Les merveilles de Mugnano

 

Les premiers miracles :

Il est impossible de rapporter tous les miracles accomplis grâce à l'intercession de sainte Philomène. Nous n'en mentionnerons que quelques-uns choisis parmi des centaines d'autres.

 

Une veuve supplia Philomène, pendant une messe, de guérir son enfant infirme. Au moment de la consécration, on vit l'enfant sauter sur ses jambes et courir jusqu'à l'urne qui contenait les reliques de Ste Philomène pour la remercier. À Mugnano la joie fut vive, et les manifestations de reconnaissance, bruyantes... Dès lors, les foules affluèrent.

 

Une maman affligée trempa son doigt dans l'huile de la lampe qui brûlait devant la sainte et l'appliqua sur les yeux de son enfant aveugle; instantanément l'enfant recouvra la vue. De très nombreux autres aveugles recouvrèrent la vue à Mugnano, près des reliques de Ste Philomène.

 

De nombreuses femmes ayant des difficultés pour mettre au monde leurs enfants furent immédiatement soulagées après avoir invoqué sainte Philomène.

 

Un point important est à signaler. Philomène veut qu'on remplisse les engagements qu'on a pris envers elle, et qu'on tienne ses promesses, sinon, elle se fâche...

 

Présence Merveilleuse à Lyon et Ars

 

La guérison de Pauline Jaricot - Le voyage vers Mugnano

Pauline Jaricot, issue d'une famille très fortunée, avait été à l'origine del'Œuvre de La propagation de la Foi et la fondatrice du Rosaire Vivant. Elle avait joué également un rôle important dans l'établissement de l'association de la Sainte Enfance. Nous sommes maintenant en 1834 et Pauline a 35 ans. Elle était gravement malade du cœur, sa faiblesse était extrême, et bientôt on crut qu'elle allait mourir.

C'est alors qu'elle décida d'aller à Mugnano. C'était une pure folie car elle était bien incapable de supporter un tel voyage, mais laissons-la raconter:

Totalement épuisée par la douleur, je me disais en moi-même: "J'ai survécu au choc terrible et à l'excitation du bombardement et je suis toujours en vie, alors que bien des semaines et des mois ont passé. Il y a sûrement en cela un secret dessein de la Providence divine... Je réussis à obtenir du médecin qu'il me dise que mon état était si désespéré que ce que je pouvais faire n'avait plus d'importance. Cette déclaration calma mes scrupules... j'ai entendu le médecin murmurer sans savoir que j'étais éveillée: "Laissez-la tranquille, laissez-la partir, elle n'ira pas bien loin."

 Le voyage fut terrible, et à chaque instant on croyait que Pauline allait mourir. Lorsque les hommes qui accompagnaient Pauline eurent atteint le sommet du mont Cenis, il s'arrêtèrent pour contempler le paysage. C'est à ce moment qu'apparut soudain un bel enfant qui s'approcha de Pauline, lui sourit gentiment et lui offrit une rose blanche. Personne ne savait d'où venait cet enfant, les guides ne l'avaient jamais vu auparavant. Puis l'enfant disparut aussi soudainement qu'il était venu... Or dans ces régions enneigées, les roses ne poussaient pas.

 

Pauline Jaricot et le pape Grégoire XVI

 

Le voyage reprit. Pauline était presque inconsciente quand elle arriva à Rome, et c'est le pape Grégoire XVI lui-même qui se déplaça pour aller voir "sa chère fille", chez les religieusess du Sacré-Cœur, à la Trinité des Monts, où elle était logée. Le pape loua le courage de Pauline et la bénit: il pensait ne plus la revoir, jamais...

Mais Pauline ne mourut pas encore. Elle arriva à Mugnano la veille de la fête de Sainte Philomène. Les habitants de Mugnano prièrent avec force leur sainte chérie, à la manière italienne, en criant et en frappant l'urne qui contenait les reliques: "Tu nous entends, Philomène! Si tu ne réponds pas immédiatement à notre prière, nous ne t'invoquerons plus; tout sera fini entre nous." Philomène entendit et guérit Pauline.

 

La guérison de Pauline Jaricot

 

Nous sommes le 10 août 1835. Pauline était installée près de l'urne de sainte Philomène. Après avoir reçu la sainte Communion, elle ressentit dans tout son corps des douleurs si violentes qu'elle s'évanouit. Croyant que Pauline était morte la foule se mit à hurler, mais bientôt Pauline Jaricot reprit conscience; sa joie était telle qu'elle se crut arrivée au paradis, mais ce n'était pas encore l'heure: elle était simplement guérie la petite Philomène avait accompli un nouveau miracle. Pauline resta quelque temps à Mugnano, puis quand il fallut partir, elle emporta avec elle une grande relique de sainte Philomène.

Sur la route qui l'emmenait à Rome, les foules manifestaient leur joie et leur enthousiasme. À Rome elle fut reçue par le pape Grégoire XVI qui lui demanda de rester à Rome pendant un an, afin qu'une enquête approfondie puisse être menée sur ce miracle dont elle était la bénéficiaire. Puis Pauline rentra en France, à Lyon Fourvière.

 

Le 30 janvier 1837, le pape Grégoire XVI autorisait le culte de sainte Philomène.

curedars2

Philomène et le saint Curé d'Ars

Nous savons que Jean-Marie Vianney avait rencontré plusieurs fois Mademoiselle Pauline Jaricot. Après sa guérison spectaculaire, et son retour en France, Pauline donna un morceau de la grande relique qu'elle avait rapportée de Rome au Curé d'Ars en disant :

 

Monsieur le Curé, ayez grande confiance en cette Sainte; elle vous obtiendra tout ce que vous lui demanderez.

Désormais Jean-Marie Vianney et la petite Philomène, Vierge martyre, ne se quitteront plus. Il lui parlait constamment, et elle faisait tout ce qu'il voulait. Quelque faveur qu'on lui demandât en son nom, elle l'accordait… Le curé d'Ars se sentait parfois mal à l'aise devant tant de miracles que les gens lui attribuaient à lui. Mais la petite sainte continuait ses miracles; elle voulut même en faire un pour le saint curé.

C'était en 1843. À force de se priver de tout, de nourriture et de feu, le saint homme avait gagné une fluxion de poitrine. Il était très mal; on lui administra les derniers sacrements, et l'on attendait la fin. Tout à coup, pendant la célébration d'une messe dite pour lui en l'honneur de Sainte Philomène, il s'endormit doucement, et se réveilla peu de temps après absolument guéri. Durant ce sommeil mystérieux, on l'entendit murmurer plusieurs fois le nom de sa protectrice. On a dit que Philomène lui serait apparu. Un tableau placé dans la belle chapelle de la Sainte, à Ars, perpétue le souvenir de cette miraculeuse guérison.

Dès lors s'établit entre le saint curé et sa protectrice une familiarité encore plus grande, une sorte de présence réelle.

 Beaucoup de curés de paroisses de France voulurent imiter Jean-Marie Vianney. On peut vraiment affirmer que sans quitter son village, Jean-Marie Vianney a couvert la France de sanctuaires en l'honneur de sainte Philomène. En 1859, l'année de sa mort, il avait mis la France aux pieds de sa sainte et douce amie.

Ligny image ADe

Prières à Sainte Philomène

 

Illustre vierge et martyre, bienheureuse Sainte Philomène,

dont le nom et les miracles sont connus jusqu’aux extrémités du monde,

soyez sensible à ma confiance en votre intercession,

et au désir que j’ai de voir votre culte s’étendre dans tout l’univers.

Glorieuse vierge et martyre, je me réjouis avec vous de la puissance

que le Seigneur vous a donnée, pour la gloire de son nom

et pour l’édification de son Église.

J’aime à vous voir si pure, si généreuse, si fidèle à Jésus, si élevée dans la gloire.
Attiré(e) par vos exemples à la pratique de la vertu,

plein(e) d’espoir à la vue des récompenses accordées à vos mérites,

je veux fuir le péché, et accomplir tout ce que Dieu me commande.

Aidez-moi, grande Sainte, à obtenir une pureté à jamais inviolable,

une générosité qui ne se refuse pour l’amour de Dieu à aucun sacrifice,

un dévouement sans bornes la foi catholique,

et . . . (nommez la faveur spéciale que vous désirez).

Ce Dieu si bon pour lequel vous avez donné votre sang et votre vie,

ce Dieu qui m’a tant aimé, ne refusera rien à vos prières.
Ainsi soit-il.

Je vous salue, ô innocente Philomène qui, par l’amour de Jésus,

avez conservé dans tout son éclat le lis de la virginité.

Je vous salue, ô illustre Philomène,

qui avez répandu si courageusement votre sang pour Jésus-Christ.
Je bénis le Seigneur pour toutes les grâces qu’Il vous a accordées pendant votre vie,

et tout spécialement à l’heure de votre mort.

Je Le loue et Le glorifie pour l’honneur et la puissance avec lesquels Il vous a couronnée,

et je vous supplie d’obtenir pour moi auprès de Dieu

les grâces que je demande par votre intercession.
Sainte Philomène, fille bien-aimée de Jésus et de Marie,

priez pour nous qui avons recours à vous. Ainsi soit-il.

 

Prière quotidienne

 

Ô sainte Philomène, vierge et martyre, priez pour nous,

afin que par votre puissante intercession

nous puissions obtenir cette pureté de cœur et d'esprit

qui conduit à l'amour parfait de Dieu.

Amen.

 

Ste-Philomene--02.JPG

 

(source : http://eglise.gallicane.de.lyon.over-blog.com/article-sainte-philomene-100645510.html)

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 23:27

Agenda : à l'Evangile de la Vie

Du 22 au 23 octobre 2011 : Visage de sainteté 2011 à l'Evangile de la Vie

Première fête liturgique du Bienheureux Jean Paul II
30 ans de l'enseignement de Jean Paul II sur la famille (Familiaris Consortio)
50 ans de la mort de Sainte Jeanne Beretta Molla

… pour encourager nos familles et faire le plein d'essenCiel !


Parmi les intervenants : Mgr Cattenoz, archevêque d'Avignon - Père Marie-Christophe, de la Communauté Saint Jean -  Jean-Marie Meyer, membre du Conseil Pontifical pour la Famille, sur le thème "Le mystère des noces selon Jean Paul II". Puis, dialogue avec les lycéens et étudiants - Carmel Gindre, mère de 7 enants dont un trisomique. Auteur de "Trisomique" paru aux Editions de l'Emmanuel en 2011 -  Jeanne-Emmanuelle Beretta Molla, fille de Sainte Jeanne Beretta Molla. Témoignages de couples


places limitées - pas de garderie d'enfants prévue 
 

  Programe Samedi 22 octobre : à l'Evangile de la Vie (entrée 32 Cours de la République à Bollène)
9h30 : Accueil-Louange
9h45 : témoignage d'une famille
10h : Enseignement du Père Marie-Christophe sur Jean Paul II et la famille
11h : Messe en l'honneur du Bienheureux Jean Paul II
Angelus
Repas tiré du sac
visite d'un chantier en cours pour la chapelle de l'Evangile de la Vie : la réalisation d'un ostensoir en taille de pierre.                                                                                                                                                    14h30 : Carmel Gindre : Mère de 7 enfants dont un trisomique. Auteur de "Trisomique" paru aux Ed. de l'Emmanuel en 2011
15h15 : Monseigneur Cattenoz, arhevêque d'Avignon, sur "Baptême mystère nuptial au cœur de la vie chrétienne"
16h15 : Jean-Marie Meyer, membre du Conseil Pontifical pour la Famille, sur "Le mystère des noces selon Jean Paul II"
17 : pause
17h30 : Dialogue de J-M Meyer avec les jeunes présents
18h30 : Témoignage de Jeanne-Emmanuelle Molla, fille de Sainte Jeanne Beretta Molla (dernière sainte canonisée par Jean Paul II)
diner tiré du sac
22h : Veillée de prière et nuit d'adoration eucharistique, dans la chapelle de l'Evangile de la Vie (entrée rue du Saint-Sacrement). Fin de l'Adoration à 9h

Dimanche 23 octobre
9h30 : Louange et Témoignage d'une famille (à a Collégilale Saint Martin)

10h30 : Messe et consécration des familles au Sacré-Coeur de Jésus (Collégiale)
Déjeuner tiré du sac à l'Evangile de la Vie
14h : L'Evangile de la Vie, au coeur de la Nouvelle Evangélisation, au coeur de "l'année de la Foi" proclamée par Benoit XVI
15h : Prière finale et envoie en mission

 

   Parmi les stands présents : Possibilité d'acheter une statue pour son coin prière personnel ou familial - Teenstar - Choisir la Vie -

- Un grand merci à Radio Espérance, qui retransmettra en direct la presque totalité de cette rencontre "Visage de sainteté".

 

 Aspects pratiques :
- Entrée : 32 Cours de la République - 84500 Bollène.
- La nuit d'Adoration de 22h – à 9h : chapelle de l'Evangile de la Vie : entrée : rue du Saint Sacrement
- Prévoir ses repas tirés du sac
- Logement : chez l'habitant, dans la mesure des places disponibles, et sur demande. HOTELS en centre ville de Bollène : Hôtel du Lez : 16 Cours de la République - 04.90.470.09.92 --- Hôtel de Chabrières : 7 bd Gambetta - 04.90.40.08.08 ---
- En train : gare SNCF Bollène-La Croisière. En voiture : A7 : sortie Bollène.
- Contact : 06.19.23.45.09
(Quelques changements pourront avoir lieu dans le programme, sans pour autant en changer l'esprit.)
 

------------------------------------------------------------------------------------

Je m'inscris à « Visage de sainteté » (places limitées)
Prénom : nom : Age :
Adresse :
Code postal : ville :
Tél :
Forfait : lycéen et étudiant : 15€ - adulte : à partir de 25€ (pas de garderie organisée pour les enfants)
Vous recevrez votre dossier à domicile

 

Je vous soutiens en faisant un don de 40 – 60 – 80 – 120 – 240€ à l'ordre de AD-L'Evangile de la Vie. Je désire recevoir un reçu fiscal

 

 

 

Du 01 au 31 octobre 2011 : Octobre

 

Samedi 1er
Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus
8h30 : Messe
9h – 11h : Adoration
Dimanche 2
Saints Anges Gardiens
 
Lundi 3
 
8h30 : Messe
9h – 11h : Adoration
Mardi 4
Saint François d'Assise
8h30 : Messe
9h – 11h : Adoration
Mercredi 5
Sainte Sœur Faustine
Adoration de 9h à 12h
et de 14h à 20h
- Messe à 11h
- 15 h : Chapelet de la Miséricorde Divine
- Chapelet à 19h
Jeudi 6
Saint Bruno
8h30 Messe
17h – 21h : Adoration
19h : chapelet
Vendredi 7
Notre-Dame du Rosaire
8h30 : Messe
9h – 11h : Adoration
Samedi 8
 
8h30 : Messe
9h – 11h : Adoration
Dimanche 9
 
 
Lundi 10
 
 
Mardi 11
 
8h30 : Messe pour les maladies et le personnel de santé
9h – 11h : Adoration
Mercredi 12
 
Adoration de 9h à 12h
et de 14h à 20h
- Messe à 11h
- 15 h : Chapelet de la Miséricorde Divine
- Chapelet à 19h
Jeudi 13
 
8h30 Messe
17h – 21h : Adoration
19h : chapelet
Vendredi 14
 
8h30 : Messe
9h – 11h : Adoration
Samedi 15
 
11h : Messe
Dimanche 16
Sainte Marguerite-marie Alacoque
 
Lundi 17
 
8h30 : Messe
9h – 11h : Adoration
Mardi 18
 
8h30 : Messe
Mercredi 19
 
Adoration de 9h à 12h
et de 14h à 20h
- Messe à 11h
- 15 h : Chapelet de la Miséricorde Divine
- Chapelet à 19h
Jeudi 20
 
8h30 Messe
17h – 21h : Adoration
19h : chapelet
Vendredi 21
 
8h30 : Messe
9h – 11h : Adoration
Samedi 22
Bienheureux Jean Paul II
Messe à 11h à l'Evangile de la Vie avec Visage de sainteté
Dimanche 23
 
Messe à 10h30 à la Collégiale avec Visage de sainteté
Lundi 24
 
8h30 : Messe
9h – 11h : Adoration
Mardi 25
 
8h30 : Messe et Bénédiction des enfants à naître
9h – 11h : Adoration
Mercredi 26
 
Adoration de 9h à 12h
et de 14h à 20h
- Messe à 11h
- 15 h : Chapelet de la Miséricorde Divine
- Chapelet à 19h
Jeudi 27
 
 
Vendredi 28
 
 
Samedi 29
 
Messe à 11h
Dimanche 30
 
 
Lundi 31
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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 20:08

"Józef Wrzesiński, né le 12 février 1917

à Angers (Maine-et-Loire)

mort le 14 février 1988 à 

 Méry-sur-Oise (Val-d'Oise)

Fondateur du Mouvement des droits de l'Homme

ATD Quart Monde" ... Lire la suite ici : link

 

Pere-Joseph-Wresinski.jpg

 

 

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 22:06
EMISSION KTO  V.I.P. - Invitée : Elizabeth Sombart - Diffusé le 15/10/2011 / Durée 52 mn

            Elizabeth Sombart est tombé dans l'univers de la musique dès son plus jeune âge. À 7 ans, c'est sur le piano familial qu'elle a fait ses premières gammes. Premier Prix National de piano et de musique de chambre à l'âge de 16 ans, elle a perfectionné son art à Buenos Aires, Londres, Vienne ou encore Mayence.         

           Elizabeth Sombart se produit depuis dans le monde entier. Elle a également mis au point sa propre méthode pédagogique et créée en 1998 la Fondation Résonnance pour permettre à des étudiants de tout âge d'accéder gratuitement à une formation pianistique professionnelle. Depuis le projet a essaimé. Une autre chose lui tient à coeur : apporter la musique là où elle est absente, comme les hôpitaux et les prisons.

           Pour elle, « Dieu n'a pas besoin de pianistes mais ce dont il a besoin, c'est de personnes qui font tout ce qu'elles peuvent pour répondre à un don qu'elles ont reçu et qui ne leur appartient pas. »

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 20:21

12/10/2011 20:18:20:

En Pologne, des bébés sont sauvés par des religieuses du crime de l'avortement

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 20:17
Lire le journal logo lacroix 10/10/11 - 18 H 33

 

 

 "L’armée a violemment réprimé une manifestation de plusieurs milliers de coptes, dimanche 9 octobre, dans le centre du Caire.

Au moins 24 personnes ont été tuées. Des émeutes ont ensuite éclaté dans la capitale égyptienne.

 

Dans la petite salle de la morgue, l’air est suffocant. Douze corps sont allongés, épaules contre épaules. L’un a le crâne défoncé, les yeux exorbités. « Tantawi assassin (1) ! », hurlent les hommes et femmes qui se pressent pour voir et embrasser les « martyrs ».

 

Lors des funérailles, lundi 10 octobre, des femmes coptes pleurent l'un des leurs, un jeune homme...

lire la suite ici : link 

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 19:43
06/10/2011 23:09:30: http://www.40daysforlife.com/blog/
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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 17:48
émission KTO "HORS LES MURS"
De sainte Thérèse aux Apprentis d'Auteuil

Diffusé le 07/10/2011 / Durée 52 mn

 

"Hors-les-Murs vous emmène vivre la semaine thérésienne chez les Apprentis d'Auteuil à Paris. Depuis la fin du XIXe siècle, la fondation accompagne les jeunes qui vivent des situations familiales difficiles. En son temps, sainte Thérèse de Lisieux priait déjà pour les jeunes d'Auteuil... Quel est le lien entre la sainte et les apprentis ?

Quel est le charisme de la fondation ? Aujourd'hui, l'oeuvre aide 13 000 jeunes en France. Selon quels principes pédagogiques ? Un visage de la mission de notre temps à découvrir à travers de nombreuses rencontres."

 

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 21:45

Le Père Jean-Edouard Lamy (1853 – 1931)



Le Père Jean-Édouard Lamy fut un prêtre favorisé de nombreuses visions mystiques, de la Sainte Vierge Marie et des Anges. Il était considéré comme un second Curé d’Ars.

Biographie :

Il naquit le 22 juin 1853 au Pailly (Le) (Hte Marne dans une famille pauvre, fils de Jean Frédéric Lamy et Marie Janinel. Dès sa plus tendre jeunesse, il se fit remarquer par sa grande dévotion à Marie : on le surnomma dans son village l'Enfant au Chapelet.Père Lamy - Chateau de Pailly

 

 

De 1875 à 1878 il fait son service militaire, comme soldat, puis caporal et enfin sergent dans le 91e régiment d'infanterie.

Père Lamy du temps de son serv militaire

Il n’eut jamais beaucoup de succès aux examens, et fut tenté par le découragement ; mais saint Joseph vint à son secours, et un jour il lui commanda nettement : "Soyez prêtre !".

Puis après son service militaire, désireux de devenir prêtre, Jean-Édouard fut présenté aux Oblats de Saint François de Sales. Il y entra en 1879, puis dirigea, à Troyes, l’œuvre de la Jeunesse. Les Oblats lui confièrent une œuvre créée à Troyes en faveur des jeunes gens pauvres et délaissés, dont il s'occupa treize ans.
Après ses vœux perpétuels, le 29 août 1885, et après avoir surmonté beaucoup d'obstacles, il fut finalement admis à l’ordination : ce fut le 12 décembre 1886, à l'âge de 33 ans, dans la chapelle des Spiritains, rue Lhomond à Paris.
En 1892, il fut aussitôt nommé vicaire à Saint-Ouen, dans le diocèse de Paris. Puis le 14 septembre 1900 le Père Lamy s'installe comme curé de La Courneuve (pendant 23 ans). « Curé des voyous » et des chiffonniers, il fut l'ami des Maritain chez lesquels il disait la messe les jours de grande fête où vint Jean Cocteau.

La Courneuve était une paroisse de maraîchers. Il commença par consacrer sa paroisse au Cœur Immaculé de Marie, Refuge des Pécheurs, et fonder les confréries du Sacré-Cœur et du Cœur de Marie. Il était triste de voir combien les enfants s’éloignaient de Dieu, et résolut de fonder pour eux des patronages.

Malgré l’opposition des Francs-maçons et quelques persécutions, la Sainte Vierge l’aida. C’était l’époque où l’Etat français entrait en guerre ouverte avec l’Eglise. Lorsqu’en mars 1906, on vint inventorier son église, P. Lamy protesta vivement. Le Père Lamy aimait beaucoup ces populations d’humbles gens, de chiffonniers : "Mes chers biffins ! disait-il. Voilà mes palais et mes princes !"
Le 9 septembre 1909, en pèlerinage à Gray, P. Lamy fut touché par un événement très spécial. Dans une vision, la Sainte Vierge lui demanda de fonder un pèlerinage à Notre-Dame-des-Bois (Haute-Marne), tout près de son village natal, "car, dit-Elle, ils n’ont rien dans ces contrées" : Elle lui montra le lieu, la statue qu’il devait y mettre, et la maison qui servirait de chapelle.

Elle lui demanda aussi de fonder une congrégation religieuse. Peu de temps après, le terrain sur lequel se situait la maison fut mis en vente : il l’acheta. En janvier 1913, dans un magasin de Paris, il trouva la statue qu’il avait vue pour ce pèlerinage. Le 20 avril 1914, il porta la statue, et la maison se transforma en chapelle. Les pèlerins affluèrent. Avec l’autorisation de l’évêque de Langres, le P. Lamy y célébrera la première messe le 14 juin 1922.
Le Père Lamy, se trouvant trop infirme, démissionna en 1923 et il se retira à l’Infirmerie Marie-Thérèse et se dédia au pèlerinage de Notre-Dame-des-Bois.

Le Père Lamy fréquentait à cette époque les cercles d’étude de Jacques et Raïssa Maritain. Il rencontra le comte Paul Biver, qui devait l’aider à fonder la Congrégation demandée par la Sainte Vierge. Des jeunes gens se présentèrent, et peu à peu l’œuvre prit corps.

 

L'abbé Lamy vivait en union continuelle avec la Très Sainte Vierge. Les traits dominants de sa physionomie semblent avoir été l'humilité, l'esprit de prière et son zèle en faveur des malheureux. On lui attribue de nombreux prodiges.

Le Père Lamy avait annoncé longtemps à l’avance la guerre, demandant à ses fidèles de prier et de se convertir : les causes de la guerre, disait-il, sont le travail du dimanche, les blasphèmes et ce qu’il appelait la "prostitution dans le mariage". « Notre Seigneur m'a dit que la guerre avait eu trois causes : les blasphèmes, le travail du dimanche et la prostitution de la chair dans le mariage. Un jeune homme et une jeune fille qui succombent, ce n'est rien à côté. C'est un péché grave ; mais enfin, il est dû à la faiblesse humaine ».

« Après le Credo, Marie a parlé de la guerre sur un ton très douloureux : « Elle sera lente à s'allumer, elle embrasera toute l'Europe, elle embrasera l'univers. Il y aura environ cinq millions de tués, mais – se tournant vers Lucifer – j'en sauverai beaucoup malgré vous. » Le démon Lui disait : « Ils pisseront par la trouée des Vosges ». La Sainte Vierge : « Non, ils passeront par la Belgique ». Satan a dit : « Ils sont aussi coupables d'un côté que de l'autre ». Satan connaît très bien les culpabilités. La Très Sainte Vierge s'est tournée à moitié vers moi, et le fond de l'église a été rempli par un nuage blanc, qui s'est ouvert. Le mur a disparu, et c'est là que j'ai vu une ville avec un immense fleuve. Je crois que c'est Belgrade. J'ai vu les tableaux de la guerre. J'ai eu une sensation curieuse : je me sentais bien dans l'église, mais j'étais aussi transporté loin de l'église ; je ne peux pas me rendre compte exactement de la chose. Je me suis parfaitement rendu compte de la grâce que me faisait la Sainte Vierge, de me montrer ces pays. Elle m'a fait parcourir un pays immense. Je vous donne là des explications très incomplètes : je ne trouve pas de termes appropriés à ces choses. J'ai vu des navires de guerre avec des cheminées énormes. J'ai vu les paysages mais plus tard, je me suis donné un mal énorme pour les situer et cela n'a pas été possible pour tout. On voit des fleuves, des monts, la mer : comment les situer sur des cartes ? Tout n'est pas fini. Il y a des scènes que je n'ai pas vu se dérouler. Le meilleur, maintenant, est de se taire pour moi. »

 

La guerre venue, Le Père Lamy exerça un ministère tout particulier, confessant des centaines et des milliers de soldats de passage à la gare, dans la chapelle de la vierge de l’église Saint Lucien de La Courneuve, assistant les mourants, enterrant les morts, recevant dans son église les aumôniers de passage.

Le 15 mars 1918, un dépôt de munitions près de La Courneuve produisit une immense explosion. Le Père Lamy, prévenu par le ciel, avait prié pour que les vies soient épargnées : il n’y eut pas un mort. Un prodige se produisit dans l’église : le tabernacle ayant été arraché, la dalle du tabernacle partie, "le ciboire est resté sur le corporal et le corporal en l’air".
Quelque concentrée que parût l'action du Père Lamy sur des objectifs immédiats, qui semblaient l'absorber entièrement, sa pensée restait libre de tout lien et d'une compréhension réellement catholique, c'est-à-dire universelle. Il priait en particulier très souvent pour les Anglicans :
« Parmi les Anglicans, disait-il, il y en a beaucoup qui sont moins coupables que nous. Ils sont dévots à la Très Sainte Vierge, au Saint-Sacrement. Leur erreur, ce n'est pas à eux-mêmes qu'il faut l'imputer, mais à leurs aînés. Même si le Saint-Sacrement n'est pas là, ils le prient réellement. De ces dévotions, il ne peut leur en revenir que du bien. La réconciliation avec Rome, aussi bien en Angleterre que dans leurs colonies et que dans les missions protestantes, ce serait un bien énorme. Et pour les églises schismatiques, quel exemple ! Leur principal appui disparaîtrait. »


« Les Juifs, eux-mêmes, sont dans tous les pays, mais ne sont pas abandonnés. Dieu n'abandonne jamais les siens. »
Il est nécessaire d'aborder le chapitre du Futur pour s'inscrire en faux contre plusieurs prétendues prophéties du Père Lamy colportées par des visiteurs et surtout par des visiteuses d'une imagination inventive. Lui-même, déplorant souvent cette tournure d'esprit, répétait : « Il faut couper les ailes à ces canards-là ! »Père Lamy 01
« Il ne faut jamais bâtir son existence sur des visions, et surtout sur celles des autres. Dans les choses matérielles, il ne faut connaître que le bon sens. Et dans les choses spirituelles, il faut encore du bon sens ; mais là, nous ne saurions nous tromper, ayant les règles infaillibles, que Dieu nous a tracées. Il faut se défendre de la mystique. Le démon est derrière la Mère de Dieu : si on laisse passer Celle-ci, on trouve le démon ».
« Elle a bien voulu lever pour moi un petit coin du voile qui nous cache l'avenir, mais j'aime ne pas regarder les événements futurs. Confions-nous tout à fait en Sa miséricordieuse protection ».


Certes, il répondait très fréquemment aux questions avant qu'elles fussent posées, où il annonçait tel et tel événements relatifs à une âme : sa conversion imminente, son prochain appel au service des autels, la nécessité d'agir vite auprès d'elle avant sa comparution inopinée devant le tribunal de Dieu ; mais, seules, les âmes l'intéressaient.

S'il parlait quelquefois de l'avenir, c'était par accident, et jamais quand on l'interrogeait. Rien ne lui déplaisait autant que les demandes faites sur des choses qu'il connaissait pertinemment, comme le rôle de sa congrégation dans les temps futurs. Sur ces points, lui toujours si doux, était prêt à se fâcher : il se taisait ou répondait par des généralités. À un fervent du Bienheureux Grignon de Montfort qui le questionnait sur les Apôtres des Derniers Temps :
« Nous ignorons, s'exclamait-il, la fin du monde. « On dit... On dit !... » Je ne sais qu'une chose : Notre Seigneur a dit dans l'Évangile que ce jour n'était connu de personne, pas même des anges dans le ciel. Ses anges, eux-mêmes, l'ignorent. La Sainte Vierge, qui est dans le sein du Père, le sait ; mais Elle ne découvre pas son secret. Mille ans ? Deux mille ? Je n'en sais rien. Ce jour-là viendra comme l'éclair qui part de l'Orient jusqu'à l'Occident ».

En 1923, prenant sa retraite, il revint au Pailly et se consacra au pèlerinage de Notre-Dame des Bois à Giey et au Bois-Guyotte, qu'il organisait et qui devint très fréquenté.

Père Lamy 02

Et en 1926, en parlant des mécréants : « Ils seront contraints de revenir à la religion lorsqu’ils seront écrasés. Et la main qui les écrasera sera une main de maître ».

Le Père Lamy était un familier de la Vierge et des Anges dont il nous parle :

« Nos Anges gardiens, nous ne les prions pas suffisamment. Que fait-on pour eux ? Un petit bout de prière le matin, un petit bout de prière le soir : voilà tout ! Leur miséricorde est bien grande à notre égard, et, souvent, nous ne les utilisons pas assez. Ils nous regardent comme des petits frères indigents ; leur bonne volonté à notre égard est extrême. Rien n'est fidèle comme un Ange.

« Les Anges, comme les saints, n'ont pas un corps semblable aux corps réels de la Vierge et de Notre Seigneur ; ils ont des corps qui ne sont pas de chez nous. Chaque Ange a sa physionomie spéciale. Leurs vêtements sont blancs, mais d'une blancheur surnaturelle que je suis incapable de décrire ; elle ne peut être comparée à la blancheur terrestre : elle est beaucoup plus douce au regard. Ces anges fulgurants sont enveloppés d'une lumière si différente de la nôtre que, par comparaison, tout le reste semble obscur. »

« Tous ces personnages, comme le diable, sont avec nous, autour de nous. Si nous ne les voyons pas, il s'en faut de si peu ! C'est comme une pellicule qui nous sépare d'eux ».congregation-ds-serviteurs-de-Jesus-et-de-Marie.jpg

En 1930, il fonda la Congrégation des Serviteurs de Jésus et de Marie. Les Serviteurs de Jésus et de Marie forment une congrégation religieuse catholique apostolique de droit diocésain. Les serviteurs de Jésus et de Marie vivent en communauté et partagent leur temps entre la prière et l'apostolat, notamment auprès de la jeunesse.

 congregation-ds-serviteurs-de-Jesus.jpg

Il mourut le 1er décembre 1931, à l'âge de soixante-dix-huit ans, chez son ami le comte Paul Biver qui continua son œuvre, et fut enterré dans le cimetière paroissial de La Courneuve. Il fut très populaire de son vivant car il avait la faculté de lire dans les âmes.

La cause en béatification du pere Lamy est ouverte.

 Père Lamy sa tombe à la courneuve

Voici quelques rares indications prophétiques données par le Père Lamy :
« L’Archange Gabriel m'a dit : « Satan joue son va-tout ; il croit la partie gagnée », en quoi il se trompe. Il faut prier avec espérance, malgré son tapage. Je vous confie ces choses-là : ce sont des miettes. »
« On sentira encore davantage quelle est la délicatesse de bonté de la Très Sainte Vierge, Mater Amabilis, Mater Admirabilis !  On la pressent dans la Très Sainte Vierge. Je lui dis souvent : « Bonne Mère, ne quittez pas le sein du Père, mais écoutez nos prières ».
« La paix sera rendue au monde, mais je ne verrai pas cela, et il se passera d'autres choses, dont je ne verrai pas personnellement la fin. Quand la paix aura été rétablie dans le monde, que de choses seront changées ! »
« La grosse industrie, c'est la guerre. La fabrication des avions, l'exploitation des mines, le travail du fer, tout cela diminuera. Il n'y aura plus de ces grandes usines où la moralité dégénère et disparaît. Les ouvriers seront bien obligés de se rejeter sur la terre. Le travail de la terre reprendra une grande extension. La terre redeviendra très chère. »
« Quand la paix sera rendue au monde, l'industrie se ramènera à des proportions moindres et y restera. Tout s'amoindrira. »
« Ils vont devant l'inévitable ; ils y arriveront tout de même devant l'inévitable. »
« Ici, la terre a perdu beaucoup de sa valeur et il n'y a plus de bras pour la culture. Nous avions une jolie vigne : ma sœur a voulu absolument vendre sa part pour s'en débarrasser. Elle l'a vendue 100 francs ! Treize ares pour 100 francs ! Aux Archots, j'ai eu l'exemple de 12 ares vendus pour 13 francs ; une autre fois, 13 ares vendus 35 francs. »
« Quand la paix sera rendue au monde, les terres acquerront plus de valeur qu'elles n'ont. Que les vieux ouvriers s'entêtent à mourir dans les villes, cela arrivera. »
« Lorsque les enfants d’aujourd’hui auront mon âge, et qu’on leur dira qu’il y avait ici des maisons au lieu de broussailles, ils ne voudront pas le croire. »
« Dieu voulait purifier la foi de son peuple en lui faisant faire un long séjour dans le désert. Les Israélites sont restés toute une génération dans les sables. J'ai souvent médité sur cette rude épreuve. De même, quand Dieu rendra la paix au monde, il faudra le reévangéliser, et cela sera l'œuvre de toute une génération. »
« Il y aura un grand effort à donner pour la conversion des hommes après la paix rendue à la terre. Il y aura bien des difficultés. Saint Paul n'en a-t-il pas rencontré ? L'état d'âme des premiers Chrétiens reviendra, d'ailleurs, mais il y aura alors si peu d'hommes sur terre ! »
« Et il y aura à nouveau une floraison magnifique des ordres et des congrégations. Les monastères et les couvents se rempliront de nouveau. Après ces calamités, un grand nombre d’âmes vivront dans ces lieux saints ».Pere-Jean-Edouard-Lamy.jpg

Autres citations du Père Lamy :

- " La Sainte Vierge a été créée pour aider les âmes : sans cesse elle s'emploie à diminuer leurs défauts devant Dieu."

- " Dans un refuge tout y entre."

- " Celui qui cire les chaussures le fera avec l'amour de Dieu, celui qui prêche, prêchera avec l'amour de Dieu dans son cœur… Chanter aussi est un acte d'amour… Ils supporteront, par amour de Dieu, les épreuves de la vie. Tout sur cette terre est fait pour ce céleste amour qui vient de Dieu."
- La Règle " ne demande en soi rien de bien difficile, mais à certaines heures elle ^peut être pénible, à cause de notre faiblesse naturelle, qu'il faut vaincre pour l'amour de Dieu…. C'est un dur martyr que de se renoncer ainsi soi-même à chaque instant…. Le but à atteindre, dans toutes les pratiques de la Règle, c'est la destruction de nos défauts."
- " Il faut savoir à l'occasion sacrifier dans notre caractère, dans notre manière de voir, dans nos inclinations et sentiments, tout ce qui pourrait arrêter ou contrarier le bien qui s'offre à faire dans les nécessités des âmes."
- " Ma porte comme mon cœur vous reste toujours ouverte."
- " Notre Seigneur taille les croix selon nos forces."
- " L'humilité incline le Ciel sur nos vies."
- " Il n'y a pas de souplesse dans l'obéissance : on obéit ou on n'obéit pas. La règle est le fil d'une lame tranchante : on est d'un côté ou on est de l'autre côté."
- " L'oraison mentale a fait tous les saints. L'oraison c'est le fond de notre vie ; c'est l'armature de notre vie. C'est une protection, un secours, un canal de grâces. Tous les exercices de piété sont en second ordre."
- " Ni vous, ni un autre, ne peut interrompre ma prière intérieure. Parler et prier, chez moi, cela va bien ensemble."
- Sur Marie : " Dans la Sainte Vierge, la joie surabonde. Elle a la plénitude des joies du Ciel. Essayer de définir sa joie est pour moi l'impossible : il faudrait un bon théologien, et encore !". " Il y a des grâces qu'Elle n'accorde que quand on a mérité de les recevoir."

 

(sources : Comte Paul Biver, Apôtre et mystique : le Père Lamy, Ed. du Serviteur, 1988 (nlle éd.) - wikipedia - http://forumarchedemarie.forumperso.com/t1492-prophetie-du-pere-lamystigmatise - http://spiritualite-chretienne.com/anges/ange-gardien/citatio2.html#Jean-Edouard Lamy - http://oise.catholique.fr/rubriques/droite/art-culture-et-foi/notre-histoire/temoins-dhier/jean-edourad-lamy)

 

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 22:35

La fille de sainte Gianna Beretta veut marcher sur les traces de sa mère

Évelyne Lauzier
Par Évelyne Lauzier
Canada - Jeudi 29 Octobre 2009

Plusieurs personnes sont prêtes à affirmer que leurs mères sont des saintes. Mais bien peu d’entre elles ont une déclaration officielle de l’Église pour appuyer leurs dires. Laura Molla, 50 ans, fille de sainte Gianna Beretta Molla, est l’une de ces personnes.

Laura Molla, fille de sainte Gianna Beretta Molla, a donné une conférence qui portait sur sa mère à l’occasion du Congrès eucharistique qui se déroulait à la basilique du Sanctuaire nationale de l’Immaculée Conception à Washington. : Photo CNS/Nancy Wiechec

Laura Molla, fille de sainte Gianna Beretta Molla, a donné une conférence qui portait sur sa mère à l’occasion du Congrès eucharistique qui se déroulait à la basilique du Sanctuaire nationale de l’Immaculée Conception à Washington.

Photo CNS/Nancy Wiechec

Sainte Gianna, souvent appelée la “sainte des pro-vie”, a été canonisée en 2004 par le pape Jean-Paul II, pour avoir choisi de donner naissance à son enfant, au détriment de sa propre vie.

En 1962, alors qu’elle était enceinte de son quatrième enfant, les médecins lui découvrent une grosse tumeur ovarienne qui requiert une chirurgie. Bien que les procédures chirurgicales du temps réclament l’ablation totale de l’utérus, Gianna Molla, 39 ans, insiste auprès des chirurgiens pour qu’on lui enlève uniquement la tumeur, afin de permettre à son bébé de vivre.

«Si vous avez à faire un choix entre moi et l’enfant, a-t-elle déclaré à sa famille et aux médecins, n’hésitez pas. Choisissez l’enfant ; j’insiste là-dessus, sauvez le bébé».

 

Lorsqu’elle est morte d’une infection, —une semaine après avoir donné naissante à sa fille Gianna Emanuela— la sainte italienne laissait derrière elle non seulement son nouveau-né, mais aussi son mari, Pietro, et trois autres enfants, incluant Laura, qui venait juste d’avoir trois ans.

 

Laura Molla, qui travaille aujourd’hui dans une entreprise de meubles en Italie, a déclaré que même si elle n’avait pas connu sa mère, elle en avait beaucoup appris sur elle au cours des dernières années.

Ce qui émerge le plus dans ce qu’elle a appris, c’est à quel point sa mère aimait la vie. Elle adorait entre autres skier, faire des randonnées, aller au théâtre, et porter les vêtements de la toute dernière mode. Elle conjuguait à merveille sa carrière de médecin, et son rôle d’épouse et de mère.

 

En lisant les lettres de sa mère et ses notes sur la spiritualité, Molla a également compris la profondeur de la foi qu’avait sa mère.

 

Sainte Gianna Beretta Molla apparaît ici avec sa fille Laura Molla, tout jeune enfant, sur cette photo d’archives. : Photo CNS

Sainte Gianna Beretta Molla apparaît ici avec sa fille Laura Molla, tout jeune enfant, sur cette photo d’archives. Photo CNS

 

 

«Dans ma famille, nous avons eu à négocier avec le choc de perdre notre mère et la joie d’apprendre qu’elle est devenue une mère pour tous», a confié Laura Molla à Carol Zimmermann de «Catholic News Service», le 11 septembre dernier. C’était la veille du jour où elle devait s’adresser aux participants du Congrès eucharistique qui se tenait à la basilique du Sanctuaire national de l’Immaculée Conception, sous le thème “Le sacrifice d’un amour persévérant”.

 

Lors de la cérémonie pour sa canonisation, le pape Jean-Paul II a décrit Gianna Beretta, —née en 1922, près de Milan en Italie— comme un modèle de vertu, de sainteté, de maternité, de professionnalisme et de dévouement à la foi. Il a déclaré qu’elle avait suivi l’exemple du Christ, en donnant sa vie «pour ceux qu’on aime dans le monde et en les aimant jusqu’au bout».

Elle était béatifiée en 1994, au cours de l’Année de la famille, et dix ans plus tard, elle était déclarée sainte, une semaine après la Fête des mères.

 

Son mari, Pietro Molla et trois des enfants du couple assistaient à la cérémonie de canonisation qui avait rassemblé 40 000 personnes sur la Place St-Pierre. Une des enfants de Molla est décédée en bas âge. Les trois autres vivent toujours en Italie; Pierluigi, l’aîné, est ingénieur, et Gianna Emanuela, la cadette, est médecin.

Laura Molla se rappelle que la cérémonie de canonisation était magnifique et remplie de «toute sortes de joies». Mais ce qui lui a davantage plu, c’est que son père, qui avait été très malade, ait pu assister à la cérémonie.

Laura a confié que son père n’avait jamais réalisé qu’il «vivait avec une sainte».

Elle ajoute que sa mère était convaincue de son appel à la vocation du mariage et «y a répondu jusqu’au bout», —un engagement qui sera un exemple pour d’autres, espère Laura.

«Elle nous a appris à vraiment discerner» ce que doit être notre vocation, dit-elle, et «de la vivre entièrement, en plénitude».

 

La fille de Gianna Beretta confie qu’elle a été elle-même confrontée, à un moment donné, à un certain nombre de questions concernant sa vocation et qu’alors elle s’est tout naturellement tournée vers sa mère pour être guidée. «J’ai demandé à ma mère de m’éclairer, dit-elle en regardant avec un large sourire Giuseppe Pannutti, son mari depuis maintenant sept ans.

Grande et mince, Laura Molla —qui exhibe dans son habillement le bon goût de sa mère pour la mode— est bien consciente qu’elle a de gros souliers à chausser.

Être la fille d’une sainte, dit-elle «est une grande joie et un énorme privilège», et elle se demande parfois si elle est «digne de ce privilège». Mais elle trouve du réconfort en vivant simplement sa foi une journée à la fois, comme sa mère le faisait.

Tel qu’elle perçoit les choses, la décision de sa mère, —de donner sa vie pour son enfant— n’était pas un choix isolé. Elle a affirmé aux participants du Congrès eucharistique, que le geste de sa mère était «le couronnement d’une vie de vertus, une vie constamment sous la lumière de l’Évangile, en tant que jeune femme, médecin, épouse et mère».

Lorsque que les gens questionnent le choix de Gianna Beretta de laisser derrière elle trois enfants pour donner la vie à un quatrième, Laura insiste sur le fait que sa mère était convaincue que son enfant à naître avait le même droit de vivre que ses autres enfants.

«Elle n’a pas choisi la mort à ce moment, insiste-t-elle, elle a choisi la vie pour son enfant».

Et comme preuve que sa mère voulait vivre, Laura raconte des épisodes que son père lui a relatés; entre autres, comment sa mère aimait regarder les magazines de mode pour trouver les vêtements qu’elle voulait porter quand elle quittait l’hôpital.

«C’était une femme très heureuse, assure-t-elle, ajoutant que sa mère a «aimé la vie jusqu’à la fin», et qu’elle était prête à accepter «tout ce que Dieu donne, même la souffrance» (source CNS)

 

Par Carole Zimmermann et Évelyne Lauzier - http://www.toujoursenligne.com/21389-la-fille-de-sainte-gianna-beretta-veut-marcher-sur-les-traces-de-sa-mere 

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