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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 13:54

          "Au cours de la célébration de la Sainte Eucharistie (dans les années 50-60) une personne photographia le Prêtre au moment de la Consécration. A sa grande surprise, le développement du négatif révéla cette image. jesus-marie-joseph-photo-miraculeuse.jpg

          Le Père Christian-Michel S.A.C nous dit: « Stupéfait et doutant de son authenticité, j'ai moi-même, comme Prêtre, envoyé cette photo en Italie, près de Rome, pour la faire « évaluer » par une âme privilégiée en qui j'avais toute confiance et qui me répondit: :      

« Cette image est vraiment authentique, c'est la Sainte Famille de Nazareth. Elle est précieuse pour être apportée dans toutes les familles; elle apporte la Bénédiction de Dieu. Avec elle, viennent la Foi, la prière et la Présence Divine. Avec elle, Jésus vient dans la maison ».

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 01:01

commentaire (parmi tant d'autres) :

glidream - 26 octobre 2011 à 23:08  

"A vomir..."

I"l y avait hier soir un très intéressant reportage sur l'ascension d'Hitler et la montée du nazisme, où l'on voyait comment ce genre d'individus flattait le côté sombre qui sommeille en chacun de nous, profitait de la crise pour promettre des jours meilleurs, et divisait le peuple en stigmatisant les juifs, les communistes,...etc

Et même si le parallèle peut paraître outrancier, il y a, dans ce qui se passe depuis quelques années en France, bien des choses qui relèvent des mêmes mécanismes : la haine de l'autre, la stigmatisation de minorités (immigrés, roms,...et maintenant les chômeurs).

Les hommes politiques, qui devraient être au service des peuples, se retrouvent au service des grandes puissances financières : non seulement ils ne font rien pour empêcher la destruction du travail, mais en plus ils veulent pénaliser ceux qui n'ont plus de travail.

Toute cette droite décomplexée, populiste et haineuse est effrayante. Wauquiez en est l'un des pires exemples."

 

(source : http://www.liberation.fr/politiques/01022367930-wauquiez-veut-reserver-des-logements-sociaux-aux-travailleurs)

 

Quand Laurent Wauquiez confond aides sociales et bénitier !

Publié le 20 avril 2011 par Jean-Claude Benard

"La Droite Sociale, créée par Laurent Wauquiez a semble t-il trouvé une bonne idée : Expliquer que la baisse du pouvoir d'achat de ceux qui travaillent est due aux titulaires d'aides sociales ! Version moderne du : « Que celui qui ne travaille pas mange pas » ?

Quand Laurent Wauquiez confond aides sociales et bénitier !Quatre ans après son élection, le Président du Pouvoir d'achat est de retour. Problème : Cette fois-ci les français ont pu le voir, lui, son gouvernement et sa majorité à l'oeuvre. Si les déclarations sont moins flamboyantes pour causes de caisses vides, la stigmatisation d'une partie de la population fait partie du nouveau message social ! Témoin les brillantes idées de la Droite sociale de Laurent Wauquiez."

"La Droite sociale ?
Créée par Laurent Wauquiez elle se définit comme un : « cercle de réflexion chargée de donner plus de visibilité à l’action sociale de la majorité et à proposer un nouveau pacte social à droite (...) » Son histoire est disponible sur le site Web de Pierre Morel A L'huissier, autoproclamé « Avocat de la ruralité » : « (...) Historiquement la Droite a toujours eu un coté social, au début de la constitution du clivage droite gauche avec le catholicisme social du XIXème siècle (...) »

Est ce au nom de ce catholicisme social que Laurent Wauquiez vient de déclarer : « Les classes moyennes ont le sentiment d’être les « vaches à lait » du système : de contribuer à la solidarité nationale en travaillant et en payant des impôts, mais de ne rien recevoir en retour, avec un système d’aides qui s’arrête à leur porte à quelques dizaines d’euros près (effets de seuils) et un travail de moins en moins bien considéré et valorisé »

Et de proposer : « S’il est impératif que les revenus du travail demeurent supérieurs aux revenus de l’assistance, et que l’assistance légitime que l’Etat apporte à ceux de nos concitoyens qui sont le plus en difficulté (par exemple les titulaires du RSA) s’accompagne d’une contrepartie que l’individu peut réaliser sous la forme d’un service social dans le cadre d’une collectivité locale par exemple. Il ne s’agit nullement d’une sanction, mais d’une manière de remettre le pied à l’étrier et de maintenir les bénéficiaires de ces prestations dans l’activité. C’est fondamental pour le retour à l’emploi ensuite »

Notre ministre spécialiste du « social » ... vu de la droite ne serait-il pas en train de confondre aide sociale et ... bénitier ?

En effet, celui qui a organisé dans son fief de Haute Loire, la visite du Président, sur le thème des « racines chrétiennes de la France » nous refait le coup de la bible dans laquelle on peut lire : « Nous n'avons mangé gratuitement le pain de personne ; mais, dans le labeur et dans la peine, nous avons travaillé nuit et jour pour n'être à charge à aucun de vous » Paul Verset 8

En clair, de réhabiliter cette partie de nos racines chrétienne indiquant : « Que celui qui ne travaille pas mange pas »

Et hop là ! Envolées les promesses de son Président, en 2007, qui annonçait : vouloir réduire la pauvreté : « (...) J'ai voulu prendre un risque : fixer un objectif de réduction de la pauvreté (...) J'ai en effet fixé au gouvernement l'objectif de réduire d'au moins un tiers en cinq ans la pauvreté dans notre pays (...) J'ai voulu nous mettre dos au mur pour rendre des comptes aux Français (...) Je ne veux pas gérer la pauvreté, je veux la combattre (...) » - TF1 LCI

Oui mais répondra t-on à l'UMP, c'était avant la crise économique. A présent, il faut faire preuve de réalisme et se ressourcer dans des valeurs essentielles ... du goupillon. Du moins, pour les pauvres !"
 
(source : PaperBlog - Magazine France http://www.paperblog.fr/4396650/quand-laurent-wauquiez-confond-aides-sociales-et-benitier/)
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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 20:38

Les députés PS: "l'UMP a déclaré la guerre aux pauvres"

 

Publié le 26.10.2011, 15h54

 

Les députés socialistes ont accusé mercredi l'UMP d'avoir

"Les députés socialistes ont accusé mercredi l'UMP d'avoir "déclaré la guerre aux pauvres", affirmant que "depuis trois jours, ministres et parlementaires s'adonnent à une véritable surenchère de la honte".
Le groupe SRC (socialiste, radical et citoyen) de l'Assemblée énumère, dans un communiqué, plusieurs mesures prises par le gouvernement ou préconisées par des parlementaires UMP.


"C'est Mme (Valérie) Pécresse qui réduit les indemnités journalières des salariés malades. C'est M. (Xavier) Bertrand qui restreint l'accès au RSA et aux prestations sociales pour les +parents isolés+ en caviardant un rapport de l'Assemblée sur la fraude sociale. C'est M. (Claude) Guéant qui propose de mettre à l'amende les familles dont en enfant est dans la rue la nuit".
"Mais le summum de l'indignité est atteint par M. (Laurent) Wauquiez qui propose de réserver les logements sociaux à ceux qui ont un travail", ajoute le communiqué.
"Jusqu'où va mener ce délire? Réveille toi l'Abbé Pierre, ils sont devenus fous!", conclut le texte."

(source :  - http://www.leparisien.fr/flash-actualite-politique/les-deputes-ps-l-ump-a-declare-la-guerre-aux-pauvres-26-10-2011-1687160.php)

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 16:34

FRANCE INFO - rubrique Il était une mauvaise foi par Jean-Pierre Gauffre

7 octobre 2011
Tout est dans le titre : ne rien s’interdire à partir d’un fait d’information, pour conduire la réflexion ou le paradoxe, sur un ton décalé ou provocateur. A ne jamais prendre au premier degré...

Steve Jobs, ce dealer...

Curieux, cet hommage planétaire à Steve Jobs, le fondateur d’Apple, au lendemain de sa mort...


             "Croyez-moi ou pas, je m’étonne de voir tous ces hommages planétaires rendus à Steve Jobs, le créateur d’Apple, comme s’il était l’abbé Pierre ou mère Teresa… D’abord, devenir célèbre grâce à une pomme et une souris, excusez-moi, mais enfin, Isaac Newton et Walt Disney l’ont fait bien avant lui… C’est donc pas si nouveau que ça… Alors que tout le monde le présente comme un génie de l’innovation…

            Il ne faut pas avoir peur de le dire… Steve Jobs était un redoutable dealer… Double d’un gourou de secte… Vous êtes déjà rentré dans un Apple store, un magasin Apple ? Ils sont tous habillés pareil, avec un t-shirt bleu et leur petit nom autour du cou… Ils sont tous souriants… Ils vous invitent à entrer dans un monde meilleur, où tout est plus beau, plus apaisant… Si ça c’est pas une secte…

             Et pour vous attirer, ils font semblant de vous vendre des ordinateurs ou des téléphones… Mais c’est pas des ordinateurs ou des téléphones… C’est des Mac et des iPhone… Ca n’a rien à voir… Quand vous achetez un ordinateur courant, vous vous contrefichez de la marque… De toute façon, ils ont tous les mêmes logiciels, les mêmes écrans, les mêmes claviers… Alors qu’un Mac, non… C’est différent… Quand vous y touchez la première fois, c’est comme le hasch ou la cocaïne… Il vous faut votre dose quotidienne… Vous pouvez plus passer à autre chose après… Vous devenez accro…

             Quand un nouveau modèle sort, enfin, un nouveau modèle… Un autre Mac, avec un port USB placé à gauche au lieu d’être à droite, un écran plus grand d’un demi tiers de quart de pouce, un clavier avec des touches blanches au lieu d’être noires… Enfin, des trucs fondamentaux, quoi… Vous n’en pouvez plus… Vous avez coché la date de sortie six mois avant dans votre agenda… Les huit derniers jours, c’est intenable, vous rongez tous vos ongles, vous n’allez plus travailler, vous oubliez de nourrir votre famille, vos enfants, votre chien… La veille, vous allez dormir devant le magasin, avec 3.250 autres drogués, pour être le premier à avoir la nouvelle version du Mac en question…

             Et ils sont là, ils vous attendent, avec leur sourire, leur t-shirt bleu et leur petit nom autour du cou… Vous repartez avec le nouveau Mac, enfin, celui avec l’écran plus grand d’un demi tiers de quart de pouce, qui vous permet de faire exactement la même chose que l’ancien… Sauf qu’entre temps, votre compte bancaire s’est vidé de 1.500 euros… Un vrai dealer, je vous dis, ce Steve Jobs… C’est la réflexion que je me faisais en écrivant cette chronique sur mon Mac… Mais évidemment, vous n’êtes pas obligés de me croire…"

 

(source : link )

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 16:21

 

"Ecrasée successivement par deux véhicules puis abandonnée sur la chaussée dans l'indifférence des passants, la petite Yue Yue, deux ans, est morte vendredi, son sort tragique révulsant des Chinois de plus en plus convaincus que leur société dérive vers l'égoïsme." ( © AFP Str)

 

PEKIN (AFP) - "Ecrasée successivement par deux véhicules puis abandonnée sur la chaussée dans l'indifférence des passants, la petite Yue Yue, deux ans, est morte vendredi, son sort tragique révulsant des Chinois de plus en plus convaincus que leur société dérive vers l'égoïsme.

Le 13 octobre, la fillette avait été d'abord percutée par une fourgonnette puis écrasée par un camion, devant le magasin de sa famille dans la ville de Foshan (sud du pays).

La scène a été enregistrée par des caméras de surveillance et la vidéo --difficilement soutenable-- a été diffusée par une télévision locale ainsi que sur l'internet.

Sur les images on voit une quinzaine d'habitants et de véhicules qui passent à côté de l'enfant, baignant dans son sang. Certains regardent le petit corps disloqué, mais aucun ne daigne s'arrêter.

Une chiffonnière tire finalement la fillette sur le bord de la chaussée, mais ses appels au secours sont ignorés par divers commerçants riverains. Elle parvient ensuite, seule, à prévenir la mère de la petite fille.

"Petite Yue Yue est morte à 00H32", a annoncé vendredi à l'AFP un porte-parole de l'hôpital général militaire de Canton (sud) où elle avait été admise, sans grand espoir vu son état désespéré.

Toute la semaine, le sort de Wang Yue (sa vraie identité, Yue Yue étant son surnom) a suscité des réactions indignées, qui ont redoublé avec son décès.

Les puissants réseaux sociaux chinois, caisse de résonance de l'opinion publique, se sont emparés de cette tragique histoire, mais aussi la presse d'Etat.

"Cette société est gravement malade. Même les chiens et les chats ne devraient pas être traités de façon aussi inhumaine", a ainsi estimé un internaute sur Sina Weibo, l'équivalent chinois de Twitter.

Le drame a été vu comme l'illustration d'une dérive de la société chinoise: beaucoup sont convaincus que le rapide développement économique du pays et l'enrichissement général de la population s'accompagnent d'une montée de l'égoïsme(...)

"Il y a cette idée qui se développe en Chine qu'il y avait auparavant un âge d'or" de l'entraide, a confirmé à l'AFP Jean-Louis Rocca, sociologue spécialiste de la Chine.

Mais "c'est difficile de dire si c'est pire qu'ailleurs", a-t-il relevé, en insistant sur les solidarités "qui existent toujours, par exemple dans la famille ou entre collègues de travail".

Ce fait divers vient s'ajouter à d'autres récents, mêlant violences gratuites et sentiments d'impunité.

Il y a eu ce fils de général, conduisant un luxueux coupé, qui a tabassé un couple pour une broutille ou cet étudiant qui a renversé une paysanne, qu'il a achevée à coups de couteau plutôt que d'avoir à lui verser des dommages-intérêts.

La mort de Yue Yue restait vendredi l'un des principaux sujets de débats sur les sites de microblogs chinois.

"Adieu petite Yue Yue. Il n'y a pas de voitures au paradis", a écrit un internaute.

"Adieu, je te souhaite de ne pas renaître en Chine dans une autre vie", a écrit un autre.

L'affaire Yue Yue "a sans aucun doute exposé un côté sombre de notre société, a estimé de son côté vendredi le journal Global Times.

Aujourd'hui la Chine ne dispose pas de loi pénalisant la non-assistance à personne en danger, a souligné le quotidien, et le pays est loin d'un consensus sur les bienfaits d'une telle loi.

"Il serait plus approprié d'établir un système récompensant ceux qui aident plutôt que de punir ceux qui ne le font pas", a-t-il jugé dans un éditorial."

 

(source : http://www.liberation.fr/depeches/01012367023-la-chine-s-interroge-sur-son-egoisme-apres-la-mort-choquante-d-une-enfant  -  Sur YouTube, la vidéo de l'accident qui choque les Chinois © 2011 AFP)
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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 20:14

12/10/2011 01:17:13: perenicolas.com: Retrouvez chaque semaine les vidéos de perenicolas.com

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 21:22

Fête des saints Anges gardiens

"Il nous est doux, chaque année, de voir arriver la fête des saints Anges gardiens, car elle nous donne une occasion toute particulière de dire un mot sur la dignité, les fonctions, le crédit de nos bons Anges, sur les services qu'ils nous rendent et sur nos devoirs envers eux.
C'est en nous pénétrant bien de tout cela, au moins une fois dans l'année, que nous comprendrons mieux ce que nous valons aux yeux de Dieu et combien le ciel est beau, puisque, pour nous y conduire à travers les orages de la vie, Dieu donne à chacun de nous, en la personne de notre Ange gardien, un pilote habile, un défenseur invincible, un ami tendre et fidèle.
Fra Angellico Le Paradis
Hélas ! que de chrétiens oublient que Dieu les aime au point qu'il leur a donné un Ange, au moment de leur naissance, pour les garder, les préserver de tout mal, les diriger dans les difficultés et les tourments de la vie, les guérir, les sauver !
Oui, Dieu a voulu qu'un Ange soit continuellement à notre service, un Ange de son beau paradis, un Ange pour nous servir de trait d'union entre sa majesté et notre petitesse, pour nous couvrir de ses grandeurs et de sa gloire en ce monde où tout est misérable et vil. Quel honneur divin en notre faveur ! Comme saint Jérôme a raison de s'écrier : « Quelle est donc la dignité des âmes, puisque chacune d'elles reçoit à son entrée dans la vie un Ange chargé par Dieu lui-même de veiller à sa garde ? »
« Nos Anges gardiens, dit saint Bernard, nous aident et nous protègent dans toutes les positions, toutes les circonstances de notre vie. Ils travaillent à notre salut avec une sollicitude active, infatigable, que rien ne peut décourager. Ils le font en nous montrant la voie à suivre, en écartant les obstacles, en combattant avec nous, en nous fortifiant dans les dangers. »
« Ils portent au pied du trône de Dieu, ajoute Bossuet, nos prières, nos bonnes œuvres, nos désirs, nosAnge Gardien pensées, et surtout nos larmes, notre repentir, nos souffrances endurées pour l'amour de Dieu avec humilité et patience. »
Enfin, quand la mort arrive, dans ces derniers combats où va se décider notre sort éternel, enseignent les théologiens, ils redoublent de vigilance pour réprimer la fureur des démons, pour ramener dans notre cœur abattu l'esprit de componction, de pénitence et de ferveur.
La mission des Anges gardiens se continue même au delà du tombeau. Ils nous visitent en purgatoire, ils nous consolent, ils nous rendent plus douce l'espérance de jouir bientôt des délices du ciel, ils obtiennent des suffrages en notre faveur, ils négocient auprès de Dieu la grande affaire de notre délivrance.

Quelle récompense est digne de tant de bienfaits, et comment ne pas aimer les bons Anges ? Nous les aimerons et nous reconnaîtrons dignement leurs services si nous contribuons, selon notre pouvoir, à l'accroissement du culte de ces célestes protecteurs, si nous nous efforçons surtout à leur rendre amour pour amour.
Oh ! respectons toujours leurs chastes regards ; ne les forçons point à rougir de notre conduite ou à fuir loin de notre âme, couverte de la lèpre du péché.
Comme la mauvaise odeur chasse les colombes, et la fumée les abeilles, ainsi le péché fait fuir les bons Anges.
Ayons une confiance sans bornes en leur protection, car ils sont puissants, prudents et fidèles. Invoquons-les souvent et suivons leurs saintes inspirations. Ne passons jamais un jour sans réciter pieusement cette petite prière à notre bon Ange : « Ange de Dieu qui êtes mon gardien et à qui j'ai été confié par la Bonté divine, éclairez-moi, défendez-moi, conduisez-moi et dirigez-moi. »

Le souverain Pontife Pie VI (bref du 2 octobre 1795) a accordé à tous les fidèles : I° une indulgence de 100 jours, chaque fois que, de cœur au moins contrit et avec dévotion, ils réciteront cette prière ; 2° une indulgence plénière, en la fête des saints Anges gardiens, à ceux qui l'auront récitée, matin et soir, toute l'année, pourvu que, confessés et communiés, ils visitent en ce jour une église ou un oratoire public et y prient pour le Souverain Pontife ; 3° enfin, une indulgence plénière à l'article de la mort (bref du 11 juin 1796).

Ayons donc à cœur de propager le culte des saints Anges gardiens, et honorons-les par nAmour de Dieuotre piété. Anges de la terre, rivalisons avec les Anges du ciel de zèle et d'amour pour la gloire de Dieu. Alors, quand la mort, déployant sur nous ses ailes funèbres, après une lutte cruelle, aura imprimé le cachet de sa victoire sur notre corps, notre bon Ange gardien lui-même prendra notre âme et la portera dans les cieux, où nous jouirons à jamais, avec lui, avec tous les Anges et les saints, de l'éternelle félicité."

 

"Octobre est le mois des saints Anges gardiens, esprits bienheureux que Dieu a créés pour sa gloire et son service d'abord, mais aussi pour nous protéger contre les démons, tantôt en éloignant leurs attaques en vertu de la puissance qu'ils ont sur eux, tantôt en répandant dans notre esprit une vive lumière et dans notre cœur l'énergie nécessaire pour découvrir et repousser les ruses infernales des ennemis de notre salut.
Nous devons donc honorer et tendrement aimer les bons Anges, surtout celui que Dieu a commis à notre garde particulière. Ne serait-ce pas nous montrer biens ingrats que de ne pas aimer notre Ange gardien, qui nous témoigne tant d'affection et nous porte un si vif intérêt, qui veille continuellement sur nous et nous préserve de tant de dangers ?

 


Commentant ce verset du psaume : « Dieu a commandé à ses Anges de prendre soin de vous, pour qu'ils vous gardent dans toutes vos voies... Et ils vous porteront dans leurs mains" saint Bernard adressait à ses religieux ce discours simple mais touchant et bien instructif :
« Dieu a commandé à ses Anges de prendre soin de vous : O condescendance admirable ! ô le grand honneur que nous fait son amour ! Quel est, en effet, Celui qui commande ? à qui, en faveur de qui, et que commande-t-il ? Considérons avec soin et confions religieusement à notre mémoire ce mandat sacré. Qui donc l'a donné, à qui appartiennent les Anges ? des ordres de qui dépendent-ils ? à quelle volonté sont-Assomption-de-Marieils obéissants et fidèles ? C'est à ses Anges que Dieu a ordonné de vous garder, et de vous garder dans toutes vos voies ; et ils n'hésitent pas à vous prendre dans leurs mains, afin que votre pied ne trébuche pas dans la route.

 

C'est donc la majesté souveraine qui a commandé aux Anges, et à ses Anges, eux qui sont si élevés, si souverains, si près de Lui, qui sont les habitants de sa maison et comme les vrais membres de sa famille. Et il les a chargés de vous. Mais qu'êtes-vous donc ? O Seigneur, qu'est-ce que l'homme pour que vous vous souveniez de lui ? et le fils de l'homme pour que vous le comptiez pour quelque chose ? comme si l'homme n'était pas corruption, et le fils de l'homme un ver de terre.
Le psalmiste ajoute : Pour qu'ils vous gardent dans toutes vos voies. Combien cette parole doit produire en vous de respect, vous inspirer de dévotion, vous donner de confiance ! de respect à cause de leur présence, de dévotion à cause de leur bienveillance, de confiance à cause de leur fidélité. Marchez avec précaution comme un homme à qui les Anges sont présents dans toutes ses voies.

En quelque lieu écarté ou secret que vous vous trouviez, ayez toujours pour votre Ange un religieux respect. Oseriez-vous bien faire en sa présence ce que vous n'oseriez pas devant moi ? ou douteriez-vous qu'il soit présent parce que vous ne le voyez point ? Mais ils sont là ; ils sont présents ; ils le sont pour vous ; pour vous protéger et pour vous servir.
Et ils vous porteront dans leurs mains. Ils vous garderont dans vos voies ; petit enfant, ils vous conduiront là où le petit enfant peut marcher. Au reste, ils ne permettront pas St Michel Archangeque vous soyez tenté au-dessus de vos forces ; mais ils vous prendront dans leurs mains pour vous faire franchir les obstacles qui se rencontrent devant vous. Oh ! que celui-là franchit facilement les obstacles, qui est porté dans de telles mains !

Lors donc qu'une grave tentation approche, qu'une affliction vous menace, invoquez votre gardien, votre conducteur, votre aide dans vos besoins et dans l'épreuve. Invoquez-le et dites : « Seigneur, sauvez-nous, nous périssons ! » Ni, il ne dort, ni, il ne sommeille, quoique en certains moments il ne paraisse pas écouter. Il est toujours vigilant, toujours secourable. Et il n'y a de péril pour vous de tomber de ses mains et de vous précipiter, que si vous ignorez, ou si vous oubliez qu'i1 vous soutient. »

Pourrions-nous ne pas rendre amour pour amour à notre bon Ange, et ne pas lui exprimer souvent notre reconnaissance pour les tendres soins qu'il daigne nous prodiguer ?
Nous aimerons et nous honorerons notre saint Ange gardien, si nous respectons sa présence, si noue implorons son assistance et si nous suivons ses inspirations.

Respecter la présence de notre Ange gardien. La majesté des rois de la terre imprime tant de respect qu'en leur seule présence on se tient dans le devoir Or, notre Ange gardien est bien plus noble que le plus grand roi du monde, puisque c'est l'ambassadeur céleste du Roi des rois, du Seigneur des seigneurs. Avec quel respect ne devons-nous donc pas veiller sur notre conduite, pour éviter tout ce qui pourrait blesser ses regards !

Implorer l'assistance de notre Ange gardien. Nous devons nous recommander souvent à notre bon Ange et implorer son assistance, surtout dans les tentations et dans les occasions dangereuses. Il sera notre soutien et notre appui ; il combattra avec nous et pour nous : il nous fera remporter la victoire sur le démon et nos passions.

Suivre les inspirations de notre Ange gardien. Ecoutons toujours ses avis, entretenons-nous dans les sentiments qu'il aura fait naître dans notre cœur : laissons-nous conduire et diriger par lui, en tout et partout. Nous n'aurons ainsi jamais le malheur de nous laisser égarer par des esprits de ténèbres et d'erreur qui cherchent sans cesse à nous faire abandonner les sentiers de la piété et de la sagesse chrétienne."



(source : P. Angély - Extrait de la revue "L'Ange Gardien" n°6 - Octobre 1899)

 

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 10:23

C'est comme le Crif. En jaune.

"Après le Crif, place au Craaf Par François

"Sur le modèle du Crif (Conseil représentatif des Institutions juives de France), le Craaf (Conseil représentatif des Associations asiatiques de France) va bientôt voir le jour.

(…) L’initiative de ce conseil revient à Chenva Tieu (vidéo), secrétaire national de l’UMP en charge de l’Asie, qui entend voir sa communauté “réussir politiquement après avoir réussi économiquement“.

Mais le Craaf se veut “transpartisan”. La présidence sera d’ailleurs assurée par le socialiste Buon-Huong Tan, adjoint au maire du XIIIe arrondissement de Paris."

NouvelObs.com

Objet de l’association :

"Faciliter et améliorer l’intégration des asiatiques dans la société française ; rassembler tous les asiatiques en France en termes de solidarité et d’amitié ; promouvoir et défendre l’identité ainsi que l’image de la communauté asiatique et favoriser son épanouissement économique, politique, social et culturel en France ; renforcer la relation des asiatiques installés en France avec leur pays d’origine ; lutter contre toute formes d’intolérance et de discrimination envers les asiatiques en France ; elle est le porte-parole de la communauté asiatique de France auprès des pouvoirs publics ainsi que des médias et bénéficie d’une représentativité politique ; pour autant, elle n’est inféodée à aucune organisation quelle qu’elle soit 5religieuse, politique, philosophique, etc)."

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 17:44

 

Devoir du Chrétien chaque jour

Chrétien, souviens-toi qu'aujourd'hui tu as :

 

                                       Le bon Dieu à aimer par-dessus tout.

                                       Le Christ Jésus à imiter.

                                       La très sainte Vierge à prier.

                                       Les bons Anges à invoquer.

                                       Une éternité à préparer.

                                       Un enfer à éviter.

                                       Ton âme à sauver.

                                       Un ciel à conquérir.

                                       Des mérites à gagner.

                                       Une conscience à examiner.

                                       Un temps à bien utiliser.

                                       Des motifs à bien surveiller.

                                       Des péchés à expier.

                                       Un devoir à accomplir.

                                       Les commandements à observer.

                                       Des vertus à pratiquer.

                                       Un orgueil à terrasser.

                                       Des passions à dompter.

                                       Un corps à mortifier.

                                       Un monde à mépriser.

                                       Les démons à combattres.

                                       Des occasions à éviter.

                                       Des tentations à vaincre.

                                       Une autorité à respecter.

                                       Le bon exemple à donner.

                                       Le prochain à supporter, à aimer, à aider.

                                       Des âmes à sauver.

                                       Une croix à porter.

                                       Tout le saint Evangile à vivre.

                                       Peut être la mort à souffrir.

                                       Et le jugement à subir.

 

                     '' FAIS CELA ET TU VIVRAS'' LC 10,28

              '' NE REMETS PAS À DEMAIN. PENSES Y BIEN    

 

 

(source : http://jesuschrist.e-monsite.com/rubrique,devoir-du-chretien-chaque-jour,315941.html)

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 14:42

 

L'art sacré de l'iconographie


annonciation-icone.jpg

« Une icône, (du grec ancien ikon : image, et graphein : écrire), est une représentation du Christ, de Marie Sa Sainte Mère, ou de personnages saints dans la tradition chrétienne orthosoxe. Les personnages Saints sont peints sur le support en bois (préparé de façon spécifique) ou peints sous forme de fresques, ou encore de mosaïques. Le terme iconographie apparaît dans la langue française en 1547.

« L'icône est miroir et l'homme s'y reflète. L'icône est image d'un visage et parole mystérieusement dessinée. L'icône est théologie visuelle nous ouvrant sur le Mystère Divin. Peindre une icône dans le silence, c'est vivre une expérience spirituelle profonde, un point de départ pour une rencontre vraie.» (Ludmilla Tirchenkova et Jean-Baptiste Garrigou, atelier Saint Jean Damascène du Royans – www.atelierdamascene.fr )

 

« L'icône a pour vocation de réunir les êtres et de briser les barrières, les différences. Seule la beauté de Dieu peut rassembler et pour cela l'icône a un rôle important. » (Archimandrite Zénon)

L'icône possède un sens théologique profond qui la différencie de l'image pieuse. L'icône est complètement intégrée dans la catéchèse orthodoxe mais aussi dans celle des Églises catholiques orientales qui ont préservé la tradition de l'Icône.



Les origines de l'icône

Jesus-icone.jpgÀ l'origine, le terme icône désignait toute image religieuse, quelle qu'en soit la technique (peinture, mosaïque, orfèvrerie, tissu...).

Dans l'acception moderne, il désigne une « image religieuse » réalisée, selon des règles particulières, sur un panneau de bois mobile, et destinée au culte communautaire ou personnel.

Le premier « art figuratif chrétien » se rencontre d'abord dans les catacombes de Rome. Il s'agissait d'un art de la clandestinité, crypté, à valeur symbolique. Un païen voyant un homme avalé par un monstre marin ne pouvait y reconnaître l'épisode de Jonas avalé par le poisson, et encore moins y discerner la préfiguration de la résurrection du Christ.

Vers les IVe et Ve siècles, à partir de la paix constantinienne, l'icône connaît une réelle floraison. Elle veut présenter l'exemple de saints personnages, en garder la mémoire, illustrer les principaux événements de l'Ancien et du Nouveau Testament. Son inspiration synagogale est indiscutable.

À partir du milieu du VIe siècle, dans le cadre d'un empire désormais christianisé, l'icône se répand dans la piété populaire. À cette époque apparaissent les légendes sur les icônes d'origine miraculeuse ou apostolique.

Dès le IIe siècle (voire le Ier) des représentations du Christ existent (selon le témoignage d'Eusèbe de Césarée). Deux traditions évoquent la première icône du Christ :

  • Le Mandylion d'Édesse ou Sainte Face est une représentation acheiropoïète (« non faite de main d'homme ») du visage du Christ. Ne pouvant pas se déplacer jusqu’au roi d’Édesse en Syrie, Abgar V, Jésus lui aurait fait parvenir l’empreinte de son visage sur un linge. Le souverain se trouva ainsi guéri de la lèpre. L’image est ensuite transférée d’Édesse à Constantinople en 944 puis disparaît lors du sac de Constantinople par les croisés en 1204.)

  • Le Voile de Sainte Véronique est le pendant occidental de cette histoire : sainte Véronique essuie le visage de Jésus de Nazareth à la sixième station du Chemin de Croix. Sur le linge reste marquée la face du Christ. Le nom même de Véronique est une déformation du prénom Bérénice. De cette manière, le prénom Véronique semble signifier par un assemblage latino-grec (« vera eikona » la « vraie icône »).

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    Histoire de l'iconoclasme :

En 730, l’empereur Léon III l'Isaurien (empereur de 717 à 741) interdit l’usage d’icônes du Christ, de la Vierge Marie et des saints, et ordonne leur destruction.

La controverrse iconoclaste naît du refus de nombre de Chrétiens, vivant ou non dans l’Empire romain d’Orient, de détruire leurs iconostases.

Saint Jean Damascène fut l’un des chefs de file de cette résistance. La position de l’empereur était toutefois renforcée par ses succès militaires : siège de Constantinople en 717-718, fin du versement du tribut aux Arabes. Son fils Constantin V (empereur de 741 à 775) eut également des succès militaires, ce qui renforça sa position contre les iconodules. Il fit réunir le concile de Hiéreia en 754 dans le palais éponyme en Chalcédoine pour faire condamner la vénération et la production des icônes.

Le second concile de Nicée en 787 autorisa à nouveau le culte des images et icônes, tout en interdisanBapteme-de-Jesus-icone.jpgt sévèrement leur commerce.

La raison doctrinale tient en ceci : si le Christ s’est incarné, il est donc possible de représenter physiquement le Fils de Dieu, et de peindre les saints. « Nous ne représentons pas la nature... mais nous vénérons le prototype ». (Saint Jean Damascène)

Mais les iconoclastes auront fait disparaître bon nombre d'images et le temps a fait son œuvre si bien qu'il reste peu d'images antérieures à cette grave crise théologique. Il reste quatre séries d'images : les peintures murales des catacombes de Rome, les mosaïques monumentales de Rome, Ravenne et Kiti (Larnaka), les ampoules en terre cuite ramenées de Terre Sainte par des pèlerins et conservées à Monza, les portraits à l'encaustique conservés au Sinaï.



Les icônes byzantines

Le premier art byzantin est produit entre le IVème siècle (règne de Constantin 1er ) et le VIIème siècle (début de l'iconoclasme). Il connaît son apogée sous le règne de Justinien 1er (527-565).

Tout comme l'Empire byzantin est le prolongement politique de l'Empire romain, l'art byzantin se développe à partir de l'art romain, lui-même profondément influencé par l'art grec antique. L'art byzantin a toujours conservé en mémoire cet héritage classique.

La capitale, Constantinople, est ornée d'un grand nombre de sculptures classiques, qui ont pu devenir un objet d'étonnement pour certains de ses habitants. En fait, l'art produit au cours de l'empire byzantin, bien que marqué par des retours périodiques à une esthétique classique, est surtout marqué par le développement d'une nouvelle esthétique.

Miniatures du VIe siècle des Évangiles de Rabula montrant l'aspect abstrait et symbolique de l'art byzantin.

Vierge avec l'enfant entre l'empereur Jean II Comnène et l'impératrice Irène

Les thèmes principaux de l'art byzantin sont essentiellement le religieux et l'impérial : ils sont souvent associés, comme dans les portraits des empereurs byzantins qui décorent l'intérieur de l'église Sainte-Sophie. Ces thèmes dominants sont le résultat, en partie, de la piété et de la nature autocratique de la société byzantine et, en partie, du fait de sa structure économique : les richesses de l'Empire étant concentrées entre les mains de l'Église et de l'Empereur, ils avaient donc les moyens de mettre à exécution des commandes artistiques monumentales.

L'art religieux n'est cependant pas limité à la décoration monumentale des intérieurs d'églises. L'un des principaux genres de l'art byzantin est l'icône, une image du Christ, la Vierge, ou d'un saint, objets de vénération dans les églises orthodoxes et les maisons privées. Les icônes sont de nature religieuse, en particulier après la fin de l'iconoclasme, elles sont assimilées à la manifestation de la «présence» unique du personnage représenté par le biais d'une «ressemblance» soigneusement entretenue par les canons de la représentation.



Le sens de l'icône

« Les icônes ont toujours fasciné car elles expriment un mystère contenu dans l'évènement même de l'Icarnation : Dieu devenu homme. Au début du christianisme, les artistes, héritiers de la culture greco-romaine, ont mis à profit leur talent pour rendre en image ce phénomène de la nature humaine « participante » à la Divinité.

Leurs œuvres sacrées ont traversé les siècles sans l'ombre d'une ride : elles donnent à voir l'invisible.

L'homme contemporain, entouré d'images, reste pourtant muet devant le mystère de sa propre image. Les icônes sont un sanctuaire inviolé de la Présence de Dieu en l'homme. Elles nous font pénétrer dans un face-à-face mystique et sacramentel avec le Créateur.

Pour contempler les icônes, ou plutôt se laisser contempler par elles, il faut entrer dans une véritable quête intérieure de la Présence de Dieu. »Notre-Dame-du-Perpetuel-Secours-icone.jpg

« Les moyens humains dont dispose l'homme pour représenter le Visage de Dieu sont insuffisants. Dieu doit réellement intervenir dans l'action picturale de l'homme pour que celui-ci puisse Le représenter. Cette action revêt un caractère théophanique (manifestation, révélation de Dieu). L'homme doit également être disposé à recevoir la grâce que Dieu lui envoie. La création iconographique revêt de ce fait aussi un caractère ascétique, car l'homme doit sortir de ses limites. Il doit appeler Dieu pour que Celui-ci lui réponde. »

« Les icônes sont ainsi le fruit d'une rencontre entre le désir de l'homme d'entrer en communion avec Dieu et l'Amour de Dieu qui transmet Sa Grâce par le don de l'Esprit-Saint. »

Aujourd'hui, de plus en plus de catholiques et de protestants apprécient l'icône, non en tant que peinture, mais en tant que « Présence » et « art sacré ».

En devenant objets de vénération pour les fidèles, les icônes ont été soumises, dès le VIIIe siècle, par l'Église orthodoxe, à de sévères contraintes artistiques (sources d'inspiration stéréotypées, rigueur du trait, jeux des couleurs).

Le fondement de l'iconodulie se trouve aussi dans la Bible mais, plus particulièrement, dans l'Évangile. En effet, Jésus, dans son dernier repas du Jeudi Saint, dut répondre à la question de l'apôtre Philippe : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. » Jésus lui répondit : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m'a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : 'Montre-nous le Père' ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! » (cf. Jn 14,8-10)

De ce fait, il est possible de représenter Dieu en la personne de son Fils incarné en Jésus-Christ.

Les iconodules se distinguent ainsi des idolâtres: ils vénèrent non pas des divinités matérielles et sans vie propre (les idoles) mais des icônes, représentation de vraies personnes ayant vécu dans l'intimité avec Dieu.

Dans la religion chrétienne orthodoxe, les icônes sont saintes et il est courant de voir des fidèles effectuer des gestes de dévotion en l'honneur des icônes. Dans la confession orthodoxe, il est aussi important de vénérer l'icône que d'écouter la parole ou de lire les écrits.

Actuellement, les chrétiens de confession catholique réutilisent de plus en plus l'icône dans la liturgie, sans lui donner la même richesse que dans l'usage qu'en font les chrétiens orthosoxes. Aujourd'hui, ce mot voit son sens élargi pour se rapporter aux personnages sacrés de toute religion.Marie-et-Enfant-Jesus-icone-02-copie-1.jpg

 

Les icônes de la Mère de Dieu

Les icônes de Marie, mère de Dieu (Theotokos) en son Fils Jésus-Christ sont aussi très populaires. Les icônes sont aussi des supports de vénération des saints, considérés, par leurs vies, leurs exemples et leur pouvoir d'intercession, comme les reflets de la gloire du Christ.

Selon ces traditions, Saint Luc a peint à trois reprises la Vierge Marie, ouvrant la voie aux icônes peintes. C’est à l’une de ces icônes, acquise en Palestine par la femme de Théodose II et rapportée à Constantinople, que remonterait le type, très populaire, de la « Vierge Hodigitria », Vierge qui indique la Voie (le Christ enfant sur le bras gauche, la main droite ramenée devant le buste, désignant le Christ).

Plusieurs icônes sont traditionnellement attribuées à saint Luc. Entre autres, les icônes russes de la Vierge de Vladimir, de Jérusalem, de Tikhvine, de Smolensk, ainsi que, en Pologne, la Vierge de Czestochowa. Les icônes russes de la Vierge correspondent à des compositions iconographiques différentes.

 Vierge à l'Enfant, Valachie, XVIIIe siècle



La particularité de lumière dans la représentation de l’icône

La lumière est signifiée de deux manières : celle matérielle ou éclairage des objets mais surtout celle intérieure en chacun des personnages. Cette dernière est figurée par la carnation (couleur de fond pour la chair) pure et assez claire.

« Si l'or est particulièrement employé dans la réalisation de ces œuvres, c'est parce qu'il symbolise la Présence de Dieu. Les auréoles entourants les saints ne représentent surtout pas leur lumière personnelle, mais cette lumière divine qui irradie tout l'être. L'iconographe, par définition, doit être éclairé de la lumière divine, car de ses mains jaillit l'image du Créateur. »

L’icône ne représente pas le monde qui nous entoure. La transfiguration (lumineuse) en est la clé en particulier dans le visage des personnages.

Le contraste entre ces deux lumières est mis en relief sur l’icône de crucifixion : Saint Jean et Marie dégagent cette lumière intérieure alors que le Christ, mort à cet instant sur la Croix, a la carnation plus sombre et éteinte, presque vert plombé

D'autre part, le monde est représenté en perspective inversée afin que le contemplateur devienne le point convergeant de l’icône pour établir ainsi un lien intime avec elle. La perspective inversée prend le spectateur comme point de fuite. L'espace représenté sur l'icône s'affranchit de notre vision terrestre en trois dimensions.

 

Technique de l'icône

Les premières icônes chrétiennes ont presque toutes été détruites durant la période iconoclaste. Quelques-unes ont survécu jusqu'à nous, ainsi au Monastère Sainte-Catherine du Sinaï. Réalisées selon la technique de l' encaustique, elles sont assez proches des peintures funéraires d'Égypte telles que nous les connaissons par les Portraits du Fayourn.

La technique évolua ensuite vers la détrempe (ou tempera), encore utilisée aujourd'hui.

Préparation du support

Quoique certains ateliers utilisent actuellement des panneaux de bois recomposés (contreplaqué, latté, aggloméré. etc.), la technique traditionnelle se présente ainsi :Sainte-Trinite-icone.jpg

L'icône est réalisée sur une planche de bois exempte de nœud. Tous les bois peuvent théoriquement être utilisés pour confectionner les planches, à condition d'être bien secs. En conséquence, durant des siècles, l'iconographe (généralement un moine) utilisa le bois qu'il trouvait dans les environs. Le tilleul semble le plus adéquat: très homogène et tendre, il fend peu. En outre, il se révèle facile à travailler..

Sur ce fond, on étend à chaud de la colle de peau, puis une fine toile. Cette toile est ensuite recouverte par plusieurs couches d'un mélange de colle et de poudre d'albâtre (le "Levka") qui, après séchage, est poncé pour obtenir une surface uniforme.

L’icône a pour but de faire transparaitre le divin. L'Être divin transcendé à travers son image cultuelle doit se révéler au croyant. De nos jours, la plupart des icônes sont peintes sur un support en bois. Mais il n’en a pas toujours été ainsi. Si la première icône fut un linge (mandilion), au IXe siècle, il y avait des icônes en mosaïque, en or, en argent, en ivoire ou en émail cloisonné. La forme même des icônes est variable, généralement rectangulaire, il en existe des rondes et des ovales. La plupart sont peintes mais certaines sont sculptées ou brodées.

Ce qui fait une icône n’est donc ni son support, ni sa forme ni la façon dont elle est peinte, mais le fait qu’elle soit canonisée par l’Église en étant acceptée et vénérée par le peuple dans son entier. On dit une « icône sainte ».



Le silence de l'hésychasme

« Celui qui peint l'icône cherche avant tout à pénétrer le mystère divin et à retrouver auprès de Dieu sa place première et originelle (avant la chute d'Adam et Eve). Tout dans le travail de l'icône, invite à l'acquisition de la sainteté, au « repos » de Dieu, à être le lieu même où Dieu trouve Son repos.

C'est ce repos qui mène l'iconographe aux grands espaces de silence nécessaire à son recueillement. Car on ne peut peindre dans le bruit, l'agitation, les distractions, une vie trépidente et mouvementée.

Le silence tient l'âme éveillée, tandis que le bruit l'endort, et c'est dans le silence que l'on peut entendre ce que Dieu veut nous dire....

Le monde moderne redoute le silence et il s'est éloigné de Dieu. Pourtant « le vrai bonheur et la vraie joie ne se trouvent qu'en Dieu. Il est la seule beauté parfaite. » affirme Père Zénon, iconographe contemporain russe.

Le silence ne doit pas être uniquement extérieur, autour de celui qui peint et autour de l'icône. Le silence est en celui qui peint et dans l'icône.

Et si même peindre une icône est un temps privilégié, un tête-à-tête avec le Seigneur, ce ne sera jamais dans un but égoïste et par plaisir personnel, mais en temps qu'oeuvre d'Église, pour sanctifier tout et tous : chaque coup de pinceau est prière, prière suppliante pour que « Dieu aie pitié de nous .»

Cette union à Dieu dans le silence s'appelle « hésychasme » : celui qui prononce cette prière est souffle de la parole de Dieu et celui qui peint l'icône est main de Dieu.

« L'ami du silence devient proche de Dieu. Dans le secret, il s'entretient avec Lui et reçoit Sa Lumière. » (St Jean Climaque)

Réalisation de l'icôneSte-Famille-icone.jpg

  1. Le recueillement et le silence sont nécessaires avant de commencer le travail de l'icône.

  2. Sur la planche préparée, l'iconographe reporte le dessin de l'icône en suivant scrupuleusement les indications fournies par les maîtres et en s'aidant de modèles existants. Les traits du dessin sont ensuite légèrement gravés dans le levka.

  3. Vient l'étape de la peinture, réalisée à partir de pigments naturels minéraux (ocres, oxydes métalliques…) ou animaux (noir d'ivoire…). Les pigments mélangés à du jaune d'œuf et de l'eau sont déposés au pinceau (technique dite de la "Tempera"), en commençant par les teintes les plus sombres puis en éclaircissant. Pour les parties du corps visibles (visage, mains…). Les peintures sont posées goutte à goutte, pour obtenir une transparence des fonds et une grande douceur générale. L'iconographe pose d'abord un fond ocre sombre (le "Proplasme") à partir duquel il fait ressortir les traits.

  4. Les icônes comportent généralement des indications écrites précisant la personne ou le thème représenté.

  5. Enfin, l'icône est protégée par une préparation à base d'huile de lin (l'Olifa).

  6. Puis, si l’icône comporte de l'or c'est le moment de le placer avec soin

S'il est possible de proposer un descriptif technique de la peinture de l'icône, on ne peut l'y réduire : l'iconographe, dans la conception orthodoxe, n'est pas à proprement parler un artiste, mais bien un témoin de l'Amour de Dieu, dans l'Église (par le trait et la couleur) ainsi que de la splendeur Divine. Son œuvre est intimement liée à la prière et à la contemplation.

 

La Russie, terre d'accueil

C'est en Russie, convertie au christianisme depuis le Xe siècle, que l'art de l'icône trouve une terre d'accueil particulièrement fertile. Très vite, des ateliers de peinture se développent à Kiev, Souzdal, Rostov, Novgorod, Pskow et Moscou, menant cette peinture à son apogée, de la fin du XIVe au début du XVIe siècle.

À l'époque de Théophane le Grec, venu au XIVe siècle de Byzance à Moscou, de nombreux artistes se firent connaître. Et parmi eux, le plus célèbre de tous, le moine Andrei Roublev (1360-1430), Sainte-Vierge-Marie-Icone.jpgrécemment canonisé, dont le génie s'affirme notamment à travers plusieurs œuvres exposées au Kremlin de Moscou et au monastère Laure de la Trinité-Saint-Serge de Serguiev Possad (Zagorsk de 1930 à 1991).

Son style pur et lumineux sert de modèle pour les générations suivantes. Après la chute de Constantinople (1453) et de la Serbie (1459), Moscou devient le principal centre de production d'icône du monde orthodoxe. Dionissi, peintre à la cour du tsar Ivan III et son fils Théodose sont les plus grands maîtres de l'époque. Leur style ample se caractérise par la représentation de personnages aux lignes épurées dans un espace éthéré. L'« école Stroganov» (Procope Tchirine, la famille Savine) développe un style précieux « semblable à de la bijouterie ».

Au XVIIe siècle, l'irruption de la nouvelle esthétique venue d'Italie ne se fait pas sans heurt. Une importante réflexion théorique sur l'art de l'icône, son origine et sa signification s'en suit, par exemple dans les traités de Simon Ouschakov, Simeon Polocky, Prototype Avakum, Karion Istomin, jusqu'au tsar Alexis 1er de Russie.

L'idéologie officielle de l'Église russe et du tsar l'emporte. En 1654, le patriarche Nikon de Moscou, en réaction aux conceptions artistiques issues de la Renaissance, ordonne que toutes les icônes moscovites de style occidental soient mutilées et brûlées. Cependant, les modèles byzantins sont peu à peu délaissés par les élites, quoiqu'ils se perpétuent dans l'art populaire jusqu'au XIXe siècle. »

 

(sources : extraits de « Face à face avec le Divin, le regard de l'Icône » de l'atelier d'Art sacré Saint Jean Damascène, http://fr.wikipedia.org/wiki/Ic%C3%B4ne_(religion)



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